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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 16:45

Nous terminons notre périple espagnol dans le delta de l’Ebre, et seules, nos acolytes ayant choisi de rentrer directement à Lapalme.

De Morella, il nous faudra presque deux heures pour retrouver le littoral du côté de San Carles de la Rapita, après avoir traversé une véritable mer d’orangers. Certains sont en fleurs, d’autres portent encore (déjà ?) des fruits. Il faudrait pouvoir s’arrêter, ça doit sentir divinement bon. Mais nous ne trouvons pas d’endroit propice à une halte et nous nous contenterons d’aller renifler le nôtre en rentrant chez nous !

A San Carles, site éminemment touristique et donc très envahi, nous retrouvons les grands immeubles et les cités pavillonnaires sans âmes. Nous ne regrettons pas notre nuit en altitude et la tranquillité de l’aire de Morella !

Nous prenons la direction du port, puis de Poble Nou, pour gagner par une petite route très étroite le centre d’interprétation « MónNatura ». Le paysage est devenu uniformément plat, et pas vraiment joli pour tout dire. Le premier abord est assez décevant. Les rizières ne sont pas en eau et aucune récolte ne pointe le bout de son nez. Pylônes électriques et cheminées industrielles hérissent ici et là l’uniformité des lieux. Pas de quoi donner envie d’une petite exploration pédestre sur le sentier dont nous avons relevé le tracé avant de partir. Sans doute faudrait-il s’enfoncer plus avant pour savourer l’authenticité des lieux. Alors, disons que ce premier contact nous servira de repérage et qu’une autre fois, peut-être, nous nous livrerons à une découverte plus approfondie de cette région singulière, en évitant la période des moustiques. Et pourquoi pas en vélo ?

 

Salicorne

 

A « MónNatura » Delta de l’Ebre, la Fundació Catalunya-La Pedrera a réhabilité d’anciens bâtiments en ruines pour permettre au visiteur de découvrir les diverses activités traditionnelles du delta, tout en profitant d’un environnement naturel exceptionnel, dans une des zones humides les plus importantes d’Europe occidentale. Exploitation des salins, pêche traditionnelle et observation des oiseaux sont les trois pôles principaux du centre.

 

Ici, les « jubilados » (si vous avez lu nos articles précédents, vous savez de quoi je parle !) ne payent rien. Ils savent vivre, les espagnols, quand même !

La visite est libre et permet même d’expérimenter le maniement de la perche dans des barques à fond plat à disposition des visiteurs. Le terrain de jeu n’est pas énorme, mais grandement suffisant pour les amateurs que nous sommes ! Nous nous contenterons pour notre part d’une toute petite boucle, juste histoire de voir ce que ça fait… Et en dépit de tentatives beaucoup plus brillantes en grande Brière et dans le marais poitevin, je vous le dis tout net : je n’aime pas ça du tout.

 

Après cet intermède, nous grimpons sur la terrasse du bâtiment le plus élevé, où des monoculaires performants sont mis gratuitement à disposition des visiteurs pour observer les oiseaux.

 

 

 

 

 

Le delta à nos pieds, nous découvrons une importante colonie de flamands roses et quelques aigrettes.

 

Tout cela a des petits airs de Camargue, jusqu’aux maisons traditionnelles aux toits de chaumes qui ressemblent furieusement aux maisons gardiannes, ou aux bourrines vendéennes. Ici, on les appelle des « baracas ». Mais point de manade en vue, juste de nombreux véhicules sillonnant la bande littorale, ce qui étonne un peu dans une zone naturelle protégée.

 

Le reste de la visite permet de découvrir un film sur la vie du delta au fil des saisons, les instruments de pêche traditionnelle et de faire une petite balade sympathique, mais brève, dans les marais salants, avant de s’essayer aux « birles catalanes ». Moi quoi-t-est-ce, entend-je ? Hé bien un jeu de quilles, tout simplement. Pas douées, les frangines… Mais le geste est beau, non?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une petite parenthèse pour signaler ici qu’il existe au cœur de la Vendée un endroit assez similaire, particulièrement intéressant à visiter, même si là-bas, les retraités payent plein pot ! Rien n’est parfait. Mais si vous allez passer quelques jours du côté de Saint Jean de Monts, ne ratez pas le fantastique musée du Daviaud, situé au cœur du marais vendéen, sauvage et authentique. Oserais-je dire que c’est plus beau ?... J’ose ! Cependant, renseignez-vous avant sur les jours d’ouverture, car hors saison, c’est un peu galère pour y aller !

