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17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 13:37

Il y a quelques années j’avais passé pas mal de temps à rechercher ce que cachaient les additifs alimentaires contenus dans l’alimentation pour les animaux de compagnie. Cela faisait suite à une série d’articles traitant d’un sujet identique mais relatif à l’alimentation humaine.

Même combat, ce que j’avais découvert m’avait donné la nausée.

Aujourd’hui la situation n’a pas évolué, l’offre s’est diversifiée mais les additifs sont toujours aussi toxiques par contre ce qui semble changer c’est l’attitude de certains chiens ou chats. Nous avons autour de nous des réfractaires qui se sont mis à bouder leurs croquettes imposant à leurs maîtres de repenser leur alimentation !

Du coup j’ai recherché l’article en question. Si vous avez un animal qui rechigne sur sa gamelle, présente des symptômes allergiques, se révèle arthrosique précocement … si plusieurs animaux autour de vous n’ont pas fait de vieux os ou vieillissent mal, ce qui suit pourrait vous intéresser.

Pour l’avoir expérimenté les rations ménagères ne reviennent pas plus cher que des croquettes (mis à part les premier prix discount), elles ont également de multiples mérites que vous isolerez en lisant ce qui suit.

Peut-être serait-il temps dans tous les domaines de cesser d’engraisser tous ces laboratoires qui vendent à prix d’or sous couvert de grands mots de la « merde ». Et ne croyez pas que ce qui se pare de l’étiquette Bio soit mieux, lisez les étiquettes, comparez les prix, il n’y a pas photo. Des haricots, des carottes, du riz ou pâtes, de vrais morceaux de viande, un peu d’huile d’olive, le tour est joué !

Cela peut sembler une perte de temps, mais après tout nul ne nous oblige à prendre un animal. Partager sa vie avec un animal de compagnie est un choix, idéalement conscient et raisonné mais qui a un coût en nourriture et soins divers dont les soins vétérinaires. Une alimentation « saine » peut les limiter et les chiens ou chats nous avons bien souvent à faire avec des gourmets !

 

Certains d'entre vous penseront sans doute que ce n'est pas leur problème, soit qu'il n'ait pas d'animal, soit que la condition humaine leur paraisse suffisamment fragilisée pour se soucier de l'alimentation animale ?!

Peut-être mais tout est relié, tout est connecté ! Je me suis centrée sur les animaux de compagnie mais j'aurais pu tout aussi bien m'occuper des vaches, cochons, moutons. Les scandales ont existé, d'autres problèmes surgissent de temps à autres et ne peuvent vous laisser indifférents, non ? Les saloperies qu'ils ingurgitent se retrouvent dans leur viande et qui la mange ? Vous !

Dernière question : savez-vous quelle est la nature de la viande que l'on retrouve dans les croquettes, pâtées, bouchées de viande au poulet ? Des poussins, broyés encore vivants !

Ce que j'avance dans cet article commence à se savoir, voici un extrait d'un article dont l'intégralité est à consulter en cliquant sur ce lien :

http://www.santevet.com/articles/alimentation-pour-chiens-et-chats-les-veterinaires-plebiscitent-l-industriel

Quasiment toutes marques confondues présentent les mêmes composants : viandes, légumes en pourcentages variés, cendres ?!, vitamines D3 et A entre autre, des additifs que certaines marques présentent comme des « oligoéléments », des conservateurs et des antioxydants, sans autre précision quant à leur véritable nature.

J'ai donc creusé la question, merci Google, et recherché ce qu'étaient ces prétendus oligoéléments que l'on retrouve, par exemple chez Royal Canin, sous les dénominations E1, E2, E3 … grâce à certains sites qui détaillent la composition de leurs produits. A noter que, que ce soit des croquettes, des bouchées « gourmandes », des pâtées c'est exactement pareil !

Le E1 ou sulfate de fer mono hydraté sert d'additif alimentaire mais se retrouve aussi dans l'industrie du ciment, il est classé cancérigène et utilisé dans le traitement de l'eau !

Le E2 ou iodate de calcium anhydre ou E916 appelé aussi Lautarite se retrouve pour 0,0075 % dans le pain comme agent de traitement des farines. C'est un antiseptique utilisé aussi comme désodorisant dans les potions et onguents. Irritant pour les yeux, il est allergène pour la peau ce qui est quand même contradictoire avec les conditions d'utilisation précédemment exposées. Il génère en cas d'ingestion vomissements et diarrhées, pour un additif « alimentaire », c'est un peu raide et d'autres joyeusetés que je vous épargnerai ici.

Le E4 ou sulfate de cuivre anhydre est classé classe 4, sa toxicité est aiguë par voie orale. Dangereux pour le milieu aquatique, il est nocif en cas d'ingestion et génère des corrosions cutanées. Il est utilisé pour le traitement des mousses des piscines et des terrasses et en traitement des vignes et tomates ! Nous sommes loin des croquettes !

Le E5 ou sulfate de manganèse mono hydraté a une toxicité aiguë et selon les cas est classé dans les catégories de 1 à 3.

Le E6 ou sulfate de Zinc mono hydraté est un corticostéroïde, étonnez-vous si ensuite votre animal développe une résistance inexpliquée à de futurs traitements ! quant au E8 que certains fabricants comme Royal Canin appelle Sélénium c'est en fait du Sélénite de Sodium un composé chimique du Sélénium a effet antiseptique. Il semblerait qu'on en retrouve dans la composition des shampoings antipelliculaires !

