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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 17:58

Le territoire de Portel des Corbières fut longtemps nommé « Les Oubiels », en référence au terme occitan oubiel qui signifie agneau. Terre d’élevage de brebis et d’agneaux, donc, mais aussi terre plantée de chênes verts qui offrirent au village une autre source de revenus, le tanin. Obtenu pas broyage de l’écorce, le tanin permit l’implantation de nombreuses tanneries sur le village au cours des âges.

Fortement utilisées également pour la fabrication de charbon de bois, les forêts de chênes verts disparurent petit à petit favorisant l’apparition de la culture. Céréales, vignes, amandiers et oliviers amenèrent une nouvelle mutation économique à dominante viticole évidente.

Tous les circuits de randonnées se déroulent au milieu des vignes, des olivettes. Un air toscan, une luminosité exceptionnelle pour découvrir également un patrimoine architectural d’importance.

Les terres de Portel en ont vu de toutes les couleurs et l’on imagine sans difficulté ce que fut jadis ce village doté de nombreux châteaux, certes parfois très ruinés mais dont les vestiges témoignent de l'importance. Il fut même doté d'un tramway !

Traversées par l’antique via Domitia, nous en avons suivi un bon tronçon suite à une erreur d'aiguillage !, ces terres furent le théâtre de la sanglante Bataille de la Berre en 737 au cours de laquelle Charles Martel s’illustra une nouvelle fois repoussant l’expansion arabe. He oui, ce n’est pas en 732 que les arabes furent boutés hors de France, ni même lors de cette bataille d’ailleurs, mais en 759 lorsque Pépin le Bref libéra Narbonne ! Comme quoi marcher est une activité qui enrichit l’intellect.

 

Le fleuron architectural de Portel est sans conteste Notre Dame des Oubiels ou Notre Dame des agneaux ! Située sur un ancien site païen, un classique !, elle succéda à la fin du XIIIe siècle à une autre chapelle, sous l’impulsion de Charles II le Boiteux.

Pour le moins curieux les qualificatifs dont les rois ont été affublés par le passé : Le Gros, Le Chauve, Le Hardi, Le Fainéant … il y eut même un « Le Posthume » ! Qu’en serait-il si l’on adaptait cette mode à nos politiques ? Sans doute serait-il difficile de diversifier les « titres » étant donné que beaucoup d’entre eux flirtent avec le banditisme ! Le Truand, le Voleur, le Menteur !

Pour en revenir à nos « oubiels » la chapelle est dotée d’une superbe oliveraie plantée dans ce qui fut l’ancien cimetière, un lieu magique.

 

Si l’occasion vous en est offerte ne manquez donc pas de venir faire un tour dans le coin. Il y a des randonnées pour tous les goûts et encore d’autres découvertes à faire, comme Terra Vinea !

Le site de Portel fut jadis occupé par un lac où s’accumulèrent les sédiments en quantité remarquable. Un Tsunami le recouvrit apportant lui aussi sa contribution puis tout ceci fut soulevé, plissé lors des grands chambardements liés aux différents plissements terrestres. C’est alors que d’importants gisements de gypse furent remontés à la surface. Exploités à l’air libre puis en galeries souterraines jusqu’à la fin du XXe siècle, en 1991 les plâtrières furent cédées pour le franc symbolique par la société Lafarge aux caves Rocbère.

Un site touristique a vu le jour offrant de nombreuses animations : reconstitution de l’exploitation souterraine du gypse, 800 mètres de galeries occupés par des chais ... Rien ne vous empêche donc de combiner marche et dégustation en tout genre. Le village compte quelques restaurants sympas et Terra Vinea propose à la dégustation ses vins et des menus à des prix tout à fait raisonnables.

Do

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 21:24

Comment conserver hermétiquement des aliments dans un sac de conservation ?

J'ai trouvé la solution (on m'y a aidée) et surtout je la teste très régulièrement. Voici comment faire.

Prendre une bouteille plastique de préférence avec un gros goulot (jus de fruit), couper à la hauteur de 2 cms du goulot.