Et pour l'observation des oiseaux, rien de mieux que les Aiguamolls d'Empurda, dans la baie de Roses, du côté de Castello d'Empuries. C'est génial!

 

Nous retrouvons Tibus pour revenir sur nos pas jusqu’à Poble Nou où nous nous installons pour déjeuner. Dans son décor de palmiers (soit dit en passant, ici, les palmiers payent un lourd tribu au charançon ou au papillon ; beaucoup sont décimés !), avec ses maisons basses, éclatantes de blancheur et son clocher qui ressemble à un minaret, le village, créé au siècle dernier, a des petits airs de Maroc. Mais c’est bien la messe et la cérémonie des rameaux qui se déroulent sur le parvis de l’église, attirant une petite foule colorée et des enfants endimanchés.

 

L’heure du retour a sonné et nous quittons le delta pour remonter en direction de notre Catalogne à nous, contournant Barcelone par l’ouest pour éviter les retours de week-end et faire un crochet par Martorell et son Pont du Diable. Bon, franchement, on aurait pu s’en passer. Il a dû être beau, mais dans son environnement d’aujourd’hui, HLM et voies rapides, il est un peu noyé et pas franchement photogénique ; mais au moins, depuis le temps que nous voulions le voir, on peut le dire : c’est fait !

 

Comme à l’aller, nous faisons route vers Saint Genis en boudant les autoroutes autant que faire se peut, et à partir de Girona, c’est la routine. Tibus connaît la route. Il n’y a pas foule au Perthus (en tous les cas, toujours aucun contrôle ! Quid de l’état d’urgence ???) et à dix-neuf heures, nous retrouvons notre sweet home.

Et dire que dans quinze jours, on remet ça…

 

Frédérique

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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 13:17

Quittant La Horta nous gagnons d’une traite la ville de Morella traversant des paysages très divers et d’une grande sauvagerie, notamment peu avant notre arrivée, au « col de Torre Miró ». A noter que ce col qui atteint les 1204 mètres voisine à très peu de distance le « Puerto de Torremiro » qui lui affiche 1259 mètres ! Manque total d’imagination ou absence de réflexion que de les avoir nommés à l’identique, puerto signifiant col ?!
Ni l’un, ni l’autre, l’appellation d’origine « puerto » est restée attribuée au passage situé sur l’ancienne N232 tandis que celle de « col » a été donnée au point culminant atteint par la nouvelle Via 232, ces 2 routes ne desservant plus, depuis les travaux de rénovation du circuit routier, les mêmes vallées.

Habité dès la préhistoire, Morella est considéré comme l’un des tous premiers villages d’Espagne. Celtes, grecs, romains, vandales, wisigoths, berbères, arabes ...son passé est illustre d’autant que la ville connut les guerres napoléoniennes, carlistes et bien sûr la guerre civile. Encore ceinturée de ses murailles et accroché à un piton rocheux, Morella possède toujours ses 7 portes et 10 tours. Son nom vient de « Mor » montagne, une montagne dont les veines de calcaire et d’argile ont la propriété de stocker l’eau. Une bénédiction qui a permis aux assiégés du château de résister à de nombreux reprises. Visiter ce dernier relève de l’exploit sportif surtout lorsque la chaleur est intense. Cela grimpe dur mais diverses curiosités permettent de reprendre le souffle en déambulant dans les rues de la ville comme ce curieux cadran solaire d'une rigueur exemplaire !

Et puis pas d’angoisse, les nombreux restos, cafés de la calle Major entièrement bordée de porches couverts proposent de quoi requinquer le touriste harassé. Une délicieuse rasade de chocolate a la Taza ne se refuse pas.

Le château a subi de nombreuses modifications au fil des siècles mais les éléments architecturaux se sont toujours étagés sur 3 niveaux. La place d’armes située au sommet offre un panorama à 360° et permet d’apercevoir des tronçons de l’aqueduc qui alimenta pendant des siècles la ville en eau.

Ayant préféré commencer par le plus dur, notre visite s’est terminée par le couvent San Francesc qui fait partie intégrante du château. Le cloître est beau mais le clou est sans doute la fresque qui orne ce qui était la salle De Profundis : la danse de la mort ! On y voit un squelette tirer une flèche dans l’Arbre de Vie. Tout un symbole !

