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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 16:16

Lors de ce séjour viennois nous avons eu quelques coups de coeur et un coup au coeur (en ce qui me concerne) avec lequel je débuterai cet article !

 

Un des symboles de Vienne est incontestablement sa grande roue. Construite en 1896 en un temps record (8 mois), dès son inauguration en 1897 lors d’une fête donnée en l’honneur de la Reine Victoria, la roue devint l’attraction vedette de la cité impériale. Un manne économique qui faillit disparaître durant la seconde guerre mondiale mais qui renaquit de ses cendres bien plus vite que la ville elle-même. Le 25 mai 1947, Vienne émergeant à peine de ses décombres, la grande roue était opérationnelle, un petit musée retrace son histoire au moyen de maquettes installées dans d’anciennes cabines.

Plus de 60 mètres de haut, 15 cabines, regardez la photo et cherchez l’erreur !

La roue ne connaît pas de repos et a su diversifier ses offres pour attirer un maximum de visiteurs car il ne faut pas croire que ce soit le pékin lambda qui intéresse le plus les gestionnaires même s’il lui consacre un stand de photo bidon où il peut se faire tirer la bobine dans une cabine factice !

Je n’ai pas vraiment eu l’opportunité d’analyser ce que je voyais. Au début j’ai observé autour de moi par le truchement de l’objectif qui a capté l’image d’une table dressée pour le repas dans une des cabines. Je n’en ai même pas été étonnée. Puis jusqu’à ce que nous perdions de la hauteur je n’ai plus rien regardé juste mes pieds ! L’heure de la délivrance approchant j’ai commencé à étudier le prospectus que j’avais récupéré en vue d’un article pour le blog et là le cœur m’a manqué en découvrant que les cabines étaient proposées pour des soirées festives, noces, dîners aux chandelles ou, ce fut le coup de grâce, anniversaires de gamins ! Comment imaginer une dizaine de moutards entrain de s’agiter à 60 mètres de haut alors que j’osais à peine remuer un orteil !

C’est avec une joie sans mélange que nous avons regagné les allées du Prater enneigées, le plancher des vaches, y’a rien de mieux !

Lorsque vous êtes à Vienne il y a les « incontournables » : les Bradwurst, les viennoiseries, Sissi et la musique. Nous nous sommes donc arrêtées dans un des Würstelstands de Graben, à la Salm Braü, authentique brasserie datant de 1717 installée dans un ancien cloître, et à la Hofburg pour siroter un chocolat viennois. Oserais-je dire que je préfère le chocolat espagnol ?!

Nous avons eu notre dose de valses, impossible d’échapper à Strauss, et sans le vouloir nous avons croisé plusieurs fois le souvenir de Mozart. Par contre il fut plus difficile de remettre nos pas dans ceux de Schubert et de Beethoven. Il nous a fallu pour que ce soit chose faite organiser une escapade dans les villages vignerons de Grinzing et Heiligenstadt, Schubert étant un grand amateur de Heuriger !

 

Les Heuriger étaient et sont toujours des lieux de culture populaire à la fois débit de boisson et restaurant, autorisés par décret à ne proposer que les vins de leurs propres productions ! Les Heuriger ont encore, une lanterne et une branche de pin accrochées à leur porte d’entrée. Si la lumière est allumée, les clients sont attendus, la maison n’est pas close mais la comparaison s’arrête là.

Couverts de vigne les coteaux de Grinzing descendent jusqu’au Danube et au village d’Heiligenstadt, la campagne à la ville. La distance assez courte avalée dans un environnement rappelant curieusement les petites rues de Meudon (banlieue de Paris) nous avons découvert l’une des demeures de Beethoven. Le « Maître » a souvent résidé à Heiligenstadt et c’est dans ce village qu’il a rédigé en 1802 ce que l’on nomme le testament d’Heiligenstadt. La maison n’étant pas bien grande et l’ameublement réduit au minimum, nous avons eu tout le temps de découvrir ce texte émouvant, en immersion totale avec la musique. Beethoven avait 32 ans lorsqu’il a écrit ses dernières volontés, il y décrit sa souffrance, son désir d’en finir avec la vie et aussi son espoir de voir ses troubles s’estomper progressivement.

En cliquant sur ce lien vous pouvez accéder au texte complet ! 

https://www.musicologie.org/Biographies/b/beethoven-a.html

Il y avait alors 5 ans que son audition s’amenuiser, acouphènes, otalgies le tourmentaient. Ses troubles étaient paradoxaux, le bruit le faisait souffrir mais il n’entendait quasiment rien !

Dans la seconde pièce de la maison nous sommes tombées en arrêt sur le masque mortuaire de ce musicien de génie, une douleur inattendue nous a étreintes, chacune à notre tour, nous n’étions pas ensemble. Un masque n’a rien à voir avec une sculpture qui est empreinte de la personnalité de son créateur. Beethoven était là, devant nous et sa souffrance emplissait l’air autour de nous.

A sa mort, une autopsie a été pratiquée et depuis des analyses ADN ont été effectuées. Nous en savons un peu plus sur les problèmes de santé qui l’affectaient. Il souffrait d’une surdité neuro-sensorielle, une complication immuno-pathologique de la maladie intestinale inflammatoire qu’il a toujours décrite et ayant entraîné une atrophie du nerf auditif. Comme quoi, soigner une maladie ne peut se résumer à en traiter les effets, on comprend mieux pourquoi les médecines alternatives ont une approche globale du patient au contraire de la médecine allopathique.

Beethoven était atteint également de saturnisme, affection aggravée par une incapacité génétique d’élimination du plomb et due à une consommation de vins rhénans « sucrés » au sel de plomb. Une vieille tradition viticole jadis pratiquée sous toutes les latitudes notamment en Charente où les effets ont été particulièrement sérieux.

Pour en revenir à Beethoven dommage que personne n’ait pu lui prescrire l’Huile Essentielle de Bois de Rose. Huile des musiciens, d’un point de vue vibratoire et énergétique c’est l’huile de ceux qui n’ont pas reçu enfant l’affection qui leur était due, ce qui était son cas. Au plan physique elle soigne l’eczéma du conduit auditif, affection en lien avec la non reconnaissance et dont souffrait Beethoven. Elle tempère également les caractères emportés, ce qu’il était, non sans raison !

A Heiligenstadt nous avions rendez-vous avec Beethoven et nous ne le savions pas. Jeudi dernier, nos âmes se sont rencontrées !

Le troisième coup de coeur est également le fait d’un artiste, Franz Xaver Messerschmidt à ne pas confondre avec Messerschmitt, le constructeur aéronautique. Ses créations ont été nettement moins « lourdingues ». Né en Bavière au sein d’une famille d’artistes, Messerschmidt s’est formé à Munich, Graz, Vienne, Rome. Portraitiste de la famille régnante dès ses débuts, il donne très vite libre court à ses capacités créatrices et commençe très jeune à enseigner à l’Académie Royale de Vienne. Sa vie bascule au décès de son ami et professeur de sculpture. Affecté de troubles psychiques Messerschmidt tente de combattre ceux qu’ils désignent comme ses tourmenteurs, « ces esprits qui le torturent nuit et jour », en leur donnant un visage.

 

Psychopathie ou possession ? La question n’a pas été tranchée mais 69 bustes en métal et albâtre sont nés de cette folie, des « têtes de caractère » que nous avons découvertes au Palais du Belvédère de Vienne !

Do

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