Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
23 juillet 2017 7 23 /07 /juillet /2017 15:09

Chanson douce

Leïla Slimani

 

 

C’est un peu par hasard que ce roman m’est arrivé entre les mains car je n’avais pas lu de critique à son sujet (mis à part celle de Mi, sur ce blog!). Ayant décroché le Goncourt en 2016, j’imaginais cependant d’emblée qu’il s’agissait d’un livre de qualité. Enfin, en principe, c’est un signe de qualité. Cela devrait en tout cas.

Je confirme. Chanson douce est un livre de qualité, nourri d’une belle écriture.

Thriller, suspens, dit-on. Pour moi non, puisque d’emblée, dès le premier chapitre, nous savons ce qui va se passer. Les enfants sont tués par leur nourrice. Il s’agirait donc plutôt d’un ouvrage psychologique s’attachant à décrire les relations entre les différents personnages : outre les enfants, un jeune couple ayant de grosses difficultés à mener de front vie de famille et vie professionnelle, une nounou providentielle, parfaite, dont ils ne pourront bientôt plus se passer, et l’engrenage infernal qui s’installe peu à peu, s’accélère jusqu’au dénouement final, irrémédiable et dramatique.

Dès le début, j’ai eu la sensation de pénétrer dans un univers malsain, pervers, noir ; trop noir. Un univers en totale contradiction avec le titre « chanson douce » sur lequel je m’interroge encore. Mais ce n’est pas le seul sujet d’interrogation pour moi : pourquoi ce parti pris du drame inéluctable et de la noirceur absolue ? Le livre aurait-il eu moins de qualités si la nourrice s’était contentée de kidnapper les petits (et s’ils avaient été retrouvés, bien sûr !) ? Le lecteur aurait-il était déçu de ce happy end ? Le Goncourt aurait-il alors échappé à Leïla Slimani, pour s’en aller récompenser un auteur plus pessimiste qu’elle ? Faut-il pour avoir du succès opter systématiquement pour ce qu’il y a de plus laid, de plus violent, de plus effroyable dans ce monde ? Le lecteur a-t-il besoin de cela pour se dire que, finalement, au regard de ces catastrophes, son sort est plutôt enviable ?

Le happy end est mal vu, je sais. Il parait que ce n’est pas la « vraie vie ». Comme si toutes les histoires humaines finissaient forcément mal. Comme s’il n’y avait jamais de dénouement heureux dans la réalité. Comme si l’être humain n’était sur Terre que pour en baver et que lui laisser croire le contraire dans la littérature était néfaste !

Mais il faut croire que la majorité des lecteurs aiment cela, au regard des critiques élogieuses de ce livre, que je peux cependant comprendre ! Mais moi, je dis que du début à la fin de « Chanson douce », j’ai été dans le malaise, le dégoût et la grogne. Et je n’aime pas ça. On me dira que je n’avais qu’à laisser tomber. C’était une option, effectivement, mais j’avais envie de connaître la suite… Pas la fin, puisqu’on la connaît dès le début. Et c’est ce qui me met en colère. De devenir addicte à quelque chose qui ne me fait pas de bien.

Non, pour moi, ce n’est pas un beau livre. Je ne saurais déconseiller à personne de le lire, ce ne serait pas juste, mais j’aimerais que la beauté du monde soit un peu plus souvent soulignée, plébiscitée par les éditeurs et plus souvent mise en scène dans les best-sellers. Elle existe, et pas seulement « chez Mickey », même si elle a tendance à être éclipsée par son contraire, surtout dans les médias qui voudraient tellement nous faire croire que tout est pourri autour de nous.

Allez, s’il vous plaît, rendez nous l’émerveillement et le rire.

Rendez nous l’espoir.

Frédérique

Repost 0
22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 20:21

Claude Rich nous a quitté, sa prestance, ses yeux pétillants, son sourire légèrement moqueur mais tellement séduisant, les rôles aussi divers que brillants qu’il a pu interpréter lui survivront et nous ré offrirons le plaisir de découvrir un homme qui aimait la belle langue !

 

La télévision française semblant avoir omis de lui rendre hommage en diffusant à la place des niaiseries qu’elle offre une des nombreuses productions où il s’est illustré, nous avons remédié à cette indélicatesse en nous projetant « Le Souper ».

Claude Rich et Claude Brasseur, Talleyrand et Fouché, nous régalent de dialogues ciselés, un cours d’histoire et de politique politicienne d’où j’ai isolé certaines phrases jubilatoires que je vous offre ici.

« Avec une bonne police, il ne peut y avoir qu’un bon gouvernement puisque personne n’ira dire qu’il est mauvais »

ou encore

« Un mécontent, c’est un pauvre qui réfléchit ! »

et pour finir, celle que je préfère

« On n’a qu’une parole, il faut donc la reprendre, surtout si on doit la redonner »

Merci Claude Rich

Do

 

 

Repost 0
Published by Do Fredo - dans coups de coeur
commenter cet article
22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 16:46

Hé bien voilà, dimanche dernier, 16 juillet, pour la troisième fois, nous avons eu la chance d’assister à une prestation de Nemanja Radulovic. Eblouissante !

Nous ne sommes pas de ceux et celles qui suivent ce génie du violon de salle en salle, mais nous faisons tout de même de plus en plus de kilomètres pour aller l’applaudir : la première fois, c’était pour le concerto pour violon de Tchaïkovski à Girone, il y a un peu plus d’un an, à une heure de route de chez nous ; la seconde, pour un récital violon et piano avec Laure Favre Kahn, en Avignon fin 2016, à deux heures trente environ. Cette fois, une soirée consacrée à la famille Bach, Jean Sébastien et son fils Jean Chrétien, avec l’ensemble Double Sens, dans un petit village d’Ardèche, Sainte Agrève… Pas loin de cinq heures de route quand même ! Avec au bout du chemin, toujours le même éblouissement, le même enthousiasme, la même magie.