Revenus aux camions stationnés près de l’acqueduc, nous tentons en vain de joindre au téléphone le camping repéré sur le Delta de l’Ebre où nous comptions faire étape pour échapper au froid mordant de la nuit. Si la température grimpe jusqu’à 30 le jour, nous n’avions qu’un petit 5, ce matin. Sans chauffage, c’est juste !

Le téléphone sonnant dans le vide, nous nous en remettons donc au hasard et filons tester l’aire de camping-car de Morella, idéalement située face à la ville. Un panorama 5 étoiles qui a pris toute sa mesure la nuit tombée !

Que demander de plus, eau, vidange et stationnement gratuits et la nuit fut bien moins froide malgré l’altitude ! Elle est pas belle la vie ?

Do

 

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 17:44

Samedi 8 avril

Quittant Arnès (nous allons y revenir à coup sûr), nous filons au milieu d’un paysage grandiose vers un site dont je rêve depuis que je suis plongée dans les préparatifs du voyage, le sanctuaire de la Fontcalda !

Nous dépassons la petite ville de L'Horta de San Joan où nous ferons halte après notre découverte matinal de la Via Verde qui traverse la région de la Terra Alta. Nous gagnons sans encombre malgré l’étroitesse et la sinuosité de la route l’ancienne gare de Prat del Compte située à 4 kilomètres du village.

Depuis quelques mois nous envisageons de faire à vélo la Via Verde du Val de Zafàr soit 50 kilomètres, 41 tunnels, un bon nombre de viaducs. Aujourd’hui nous sommes en quelque sorte en repérage ! Nantis d’un topo récupéré au camping d’Arnès la Fontcalda et la Via Verde sont à portée de rêve !

Depuis 1973 la ligne de chemin de fer reliant La Puebla de Hijar dans la province de Teruel à Tortosa n’est plus opérationnelle si tant est qu’elle ait vraiment eu une grande utilité. Elle fait aujourd’hui le bonheur des cyclistes, des randonneurs et des cavaliers leur offrant le plaisir de pratiquer leur sport préféré dans le décor grandiose de la Sierra de Pàndols et du Parque dels Ports avait en prime la découverte de monuments exceptionnels, comme le sanctuaire de la Fontcalda et son décor de gorges vertigineuses.

En 1863 les premiers travaux pour relier la province de Teruel à San Carlos de la Rapita dans le Delta de l’Ebre débutèrent. Le projet ne faisait pas vraiment l’unanimité mais la peur de voir le pays envahi par le Nord, en clair par les français, fut un élément décisif. Il faut dire que Napoléon a laissé un assez mauvais souvenir ! La ligne de chemin de fer offrait l’avantage de faciliter le ravitaillement de troupes que l’on imaginait cantonnées sur la rive sud de l’Ebre, barrière naturelle sensée contenir l’adversaire !

Le premier tronçon fut inauguré en 1895, 32 kilomètres en 32 ans ! Il fallut attendre 1942 pour que la ligne rallie Tortosa (elle n’a jamais atteint son but initial) et encore doit on à la guerre civile d’avoir fait accéléré le mouvement. Outre le fait que la voie ferrée avait un rôle logistique lors de la guerre de l’Ebre, elle fut réalisée par les prisonniers républicains, une main d’œuvre à bon marché sous la férule de Franco ?!

Appelé le Sarmentero, la ligne traverse une zone essentiellement agricole et plus spécialement viticole d’où son nom. La voie ferrée ne fonctionna à plein que 31 ans. En 1973 un effondrement dans un tunnel entre Pinell de Brai et Prat de Compte signa sa fermeture définitive. Cela je ne le savais pas mais c’est pile poil le bout que nous avons emprunté !

La petit balade que nous faisons ce samedi a le mérite de faire découvrir une grande variété de paysages sur une petite superficie. Tout commence avec une ancienne zone agricole plantée d’oliviers centenaires « El Camp d’oliveres » revenue partiellement à l’état sauvage. Transformée en aire d’interprétation du Vall de la Jepa, le chemin se fraie un passage entre de vieux oliviers encore entretenus, des champs de lavande puis des friches où les chênes verts, les lentisques et les pins ont colonisé l’oliveraie abandonnée.

Depuis notre départ de Tarragone la luminosité est exceptionnelle. Tout pétille, c’est un festival de lumière. Toutes les teintes d’ocres que j’aime tant sont représentées.

Le sentier descend progressivement vers la rivière pour finalement nous réserver une assez « désagréable » surprise. Si le chemin continue sur l’autre rive, pour gagner la Fontcalda il faut se déchausser, il n’y a pas de pont !