Ouvrir le bouchon et incérer le sachet hermétique dans la partie inférieure du goulot

 

Rabattre le sac plastique sur le goulot

en appuyant fermement pour chasser l'air et visser le bouchon.

Le tour est joué et cela se garde bien plus longtemps car il y a moins d'air et donc d'oxydation !

Do

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 17:52

Juste une photo et une vidéo !

http://www.clubdeutschegrammophon.com/artistes/nemanja-radulovic/

Ils se font plaisir et nous aussi !

Do

Ps. Cliquez sur "dernière vidéo" !

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 20:43

Dans notre midi, lors des périodes de fortes pluies, il est inutile de mettre le nez dehors sauf en cas d’absolue nécessité, nous en profitons pour plonger dans les placards et ranger. Un jour ou deux d’occupation.

Par contre les journées ininterrompues de pluie que nous venons d’essuyer en plein hiver, nous ont prises au dépourvu, les rangements d’automne n’étaient pas loin !

Qu’à cela ne tienne, nous sommes passées à un niveau plus subtil et nous nous sommes attaquées à nos souvenirs !

L’autodafé a commencé, toutes mes déclarations d’impôts depuis 1969 y sont passées (pourquoi les avais-je encore?), mes rapports d’inspection (pourtant très élogieux) ont suivi. Ensuite 40 ans de mémoire sont allés alimenter la cheminée ; vieux agendas hyper détaillés, compte-rendus de voyage des années 80-90 se sont envolés, non sans un dernier coup d’œil qui m’a permis de mesurer le chemin parcouru.

Côté voyage rien n’a changé, nous ne tenons pas plus en place et les périples accomplis Jeannine, Frédérique et moi, ne manquaient pas de sel ! Qu’est-ce que l’on s’est éclatées !

 

J’ai également replongé dans une vie de famille aujourd’hui apaisée mais qui en son temps avait généré bien des remous et constaté avec satisfaction que je n’avais plus ni regret, ni ressentiment. Le constat fut le même au niveau sentimental ... des pages tournées !

Un bref retour sur le passé bénéfique. Tout a été juste, même ce qui a été douloureux et il fallait qu’il en soit ainsi pour pouvoir connaître aujourd’hui la sérénité.

Grisée, j’ai poursuivi l’entreprise m’attaquant aux photographies. Je ne savais pas trop par où commencer. J’avais déjà considérablement allégé mes albums photos mais il restait un nombre impressionnant de clichés, photos noir et blanc, diapositifs et clichés numériques. C’est en regardant les photos du centenaire de Jeannine que le déclic s’est produit. L’énergie qu’elles renvoyaient n’était que le reflet d’un instant, une vibration déformée pas du tout conforme à ce qu’était notre mère !

Aujourd’hui, la pluie a cessé, elle a lavé nos souvenirs, la maison est légère. L’énergie de ce qui fut perdure mais ne nous affecte pas. C’est comme abandonner un vieux vêtement que l’on a aimé mais qui vous gêne aux entournures. On l’on garde juste par fidélité au passé alors que la place devrait être libre pour d’autres vêtements.

Le passé existe, nous en sommes la résultante mais il n’y a aucune raison de s’imposer ce qui ne nous convient plus.

Accepter que l’on ait pu se fourvoyer, admettre que l’on est responsable de ce que l’on a vécu mais savoir que chacun fait ce qu’il peut comme il le peut. Tout ceci concourt à nous libérer et à pardonner, à soi, aux autres.

Ce passé nous pouvons vouloir le laisser sur le bord de la route. Il n’ y a aucune trahison, il ne vibre juste plus en accord avec nos propres vibrations. L’enfant peut avoir besoin de petites roues pour garder le cap sur son premier vélo et découvrir les premières griseries de la vitesse, ce n’est pas pour autant qu’il ne va pas s’en affranchir un jour et se trouvera stupide d’y avoir eu recours.

Nos émotions, nos expériences, notre famille, notre identité culturelle … tout évolue mais il y a un jour où l’on s’aperçoit que cela doit changer. Certaines affections s’effacent de notre vie, notre présent n’a plus à s’en nourrir !