Et la prochaine fois ? Hors frontière, peut-être ! Nous rêvons de le voir interpréter le concerto pour violon de Beethoven. Alors oui, pourquoi pas Münich (comme il nous l’a dit à la fin du spectacle, sans certitude toutefois) Prague ou Vienne ?...

Nemanja et Double Sens, c’est le bonheur de jouer ensemble, communicatif et exaltant. Il y a tant de connivence entre eux, une telle complicité, une si parfaite harmonie que l’on se sent aussitôt transporté et débarrassé de tout tracas. Aucune déprime ne peut résister à ça, à moins d’avoir la musique classique en horreur, bien sûr. Mais c’est possible, ça ? Admettons…

Le violon de Nemanja est une expansion de son âme au service de l’Amour Universel. Il est vivant. Tout en nuances, en subtilité, de l’infinie douceur à la plus vigoureuse des attaques, il vous emporte dans son univers musical pour un voyage des plus ressourçants. On en revient heureux, en paix avec soi-même et avec les autres, le cœur gonflé d’amour.

Un voyage musical au pays de Nemanja Radulovic et de Double Sens nettoie l’aura et la nourrit. Alors, quoi de plus essentiel au fond ?

 

Merci Nemanja, vous méritez bien cette décoration de chevalier des arts et des lettres qui vous a été remise à la fin de ce superbe concert dans le décor rustique de la Grange de Clavière. Merci aussi à tous les musiciens de l’ensemble Double Sens.

Bravo et merci.

Frédérique

Repost 0
Published by Do Fredo - dans coups de coeur Musique
commenter cet article
15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 15:09

Une petite phrase scélérate et un message téléphonique, 2 occasions qui nous ont permis de vérifier que le passé a la peau dure !

La première expérience a eu le mérite d’éclairer des zones d’ombre d’un temps révolu, de nous permettre de relire de manière compréhensible ce qui demeurait des énigmes comportementales intrigantes. Second bénéfice nous sommes libérées de certaines obligations qui ont perdu tout fondement et dont nous avions des scrupules à nous affranchir.

La seconde expérience, elle, est beaucoup plus déstabilisante car elle m’a replongée dans une époque où je n’étais pas celle que je suis devenue. Si en découvrant un certain message téléphonique il y a quelques jours, voix et prénom ne m’étaient pas inconnus, ce que je découvrais n’avait pas de réalité. L’impression qu’un étau menaçant notre liberté se resserrait autour de nous est devenue de plus en plus prégnante et de ce monologue je ne comprenais qu’une chose, la famille qui nous avait toujours « utilisées » par le passé tout en nous maintenant à distance respectueuse le reste du temps, était entrain de recommencer.

Dans ma tête divers scénarii se sont dessinés : faire comme si nous n’avions rien reçu, cela n’aurait rien eu d’étonnant, reprendre le camion et partir !!! Mal à l’aise nous avons opté pour une troisième solution, appeler pour en savoir plus. L’échange a été cordial, intéressant même car nous avons en partage certaines préoccupations environnementales, étonnant quant à ce que je découvrais au fil de la conversation.

Le malaise s’est intensifié, j’avais du mal à penser à autre chose et l’impression d’avoir une pointe dans le dos.

Comment peut-on demander à des tiers de s’impliquer dans un projet qui ne les concerne en rien, pour lequel ils n’ont jamais été consultés, pour une personne qui leur est parfaitement inconnue même si, assure t-on, elle d’un commerce agréable ? Découvrir qu'ils avaient élaboré des stratégies comportementales visant à disposer de nos vies m’était insupportable.

Le travail de découverte de soi et de reconstruction auquel nous nous sommes livrées m’a permis de comprendre que chacun de nous vit ce qu’il a à vivre.

Cela peut-être ce que nous croyons avoir à vivre ou ce que nous croyons devoir vivre !

Notre éducation, nos croyances, les pensées limitatives héritées et ou acquises, nos expériences peuvent nous amener à subir une vie qui ne nous convient pas, que nous nous interdisions toute forme de rébellion ou que nous n’y pensions même pas !

Pourtant chacun de nous à son libre arbitre et le droit, le devoir même, de vivre ce qui l’appelle, ce qui exalte son âme. Cela demande de sortir de sa zone de confort (qui pour inconfortable qu’elle puisse être a le mérite de ne pas s’ouvrir sur l’inconnu) mais apporte l’apaisement. Cela impose de savoir qui l’on est, ce qui nous convient et que nul ne nous demande de nous sacrifier. Se sentir victime peut être une manière de se sentir vivre, ce n’est pas s’accomplir et cela débouche presque toujours sur le conflit.

Travailler pour découvrir les rancœurs, colères, peurs qui nous animent est un exercice intéressant pour savoir qui l’on est et pour en finir avec l’injustice.

Ceux qui nous ont utilisées ne sont pas les seuls coupables. Nous l’avons supporté parce que cela nous donnait la « niaque », nous aidait à nous sentir exister mais un jour nous nous sommes rebellées. Victime et bourreau vont en binôme. Ne plus se laisser victimiser coupe les ailes au bourreau.

Ce vendredi 14 juillet j’activais le rayon rubis doré qui permet de travailler sur la paix et la Sérénité quand tout à coup une voix a résonné en moi m’apportant un bien-être réconfortant :

« Bien faire et laisser dire !