Pas de doute la Fontcalda n’est pas en amont des gorges, l’eau est froide et les galets un brin glissants ! Endavant !

Heureusement que l’échappée de lumière dans les gorges nous invite à ne pas tergiverser. Passé ce petit désagrément le reste du parcours dans les « Estrets » taillés par la rivière Canaletes et empruntant escaliers, passerelles au-dessus de superbes marmites de géants est splendide tout comme la vue soudain dégagée sur la coupole de l’Église émergeant de la verdure. A ce propos je me suis avalée sans état d’âme les quelques passages en surplomb, comme quoi il est toujours possible de s’améliorer !

Nous trouvons sans problème les sources d’eau chaude mais si nous avons bien nos maillots, nous nous dégonflons préférant faire un petit coup de balançoire. Certes l’eau est à 28° à la source ! Une fois mêlée à l’eau de la rivière on ne doit pas vraiment dépasser les 18°, et encore !

Empruntant enfin la Via Verde et ses 2 tunnels nous regagnons nos fourgons et filons sur L’Horta de Sant Joan, le Ptibus toujours en tête de convoi !


L’Horta de Sant Joan, l’une des villes les plus anciennes d’Espagne s’est développée sur les ruines d’une ancienne cité ibère implantée jadis au sommet de la colline au pied de laquelle coule la rivière Algars. La région plantée en vigne, amandiers, oliviers est dominée par les reliefs tourmentés du Parc Naturel dels Ports. En arrivant d'Arnès, quelques kilomètres en amont, la ville rappelle St Paul de Vence. Allez savoir si ce n’est pas le souvenir de L’Horta où il connut ses premiers émois artistiques qui guida Picasso bien des années plus tard jusqu’à St Paul ?

Accueilli chez son ami Manuel Pallarès alors qu’il était rejeté de sa famille et malade, Picasso y séjourna une année puis y revint régulièrement seul ou accompagné avec toujours un grand bonheur. Aujourd’hui, l’Hôpital des Templiers accueille une exposition permanente de ses premières œuvres. Huiles sur carton, nombreux dessins, études et plus original, des têtes de carnaval qui ne sont pas sans rappeler des personnalités contemporaines de l’artiste.

Les 2 premiers niveaux sont passionnants, il savait dessiner et peindre le bougre !

Par contre les premières œuvres cubistes exposées au dernier niveau nous ont laissés de marbre !

Nous grimpons ensuite vers le centre historique et après avoir admiré la très belle place à portiques et les remarquables édifices renaissance qui la surplombent nous filons nous restaurer. C’est largement l’heure espagnole et il nous reste encore une visite à mener à bien, celle de Morella dans la Communauté Valencienne !

Quant à savoir où nous allons dormir, mystère !

Do

 

 

 

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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 19:39

La journée suivante sera consacrée à la visite de plusieurs villages et nous commençons par celui que nous n’avons pu atteindre hier à pieds depuis le camping : La Fresneda.

Tous ces villages présentent des similitudes, avec leurs rues étroites, leurs passages couverts, arcades et porches monumentaux, leurs maisons anciennes ornées de balcons de fer forgé superbement travaillé ; les gouttières sont remarquables, qu’elles soient en métal ou en pierre sculptées. Egalement classé parmi les « pueblos mas bonitos », nous passons beaucoup de temps à rôder dans la Fresneda, poussant jusqu’aux ruines du château qui surplombent le village. Calle Mayor, plaza Mayor, ayuntamiento du XVIème siècle et vaste lonja. Le village sert souvent de décor aux cinéastes, et on comprend vite pourquoi. Son charme authentique séduit d’emblée les visiteurs que nous sommes, d’autant que l’ambiance y est vivante et chaleureuse. On y trouve tout le nécessaire : épicerie, boucherie, boulangerie et plusieurs endroits où faire le plein d’huile d’olive et de miel de la région. Nous ne nous privons pas.

Du haut du château, nous apercevons un peu plus loin, perché sur une butte voisine, l’ermitage de Santa Barbara où nous irions volontiers si nous avions un peu plus de temps. Mais on reviendra, on reviendra !

Nous quittons le village à regret pour la découverte suivante, Alcañiz, deuxième ville de la province de Teruel, en Aragon. Son origine remonte à l’occupation arabe, son nom en témoigne, ainsi que de nombreux vestiges comme le château qui domine la cité, et est transformé en Parador de tourisme.