Tout est affaire de vibrations. Nos actes, nos pensées, nos paroles concourent à alimenter le flot d’énergies qui circule autour de nous, en nous. Nous attirons donc ce pour quoi, pour qui, nous vibrons, rien d’étonnant donc que le temps passant nous nous éloignons de ce qui était notre raison d’être et ce qui fut ne sera plus !

Il faut faire en sorte que la vie soit toujours nouvelle.

Le meilleur ne peut qu’être à venir !

Do

 

 

 

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 17:31

 

LUMIÈRE ! l’aventure commence

(film documentaire français de Thierry Frémaux, 2017)

 

 

C’est un petit bijou qu’il ne faut pas rater !

 

Un montage de 108 films restaurés (de 50 secondes chacun, soit la durée d’une bobine) qui nous rendent notre âme d’enfant.

Dès le 28 décembre 1895 à Lyon, les frères Auguste et Louis Lumière inventent le cinématographe. De 1898 à 1905 les Lumière et leurs opérateurs tournent à travers le monde 15 000 films, 1422 sont référencés ! un témoignage émouvant, érudit, essentiel et merveilleux.

On est frappé par la perfection des cadrages, l’attention portée à chaque détail, la composition du plan. Tout est là déjà.

 

La « réalisation » et le commentaire sont assurés par Thierry Frémaux, grand amoureux du cinéma, lyonnais lui-même ; délégué général du festival de Cannes et directeur de l’Institut Lumière de Lyon. Le commentaire est accompagné de la musique de Camille Saint-Saëns, un contemporain des Lumière.

 

Mi

 

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 21:21

Nous avons regardé mercredi l’émission de F3, « des racines et des ailes ». Pour une fois, ce n’était pas une rediffusion et l’ensemble était vraiment intéressant, dépaysant et ressourçant. Qui plus est, elle nous a donné des idées de voyage ! Comme si nous n’en avions pas assez déjà (je suis sûre que c’est ce que vous avez pensé !).

Le sujet en était « le tour du Mont Blanc ». Non, nous n’avons pas l’intention de faire le sommet, ni même le tour à pieds, mais des petits bouts du GR, ici et là, oui, pourquoi pas ? Pas question non plus de prendre le téléphérique pour monter à l’Aiguille du Midi ; ça, même morte, je n’irai pas. Hors de question aussi de passer une nuit dans un des refuges vertigineux… Mais patience, vous verrez bien !

Toujours est-il que la partie consacrée à l’architecture particulière de Chamonix a suscité quelques réflexions.

A Chamonix, on en trouve pour tous les goûts : toitures haussmanniennes, bâtisses arts-déco, style turinois, chalets savoyards, villa anglo-normande, villa néo-classique, et jusqu’à cette construction assez improbable réalisée pour un lyonnais amoureux de l’opéra « madame Butterfly », ornée de céramiques et de toits en pagode.

Hé oui, à cette époque, il n’y avait pas de loi pour imposer un style, telle ou telle forme de toiture, et des cheminées comme ci ou des terrasses comme ça. Le résultat est là : une grande disparité. Et une grande richesse architecturale.

Hélas, aujourd’hui, tout est uniformisé et il n’y a plus guère de place pour l’originalité, la création, encore moins la fantaisie. Dans notre société ultra normative, il y a des cahiers des charges à respecter ; les couleurs de crépis sont strictement répertoriées, il faut coller au style de la région, respecter les impératifs environnementaux, la proximité de monuments historiques. Là, les murs de clôture sont interdits (mais à St G, si vous en faites un quand même, on ne vous dira rien) ; ici, la hauteur des haies est calibrée au millimètre près. Tantôt il faut planter des arbres de haute futaie, tantôt des buissons… Au bout du compte, les balades dans les nouveaux quartiers sont d’une monotonie de couvent.

Donc, une fois de plus, la preuve est faite : la diversité et la différence créent la richesse. Il serait peut-être bon de se rappeler aujourd’hui qu’il en des humains, comme des constructions !