Bien faire c’est faire ce qui nous va et non ce qui va aux autres.

C’est faire ce qui est aligné avec notre vérité ! »

La barre à l’estomac a disparu, je sais ce qui est ma vérité.

Je sais comment répondre à ce que l’on attend de nous !

Do

Repost 0
12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 18:53

Nous voilà arrivées à la fin de notre séjour, bien qu’il nous reste encore un certain nombre de kilomètres à parcourir pour rentrer chez nous. Ayant décidé de revenir par l’Allemagne, et donc, par la Bavière, nous avons cherché ce que nous ne connaissions pas encore dans cette région, afin de prolonger nos découvertes. C’est ainsi que nous avons échoué à Oberammergau, et visité le plus petit des châteaux de Louis II de Bavière, le Linderhof, ou « villa royale », à proximité de la frontière autrichienne. Une fois de plus, donc, nous avons fait une petite incursion au Tyrol. Et peut-être pas la dernière !

Oberammergau est un village typique des Alpes bavaroises, à proximité de Garmisch-Partenkirchen, que nous avons déjà visité maintes fois. Situé dans une belle vallée dominée par de hauts sommets, c’est une petite agglomération paisible, touristique, certes, mais au charme authentique, et qui doit sa réputation à l’abondance et à la magnificence de ses maisons peintes.

sur le thème du petit chaperon rouge

On appelle cette expression artistique typique de la Haute Bavière et du sud Tyrol, le Lüftlmalerei, une technique inventée par des artistes italiens, consistant à peindre des fresques et des trompe-l’oeil sur du crépis calcaire frais pour favoriser la pénétration des couleurs et en garantir plus longtemps la conservation. Ainsi, chaque habitation est une véritable œuvre d’art, représentant généralement des scènes religieuses ou de la vie quotidienne, mais ici, à Oberammergau, on trouve quelque chose d’exceptionnel en plus et de vraiment enthousiasmant pour les anciennes institutrices de maternelle que nous sommes : plusieurs maisons décorées sur le thème de célèbres contes pour enfants : Hansel et Gretel

Hansel et Gretel se font réprimander par la sorcière
Et hop! Dans le four, la sorcière!

le loup et les sept petits biquets,

Il était une fois, une vieille bique qui avait sept petits biquets...

le petit chaperon rouge et les musiciens de la ville de Brême (j’en oublie sûrement !).

Les musiciens de la ville de Brême

Ça, nous avons adoré, car pour tout dire, nous sommes un peu saturées de scènes religieuses. Un peu de fraîcheur et de naïveté, ça fait du bien (encore que la cruauté ne manque pas dans les contes de fée !).

Nous avons longuement traîné dans Oberammergau, nous félicitant de ce choix et nous étonnant de ne pas y avoir fait halte plus tôt ! Nous retiendrons en particulier de cette visite le souvenir d’un échange sympathique avec des artistes sculpteurs (cuivre et bois)

sculpteur sur cuivre

exerçant leurs talents dans la maison « Pilate », superbe édifice consacré aujourd’hui à l’artisanat dont les fresques, réalisées en 1784 par Franz Seraph Zwink, représentent le procès de Jésus Christ sous Ponce Pilate. La bâtisse, qui a failli être rasée en 1980 pour y installer un parking, est bordée d’un petit jardin à la française d’où l’on peut admirer un superbe double escalier peint en trompe-l’œil.

La maison Pilate

A l’intérieur, ateliers vivants et quelques collections d’art intéressantes, à voir librement ! Que du bonheur.

J’ajouterais que le camping d’Oberammergau constitue une halte tout à fait satisfaisante, avec des sanitaires exceptionnels !

Le lendemain, après avoir fait un crochet dans le village pour rendre nos bouteilles consignées dans le second magasin bio rencontré au cours de ce voyage (oui, c’est peu… On dit toujours que les autrichiens et les allemands sont les champions du bio… Voilà qui nous parait aujourd’hui très exagéré comme réputation ; de ce côté-là, il faut l’avouer, nous sommes meilleurs !) nous filons vers la frontière autrichienne. Rien à faire nous n’arrivons pas à quitter ce pays !

Le Linderhof se trouve à quelques kilomètres de la frontière, sur la route de Reutte. A l’origine, ce n’était qu’une simple ferme familiale, reprise et rénovée par Maximilien II, le père de Louis, pour y pratiquer la chasse. Devenu roi, Louis II affectionnait particulièrement cet endroit, non pas pour la chasse qu’il détestait (ce qui nous le rend éminemment sympathique !) mais pour fuir la cour (et ses responsabilités) et s’isoler.

Vue sur le temple de Vénus

Dans le hall, trône une statue équestre de Louis XIV et partout, de nombreux portraits évoquent les personnages importants de la cour française. La chambre à coucher s’inspire de celle du roi soleil, avec une balustrade séparant le lit à baldaquin du reste de la pièce pour permettre à la cour d’assister au coucher ou au lever du roi, à ceci prêt que Louis II, lui, ne voulait voir personne. A tel point que dans la salle à manger, un mécanisme ingénieux permet de faire descendre la table à l’étage inférieur où se trouvaient les cuisines, pour la garnir et la remonter, sans que le roi n’aperçoive le moindre serviteur !

En bref, Louis II venait là pour avoir la paix. Le château n’est pas très grand, la visite des intérieurs (en allemand ou en anglais) est assez rapide. La décoration est luxueuse, fantasque, excessive, débridée… Ors, céramiques, ivoire… Mais photos "verboten"!