Voilà, maintenant que je vous ai tout dit, que vous inspire cette présentation des barquettes César ? Les barquettes césar sont un véritable délice pour les petits chiens et soigneusement produites avec des ingrédients sélectionnés et de délicats morceaux de viande. Les barquettes pour chien sont idéales pour tous les petits chiens gourmets !

Ce délice contient TOUS les éléments détaillés plus haut avec en prime l'exquis Nitric de Sodium dont le lien ci-dessous vous révélera les vertus !

http://www.additifs-alimentaires.net/E250.php

Et si je ne vous ai pas convaincu, un autre clic !

 

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Published by Do Fredo - dans coups de gueule Santé
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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 17:35

Constats de voyageuses

Italie, Autriche, Allemagne et pour le peu que nous ayons pu voir, Hongrie, les autoroutes sont bien aussi envahies de poids lourds qu’en France où l’on a tendance à vouloir nous faire croire que nous sommes les plus mauvais !

Nous avons réussi le tour de force de contourner Vienne sans voir autre chose qu’un mur de camions à notre droite et le mur anti-bruit sur notre gauche.


Autre constat, nous ne sommes pas vraiment à la traîne en matière de Bio. Pour sillonner le pays d’Est en Ouest et du Nord au Sud, il n’y a pas vraiment de lieux où l’on ne trouve pas une Biocoop ou similaire sans parler des grandes surfaces qui se mettent au Bio de plus en plus même si c’est purement commercial !

S’il n’y a rien à redire pour l’Italie, tout au moins les

régions traversées, qui est assez bien lotie, il faut dire que c’est un des pays qui a initié ce mouvement, par contre en Allemagne, en Autriche, il est assez problématique de se fournir en Bio. Les réseaux ne sont pas faciles à trouver sur le Net, pas plus que les produits disséminés dans les rayons des grandes surfaces de manière intimiste et aléatoire. Nous n’avons jamais trouvé quelle logique présidait au rangement !

 

Le Made in China aurait-il du plomb dans l’aile ? En Italie le « made in China » est remplacé fréquemment par le « Made in Italy ». Même en France nous trouvons de plus en plus de fringues arborant ce sigle ! Rassurant, non ?

 

Mais ce n’est pas tout, si vous avez une piscine (ou en fréquentez une), que vous avez besoin de « frite », ces longs trucs flottants très colorés et que vous privilégiez ce qui ne vient pas de chine, pas de problème. Le magasin Weldom en propose des « Made in Belgique ».

Rien de plus normal puisque nous parlons frite.


Autre découverte séduisantes. En Italie, toujours, le long de l’autoroute qui relie le Col du Montgenèvre à Turin puis Milan (peut-être ailleurs également), à la hauteur de certaines bretelles mais aussi n’importe où dès lors qu’il y a aux environs une agglomération d’une certaine importance, on trouve des aires desservant des gares routières à l’usage exclusif des cars de voyageurs. Dotées de passages souterrains permettant de relier les voies montante et descendante de l’autoroute et d’accès à des parkings de stationnement ordinaires ou de co-voiturage, ces aires permettent à toute personne, motorisée ou non, vivant hors des grands centres, lorsque les transports publics sont inaccessibles, de pouvoir vivre et se déplacer facilement.

 

En Italie, Autriche, Allemagne, Espagne même dans le plus petit camping les sanitaires sont spacieux, les installations sont pensées pour le confort des usagers. Plein de petites attentions leur sont destinées, le papier WC est à disposition, il est même possible de vider la cassette des WC chimiques sans être gazé, le tout moyennant des tarifs ni plus ni moins élevés que chez nous !

En prime les 3/4 du temps l’accès à la piscine municipale du coin est gratuit, les campeurs sont satisfaits, l’environnement et les réserves en eau préservées, économie rime avec écologie. Nous sommes globalement loin des installations sanitaires passablement minables des campings français même s’il y a des exceptions qui confirment la règle.


Il semblerait que les routes bordées d’arbres soit

l’apanage de la France. C’est en traversant la plaine du Rhin, après 4000 kilomètres sur les routes d’Italie, d’Autriche, d’Allemagne, que cette découverte nous a sauté aux yeux.

Ils n’ont jamais bénéficié du génie de Colbert, c’est une évidence !

Certes la médaille a son revers, aucun accident dû à un arbre qui aurait sauté sur la chaussée n’est à déplorer !


De la Bavière jusqu’en Forêt Noire et à la frontière française, il n’y a quasiment pas de giratoires, ces « rondelles », comme les nommaient un vieil ami, qui nous indisposent souvent. Les feux tricolores perdurent pas vraiment à notre avantage finalement. Bonjour les embouteillages !

Que ce soit en Allemagne, Autriche ou Italie, les ralentisseurs (gendarme couché, plateau traversant ou coussin berlinois) sont totalement absents et pourtant dans tous ces pays la vie du piéton est plus cool qu’en France ! Qu’on se le dise !


 

Pour en finir !

Après plus de 15 jours en immersion en pays germanophones, nous étions plutôt satisfaites de rentrer en France afin de pouvoir communiquer plus aisément. Pourtant à peine passée la frontière nous regrettions déjà de pouvoir comprendre les affichages, les remarques et autres manifestations linguistiques. Hôtels « Bellevue », « Chez Dudu », « place de l’apéro », prose poétiques des WC publics … tout manquait de charme. Les réflexions de ceux que nous croisions, du genre « j’t’le dis, c’est rien qu’un enculé », « tu vas la fermer ta gueule » (d’un père à son enfant), nous désolaient. Nous n’avions plus qu’un désir, être anonyme, dans la foulée au premier camping en territoire français où nous avons fait halte c’est l’espagnol qui m’est venu au mental ! Cela a coupé court à toute conversation !