Frédérique

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 21:21

Le 21 février 1966 Charles de Gaulle décide de retirer la France de l’OTAN. Notre pays se propose « de recouvrer sur son territoire l’entier exercice de sa souveraineté » ce que nous avons donc fait jusqu’à ce jour funeste (c’est mon point de vue) du 7 décembre 2007 où un certain Nicolas Sarkozy réintègre notre pays au sein de cette organisation.

Et voilà qu’hier le chef du Pentagone est venu sommer les dirigeants européens d’augmenter leurs dépenses militaires faute de quoi les États Unis pourraient « modérer leur engagement » et James Mattis d’ajouter « les américains ne peuvent pas se soucier davantage de la sécurité future de vos enfants que vous ne le faîtes vous-mêmes ».

Leur demande t’on de s’occuper de nos enfants ?

J’hallucine d’autant que Jens Stoltenberg (ancien premier ministre norvégien) actuellement à la tête de l’Otan et représentant d’un état qui n’appartient pas à l’Union Européenne, s’exprimant sur le sujet a affirmé que « de nombreux pays parmi ceux qui dépensent moins de 2 % de leur PIB ont exprimé des ambitions, des projets, des engagements pour réellement commencer à augmenter leurs dépenses ». Une allusion à la France, l’Espagne, la Belgique, l‘Allemagne, l’Autriche, l’Italie … sans nul doute ? La Grande Bretagne et la Pologne qui ont réduit leurs dépenses risquent sans doute de se faire sermonner, pas comme ces bons élèves que sont l’Estonie et la Grèce ?! Faut-il vraiment les en féliciter ?

Ces propos n’engagent que moi mais lorsque je vois les économies drastiques que certains candidats à la présidentielle veulent imposer aux français (évidemment ils ne sont pas du nombre), entendre dire qu’il faut augmenter les dépenses militaires, ça coince !

Et puis comment recevoir une leçon d’un état qui, s’il est engagé dans le conflit qui embrase le Moyen Orient (et pour cause), laisse à l’Europe le soin de régler le sort des réfugiés même s’il y a beaucoup à dire à ce propos.

Autant dire que ce président outre Atlantique, dont nous ne sommes pas responsables de l’élection, semble devoir exporter les turbulences qu’il génère jusque chez nous !

Alors je ne sais pas ce que vous en pensez mais il serait sans doute temps que nous nous ouvrions les yeux et que nous décidions de ne pas nous laisser manipuler.

Les brebis galeuses ne sont pas celles que désigne la vindicte populaire bien briefée par ceux qui ont intérêt à empêcher que nous nous unissions.

Réveillons-nous !

Cessons de crier Haro sur les petits fonctionnaires, ce ne sont eux qui grèvent le budget de l’État. Les chômeurs ne s’engraissent pas sur le dos de la population, ils sont les victimes d’un système qui ne visent qu’à enrichir les nantis. Les SDF ne le sont pas de leur plein gré contrairement à ce que se plaisait à me dire le maire (communiste) de la dernière commune où j’ai enseigné en réponse à une proposition d’ouvrir un accueil sur le village.

Oui le délit de « sale gueule » existe et il ne fait pas bon être « différent ».

Quand arrêterons nous de nous laisser dicter notre conduite par étrangers qui feraient mieux de balayer devant leur porte et des politiciens qui ont tout de truands ou à ceux qui sèment la haine !

Do

 

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 19:36

Vous êtes du genre pigeon voyageur et n'êtes pas certain qu'en votre absence le contenu de votre congélateur n'a pas décongelé puis regelé !

Il y a une solution.

Prenez un verre d'eau et mettez-le dans votre congélateur. Lorsque l'eau a gelé, déposez à la surface une pièce d'eau.

Si à l'un de vos retours la pièce se trouve au fond du verre d'eau gelée, y'a un "blème" !

Do

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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 19:46

Se promener dans Vienne c'est passer d'un extrême à l'autre.

Vienne impériale à Schönbrunn ...  Vienne populaire avec la Karl Marx Haus.

Les styles se télescopent ...

Modernisme ...

... baroque.

 Néo-classique ...

J'en passe évidemment et comme la liste est longue en voici la preuve par l'image !

Mon coup de cœur, la HundertwasserHaus !

... même si la Palmenhaus à Schönbrunn est fort belle ...