Ici, aucune trace de la cousine favorite du roi, Sissi. Mais dans le parc,

immense, sauvage et peuplée d’arbres majestueux, le bien aimé Wagner est omniprésent (bien aimé de Louis, pas vraiment de nous). La grotte de Vénus, que nous n’avons pu voir, a été crée artificiellement pour illustrer un épisode de Tannhäuser ; Louis aimait s’installer dans sa barque pour y écouter ses airs favoris. La hutte de chasse,

die « Hundigshütte », rustique à souhait avec son décor de peaux de bêtes et l’arbre qui pousse en son centre, s’inspire de la Walkyrie et l’ermitage de Gürnemans,

L'ermitage

sorte de chapelle rustique, sort tout droit d’un décor de Parsifal. On trouve aussi un pavillon mauresque, ancien pavillon présenté par la Prusse à l’exposition universelle de 1867

le pavillon mauresque

, et un pavillon marocain que le roi fantasque habitait occasionnellement. La promenade dans le parc se termine pour nous par le temple de Venus qui domine le château dans son décor sophistiqué : double escalier de marbre orné de sculptures, jardins à l’anglaise, terrasses et fontaines majestueuses. 

Le Linderhof, vu du temple de Vénus
On s'y voit déjà! Les châtelaines...

 

La visite s’achève et nous retrouvons notre petit château à roulettes sur le parking réservé aux camping-cars. En notre absence, un énorme « wohnmobil », comme on dit ici, s’est garé à côté. Du coup, Tibus et le fourgon voisin, identique au nôtre, semblent avoir rétréci.

C'est qui le plus beau? C'est notre Tibus! (le premier, à gauche...)

Tandis que nous mangeons, les propriétaires arrivent ; ce sont des français de Loire atlantique et comme nous le pensions, ils ne sont que deux. A titre de curiosité, allez donc voir les prix de ces camping-cars « Condorde » (360000€, en moyenne)…

Après la visite, nous faisons un court passage en Autriche, longeant d’abord un torrent complètement assèché (impressionnant !), puis le vaste lac de Plansee où nous espérions un peu faire trempette avant de découvrir ses eaux sombres et peu engageantes. La route contourne ensuite Reutte avant de longer la Lech, dont le niveau est aussi particulièrement bas et de revenir en Allemagne. Cette fois, nous n’irons pas à Füßen. Nous connaissons trop bien. Nous filons vers l’est… Prochaine halte, Salem, dans la région du Bodensee. Et là, nous n’avons qu’un conseil à vous donner : évitez, tout comme la région du Titisee devenue infréquentable pour cause de tourisme de masse.

Allez, auf wiedersehn, tchüß… Bis bald ! (Vielleicht!)*

Frédérike.

* au revoir, salut, à bientôt! (peut-être !)

 

Repost 0
Published by Do Fredo
commenter cet article
11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 16:16

Le Salzkammergut recèle une myriade de lacs, tous plus beaux les uns que les autres, ayant choisi de privilégier  en toute circonstance la nouveauté, nous commençons par découvrir les rives de l’Attersee où nous mettons nos pas dans ceux de Klimt.

Tous ses tableaux paysagistes sont nés ici, les lieux ont bien changé mais certains monuments, les points de vue restent identifiables et si dans ses paysages, le vivant est presque toujours absent, aujourd’hui de petits insectes semblent prendre plaisir à venir animer les reproductions de tableaux présentées autour du lac, une revanche ?

Pleines d’enthousiasme, nous gagnons Bad Ischl pour arpenter sous le cagnard la Kaiser-villa, retrouvant pour un temps Sissi et découvrant une de ses passions, la photographie.

Installé dans ce qui fut le salon de thé de l’impératrice, la villa est dotée d’une terrasse entièrement ombragée d’une tonnelle particulièrement sympathique, nous refusons cependant de payer un supplément pour le visiter, nous nous contenterons d’avoir dû payer pour une visite du parc en partie inaccessible, des zones sont interdites au public après les tempêtes de 2016. Nous traînons un peu dans la ville qui ne casse pas 3 pattes à un canard et filons sur le Wolfgangsee pour y tremper !

La baignade est délicieuse, il faut juste arriver à maîtriser la mise à l’eau, le fond du lac étant tapissé de cailloux irréguliers et glissants mais après, ce n’est que du bonheur ! Là aussi tout est permis et nous profitons sans le savoir de notre dernier bain en toute liberté, 2 jours plus tard, à Gérardmer, ce sera une autre histoire. Quasiment tout le pourtour du lac est interdit à la baignade qui doit se cantonner globalement aux plages payantes. Les périodes de bain sont, qui plus est, définies par la municipalité, juillet et août, parfois en juin et mai ! Tout contrevenant est passible d’une amende.

Pourtant les rives sont peu construites et les fonds de faible profondeur et sableux mais priorité est donnée aux loueurs d’embarcations qui doivent pouvoir évoluer sans contrainte ! Nous avons pu constater pourtant notamment sur le Wolfgangsee où le trafic maritime est intense que cela n’affole personne dès lors que chacun reste dans la partie qui lui est impartie !

Qu’à cela ne tienne, à la moitié du tour du lac de Gérardmer, bien que sans maillot, nous avons craqué et étrenné au sortir de ce bain, d’autant plus exquis qu’il était interdit, les superbes peignoirs (dégriffés) achetés au magasin d’usine Linvosges laissant d’autres baigneurs bravés à notre suite les interdits !

Voilà, nous étions presque à la fin de notre séjour, n’ayant plus sous le coude qu’une seule découverte sur notre route, les Salines Royales d’Arc-et-Senans. Certes cela pourrait faire l’objet d’un article mais comme nous avons un peu l’impression d’écrire sans susciter un quelconque intérêt, je crois que nous ne vous dirons rien de ce superbe site ! Na !

