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25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 19:24

Pardon pour cet article sans doute assez indigeste mais il nous a semblé devoir endosser aujourd’hui un rôle de lanceur d’alerte.

Depuis quelque temps une de nos amies vit un cauchemar au quotidien sans grand espoir d’en voir un jour la fin. Touchées par sa détresse et incapables de l’aider, parler de son parcours pourra peut-être éviter que d’autres ne rêvent que de « partir » rapidement pour en finir avec la souffrance, comme elle nous le confiait hier.

Traitée pour des troubles neurologiques depuis de nombreuses années : état dépressif puis forte dépression avant que soit posé un diagnostic, contesté, de bipolarité, notre amie s’est réveillée un matin de décembre 2015 avec des mouvements involontaires des paupières. Le phénomène s’est aggravé, douleurs et mouvements masticatoires incontrôlés, incapacité à ouvrir les yeux ... l’amenant à consulter différents praticiens jusqu’à ce que le diagnostic tombe : Dyskinésie tardive !

Un diagnostic sans appel !

Dyskinésie tardive

La dyskinésie tardive est un effet indésirable (apparemment bien connu) provoqué par les traitements neuroleptiques. C’est aussi, et cela ne dit pas, un effet secondaire chez les enfants des médicaments contre les troubles gastro-intestinaux !

Le terme tardive signifie que bien souvent le trouble apparaît alors que le patient n’est plus sous traitement !

Cet effet indésirable est de type extra-pyramidal, c’est à dire qu’il affecte les circuits neuronaux responsables de la motricité involontaire, des réflexes, du contrôle de la posture.

La vie de tous les jours se mue en survie, la vie sociale est anéantie, l’image de soi est broyée, le suicide apparaît bien souvent comme la seule porte de sortie, digne !

Pour l’heure les seules améliorations possibles mais transitoires, lorsque la dégradation reste modérée (certains doivent être nourris artificiellement car la perte de déglutition est totale) sont :

Une supplémentation en Vitamine E qui peut aussi aider mais ne guérit pas !

Des injections d’acide botulique dans les micro nerfs de la face, du cou et des autres zones concernées afin de figer les mouvements incontrôlés et de redonner un certain confort de vie.

Mais là aussi ce n’est pas simple. Ces injections ne se font pas partout et sont similaires à celles que l’on pratique pour gommer les rides de qui veut effacer le poids des ans. La demande est apparemment forte et les rendez-vous ne tenant pas compte de la nécessité « vitale » de ces injections pour certains malades, notre amie patiente depuis 3 mois dans la détresse la plus absolue. Le planning avant tout !

Dyskinésie tardive

Ce qui est carrément inquiétant c’est que dans les neuroleptiques mis en cause, outre ceux traditionnellement utilisés dans les cas de schizophrénie, bipolarités, troubles dépressifs ou anxieux ... il y a aussi les neuroleptiques « cachés » que l’on trouve dans les anti-nauséeux, anti-histaminiques ou pour des troubles endocriniens comme les bouffées de chaleur ... Vogalène, Primpéran, Théralène, Phénergan …

Plonger dans ce sujet fait froid dans le dos car au hasard des recherches ont découvre aussi que les dyskinésies ne sont pas que tardives, il y a les choréiques (maladie de Chorée). Provoquées notamment par les benzodiazépines, molécules non classées dans la catégorie neuroleptique et plutôt dédiabolisées (Xanax, Lexomil) , elles n’ont franchement rien à envier aux précédentes.

Tous ces effets secondaires sont connus des praticiens mais on continue quand même à les prescrire même si, en prime, on les suspecte d’être responsables de l’augmentation des cas de maladies d’Alzheimer (benzodiazépines) !

Dyskinésie tardive

Alors, je ne détiens pas LA solution mais il y a des faits que j’ai découvert depuis un certain temps comme le fait que certains bipolaires ne vont pas forcément plus mal sans psychotrope. Je sais aussi qu’en combinant certaines thérapies, naturopathie, régimes alimentaires spécifiques, supplémentation en oligo-éléments et vitamines, en pratiquant la méditation thérapeutique, le yoga, la sophrologie, la médecine ayurvédique, enfin toutes ces approches qui permettent de se réapproprier sa vie (soins holistiques touchant corps-âme-esprit) … il est possible de limiter la prise de médicaments et de repartir sur de nouvelles bases. Point essentiel, les mêmes causes produisant les mêmes effets, il est donc important d’être acteur de sa thérapie, ce que ne favorise pas les psychotropes !

Et ça, c’est quand même une bonne nouvelle car tous ces soins ont au moins un avantage, les effets secondaires sont inexistants !

Do

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Published by Do Fredo - dans Santé
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commentaires

Sylvie 27/09/2016 14:47

Merci pour cet article qui m'a bcp touchée? Aujourd'hui, aucune amélioration mais c'est encore tout frai.... Patientons !

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