 

Bonne nouvelle, la France n’a pas la palme des personnes en surpoids. A ce que nous avons pu voir en Allemagne et Autriche 1 personne sur 2, voir 2 sur 3 chez les séniors ont un problème de ce type. Nous avons croisé un nombre impressionnant de personnes en fauteuils roulants, avec des déambulateurs ou des cannes, pas vraiment âgées mais qui auraient sans doute gagné en mobilité avec quelques kilos en moins.

Ici comme là-bas le coupable n’avance même pas masqué, le sucre vous dis-je ! Des salons de thé, des glaciers à tous les coins de rue, des « Burger machin chouette » et « Mac do » partout, de la mal bouffe, des sodas disponibles à tout heure !

Do

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23 juillet 2017 7 23 /07 /juillet /2017 15:09

Chanson douce

Leïla Slimani

 

 

C’est un peu par hasard que ce roman m’est arrivé entre les mains car je n’avais pas lu de critique à son sujet (mis à part celle de Mi, sur ce blog!). Ayant décroché le Goncourt en 2016, j’imaginais cependant d’emblée qu’il s’agissait d’un livre de qualité. Enfin, en principe, c’est un signe de qualité. Cela devrait en tout cas.

Je confirme. Chanson douce est un livre de qualité, nourri d’une belle écriture.

Thriller, suspens, dit-on. Pour moi non, puisque d’emblée, dès le premier chapitre, nous savons ce qui va se passer. Les enfants sont tués par leur nourrice. Il s’agirait donc plutôt d’un ouvrage psychologique s’attachant à décrire les relations entre les différents personnages : outre les enfants, un jeune couple ayant de grosses difficultés à mener de front vie de famille et vie professionnelle, une nounou providentielle, parfaite, dont ils ne pourront bientôt plus se passer, et l’engrenage infernal qui s’installe peu à peu, s’accélère jusqu’au dénouement final, irrémédiable et dramatique.

Dès le début, j’ai eu la sensation de pénétrer dans un univers malsain, pervers, noir ; trop noir. Un univers en totale contradiction avec le titre « chanson douce » sur lequel je m’interroge encore. Mais ce n’est pas le seul sujet d’interrogation pour moi : pourquoi ce parti pris du drame inéluctable et de la noirceur absolue ? Le livre aurait-il eu moins de qualités si la nourrice s’était contentée de kidnapper les petits (et s’ils avaient été retrouvés, bien sûr !) ? Le lecteur aurait-il était déçu de ce happy end ? Le Goncourt aurait-il alors échappé à Leïla Slimani, pour s’en aller récompenser un auteur plus pessimiste qu’elle ? Faut-il pour avoir du succès opter systématiquement pour ce qu’il y a de plus laid, de plus violent, de plus effroyable dans ce monde ? Le lecteur a-t-il besoin de cela pour se dire que, finalement, au regard de ces catastrophes, son sort est plutôt enviable ?

Le happy end est mal vu, je sais. Il parait que ce n’est pas la « vraie vie ». Comme si toutes les histoires humaines finissaient forcément mal. Comme s’il n’y avait jamais de dénouement heureux dans la réalité. Comme si l’être humain n’était sur Terre que pour en baver et que lui laisser croire le contraire dans la littérature était néfaste !

Mais il faut croire que la majorité des lecteurs aiment cela, au regard des critiques élogieuses de ce livre, que je peux cependant comprendre ! Mais moi, je dis que du début à la fin de « Chanson douce », j’ai été dans le malaise, le dégoût et la grogne. Et je n’aime pas ça. On me dira que je n’avais qu’à laisser tomber. C’était une option, effectivement, mais j’avais envie de connaître la suite… Pas la fin, puisqu’on la connaît dès le début. Et c’est ce qui me met en colère. De devenir addicte à quelque chose qui ne me fait pas de bien.

Non, pour moi, ce n’est pas un beau livre. Je ne saurais déconseiller à personne de le lire, ce ne serait pas juste, mais j’aimerais que la beauté du monde soit un peu plus souvent soulignée, plébiscitée par les éditeurs et plus souvent mise en scène dans les best-sellers. Elle existe, et pas seulement « chez Mickey », même si elle a tendance à être éclipsée par son contraire, surtout dans les médias qui voudraient tellement nous faire croire que tout est pourri autour de nous.

Allez, s’il vous plaît, rendez nous l’émerveillement et le rire.

Rendez nous l’espoir.

Frédérique

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22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 20:21

Claude Rich nous a quitté, sa prestance, ses yeux pétillants, son sourire légèrement moqueur mais tellement séduisant, les rôles aussi divers que brillants qu’il a pu interpréter lui survivront et nous ré offrirons le plaisir de découvrir un homme qui aimait la belle langue !

 

La télévision française semblant avoir omis de lui rendre hommage en diffusant à la place des niaiseries qu’elle offre une des nombreuses productions où il s’est illustré, nous avons remédié à cette indélicatesse en nous projetant « Le Souper ».