ExpoTintin à Arc-et-Senans, nous y retrouvons notre "Milou"

Do

 

Repost 0
11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 15:57

De bon matin nous filons sur Vienne qui cet hiver nous semblait si loin ; curieux comme tout à coup les distances se sont raccourcies. Quittant le Burgenland nous réalisons en jetant un dernier coup d’œil au Neusiedlersee que nous l’avions survolé avant l’atterrissage à Vienne. D’ailleurs nous avons refait sensiblement en voiture le même trajet qu’en avion : survol des Alpes, des lacs italiens, de Graz.

Contournant Vienne, nous n’avons pas vraiment l’opportunité de voir quoi que ce soit, une grande partie du contournement est en tunnels et la circulation est telle qu’il est préférable de ne pas se laisser distraire. Côté camions une évidence s’impose, les poids lourds sont aussi nombreux qu’en France, le ferroutage ne semble pas plus pratiqué ici que chez nous. Des murs de camions nous obligent à monopoliser la seconde voie. Nous avions connu cela en Italie, nous le retrouverons en Allemagne, autant de raison de ne pas être dépaysées lorsque nous arriverons sur le Perthus !

Le Danube, bleu nous le vérifions, devient notre fil conducteur et si nous avons l’intention de le quitter avant Linz nous en découvrirons enfin la source à Donaueschingen en Forêt Noire.

Donaueschingen, 2840 kms plus loin, c'est la Mer Noire qui accueille les eaux du Danube

Nous arrivons à Krems en plein cagnard, de l’autre côté du Danube l’abbaye Göttweig occupe tout le sommet de la colline. Trop haut, trop chaud et sans doute encore un truc genre pièce montée dégoulinant de stuc, or, puttis et tout le tralala ! Nous préférons nous réserver pour la star des abbayes, Melk, en fait nous n’aspirons qu’à une seule chose, nager ! Coup de bol il y a à Krems, comme partout en Autriche, un superbe parc aquatique. Il n’y a pas à dire l’autrichien, l’allemand d’ailleurs aussi, est très aquatique. Rivière, lac, la moindre pièce d’eau est propice à la baignade. C’est ainsi qu’en arrivant quelques jours plus tard dans le Salzkammergut nous découvrirons en pleine ville des gens patouillant au milieu des bateaux, cernés par les cygnes !

Pas d’interdits, les caleçons sont autorisés tout comme les jeux de ballons et les engins flottants de tout poil. Chacun s’installe là où il y a de la place, on se déshabille sans chichi, jeunes et moins jeunes goûtent le plaisir de se rafraîchir simplement ou de nager comme une bête !

Ayant eu la chance de jouir d’un temps exceptionnel durant tout notre voyage, nous avons intégré à nos visites des plans piscine journaliers. Evidemment la dernière baignade en Styrie restera un cas unique mais chacune s’est révélée épatante. Ce jour là à Bad Waltersdorf, ayant trouvé la schwimmbad fermée nous étions fort dépitées quand ce simple mot, « jetz » nous redonna le sourire. L’ouverture était pour « maintenant ». Imaginez 2 gigantesques bassins, le toboggan aquatique et la piscine à bulles et jets variés pour nous seules. A Krems, ce n’était pas vraiment le cas, pelouses envahies de familles entières avec pique-niques, transats et parasols, scolaires dans l’eau, pourtant nous avons réussi à faire notre kilomètre de nage avant de partir visiter la ville toute baignée d’une délicieuse odeur de tilleuls en fleurs.

Krems, l'abbaye Göttweig et le Danube bleu !

Pas vraiment motivées par la marche à pied sous un soleil de plomb, c’est à vélo que nous avons rejoint Stein, la jumelle de Krems et sillonné les ruelles toutefois assez pentues. Mais si ça monte ça redescend et avec la vitesse on goûte la fraîcheur d’un peu de vent ! Ayant atteint Krems nous n’avions plus qu’une idée fixe, nous offrir une glace même si nous avions héroïquement résisté jusqu’à lors. Ayant enfin trouvé ce que nous cherchions, nous nous sommes vautrées à l’ombre délicieuse d’une terrasse devant la spécialité locale déclinée de manière très « gouttue ». Divin !

L’abricot est à l’évidence le fruit emblématique des bords du Danube. Distillé, en nectar, confiture, au sirop, en bonbons, que sais-je ! il est à toutes les sauces.

Le lendemain suivant toujours le Danube, encore bleu, les distilleries d’abricot sont au rendez-vous et la chaleur plombante. Autant dire que les nuages bourgeonnant qui se massent au-dessus de Melk et de son abbaye nous semblent les bienvenus. L’abbaye bénédictine jouit d’une grande renommée et présente un décor baroque tout ruisselant d’or à tel point que l’on se demande comment ses occupants ont pu à ce point s’éloigner de la règle de St Benoît sans que personne n’y mette bon ordre. La visite permet de découvrir les appartements impériaux transformés en musée à la scénographie réussie, une superbe salle d’apparat et la merveille des merveilles, la bibliothèque !

Si nous ne pouvons en parcourir toutes les pièces et découvrir les 85 000 volumes qu’elle abrite, les 2 pièces visitables sont absolument remarquables. Sous un magnifique plafond peint, des globes terrestres de Coronelli restituent la Terre à une époque où tous les continents n’étaient pas encore explorés. Le parquet marqueté est sublime et un délicieux escalier en fer forgé et en colimaçon permet aux pistonnés d’accéder aux reste de la bibliothèque. A Melk seule la bibliothèque rivalise en importance avec l’église et c’est d’ailleurs un vieux manuscrit du XIVe siècle dont l’auteur Dom Adso vécut à Melk qui est à l’origine du roman « Le nom de la Rose ». Les jardins bien que fortement mis en scène sont quand même plus à notre goût même si là aussi le côté ostentatoire est éloigné de l’austérité monastique.