Nous tournons un bon moment avant de trouver une place pour nous garer, longeant la rivière Guadalope, un affluent de l’Ebre, et admirant au passage les tours de l’ancienne enceinte fortifiée. Puis, enfin stationnés, nous nous lançons à l’assaut de la butte en direction du Parador. Plus nous nous élevons et plus nous découvrons la vue sur les vieux quartiers et l’imposante cathédrale, et là, c’est l’émoi : il y a des cigognes partout !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous découvrons plusieurs nids sur l’immense édifice religieux, puis comme à Huesca, nous en repérons d’autres, un peu partout dans la ville, notamment sur les antennes de téléphonie mobile. Nous admirons leur majestueux ballet et je m’étonne toujours de constater à quel point il laisse indifférent les autres passants. D’accord, ils sont peut-être habitués… J’espère en tout cas pour ma part ne pas m’y habituer et toujours continuer à m’en émerveiller.

Après avoir tourné autour du château de los Calatravos, et admiré le panorama, nous redescendons vers les quartiers anciens, l’ensemble médiéval de la Plaza de Espaňa où se dressent le majestueux hôtel de ville, ses halles pittoresques et l’imposante ex-collégiale, Santa Maria la Mayor. Elle est ouverte, mais avant d’y entrer, nous passons un long moment à suivre les manœuvres intrigantes d’une cigogne qui va et vient au dessus de nos têtes, un bout de bois dans le bec, sans trop savoir où le déposer. A-t-elle perdu son nid ? Cherche-t-elle à piquer celui d’une autre ? La branche est-elle coincée dans son bec ? Elle se pose, repart, se repose… Et c’est au moment où nous nous décidons à pénétrer dans l’édifice religieux que le bout de bois atterrit sur le parvis, presque sur nos têtes ! Nous ne saurons jamais ce qu’elle cherchait à faire avec, mais nous remarquons au passage que le parvis est jonché de petites branches… L’endroit est dangereux !

Dans la cathédrale, tout est prêt pour la Semaine Sainte. Jésus, Marie et tous les Saints, sont parés pour le défilé, installés sur leurs « pasos », autels richement décorés qui seront portés à dos d’hommes au cours du défilé, prêts au départ. Impressionnant. Et dire que pour un peu, nous tombions en plein dans les festivités ! Cela ne nous avait même pas effleurés.

Nous sommes plutôt contents de repartir. Pour tout dire, à part les cigognes, nous avons moyennement aimé Alcaňiz. Chacun ses goûts.

Par contre, l’après midi, nous découvrons un autre petit bijou, Valderrobres. Encore un « Pueblo mas bonito » ! Muy, muy bonito… Verdad !

Et alors là, ils savent vivre, il y a même une aire de camping-car au bord du rio Matarraňo qui borde la ville ! Nous sommes tout près du noyau antique que l’on atteint par un vieux pont médiéval, puis en franchissant une impressionnante tour de défense. Comme d’habitude, les ruelles étroites, sinueuses, bordées d’édifices remarquables, mènent à l’imposant château qui domine l’ensemble, construction massive du XIVème siècle.

 

Fermé. Tant pis ; de toute façon, comme aurait dit Jeannine, « on n’en verra pas plus ! ». Et toc !

Avant de gagner notre halte du soir, nous faisons un détour par Beceite… Bof…

Nous nous rendons ensuite au camping d’Arnès, superbe camping ouvert toute l’année, doté de charmants petits bungalows, et d’où il est possible de gagner à pieds, très rapidement l’intéressant village d’Arnès. Encore un bel ensemble architectural à découvrir.

Nous voilà de retour en Catalogne avec, non loin de là, de surprenants refliefs…

Frédérique

 

 

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Published by Do Fredo - dans récits de voyage
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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 16:02

Nous quittons Tarragone avec l’intention d’y revenir prochainement pour visiter les sites que nous n’avons pu voir car deux journées n'ont pas suffi  pour explorer toutes les richesses de cette ville.

Sitôt quitté la frange littorale surpeuplée et hérissée d’affreux buildings, filant en direction de Mora de Ebro, nous pénétrons rapidement dans un paysage escarpé et grandiose. La route est large, bien asphaltée et agréablement sinueuse. Ici et là, nous admirons de loin de jolis villages perchés. Oliviers, amandiers et noisetiers se partagent les terres cultivés parfaitement entretenues, le plus souvent en terrasses, avant de laisser la place à la rocaille des collines sauvages et arides.