Claude Rich et Claude Brasseur, Talleyrand et Fouché, nous régalent de dialogues ciselés, un cours d’histoire et de politique politicienne d’où j’ai isolé certaines phrases jubilatoires que je vous offre ici.

« Avec une bonne police, il ne peut y avoir qu’un bon gouvernement puisque personne n’ira dire qu’il est mauvais »

ou encore

« Un mécontent, c’est un pauvre qui réfléchit ! »

et pour finir, celle que je préfère

« On n’a qu’une parole, il faut donc la reprendre, surtout si on doit la redonner »

Merci Claude Rich

Do

 

 

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22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 16:46

Hé bien voilà, dimanche dernier, 16 juillet, pour la troisième fois, nous avons eu la chance d’assister à une prestation de Nemanja Radulovic. Eblouissante !

Nous ne sommes pas de ceux et celles qui suivent ce génie du violon de salle en salle, mais nous faisons tout de même de plus en plus de kilomètres pour aller l’applaudir : la première fois, c’était pour le concerto pour violon de Tchaïkovski à Girone, il y a un peu plus d’un an, à une heure de route de chez nous ; la seconde, pour un récital violon et piano avec Laure Favre Kahn, en Avignon fin 2016, à deux heures trente environ. Cette fois, une soirée consacrée à la famille Bach, Jean Sébastien et son fils Jean Chrétien, avec l’ensemble Double Sens, dans un petit village d’Ardèche, Sainte Agrève… Pas loin de cinq heures de route quand même ! Avec au bout du chemin, toujours le même éblouissement, le même enthousiasme, la même magie.

Et la prochaine fois ? Hors frontière, peut-être ! Nous rêvons de le voir interpréter le concerto pour violon de Beethoven. Alors oui, pourquoi pas Münich (comme il nous l’a dit à la fin du spectacle, sans certitude toutefois) Prague ou Vienne ?...

Nemanja et Double Sens, c’est le bonheur de jouer ensemble, communicatif et exaltant. Il y a tant de connivence entre eux, une telle complicité, une si parfaite harmonie que l’on se sent aussitôt transporté et débarrassé de tout tracas. Aucune déprime ne peut résister à ça, à moins d’avoir la musique classique en horreur, bien sûr. Mais c’est possible, ça ? Admettons…

Le violon de Nemanja est une expansion de son âme au service de l’Amour Universel. Il est vivant. Tout en nuances, en subtilité, de l’infinie douceur à la plus vigoureuse des attaques, il vous emporte dans son univers musical pour un voyage des plus ressourçants. On en revient heureux, en paix avec soi-même et avec les autres, le cœur gonflé d’amour.

Un voyage musical au pays de Nemanja Radulovic et de Double Sens nettoie l’aura et la nourrit. Alors, quoi de plus essentiel au fond ?

 

Merci Nemanja, vous méritez bien cette décoration de chevalier des arts et des lettres qui vous a été remise à la fin de ce superbe concert dans le décor rustique de la Grange de Clavière. Merci aussi à tous les musiciens de l’ensemble Double Sens.

Bravo et merci.

Frédérique

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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 15:09

Une petite phrase scélérate et un message téléphonique, 2 occasions qui nous ont permis de vérifier que le passé a la peau dure !

La première expérience a eu le mérite d’éclairer des zones d’ombre d’un temps révolu, de nous permettre de relire de manière compréhensible ce qui demeurait des énigmes comportementales intrigantes. Second bénéfice nous sommes libérées de certaines obligations qui ont perdu tout fondement et dont nous avions des scrupules à nous affranchir.

La seconde expérience, elle, est beaucoup plus déstabilisante car elle m’a replongée dans une époque où je n’étais pas celle que je suis devenue. Si en découvrant un certain message téléphonique il y a quelques jours, voix et prénom ne m’étaient pas inconnus, ce que je découvrais n’avait pas de réalité. L’impression qu’un étau menaçant notre liberté se resserrait autour de nous est devenue de plus en plus prégnante et de ce monologue je ne comprenais qu’une chose, la famille qui nous avait toujours « utilisées » par le passé tout en nous maintenant à distance respectueuse le reste du temps, était entrain de recommencer.

Dans ma tête divers scénarii se sont dessinés : faire comme si nous n’avions rien reçu, cela n’aurait rien eu d’étonnant, reprendre le camion et partir !!! Mal à l’aise nous avons opté pour une troisième solution, appeler pour en savoir plus. L’échange a été cordial, intéressant même car nous avons en partage certaines préoccupations environnementales, étonnant quant à ce que je découvrais au fil de la conversation.

Le malaise s’est intensifié, j’avais du mal à penser à autre chose et l’impression d’avoir une pointe dans le dos.

Comment peut-on demander à des tiers de s’impliquer dans un projet qui ne les concerne en rien, pour lequel ils n’ont jamais été consultés, pour une personne qui leur est parfaitement inconnue même si, assure t-on, elle d’un commerce agréable ? Découvrir qu'ils avaient élaboré des stratégies comportementales visant à disposer de nos vies m’était insupportable.

Le travail de découverte de soi et de reconstruction auquel nous nous sommes livrées m’a permis de comprendre que chacun de nous vit ce qu’il a à vivre.

Cela peut-être ce que nous croyons avoir à vivre ou ce que nous croyons devoir vivre !

Notre éducation, nos croyances, les pensées limitatives héritées et ou acquises, nos expériences peuvent nous amener à subir une vie qui ne nous convient pas, que nous nous interdisions toute forme de rébellion ou que nous n’y pensions même pas !

