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22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 16:17

Camping. Ce mot vous évoque quoi, au juste ? Des souvenirs personnels ou le (les) film(s) éponyme(s) de Franck Dubosc ? En ce qui me concerne, je reconnais avoir bien ri au premier film, assez représentatif d’un certain type de campings et de campeurs.

Des campings des « Flots bleus », on en trouve aujourd’hui des milliers, et de plus en plus, hélas. Souvent rebaptisés « hôtellerie de plein air », ils n’ont quasiment plus rien du camping d’antan. Toujours plus de mobil-homes, de chalets, de bungalows, ou plus tendance aujourd’hui, avec des roulottes, des yourtes, et des cabanes perchées ! Mais de moins en moins d’emplacements « nus » pour planter sa tente, installer sa caravane ou son camping-car. On peut y profiter de piscines, de boutiques, de restaurants, de garderies d’enfants et d’animations, bref, de tout le nécessaire pour passer de bonnes vacances sans avoir à quitter les limites du camp, mis à part pour visiter la région d’accueil (facultatif !).

Pour beaucoup de non-campeurs, - et la galerie de portraits du film « camping » (pas vraiment exagérée !) a plutôt tendance à renforcer le cliché-, ce mode de vacances rime avec « beauf ». Mais c’est quoi, « beauf » ? Qu’est-ce qui est beauf ?... C’est très subjectif, en fait ! Pour certains par exemple la Laguna est une voiture de beauf !!!! Va savoir pourquoi...

Pour ma part, je me contenterai de dire que je supporte parfois difficilement la population des campings. J’essaie de ne pas juger ; je constate. J’aime la tranquillité, l’indépendance, l’anonymat, la liberté, la possibilité de larguer les amarres pour d’autres cieux à tout moment, l’itinérance, le changement et la communion avec la nature ; je ne suis pas contre les rencontres et d’ailleurs, nous en faisons souvent de très agréables. Elles ponctuent nos voyages et embellissent nos souvenirs. Mais les soirées avinées où chacun vide son verre cul-sec, tandis que le public entonne « Elle (il) est des nôtres », très peu pour moi !

Et pourtant, malgré tout, en dépit d’expériences désagréables, parfois insupportables (les voisins bruyants, le machisme ambiant… Deux femmes seules ? Ça, c’est pas normal !... Ah, c'est des sœurs... (ouf!)), je le clame haut et fort : j’aime le camping !

Jeannine, Frédé et Domi
Jeannine, Frédé et Domi

Dans la famille, nous avons toujours campé. D’abord parce que nous n’avions pas beaucoup d’argent et que c’est un mode de vacances plus abordable que les autres ; ensuite, parce que nous aimions ça.

(cliquer sur les photos pour les agrandir)

Domi, Charles et Frédé
Domi, Charles et Frédé

Mes premiers souvenirs de vacances me ramènent en Vendée, à St Jean de Monts, sous un cabanon de toile bleue, bien lourd et bien costaud, fièrement dressé dans un champ gracieusement mis à notre disposition par les propriétaires. A cette époque, - fin des années 50-, nous avions une 4 CV noire, baptisée « Mowgli » (dans la famille, nous baptisons tout), et je me demande bien comment nous parvenions à faire entrer dans un habitacle aussi restreint tout le matériel nécessaire (un tour de force sûrement, même avec la galerie) ; parce qu’il faut bien l’avouer, le camping sous la tente, c’est le bazar assuré ! C’est sans doute pour cette raison que bien des gens aujourd’hui optent pour les formules locatives en camping, en dépit des tarifs pratiqués en saison, outrageusement élevés.

A Coutainville
A Coutainville

Durant de longues années, nous avons enchaîné divers types de tentes : cabanon, canadiennes, et igloo. Nous avons eu la chance de posséder la vraie tente « igloo » pneumatique, à boudins gonflables en guise d’armature ; une petite merveille, sauf si des petits rigolos s’amusent à vous la dégonfler un soir d’orage, à Rocamadour (ou ailleurs !) ; on en rit aujourd’hui, mais sur le coup, c’est très contrariant.

Jeannine et Pepita
Jeannine et Pepita

Ensuite, les finances s’améliorant, nous avons eu notre période caravane, en commençant par Pépita (de l’avis de notre tante Annie, cela faisait bien caravane, « Pépita »), une « rigi-pliante », un mécanisme astucieux offrant tous les avantages de la caravane en dur, sans les problèmes de prise au vent. Après l'avoir étrennée à Cabourg, nous nous sommes élancées vers la Sicile et c’est à Follonica, en Italie, que nous avons connu notre plus grand succès, devant une colonie d’allemands émerveillés ; une prestation qui nous valut au final un petit coup de schnaps. Notre première Pépita était parfaite, mais n’avait pas de moustiquaire. Nous sommes retournées à la foire de Paris deux ou trois ans plus tard pour acheter l’article manquant et au final nous avons acheté Pépita II, avec moustiquaire et plus grande. Quelques années encore et nous changions pour une vraie caravane que nous avons vendue en devenant propriétaire. Et pour nos insatiables besoins d’itinérance, nous avons repris une tente, en rêvant d’un camping-car…

Tibus à Lünebourg
Tibus à Lünebourg

Le camping-car, c’est le couronnement de notre carrière de campeur. Que des avantages, quand on aime le changement et l’itinérance ! Le top du top !

Aujourd’hui, nous avons troqué notre premier camping car pour un fourgon aménagé. Nous voulons pouvoir aller partout. Ayant désormais la possibilité de partir hors saison, nous recherchons les petits campings sans trop de mobil-homes (l’idéal étant sans, mais ils se font rares), fuyant les clubs de vacances ultra organisés ou l’on se fait « pucer » à l’arrivée. Pas trop de monde, pas d’animation, pas de réservation. Calme et liberté d’action.

Et tant pis si parfois les sanitaires ne sont pas trop à notre goût, avec une douche un peu anémique ou trop dynamique, de l’eau trop chaude ou trop froide et pas de « PQ » dans les toilettes… Damned !

Dernièrement, en Aveyron, nous sommes arrivées dans un camping à la ferme où nous étions quasiment seules. Que du vert autour de nous, un cerisier en fleurs au dessus de nos têtes, un panorama à 360°, et dans le lointain, une vue imprenable sur le viaduc de Millau (oui, c’est parfois beau, la modernité !). Formidable. Ouvrir les yeux et entendre le chant des oiseaux, sortir de son petit chez soi pour aller aux toilettes en traversant la prairie humide de rosée et inspirer à pleins poumons les parfums de la terre qui s’éveille, voilà une image du bonheur qui me convient tout à fait.

Le P'tibus à Castelnau Pegayrolles
Le P'tibus à Castelnau Pegayrolles

Alors oui, je persiste et je signe :

J’aime le camping !

Fredo

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Published by Do Fredo - dans coups de coeur
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commentaires

jlb 03/07/2016 11:53

Tout pareil ! Sans l'épisode caravane... On se contentait de rêver devant les caravanes pliantes de ceux qui avaient la chance d'en posséder une !
Vivent les campings "grands champs avec un bloc sanitaire au milieu" !
D'autant que l'hostellerie de plein air est presque aussi chère que l'hôtel en dur... Mais il n'y a pas la danse des tongs dans les couloirs !

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