A l’entrée de Mora, nous bifurquons sur la gauche et franchissons le pont sur l’Ebre, pour filer en direction de Miravet.

 

 

 

 

A Miravet, nous le découvrirons peu à peu, il y a trois entités distinctes : la ville nouvelle, le cœur du village ancien dit « cap de la villa » et, surplombant l’ensemble sur son éperon rocheux, le château-forteresse. A l’entrée du village, un panneau, sur la gauche, en indique l’accès à pieds. Nous dédaignons ; cela nous parait vraiment trop loin, trop haut, trop tout. Nous apercevons d’ici la route, et nous ne nous voyons pas faire tout ça en plein soleil. Car en cette fin de matinée de début avril, il cogne déjà fort, le bougre ! Alors, sans complexe, nous nous enfonçons au cœur du village en suivant les panneaux indicateurs. Les ruelles sont de plus en plus étroites, mais ne voyant aucune interdiction fonction du gabarit du véhicule, nous poursuivons. D’ailleurs, personne ne semble effrayé de nous voir nous enfiler là-dedans et il n’en faut pas plus pour nous encourager !

La route est étroite et la pente est raide ! Plus de 10% … Nous hésitons quelques instants… Est-ce bien raisonnable ? D’un autre côté, nous n’avons plus guère la possibilité de faire demi-tour… Alors tant pis, « a la buena de dios » !!! Endavant !

Nos anges et nos guides ont fait du beau travail et nous les en remercions : nous accéderons au parking sans encombre et redescendrons de même, sans croiser personne. Elle est pas belle, la vie ?

 

La forteresse, d’origine maure, fut conquise par les templiers en 1153 et reconvertie en château monastère. L’ensemble est aujourd’hui reconnu comme le plus parfait exemple d’architecture romane militaire des templiers en occident. Il sera le témoin de la fin de cet ordre vers 1307. A l’intérieur de l’église, on distingue encore quelques peintures murales et quelques témoignages architecturaux de la première construction arabe.

La visite, très bien documentée, se termine sur la terrasse supérieure où l’on accède par un escalier en colimaçon particulièrement étroit (voie unique !). Dominant la ville et les eaux tumultueuses du rio Ebro, la vue à 360° est somptueuse.

Nous redescendons nous garer sur le parking de la coopérative pour découvrir le village, et plus particulièrement le quartier « cap de la villa », situé à l’aplomb du château dans une anfractuosité de la falaise. Au passage, nous repérons le sentier qui permet d’accéder à pieds au château. Finalement, cela n’aurait pas été si mal…

 

La promenade dans les ruelles étroites, jusqu’à l’ancienne église désaffectée (la nouvelle, dans la partie plus récente, certainement plus facile d’accès, est franchement horrible), est plaisante et nous donne l’occasion de repérer l’endroit idéal pour déjeuner.

Nous repartons chercher les camions pour aller nous garer au bord du fleuve, à l’endroit ou un petit bac pittoresque (que nous ne verrons pas et dont nous ignorons s’il fonctionne à cette époque) permet de traverser le fleuve, à la seule force du courant. Au pied du vieux village, les terrasses de bistrot sympas, l’ombrage abondant et la proximité de l’eau, font de cet endroit un lieu idyllique.

 

Après manger, nous faisons route vers Calaceite, en franchissant le col del Moro où nous sommes censés pouvoir observer les ruines d’un village ibérique. Mais là, franchement, déception, il n’y a vraiment pas de quoi… Mieux vaut s’en aller découvrir Ullastret, ou San Sebastià de la Guarda près de Llafranc, beaucoup plus spectaculaire.

 

Calaceite est situé dans la province de Terruel, en Aragon, et fait partie des « pueblos mas bonitos de Espaňa ».

 

Pour les collègues camping-caristes qui souhaiteraient mettre leurs pas dans les nôtres, il faut savoir que pour chaque visite de village, ou presque, nous avons rencontré le même problème pour nous garer. Il y a rarement de parking prévu à cet effet, surtout pour des gabarits comme nous. Nous galérons pas mal, mais généralement, nous finissons par trouver. Il ne faut pas se décourager.

Ensuite, c’est une constante, de village en village, il faut avoir le jarret ferme pour arpenter les ruelles étroites à forte déclivité. Asthmatiques, s’abstenir !

A Calaceite, passages couverts, porches, et arcades se succèdent. Ici, la spécialité semble être le balcon en fer forgé et les gouttières en forme de tête de dragon.