Pourtant chacun de nous à son libre arbitre et le droit, le devoir même, de vivre ce qui l’appelle, ce qui exalte son âme. Cela demande de sortir de sa zone de confort (qui pour inconfortable qu’elle puisse être a le mérite de ne pas s’ouvrir sur l’inconnu) mais apporte l’apaisement. Cela impose de savoir qui l’on est, ce qui nous convient et que nul ne nous demande de nous sacrifier. Se sentir victime peut être une manière de se sentir vivre, ce n’est pas s’accomplir et cela débouche presque toujours sur le conflit.

Travailler pour découvrir les rancœurs, colères, peurs qui nous animent est un exercice intéressant pour savoir qui l’on est et pour en finir avec l’injustice.

Ceux qui nous ont utilisées ne sont pas les seuls coupables. Nous l’avons supporté parce que cela nous donnait la « niaque », nous aidait à nous sentir exister mais un jour nous nous sommes rebellées. Victime et bourreau vont en binôme. Ne plus se laisser victimiser coupe les ailes au bourreau.

Ce vendredi 14 juillet j’activais le rayon rubis doré qui permet de travailler sur la paix et la Sérénité quand tout à coup une voix a résonné en moi m’apportant un bien-être réconfortant :

« Bien faire et laisser dire !

Bien faire c’est faire ce qui nous va et non ce qui va aux autres.

C’est faire ce qui est aligné avec notre vérité ! »

La barre à l’estomac a disparu, je sais ce qui est ma vérité.

Je sais comment répondre à ce que l’on attend de nous !

Do

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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 18:53

Nous voilà arrivées à la fin de notre séjour, bien qu’il nous reste encore un certain nombre de kilomètres à parcourir pour rentrer chez nous. Ayant décidé de revenir par l’Allemagne, et donc, par la Bavière, nous avons cherché ce que nous ne connaissions pas encore dans cette région, afin de prolonger nos découvertes. C’est ainsi que nous avons échoué à Oberammergau, et visité le plus petit des châteaux de Louis II de Bavière, le Linderhof, ou « villa royale », à proximité de la frontière autrichienne. Une fois de plus, donc, nous avons fait une petite incursion au Tyrol. Et peut-être pas la dernière !

Oberammergau est un village typique des Alpes bavaroises, à proximité de Garmisch-Partenkirchen, que nous avons déjà visité maintes fois. Situé dans une belle vallée dominée par de hauts sommets, c’est une petite agglomération paisible, touristique, certes, mais au charme authentique, et qui doit sa réputation à l’abondance et à la magnificence de ses maisons peintes.

sur le thème du petit chaperon rouge

On appelle cette expression artistique typique de la Haute Bavière et du sud Tyrol, le Lüftlmalerei, une technique inventée par des artistes italiens, consistant à peindre des fresques et des trompe-l’oeil sur du crépis calcaire frais pour favoriser la pénétration des couleurs et en garantir plus longtemps la conservation. Ainsi, chaque habitation est une véritable œuvre d’art, représentant généralement des scènes religieuses ou de la vie quotidienne, mais ici, à Oberammergau, on trouve quelque chose d’exceptionnel en plus et de vraiment enthousiasmant pour les anciennes institutrices de maternelle que nous sommes : plusieurs maisons décorées sur le thème de célèbres contes pour enfants : Hansel et Gretel

Hansel et Gretel se font réprimander par la sorcière
Et hop! Dans le four, la sorcière!

le loup et les sept petits biquets,

Il était une fois, une vieille bique qui avait sept petits biquets...

le petit chaperon rouge et les musiciens de la ville de Brême (j’en oublie sûrement !).

Les musiciens de la ville de Brême

Ça, nous avons adoré, car pour tout dire, nous sommes un peu saturées de scènes religieuses. Un peu de fraîcheur et de naïveté, ça fait du bien (encore que la cruauté ne manque pas dans les contes de fée !).

Nous avons longuement traîné dans Oberammergau, nous félicitant de ce choix et nous étonnant de ne pas y avoir fait halte plus tôt ! Nous retiendrons en particulier de cette visite le souvenir d’un échange sympathique avec des artistes sculpteurs (cuivre et bois)

sculpteur sur cuivre

exerçant leurs talents dans la maison « Pilate », superbe édifice consacré aujourd’hui à l’artisanat dont les fresques, réalisées en 1784 par Franz Seraph Zwink, représentent le procès de Jésus Christ sous Ponce Pilate. La bâtisse, qui a failli être rasée en 1980 pour y installer un parking, est bordée d’un petit jardin à la française d’où l’on peut admirer un superbe double escalier peint en trompe-l’œil.

La maison Pilate

A l’intérieur, ateliers vivants et quelques collections d’art intéressantes, à voir librement ! Que du bonheur.

J’ajouterais que le camping d’Oberammergau constitue une halte tout à fait satisfaisante, avec des sanitaires exceptionnels !

Le lendemain, après avoir fait un crochet dans le village pour rendre nos bouteilles consignées dans le second magasin bio rencontré au cours de ce voyage (oui, c’est peu… On dit toujours que les autrichiens et les allemands sont les champions du bio… Voilà qui nous parait aujourd’hui très exagéré comme réputation ; de ce côté-là, il faut l’avouer, nous sommes meilleurs !) nous filons vers la frontière autrichienne. Rien à faire nous n’arrivons pas à quitter ce pays !