MajolikaHaus ... 

... très Art nouveau se dresse en bordure de Naschmarkt.

Il y a également les vestiges de guerre avec la Flakturm convertie en Aquarium. Impossible à détruire sans faire sauter la ville, cette ancienne tour qui accueillait les batteries de DCA n'est d'ailleurs pas la seule qui subsiste à Vienne mais elle est la seule à se dresser en pleine ville !

Evidemment ce n'est qu'un petit échantillonnage de ce qui vous attend.

Nous avons particulièrement apprécié cet adorable chalet d'alpage juste devant le Rathaus !

Mais peut-être, en ce qui vous concerne, resterez vous scotché par la coupole du musée de la Sécession !

Do

 

 

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 18:17

Je suppose que vous savez tous qui est Sissi. Il est quasiment impossible que vous n’ayez jamais vu les films de Ernst Marischka, « Sissi », « Sissi impératrice » et « Sissi face à son destin ». Ce sont les incontournables, les inévitables de la télévision, rediffusés chaque année aux alentours de Noël, permettant ainsi à toutes les générations de découvrir le mythe « Sissi », un peu comme celui de Zorro, rediffusé en boucle sur FR3 depuis 2008 (source Wikipédia ; personnellement, j’ai l’impression que ça dure depuis plus longtemps. Compte tenu du fait qu’il y a 78 épisodes, ça veut dire que tous les ans et demi environ, on recommence ! Si ce n’est pas se moquer du monde, ça…) Mais revenons à nos moutons…

Donc, tout le monde connaît Sissi. Ou croit la connaître. Car en réalité, la vraie Sissi est assez éloignée du personnage idyllique incarné par Romy Schneider.

Elisabeth, Amélie, Eugénie de Wittelsbach, dite Sissi, ou Sisi, selon la graphie autrichienne, est née le 24 décembre 1867, au royaume de Bavière. Fait remarquable, à sa naissance, elle possédait déjà une dent, comme Napoléon 1er et Louis XIV (et d’autres peut-être). Est-ce le signe d’un destin remarquable ?

Favorite de son père, le duc Maximilien de Bavière, c’est une enfant vivante et gaie, aimant la nature, les animaux, la musique et la poésie.

Elle n’a que quinze ans lorsqu’elle est remarquée par son cousin, l’empereur François-Joseph 1er d’Autriche, qui bouleverse pour elle tous les projets de sa mère, l’archiduchesse Sophie. Le mariage est célébré le 24 avril 1854 à Vienne. Elisabeth n’a pas 16 ans lorsqu’elle devient impératrice d’Autriche.

Les films de Ernst Marishka sont assez fidèles à cette première partie de l’histoire. Elevée très librement à Münich et au château de Possenhofen, en Bavière, Sissi n’est absolument pas préparée à la vie de la cour et au protocole très strict qui l’attend. S’il est certain que l’empereur l’a follement aimé (« vous ne pouvez savoir à quel point j’ai aimé cette femme », confiera-t-il en apprenant la mort de l’impératrice), l’amour de Sissi pour son époux est rapidement mis à l’épreuve par les impératifs de la fonction. « Le mariage est une institution absurde; enfant de 15 ans, j'ai été vendue, j'ai dû prononcer un serment que je ne pouvais ni comprendre, ni renier… » écrira-t-elle à sa fille Marie-Valérie, beaucoup plus tard.

Au Sissi Museum... La vraie Sissi!

Sissi est rebelle et refuse l’étiquette, les contraintes, l’autoritarisme dont fait preuve sa belle-mère pour tenter de la formater, de la faire entrer dans le moule. Jamais elle ne se soumettra et c’est bien ce qui fascine en elle.

Sissi fuit la cour, Vienne et ses obligations. Elle se rend impopulaire et les viennois ne l’aiment pas beaucoup. Ils ne la comprennent pas.