Daté de 1609, l’Ajuntament est particulièrement remarquable, tout comme la place d’Espagne. Quant au mobilier de l’église de l’Assomption, sans doute est-il intéressant, mais nous ne le verrons pas : cerado !

Après avoir bouclé la visite du village, nous faisons route vers la Fresneda, à 25 kilomètres de là, pour trouver notre camping du soir, dans un site particulièrement idyllique, tout planté d’oliviers… Un havre de paix naturel qui se paye un peu cher, mais bon, une fois de temps en temps. Le camping est tenu par des hollandais très pointilleux sur l’écologie (obligation ici d’utiliser des produits naturels pour les WC chimiques !) et nous échangeons facilement en anglais.

Quant à la visite du village depuis le camping, deux parcours pédestres sont possibles, un court et un long. Nous avons testé le court ; la balade dans les oliviers est enchanteresse, mais attention aux chiens ! Pour ce qui est de la durée du parcours, annoncée de 25 minutes aller, il faut bien compter le double. Nous avons dû renoncer et remettre la visite au lendemain. Cependant la région regorge de merveilles… Il faudra revenir ! 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Frédérique

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Published by Do Fredo - dans récits de voyage
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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 20:37

Toutes nos excuses mais en ce moment Overblog fait des trucs bizarres, impossible de régler la taille de la police, la couleur est changeante ! Wait and see !

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Published by Do Fredo - dans coups de gueule
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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 20:07
Mardi
Si bon nombre de monuments antiques ont disparu, on ne boude pas son plaisir en s’abandonnant à la joie de déambuler dans cette cité particulièrement séduisante qui a mis tout en œuvre pour satisfaire les visiteurs à commencer par les tarifs de visite des monuments. Comme partout en Espagne ils sont peu onéreux et les « jubilados » (entendez par là « seniors ») ont même droit à des réductions, ce qui mérite d’être signalé car en France si la gratuité est souvent totale pour les jeunes jusqu’à 28 ans, les « vieux » paient plein pot ! Cerise sur le gâteau des entrées combinées sont proposées, 3,65€ pour visiter 4 monuments, un cadeau dont on bénéficie sur demande dans n’importe quel site.

 

Commencer la visite par le cirque romain n’est pas une mauvaise idée, cela permet d’organiser la découverte de Tarragone de manière à pouvoir se poser dans l’un des restaurants de la place du Forum à mi journée du parcours. Le Cirque fait partie des mieux conservés d’Occident même si sa structure est partiellement enterrée sous de vieux édifices du XIXe siècle. L’entrée se fait par l’ancienne muraille romaine. Remaniée au Moyen Âge elle permet d’accéder à un tronçon de gradins par l’un des monumentaux escaliers d’accès des spectateurs puis à la Tour des Monges, construction médiévale intégrée des siècles plus tard à la muraille médiévale. Les anciens couloirs qui desservaient les différentes parties du cirque, les salles où s’entassaient les animaux, les esclaves, le matériel sont partiellement visitables nous offrant une balade sous la ville qui au fil des siècles s’est construite sur les ruines du monde antique.

Un réseau souterrain qui ne cesse de s’agrandir aux hasard des travaux de réhabilitation de la ville et qui relie les sites entre eux. Pour preuve parti du Cirque romain c’est du Prétoire ou « château du Roi » que l’on ressort sur ce qui fut l’un des anciens forums romains.

 

Si vous suivez notre itinéraire, un conseil, ! Avant de songer à vous restaurer allez découvrir la chapelle Sant Pau juste derrière la cathédrale. Certes elle n’a rien de romain mais elle permet de comprendre ce que fut la vie des premiers chrétiens sous la domination de l’empire romain grâce à une vidéo très bien documentée, seul bémol peut-être ce n’est qu’en Catalan, Castillan ou Anglais !
 
Situé à l’intérieur du cloître du Séminaire, ce tout petit édifice de base rectangulaire pourvu de colonnes extérieures et à la décoration très austère tranche avec l’architecture baroque du séminaire sans choquer, sans doute du fait de la mise en scène du lieu plutôt moderniste ! J’aime bien !
De Sant Pau vous aurez ensuite le loisir de goûter une pause avant d’avaler le circuit des Murailles. Commencées au IIe siècle av. JC, 1100m en ont été conservés sur les 3500m initiaux.
 