Le Linderhof se trouve à quelques kilomètres de la frontière, sur la route de Reutte. A l’origine, ce n’était qu’une simple ferme familiale, reprise et rénovée par Maximilien II, le père de Louis, pour y pratiquer la chasse. Devenu roi, Louis II affectionnait particulièrement cet endroit, non pas pour la chasse qu’il détestait (ce qui nous le rend éminemment sympathique !) mais pour fuir la cour (et ses responsabilités) et s’isoler.

Vue sur le temple de Vénus

Dans le hall, trône une statue équestre de Louis XIV et partout, de nombreux portraits évoquent les personnages importants de la cour française. La chambre à coucher s’inspire de celle du roi soleil, avec une balustrade séparant le lit à baldaquin du reste de la pièce pour permettre à la cour d’assister au coucher ou au lever du roi, à ceci prêt que Louis II, lui, ne voulait voir personne. A tel point que dans la salle à manger, un mécanisme ingénieux permet de faire descendre la table à l’étage inférieur où se trouvaient les cuisines, pour la garnir et la remonter, sans que le roi n’aperçoive le moindre serviteur !

En bref, Louis II venait là pour avoir la paix. Le château n’est pas très grand, la visite des intérieurs (en allemand ou en anglais) est assez rapide. La décoration est luxueuse, fantasque, excessive, débridée… Ors, céramiques, ivoire… Mais photos "verboten"!

Ici, aucune trace de la cousine favorite du roi, Sissi. Mais dans le parc,

immense, sauvage et peuplée d’arbres majestueux, le bien aimé Wagner est omniprésent (bien aimé de Louis, pas vraiment de nous). La grotte de Vénus, que nous n’avons pu voir, a été crée artificiellement pour illustrer un épisode de Tannhäuser ; Louis aimait s’installer dans sa barque pour y écouter ses airs favoris. La hutte de chasse,

die « Hundigshütte », rustique à souhait avec son décor de peaux de bêtes et l’arbre qui pousse en son centre, s’inspire de la Walkyrie et l’ermitage de Gürnemans,

L'ermitage

sorte de chapelle rustique, sort tout droit d’un décor de Parsifal. On trouve aussi un pavillon mauresque, ancien pavillon présenté par la Prusse à l’exposition universelle de 1867

le pavillon mauresque

, et un pavillon marocain que le roi fantasque habitait occasionnellement. La promenade dans le parc se termine pour nous par le temple de Venus qui domine le château dans son décor sophistiqué : double escalier de marbre orné de sculptures, jardins à l’anglaise, terrasses et fontaines majestueuses. 

Le Linderhof, vu du temple de Vénus
On s'y voit déjà! Les châtelaines...

 

La visite s’achève et nous retrouvons notre petit château à roulettes sur le parking réservé aux camping-cars. En notre absence, un énorme « wohnmobil », comme on dit ici, s’est garé à côté. Du coup, Tibus et le fourgon voisin, identique au nôtre, semblent avoir rétréci.

C'est qui le plus beau? C'est notre Tibus! (le premier, à gauche...)

Tandis que nous mangeons, les propriétaires arrivent ; ce sont des français de Loire atlantique et comme nous le pensions, ils ne sont que deux. A titre de curiosité, allez donc voir les prix de ces camping-cars « Condorde » (360000€, en moyenne)…

Après la visite, nous faisons un court passage en Autriche, longeant d’abord un torrent complètement assèché (impressionnant !), puis le vaste lac de Plansee où nous espérions un peu faire trempette avant de découvrir ses eaux sombres et peu engageantes. La route contourne ensuite Reutte avant de longer la Lech, dont le niveau est aussi particulièrement bas et de revenir en Allemagne. Cette fois, nous n’irons pas à Füßen. Nous connaissons trop bien. Nous filons vers l’est… Prochaine halte, Salem, dans la région du Bodensee. Et là, nous n’avons qu’un conseil à vous donner : évitez, tout comme la région du Titisee devenue infréquentable pour cause de tourisme de masse.

Allez, auf wiedersehn, tchüß… Bis bald ! (Vielleicht!)*

Frédérike.

* au revoir, salut, à bientôt! (peut-être !)

 

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11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 16:16

Le Salzkammergut recèle une myriade de lacs, tous plus beaux les uns que les autres, ayant choisi de privilégier  en toute circonstance la nouveauté, nous commençons par découvrir les rives de l’Attersee où nous mettons nos pas dans ceux de Klimt.

Tous ses tableaux paysagistes sont nés ici, les lieux ont bien changé mais certains monuments, les points de vue restent identifiables et si dans ses paysages, le vivant est presque toujours absent, aujourd’hui de petits insectes semblent prendre plaisir à venir animer les reproductions de tableaux présentées autour du lac, une revanche ?

Pleines d’enthousiasme, nous gagnons Bad Ischl pour arpenter sous le cagnard la Kaiser-villa, retrouvant pour un temps Sissi et découvrant une de ses passions, la photographie.

Installé dans ce qui fut le salon de thé de l’impératrice, la villa est dotée d’une terrasse entièrement ombragée d’une tonnelle particulièrement sympathique, nous refusons cependant de payer un supplément pour le visiter, nous nous contenterons d’avoir dû payer pour une visite du parc en partie inaccessible, des zones sont interdites au public après les tempêtes de 2016. Nous traînons un peu dans la ville qui ne casse pas 3 pattes à un canard et filons sur le Wolfgangsee pour y tremper !

