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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 20:07
Mardi
Si bon nombre de monuments antiques ont disparu, on ne boude pas son plaisir en s’abandonnant à la joie de déambuler dans cette cité particulièrement séduisante qui a mis tout en œuvre pour satisfaire les visiteurs à commencer par les tarifs de visite des monuments. Comme partout en Espagne ils sont peu onéreux et les « jubilados » (entendez par là « seniors ») ont même droit à des réductions, ce qui mérite d’être signalé car en France si la gratuité est souvent totale pour les jeunes jusqu’à 28 ans, les « vieux » paient plein pot ! Cerise sur le gâteau des entrées combinées sont proposées, 3,65€ pour visiter 4 monuments, un cadeau dont on bénéficie sur demande dans n’importe quel site.

 

Commencer la visite par le cirque romain n’est pas une mauvaise idée, cela permet d’organiser la découverte de Tarragone de manière à pouvoir se poser dans l’un des restaurants de la place du Forum à mi journée du parcours. Le Cirque fait partie des mieux conservés d’Occident même si sa structure est partiellement enterrée sous de vieux édifices du XIXe siècle. L’entrée se fait par l’ancienne muraille romaine. Remaniée au Moyen Âge elle permet d’accéder à un tronçon de gradins par l’un des monumentaux escaliers d’accès des spectateurs puis à la Tour des Monges, construction médiévale intégrée des siècles plus tard à la muraille médiévale. Les anciens couloirs qui desservaient les différentes parties du cirque, les salles où s’entassaient les animaux, les esclaves, le matériel sont partiellement visitables nous offrant une balade sous la ville qui au fil des siècles s’est construite sur les ruines du monde antique.

Un réseau souterrain qui ne cesse de s’agrandir aux hasard des travaux de réhabilitation de la ville et qui relie les sites entre eux. Pour preuve parti du Cirque romain c’est du Prétoire ou « château du Roi » que l’on ressort sur ce qui fut l’un des anciens forums romains.

 

Si vous suivez notre itinéraire, un conseil, ! Avant de songer à vous restaurer allez découvrir la chapelle Sant Pau juste derrière la cathédrale. Certes elle n’a rien de romain mais elle permet de comprendre ce que fut la vie des premiers chrétiens sous la domination de l’empire romain grâce à une vidéo très bien documentée, seul bémol peut-être ce n’est qu’en Catalan, Castillan ou Anglais !
 
Situé à l’intérieur du cloître du Séminaire, ce tout petit édifice de base rectangulaire pourvu de colonnes extérieures et à la décoration très austère tranche avec l’architecture baroque du séminaire sans choquer, sans doute du fait de la mise en scène du lieu plutôt moderniste ! J’aime bien !
De Sant Pau vous aurez ensuite le loisir de goûter une pause avant d’avaler le circuit des Murailles. Commencées au IIe siècle av. JC, 1100m en ont été conservés sur les 3500m initiaux.
 
La partie la plus intéressante peut être visitée sur le Parcours Archéologique. Différents pans de mur parfaitement conservés faits de blocs mégalithiques, deux des six poternes et une porte d’accès au trafic roulant sont encore visibles sans parler des nombreux bâtiments qui la bordent. Et comme partout sur les sites espagnols un espace didactique a été aménagé pour répondre à toutes nos questions, même à celles que l’on ne se pose pas !
A ce stade de la journée le billet groupé est déjà rentabilisé et il reste à gagner le forum local en repérant au passage l’une des nombreuses terrasses qui bordent la Rambla Nova ou la Place Corsini pour revenir y déguster par exemple un « chocolate à la taza » avant de partir à la découverte du dernier site romain, l’amphithéâtre.
 
Destiné aux spectacles de luttes des bêtes sauvages, des gladiateurs et d’exécutions publiques il fut construit au début du IIe siècle après JC et conserve une partie des gradins taillés dans la roche. C’est ici qu’en 259, Saint Fructueux et ses diacres y furent brûlés vif. En leur mémoire une basilique wisigothique fut édifiée au début du VIe siècle puis sur ses ruines l’église médiévale de Santa Maria del Miracle. Aujourd'hui une école porte ce nom !
 
Voilà, mission accomplie ! Les autres sites sont hors la ville et demain est un autre jour !
Une petite halte sous les bigaradiers en fleurs qui arborent les rues en attendant le bus et la journée de demain commence à se dessiner !
Mercredi
Départ avec le Ptibus pour la Villa romaine de Centcelles située sur le territoire municipal de Constantí à quelques kilomètres de Tarragone. Elle aurait été occupée s le IIe siècle avant JC. et a connu une vie riche jusqu’à la fin de l’époque romaine dans un environnement sans doute plus bucolique qu’aujourd’hui. Entre les cheminées d’usine, l’autoroute et autres vias, on pourrait rêver mieux. Pourtant la magie opère !
Les ruines actuellement visibles datent probablement du IVe siècle. Une des deux salles conserve son toit en coupole et de magnifiques mosaïques d’une qualité et d’une valeur exceptionnelle la décorent attestant de l’implantation du christianisme dans la Rome antique.
 
Des restes des thermes de la villa sont également conservés et là aussi un espace didactique est aménagé permettant de comprendre comment réaliser une toiture, une voûte en plein cintre ou une mosaïque.
Avant de regagner notre port d’attache nous gagnons « Le Pont du Diable » ou Aqueduc des Ferreres, l’un des deux aqueducs construits en vue d’approvisionner la ville en eau. Le tronçon conservé constitue un pont d’environ 217 m de long et 26 m de hauteur maximale au-dessus d’un ravin que Frédo a franchi dignement ! Construit au moyen de grandes pierres de taille assemblées sans mortier, il forme une double ligne d’arches qui enjambe un vallon asséché.
 
Tentés par d’autres horizons, nous avons terminé notre troisième journée Tarraconaise par une belle randonnée sur le GR qui nous a menés jusqu’à la Tour de la Mora. Datant du XVIe siècle, cette tour fut construite par la cité de Tamarit pour protéger le littoral des incursions des pirates maures.
 
Ayant perdu et retrouvé notre chemin un sacré nombre de fois, nous avons terminé cette virée à la limite Est de la « Platja Llarga », là où commence la côte rocheuse et où de curieuses saignées dans une roche truffée de coquillages fossiles laisse accroire que le trait littoral a reculé (c’est une certitude d’ailleurs, au moins sur Rosas et L’Escala) et que jadis une carrière se existait là.
A bientôt.
Do

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