Le lendemain, un peu plus en amont sur le cour du Danube, non loin de Mauthausen, nous le quittons pour filer sur Salzburg. En peu de temps les collines danubiennes laissent place aux sommets escarpés du Salzkammergut. Do

Repost 0
8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 19:37

Dali à Céret ou Dali le retour ... à Céret !

 

Août 1965, l'arrivée triomphale de Dali aux arènes de Céret

Le Musée d’Art Moderne de Céret présente du 24 juin au 1er octobre une exposition consacrée à Salvador Dali et nous en sortons justement !

Cependant je serais bien en peine de vous parler de la problématique autour de laquelle s’articule l’exposition. Il est question d’Einstein, de la théorie de la relativité, de fission nucléaire et d’un tas d’autres considérations dont je n’ai rien retenu.

Plissez les yeux, vous verrez apparaître le portrait de Lincoln !

Eaux-fortes, huiles sur toile, croquis à la plume, au crayon ... collages … et tout un délire autour de l’Angélus de Millet dont des radiographies de la toile sensées étayer la théorie de Dali selon laquelle Millet aurait retouché sa toile masquant le lieu d’un ensevelissement. Pour lui le couple n’est pas entrain de se recueillir au moment de l’Angélus mais prie sur le corps d’un enfant décédé !

Si l’ensemble de l’oeuvre présentée interpelle, mais après tout c’est Dali !, ce qui m’a le plus stupéfiée ce sont les panneaux explicatifs qui rythment la visite. Un laïus très intello, c’est en tout cas mon ressenti mais d’autres le partagent, dont je n’ai pas retenu grand-chose et que je ne pourrais donc pas résumer d’autant que ce n’est pas

forcément en phase avec les propos de Dali que l’on peut découvrir dans un film monté à partir d’archives de l’INA. Une chose est certaine, si les commentaires tendent à nous présenter Dali comme un artiste pétri de connaissances scientifiques expliquant son parcours artistique, lui se présente carrément comme schizophrène lors d’un interview au cours duquel il explique que folie et schizophrénie ont un impact complètement différent dans le processus créatif, la folie étant stérile alors que la schizophrénie ouvre sur un univers concret auquel le spectateur adhère sans difficulté.

A mon avis ce ne serait pas inutile de présenter le film au début de l’expo, moins abscons que les textes le visiteur pourrait porter un regard sur Dali collant sans doute plus à la réalité du personnage.

Mon ressenti personnel est que la créativité du peintre a été sans doute très fortement nourrie par les médias, les critiques en bref tous ceux qui savent exploiter les failles des uns en les masquant par des propos pétris de grands mots !

Artiste génial sans doute imprégné de connaissances scientifiques, à la lumière de ce que j’ai pu voir, lire, entendre, j’ai quand même l’impression que si Dali n’avait pas été schizophrène il n’aurait pas été Dali !

Pour finir, un détail que nous avons été 3 à trouver marrant, alors que Dali dans un interview assure n’avoir jamais fait l’amour avec une autre femme que Gala, il sera intéressant de savoir ce que nous livrera comme informations l’analyse ADN de son corps prochainement exhumé pour permettre de savoir s’il est bien le géniteur de Pilar Abel. Wait and see !

Do

 

Repost 0
4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 13:29

 

Le Burgenland est le land d’Autriche le plus oriental du pays et le plus plat. Jusqu’en 1920, cette région était rattachée à la Hongrie et encore aujourd’hui, une petite partie, au sud, a refusé l’annexion et est restée hongroise. La plus grande ville du land est Eisenstadt ; elle possède un joli château, agrémenté d’un vaste parc à l’anglaise où le musicien Joseph Haydn possédait même une petite vigne !

La vigne de Haydn

Nommé chef d’orchestre au service de la famille Esterhazy, propriétaire du château, Haydn a vécu pendant douze ans dans une jolie maison baroque que l’on peut visiter aujourd’hui. Pour notre part, nous nous sommes contentées de l’admirer extérieurement et de faire le tour du parc, à la recherche d’un peu de fraîcheur. En vain.

oriel peint à Eisenstadt

 

Nous n’avions pas vraiment prévu cette étape dans le Burgenland ; on peut dire que cela nous a pris brusquement, sans doute parce que Danielle nous en avait vanté les charmes. Et puis c’est vraiment tout près de Graz, 150 kilomètres, environ. Nous ne sommes vraiment plus à cela prêt.

Le Burgenland, c’est avant tout, dans un bassin fermé, un lac immense, le Neusiedlersee : 315 m2 de surface (240 en Autriche, 75 en Hongrie). 36 kilomètres de long pour 6 à 12 de large. L’évaporation y est parfois très forte et il est même arrivé que ce lac disparaisse complètement. Il faut dire que jamais sa profondeur n’excède 2 mètres.

le lac et sa ceinture de roseaux

Outre la natation, on peut y pratiquer la navigation, à voile ou à moteur, et en hiver, sur sa surface entièrement gelée, le patinage et le char à glace. Des bateaux de tourisme font régulièrement la navette entre Rust ou Mörbisch am see, sur la rive ouest, et Illmitz, à l'est. Par ailleurs, ses eaux sont poissonneuses et de nombreux pêcheurs y exercent leur activité.