La baignade est délicieuse, il faut juste arriver à maîtriser la mise à l’eau, le fond du lac étant tapissé de cailloux irréguliers et glissants mais après, ce n’est que du bonheur ! Là aussi tout est permis et nous profitons sans le savoir de notre dernier bain en toute liberté, 2 jours plus tard, à Gérardmer, ce sera une autre histoire. Quasiment tout le pourtour du lac est interdit à la baignade qui doit se cantonner globalement aux plages payantes. Les périodes de bain sont, qui plus est, définies par la municipalité, juillet et août, parfois en juin et mai ! Tout contrevenant est passible d’une amende.

Pourtant les rives sont peu construites et les fonds de faible profondeur et sableux mais priorité est donnée aux loueurs d’embarcations qui doivent pouvoir évoluer sans contrainte ! Nous avons pu constater pourtant notamment sur le Wolfgangsee où le trafic maritime est intense que cela n’affole personne dès lors que chacun reste dans la partie qui lui est impartie !

Qu’à cela ne tienne, à la moitié du tour du lac de Gérardmer, bien que sans maillot, nous avons craqué et étrenné au sortir de ce bain, d’autant plus exquis qu’il était interdit, les superbes peignoirs (dégriffés) achetés au magasin d’usine Linvosges laissant d’autres baigneurs bravés à notre suite les interdits !

Voilà, nous étions presque à la fin de notre séjour, n’ayant plus sous le coude qu’une seule découverte sur notre route, les Salines Royales d’Arc-et-Senans. Certes cela pourrait faire l’objet d’un article mais comme nous avons un peu l’impression d’écrire sans susciter un quelconque intérêt, je crois que nous ne vous dirons rien de ce superbe site ! Na !

ExpoTintin à Arc-et-Senans, nous y retrouvons notre "Milou"

Do

 

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11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 15:57

De bon matin nous filons sur Vienne qui cet hiver nous semblait si loin ; curieux comme tout à coup les distances se sont raccourcies. Quittant le Burgenland nous réalisons en jetant un dernier coup d’œil au Neusiedlersee que nous l’avions survolé avant l’atterrissage à Vienne. D’ailleurs nous avons refait sensiblement en voiture le même trajet qu’en avion : survol des Alpes, des lacs italiens, de Graz.

Contournant Vienne, nous n’avons pas vraiment l’opportunité de voir quoi que ce soit, une grande partie du contournement est en tunnels et la circulation est telle qu’il est préférable de ne pas se laisser distraire. Côté camions une évidence s’impose, les poids lourds sont aussi nombreux qu’en France, le ferroutage ne semble pas plus pratiqué ici que chez nous. Des murs de camions nous obligent à monopoliser la seconde voie. Nous avions connu cela en Italie, nous le retrouverons en Allemagne, autant de raison de ne pas être dépaysées lorsque nous arriverons sur le Perthus !

Le Danube, bleu nous le vérifions, devient notre fil conducteur et si nous avons l’intention de le quitter avant Linz nous en découvrirons enfin la source à Donaueschingen en Forêt Noire.

Donaueschingen, 2840 kms plus loin, c'est la Mer Noire qui accueille les eaux du Danube

Nous arrivons à Krems en plein cagnard, de l’autre côté du Danube l’abbaye Göttweig occupe tout le sommet de la colline. Trop haut, trop chaud et sans doute encore un truc genre pièce montée dégoulinant de stuc, or, puttis et tout le tralala ! Nous préférons nous réserver pour la star des abbayes, Melk, en fait nous n’aspirons qu’à une seule chose, nager ! Coup de bol il y a à Krems, comme partout en Autriche, un superbe parc aquatique. Il n’y a pas à dire l’autrichien, l’allemand d’ailleurs aussi, est très aquatique. Rivière, lac, la moindre pièce d’eau est propice à la baignade. C’est ainsi qu’en arrivant quelques jours plus tard dans le Salzkammergut nous découvrirons en pleine ville des gens patouillant au milieu des bateaux, cernés par les cygnes !

Pas d’interdits, les caleçons sont autorisés tout comme les jeux de ballons et les engins flottants de tout poil. Chacun s’installe là où il y a de la place, on se déshabille sans chichi, jeunes et moins jeunes goûtent le plaisir de se rafraîchir simplement ou de nager comme une bête !

Ayant eu la chance de jouir d’un temps exceptionnel durant tout notre voyage, nous avons intégré à nos visites des plans piscine journaliers. Evidemment la dernière baignade en Styrie restera un cas unique mais chacune s’est révélée épatante. Ce jour là à Bad Waltersdorf, ayant trouvé la schwimmbad fermée nous étions fort dépitées quand ce simple mot, « jetz » nous redonna le sourire. L’ouverture était pour « maintenant ». Imaginez 2 gigantesques bassins, le toboggan aquatique et la piscine à bulles et jets variés pour nous seules. A Krems, ce n’était pas vraiment le cas, pelouses envahies de familles entières avec pique-niques, transats et parasols, scolaires dans l’eau, pourtant nous avons réussi à faire notre kilomètre de nage avant de partir visiter la ville toute baignée d’une délicieuse odeur de tilleuls en fleurs.

Krems, l'abbaye Göttweig et le Danube bleu !

