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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 16:45

Nous terminons notre périple espagnol dans le delta de l’Ebre, et seules, nos acolytes ayant choisi de rentrer directement à Lapalme.

De Morella, il nous faudra presque deux heures pour retrouver le littoral du côté de San Carles de la Rapita, après avoir traversé une véritable mer d’orangers. Certains sont en fleurs, d’autres portent encore (déjà ?) des fruits. Il faudrait pouvoir s’arrêter, ça doit sentir divinement bon. Mais nous ne trouvons pas d’endroit propice à une halte et nous nous contenterons d’aller renifler le nôtre en rentrant chez nous !

A San Carles, site éminemment touristique et donc très envahi, nous retrouvons les grands immeubles et les cités pavillonnaires sans âmes. Nous ne regrettons pas notre nuit en altitude et la tranquillité de l’aire de Morella !

Nous prenons la direction du port, puis de Poble Nou, pour gagner par une petite route très étroite le centre d’interprétation « MónNatura ». Le paysage est devenu uniformément plat, et pas vraiment joli pour tout dire. Le premier abord est assez décevant. Les rizières ne sont pas en eau et aucune récolte ne pointe le bout de son nez. Pylônes électriques et cheminées industrielles hérissent ici et là l’uniformité des lieux. Pas de quoi donner envie d’une petite exploration pédestre sur le sentier dont nous avons relevé le tracé avant de partir. Sans doute faudrait-il s’enfoncer plus avant pour savourer l’authenticité des lieux. Alors, disons que ce premier contact nous servira de repérage et qu’une autre fois, peut-être, nous nous livrerons à une découverte plus approfondie de cette région singulière, en évitant la période des moustiques. Et pourquoi pas en vélo ?

 

Salicorne

 

A « MónNatura » Delta de l’Ebre, la Fundació Catalunya-La Pedrera a réhabilité d’anciens bâtiments en ruines pour permettre au visiteur de découvrir les diverses activités traditionnelles du delta, tout en profitant d’un environnement naturel exceptionnel, dans une des zones humides les plus importantes d’Europe occidentale. Exploitation des salins, pêche traditionnelle et observation des oiseaux sont les trois pôles principaux du centre.

 

Ici, les « jubilados » (si vous avez lu nos articles précédents, vous savez de quoi je parle !) ne payent rien. Ils savent vivre, les espagnols, quand même !

La visite est libre et permet même d’expérimenter le maniement de la perche dans des barques à fond plat à disposition des visiteurs. Le terrain de jeu n’est pas énorme, mais grandement suffisant pour les amateurs que nous sommes ! Nous nous contenterons pour notre part d’une toute petite boucle, juste histoire de voir ce que ça fait… Et en dépit de tentatives beaucoup plus brillantes en grande Brière et dans le marais poitevin, je vous le dis tout net : je n’aime pas ça du tout.

 

Après cet intermède, nous grimpons sur la terrasse du bâtiment le plus élevé, où des monoculaires performants sont mis gratuitement à disposition des visiteurs pour observer les oiseaux.

 

 

 

 

 

Le delta à nos pieds, nous découvrons une importante colonie de flamands roses et quelques aigrettes.

 

Tout cela a des petits airs de Camargue, jusqu’aux maisons traditionnelles aux toits de chaumes qui ressemblent furieusement aux maisons gardiannes, ou aux bourrines vendéennes. Ici, on les appelle des « baracas ». Mais point de manade en vue, juste de nombreux véhicules sillonnant la bande littorale, ce qui étonne un peu dans une zone naturelle protégée.

 

Le reste de la visite permet de découvrir un film sur la vie du delta au fil des saisons, les instruments de pêche traditionnelle et de faire une petite balade sympathique, mais brève, dans les marais salants, avant de s’essayer aux « birles catalanes ». Moi quoi-t-est-ce, entend-je ? Hé bien un jeu de quilles, tout simplement. Pas douées, les frangines… Mais le geste est beau, non?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une petite parenthèse pour signaler ici qu’il existe au cœur de la Vendée un endroit assez similaire, particulièrement intéressant à visiter, même si là-bas, les retraités payent plein pot ! Rien n’est parfait. Mais si vous allez passer quelques jours du côté de Saint Jean de Monts, ne ratez pas le fantastique musée du Daviaud, situé au cœur du marais vendéen, sauvage et authentique. Oserais-je dire que c’est plus beau ?... J’ose ! Cependant, renseignez-vous avant sur les jours d’ouverture, car hors saison, c’est un peu galère pour y aller !

Et pour l'observation des oiseaux, rien de mieux que les Aiguamolls d'Empurda, dans la baie de Roses, du côté de Castello d'Empuries. C'est génial!

 

Nous retrouvons Tibus pour revenir sur nos pas jusqu’à Poble Nou où nous nous installons pour déjeuner. Dans son décor de palmiers (soit dit en passant, ici, les palmiers payent un lourd tribu au charançon ou au papillon ; beaucoup sont décimés !), avec ses maisons basses, éclatantes de blancheur et son clocher qui ressemble à un minaret, le village, créé au siècle dernier, a des petits airs de Maroc. Mais c’est bien la messe et la cérémonie des rameaux qui se déroulent sur le parvis de l’église, attirant une petite foule colorée et des enfants endimanchés.

 

L’heure du retour a sonné et nous quittons le delta pour remonter en direction de notre Catalogne à nous, contournant Barcelone par l’ouest pour éviter les retours de week-end et faire un crochet par Martorell et son Pont du Diable. Bon, franchement, on aurait pu s’en passer. Il a dû être beau, mais dans son environnement d’aujourd’hui, HLM et voies rapides, il est un peu noyé et pas franchement photogénique ; mais au moins, depuis le temps que nous voulions le voir, on peut le dire : c’est fait !

 

Comme à l’aller, nous faisons route vers Saint Genis en boudant les autoroutes autant que faire se peut, et à partir de Girona, c’est la routine. Tibus connaît la route. Il n’y a pas foule au Perthus (en tous les cas, toujours aucun contrôle ! Quid de l’état d’urgence ???) et à dix-neuf heures, nous retrouvons notre sweet home.

Et dire que dans quinze jours, on remet ça…

 

Frédérique

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Published by Do Fredo - dans récits de voyage
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