Bien évidemment, une foule d’oiseaux dont de nombreux migrateurs y trouvent leur paradis. Nous avons surtout vu des cigognes et des oies cendrées, innombrables et culottées, fréquentant particulièrement les lieux de baignade dans l’espoir, peut-être d’améliorer leur ordinaire.

Le Burgenland, c’est un bout d’Autriche qui ne ressemble à aucun autre. Plat, couvert de roseaux, marécageux. La maison traditionnelle ressemble à la maison gardianne ou à la bourrine vendéenne.

cabane de pêcheurs dans les roseaux

Les eaux sont chargées de sel et de boues sédimentaires. La ceinture de roseaux est très importante sur son pourtour et il est difficile de l’apercevoir lorsque l’on fait le tour en voiture. C’est bien entendu ce que nous avons fait pour tenter d’avoir un aperçu complet de ce biotope si particulier.

Basées au camping d’Oggau, - camping agréable où l’on parle français, avec accès gratuit à la piscine, et quelle piscine, là encore !-, sur la rive ouest, nous avons tenté de longer le lac en commençant par le bas, visitant au passage la jolie petite ville de Rust dont nous avions découvert le port en vélo la veille),

Hauptplatz de Rust, et un nid de cigogne, un!

capitale des cigognes (on trouve dans les commerces les mêmes cigognes en peluche qu’en Alsace… Made in China !), mais si les routes au bord du lac, à partir de Mörbisch am see,  existent bel et bien sur la carte et dans la réalité, à la frontière hongroise, il est impossible de les emprunter. Seuls les cyclistes ont le droit de passer. Il faut faire un tour immense, remonter pratiquement jusqu’à  Eisenstadt pour s’engager vers Sopron, première ville hongroise de la région, enclavée comme un éperon dans le territoire autrichien.

Nous passons la frontière sans essuyer le moindre contrôle, ni autrichien, ni hongrois.

Nous avions dans l’idée de nous arrêter et de visiter la ville, mais nous avions négligé quelques détails que nous ignorions : pas de parking aménagé pour les véhicules d’un certain gabarit comme le nôtre, des parcmètres partout et surtout, pas d’euros mais des forints ! Nous nous sommes donc contentées d’un tour de boulevard circulaire autour du centre historique, manifestement intéressant. Tant pis !

Sans trop de difficulté, nous avons retrouvé la route qui suit la rive (de loin), traversant des villages hongrois où le niveau de vie semble beaucoup plus bas qu’en Autriche. Il y a bien une piste cyclable qui fait le tour du lac, même ici en Hongrie, mais elle suit la route et n’a rien de bien attractif. Après une trentaine de kilomètres hongrois, nous retrouvons l’Autriche, à la hauteur d’une petite poste frontière déserté par les hongrois ; mais les autrichiens sont là et veillent au grain. Petit contrôle, petit coup d’œil à l’intérieur (on pourrait cacher quelques migrants !) et nous arrivons bientôt à Illmitz.

Tout est très mal indiqué et ce n’est pas sans mal que nous parvenons enfin à la « schwimmbad » aménagée sur les bords du lac. Parking et baignade sont payants jusqu’à 17 heures. Qu’à cela ne tienne, nous acquittons la taxe ; il fait tellement chaud que nous ne rêvons plus que de nous tremper.

Cafés, restaurants, ombrages abondants et vastes pelouses ponctuées de cacas d’oies (verts pour les plus frais !)

, et le lac à perte de vue, comme une petite mer intérieure. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’eau n’est pas limpide ; debout, avec de l’eau à la ceinture, on ne voit même pas ses pieds, à peine ses cuisses ! Pour y accéder, il faut franchir une digue en béton qui ne fait pas vraiment joli dans le paysage. Des escaliers permettent ensuite de descendre progressivement (elle est un peu fraîche…). On ne voit rien, mais on sent bien les cailloux au fond ! Ici, on partage l’espace avec les oies, sur terre et dans l’eau. Elles sont omniprésentes.

Quelques naïades au sortir du bain

La suite de la découverte se fera à vélo. Par une chaleur pareille, c’est certain, chez nous, nous n’aurions même pas l’idée de les sortir ! Mais ici, nous nous élançons gaillardement à la découverte du parc national.

Ce parc national constitue le point de départ de la steppe hongroise, la célèbre puszta. Nous apercevons  quelques typiques puits à balancier 

; tout autour du lac, noyé dans les roseaux, de nombreuses mares asséchées trahissent par leur blancheur la présence abondante de sel.

De temps à autre, nous apercevons des oiseaux que nous n’identifions pas forcément. Nous pédalons ainsi pendant près de deux heures et demie et nous nous offrons une seconde baignade à l’arrivée ! Il est 16h30, et le gardien est déjà parti.

Après celle longue halte à Illmitz, nous terminons le tour du lac sans nous arrêter, rien ne nous motivant vraiment par cette chaleur très dissuasive.

Vue typique... Ici, pas de grand champ... mais des petites bandes cultivées alternant vignes, maïs, blé, jachère... Les uns protègent les autres des intempéries. Futé!

Nous ne sommes pas fâchées de retrouver le camping où nous avons fait la connaissance d’un couple de lorrains ; comme nous, ils partent demain, mais dans la direction opposée : nous, nous montons vers le Danube et eux, se dirigent vers le lac Balaton, en Hongrie. En ce qui me concerne, le peu que j’ai vu de ce pays ne m’a pas franchement donné envie d’en approfondir la découverte. A partir de maintenant, nous allons nous acheminer doucement vers l’ouest. Cette fois nous prenons notre décision : nous reviendrons par l’Allemagne et l’Alsace.

"Ici tout est calme, paix, volupté..."