Pas vraiment motivées par la marche à pied sous un soleil de plomb, c’est à vélo que nous avons rejoint Stein, la jumelle de Krems et sillonné les ruelles toutefois assez pentues. Mais si ça monte ça redescend et avec la vitesse on goûte la fraîcheur d’un peu de vent ! Ayant atteint Krems nous n’avions plus qu’une idée fixe, nous offrir une glace même si nous avions héroïquement résisté jusqu’à lors. Ayant enfin trouvé ce que nous cherchions, nous nous sommes vautrées à l’ombre délicieuse d’une terrasse devant la spécialité locale déclinée de manière très « gouttue ». Divin !

L’abricot est à l’évidence le fruit emblématique des bords du Danube. Distillé, en nectar, confiture, au sirop, en bonbons, que sais-je ! il est à toutes les sauces.

Le lendemain suivant toujours le Danube, encore bleu, les distilleries d’abricot sont au rendez-vous et la chaleur plombante. Autant dire que les nuages bourgeonnant qui se massent au-dessus de Melk et de son abbaye nous semblent les bienvenus. L’abbaye bénédictine jouit d’une grande renommée et présente un décor baroque tout ruisselant d’or à tel point que l’on se demande comment ses occupants ont pu à ce point s’éloigner de la règle de St Benoît sans que personne n’y mette bon ordre. La visite permet de découvrir les appartements impériaux transformés en musée à la scénographie réussie, une superbe salle d’apparat et la merveille des merveilles, la bibliothèque !

Si nous ne pouvons en parcourir toutes les pièces et découvrir les 85 000 volumes qu’elle abrite, les 2 pièces visitables sont absolument remarquables. Sous un magnifique plafond peint, des globes terrestres de Coronelli restituent la Terre à une époque où tous les continents n’étaient pas encore explorés. Le parquet marqueté est sublime et un délicieux escalier en fer forgé et en colimaçon permet aux pistonnés d’accéder aux reste de la bibliothèque. A Melk seule la bibliothèque rivalise en importance avec l’église et c’est d’ailleurs un vieux manuscrit du XIVe siècle dont l’auteur Dom Adso vécut à Melk qui est à l’origine du roman « Le nom de la Rose ». Les jardins bien que fortement mis en scène sont quand même plus à notre goût même si là aussi le côté ostentatoire est éloigné de l’austérité monastique.

Le lendemain, un peu plus en amont sur le cour du Danube, non loin de Mauthausen, nous le quittons pour filer sur Salzburg. En peu de temps les collines danubiennes laissent place aux sommets escarpés du Salzkammergut. Do

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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 19:37

Dali à Céret ou Dali le retour ... à Céret !

 

Août 1965, l'arrivée triomphale de Dali aux arènes de Céret

Le Musée d’Art Moderne de Céret présente du 24 juin au 1er octobre une exposition consacrée à Salvador Dali et nous en sortons justement !

Cependant je serais bien en peine de vous parler de la problématique autour de laquelle s’articule l’exposition. Il est question d’Einstein, de la théorie de la relativité, de fission nucléaire et d’un tas d’autres considérations dont je n’ai rien retenu.

Plissez les yeux, vous verrez apparaître le portrait de Lincoln !

Eaux-fortes, huiles sur toile, croquis à la plume, au crayon ... collages … et tout un délire autour de l’Angélus de Millet dont des radiographies de la toile sensées étayer la théorie de Dali selon laquelle Millet aurait retouché sa toile masquant le lieu d’un ensevelissement. Pour lui le couple n’est pas entrain de se recueillir au moment de l’Angélus mais prie sur le corps d’un enfant décédé !

Si l’ensemble de l’oeuvre présentée interpelle, mais après tout c’est Dali !, ce qui m’a le plus stupéfiée ce sont les panneaux explicatifs qui rythment la visite. Un laïus très intello, c’est en tout cas mon ressenti mais d’autres le partagent, dont je n’ai pas retenu grand-chose et que je ne pourrais donc pas résumer d’autant que ce n’est pas

forcément en phase avec les propos de Dali que l’on peut découvrir dans un film monté à partir d’archives de l’INA. Une chose est certaine, si les commentaires tendent à nous présenter Dali comme un artiste pétri de connaissances scientifiques expliquant son parcours artistique, lui se présente carrément comme schizophrène lors d’un interview au cours duquel il explique que folie et schizophrénie ont un impact complètement différent dans le processus créatif, la folie étant stérile alors que la schizophrénie ouvre sur un univers concret auquel le spectateur adhère sans difficulté.

A mon avis ce ne serait pas inutile de présenter le film au début de l’expo, moins abscons que les textes le visiteur pourrait porter un regard sur Dali collant sans doute plus à la réalité du personnage.

Mon ressenti personnel est que la créativité du peintre a été sans doute très fortement nourrie par les médias, les critiques en bref tous ceux qui savent exploiter les failles des uns en les masquant par des propos pétris de grands mots !

Artiste génial sans doute imprégné de connaissances scientifiques, à la lumière de ce que j’ai pu voir, lire, entendre, j’ai quand même l’impression que si Dali n’avait pas été schizophrène il n’aurait pas été Dali !

Pour finir, un détail que nous avons été 3 à trouver marrant, alors que Dali dans un interview assure n’avoir jamais fait l’amour avec une autre femme que Gala, il sera intéressant de savoir ce que nous livrera comme informations l’analyse ADN de son corps prochainement exhumé pour permettre de savoir s’il est bien le géniteur de Pilar Abel. Wait and see !

Do

 

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