La vie ne l’épargne pas ; les deuils non plus : sa première fille, Sophie, à l’âge de deux ans, son fils unique, Rodolphe, à Mayerling, son cousin bien aimé, Ludwig, et bien d’autres proches… Soit dit en passant, c’est incroyable ce que cette famille a pu inspirer les cinéastes (outre les « Sissi », il y a eu aussi « Mayerling » relatant la fin dramatique de Rodolphe et de sa malheureuse maîtresse, Marie Vetsera, et « le crépuscule des Dieux », contant le tragique destin de Louis II de Bavière). Ah ! Si les Habsburg n’avaient pas existé !

Sissi déprime et tombe gravement malade à plusieurs reprises, allant jusqu’à devoir s’exiler temporairement sous des cieux plus cléments pour recouvrer la santé : Madère, Corfou… Elle ne reparait plus que rarement à la cour. Sissi a la bougeotte, le goût du voyage et de l’ailleurs… Elle confie un jour à son fils que si elle devait s’établir au même endroit pour le restant de ses jours, « le séjour dans un paradis même lui paraîtrait l’enfer ». Elle ne revient à Vienne qu’épisodiquement, lui préférant Gödöllö, en Hongrie, pays où elle est adulée. Un amour qu’elle lui rend bien !

La visite des appartements de Sissi dans la Hofburg, au centre de Vienne, puis à Schönbrunn, illustrent bien le quotidien du couple impérial, la distance imposée entre eux par l’impératrice et l’amour incondonditionnel de son époux, prêt à tout pour la satisfaire. Sissi consacrait beaucoup de temps à sa beauté légendaire et à sa taille de guêpe ! Elle passait chaque jour deux à trois heures à faire peigner son abondante chevelure ; outre l’équitation où elle excellait, elle s’astreignait quotidiennement à des heures de gymnastiques pour entretenir sa musculature. Sa chambre était partiellement aménagée en salle de sport avec agrès, anneaux et barres parallèles. Elle a par ailleurs été la première à faire installer une salle de bain avec baignoire telle que nous les connaissons aujourd’hui.

Au Sissi Museum... La vraie Sissi!

Sissi cultivait sa beauté et sa minceur, comme une antidote au protocole impérial, tout en taquinant la muse : tout au long de sa vie, l’impératrice a produit de nombreux poèmes enflammés. Mais elle était aussi extrêmement cultivée et parlait de nombreuses langues, comme le grec ancien et moderne, l’anglais, le français, et bien sûr, en tant que reine de Hongrie, le hongrois.

On l’a dite anorexique, neurasthénique… Sissi donne surtout le sentiment de ne pas avoir été faite pour cette vie-là et d’avoir tout mis en œuvre pour sauvegarder sa propre authenticité et vivre selon ses aspirations profondes en dépit de l’hostilité générale à son encontre.

Le 10 septembre 1898, alors qu’elle séjourne sous le nom de comtesse de Hohenens à l’hôtel Beaurivage, à Genève, le voyage se termine tragiquement. Sissi est poignardée par un anarchiste italien qui n’avait d’autre idée en tête que de supprimer une tête couronnée, un acte d’éclat censé le consacrer pour la postérité. Son objectif est le duc d’Orléans, mais celui-ci ayant modifié son emploi du temps, il change de cible au dernier moment et se rabat sur la soi-disante comtesse. Le coup est si rapide, si précis, que Sissi ne réalise pas ce qui vient de se passer. Elle pense avoir reçu un coup de poing ; elle vacille et se redresse, parvenant même à monter à bord d’un bateau qui l’attend et ne tarde pas à appareiller, pour faire demi-tour lorsqu’elle perd brusquement connaissance et que sa dame de compagnie révèle sa véritable identité. De retour à l’hôtel, on découvre la blessure, infime, et pourtant meurtrière. Sissi a été touchée en plein cœur et s’éteint peu de temps après.

A sa mort, sa dernière fille, Marie Valérie, sa préférée, née en Hongrie et la seule enfant qu’elle ait pu élever elle-même, dira que sa mère est morte comme elle l’avait souhaité ; vite, et sans souffrir. Un peu comme si Sissi avait donné rendez-vous à son meurtrier pour l’aider à quitter une vie qui, depuis son mariage, ne fait que lui peser.

Sissi, la rebelle, l’insoumise, est enfin libre.

Frédérique

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