Frédérique

Repost 0
3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 14:42

L’Autriche en raccourci

Parcourir l’Autriche d’Est en Ouest en 3 heures ! Stupide pensez-vous ! Et bien non, c’est possible. Evidemment cela aura un goût de trop peu, mais comme mise en bouche et introduction au pays, c’est vraiment épatant. C’est à Stübing, à une petite quinzaine de kilomètres de Graz dont dix en un tunnel ininterrompu ce qui n’est pas rare dans ce pays, que nous avons vécu cette expérience.

 

L’Osterreichisches Freilichtmuseum, musée ethnographique en plein air (comme son nom l’indique), présente tout au long d’une vallée boisée de 65 hectares, nous entraînant du Levant au Couchant, une découverte de l’habitat rural autrichien. La visite démarre au Burgenland, à la frontière hongroise (notre prochaine étape), se poursuit en Styrie, Carinthie, nous entraîne aux Tyrols et se termine au Vorarlberg !

Toit de chaume au Burgenland

Les différences architecturales qui nous échapperaient peut-être en traversant le pays sont ici évidentes, tout comme le plus grand dénuement du Burgenland par rapport aux fermes cossues du Tyrol !

La vie palpite dans chaque bâtiment que les habitants semblent venir de quitter.

Ancienne école où il est possible de compulser de vieux manuels de lecture et d’écriture (ce qui a fait d’ailleurs bondir l’instit que je fus), moulins, scieries en activité, commerces dont une épicerie pleines de souvenirs bons à acheter, ce musée est un vrai régal et je regrette vraiment de n’avoir pu atteindre le Voralberg pour cause de « patte folle ».

Regardez un peu la graphie du f, dire que je me battais avec les gamins pour qu'elle soit parfaite !
L'épicerie, débit de boisson, quincaillerie ...

Les intérieurs sont le plus souvent plein de poésie et l’on y retrouve des constantes, poêles en faïence, « youpala » pour les bambins, espaces de travail et de vie imbriqués. Une leçon de géographie, d’histoire aussi, à ne pas manquer si le hasard vous mène là.

De petits jeux sont aussi proposés pour entretenir l'attention des plus jeunes mais il n'est pas interdits aux adultes qui n'ont pas quitté l'enfance de se priver !

Notre "Conchita Wurst" française !

Autre visite incontournable, les thermes de Bad Blumau !

Installées dans un village proche, lui aussi doté de thermes, Bad Waltersdorf, sur un projet de Friedesreich Hundertwasser, ce village de maisons collines épousant les reliefs boisés de ce coin de Styrie est un régal pour les sens, le corps et l’esprit !

Je ne sais pas si vraiment les thermes tels que nous les découvrons aujourd’hui sont l’exact reflet de ce que Hundertwasser avait imaginé mais l’atmosphère des lieux ne rappellent en rien celle de ces HLM viennois. Un peu bobos tous ces curistes !

Il suffit de quitter les abords des bassins extérieurs et de la réception pour goûter le plaisir de se balader dans une nature d’où émerge des bâtiments des plus surprenants. Des tourelles, des colonnes plantureuses et chamarrées, les yeux sont à la fête et c’est sans effort que l’on déambule dans ces collines d’où surgissent des murs ondulants aux fenêtres rigolotes.

Par contre si la fibre écolo de Hundertwasser est à l’origine de ce complexe, lui qui a su concevoir la filtration de l’eau par lagunage et fut un des pionniers de la protection de l’environnement, je me demande ce qu’il pense de cette débauche d’énergie nécessaire pour faire fonctionner la piscine à vagues et les différents complexes aquatiques !

Enfin, ne bondons pas notre plaisir car ce n’est pas fréquent de pouvoir, sans être hôte des lieux, visiter un site de ce type qui avant d’être à vocation touristique est quand même destiné à prodiguer des soins.

C’est d’ailleurs très surprenant de constater que partout où nous sommes allées il n’y a pas d’espaces interdits et, ou, réservés. Comme à Vienne, la police est très discrète, nous n’avons même pas repéré de radars sur les routes et les interdits sont globalement respectés, les personnes semblant se censurer d’elles-même. Rien à voir avec le côté psychorigide ressenti en Allemagne (et qui s’est encore intensifié depuis notre dernière incursion en 2014) où l’on a bien souvent l’impression de se faire mitrailler du regard dès lors que l’on commet, ou s’apprête à commettre, un impair. Essayez de laver votre petite culotte dans le lavabo des sanitaires en Allemagne ! Ils ont des yeux partout et instantanément il se trouve quelqu’un pour vous faire remarquer que c’est « verboten ». En Autriche les petits aménagements ne suscitent pas de réaction !

Décidément ce pays me parle beaucoup au coeur et à l’âme et même si trouver l’itinéraire de retour nous a donné bien du souci, maintenant que nous avons tout testé et que nous avons déterminé le trajet idéal (quand on habite Perpignan), c’est évident nous y reviendrons ne serait-ce que pour se faire le Grossglöckener.

Nous repasserons tant à l’aller qu’au retour par l’Italie et hardi petit !

Do

Repost 0

Présentation

  • : Hist' toiles
  • Hist' toiles
  • : Nous sommes deux soeurs... L'une peint, l'autre écrit. Nous avons envie de partager nos vécus, nos ressentis, nos expériences; de témoigner... Nous aimons par dessus tout la nature, notre plus grande source d'énergie... Sur ce blog, nous vous présenterons des peintures, des livres, mais aussi des photos de nos voyages, de nos randonnées, des récits... Nous tenterons enfin de vous entraîner dans la grande aventure de notre vie: notre cheminement spirituel vers l'Amour et la Lumière.
  • Contact

Recherche