La partie la plus intéressante peut être visitée sur le Parcours Archéologique. Différents pans de mur parfaitement conservés faits de blocs mégalithiques, deux des six poternes et une porte d’accès au trafic roulant sont encore visibles sans parler des nombreux bâtiments qui la bordent. Et comme partout sur les sites espagnols un espace didactique a été aménagé pour répondre à toutes nos questions, même à celles que l’on ne se pose pas !
A ce stade de la journée le billet groupé est déjà rentabilisé et il reste à gagner le forum local en repérant au passage l’une des nombreuses terrasses qui bordent la Rambla Nova ou la Place Corsini pour revenir y déguster par exemple un « chocolate à la taza » avant de partir à la découverte du dernier site romain, l’amphithéâtre.
 
Destiné aux spectacles de luttes des bêtes sauvages, des gladiateurs et d’exécutions publiques il fut construit au début du IIe siècle après JC et conserve une partie des gradins taillés dans la roche. C’est ici qu’en 259, Saint Fructueux et ses diacres y furent brûlés vif. En leur mémoire une basilique wisigothique fut édifiée au début du VIe siècle puis sur ses ruines l’église médiévale de Santa Maria del Miracle. Aujourd'hui une école porte ce nom !
 
Voilà, mission accomplie ! Les autres sites sont hors la ville et demain est un autre jour !
Une petite halte sous les bigaradiers en fleurs qui arborent les rues en attendant le bus et la journée de demain commence à se dessiner !
Mercredi
Départ avec le Ptibus pour la Villa romaine de Centcelles située sur le territoire municipal de Constantí à quelques kilomètres de Tarragone. Elle aurait été occupée s le IIe siècle avant JC. et a connu une vie riche jusqu’à la fin de l’époque romaine dans un environnement sans doute plus bucolique qu’aujourd’hui. Entre les cheminées d’usine, l’autoroute et autres vias, on pourrait rêver mieux. Pourtant la magie opère !
Les ruines actuellement visibles datent probablement du IVe siècle. Une des deux salles conserve son toit en coupole et de magnifiques mosaïques d’une qualité et d’une valeur exceptionnelle la décorent attestant de l’implantation du christianisme dans la Rome antique.
 
Des restes des thermes de la villa sont également conservés et là aussi un espace didactique est aménagé permettant de comprendre comment réaliser une toiture, une voûte en plein cintre ou une mosaïque.
Avant de regagner notre port d’attache nous gagnons « Le Pont du Diable » ou Aqueduc des Ferreres, l’un des deux aqueducs construits en vue d’approvisionner la ville en eau. Le tronçon conservé constitue un pont d’environ 217 m de long et 26 m de hauteur maximale au-dessus d’un ravin que Frédo a franchi dignement ! Construit au moyen de grandes pierres de taille assemblées sans mortier, il forme une double ligne d’arches qui enjambe un vallon asséché.
 
Tentés par d’autres horizons, nous avons terminé notre troisième journée Tarraconaise par une belle randonnée sur le GR qui nous a menés jusqu’à la Tour de la Mora. Datant du XVIe siècle, cette tour fut construite par la cité de Tamarit pour protéger le littoral des incursions des pirates maures.
 
Ayant perdu et retrouvé notre chemin un sacré nombre de fois, nous avons terminé cette virée à la limite Est de la « Platja Llarga », là où commence la côte rocheuse et où de curieuses saignées dans une roche truffée de coquillages fossiles laisse accroire que le trait littoral a reculé (c’est une certitude d’ailleurs, au moins sur Rosas et L’Escala) et que jadis une carrière se existait là.
A bientôt.
Do
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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 16:23

Nous voici de retour d'une escapade très ensoleillée sur la région de Tarragone. Un enchantement !

Si un voyage clé en mains vous tente, voici en quelques articles ce que fut cette semaine entre Catalogne, Aragon et Communauté Valencienne. Deux options au choix depuis Perpignan pour rallier Tarragone, autoroute ou nationale et autovia.  Plus longue mais gratuite la seconde option nous a permis de découvrir en chemin une petite ville tout à fait remarquable, Hostalric. La ville a pris naissance autour d’une auberge sur la route reliant Perpignan à Barcelone. Dominée par une forteresse datant de 1145, perchée sur un escarpement basaltique elle est encore ceinturée d’une bonne partie de ses remparts. Hostalric a résisté au temps, aux guerres d’Indépendance, à Napoléon et est aujourd’hui connue pour son patrimoine architecturale et la fête des géants !

Autre bonus avec cette option, la découverte de 2 vestiges romains sur ce qui fut la via Augusta menant à Tarragone. Les approcher n’est pas chose aisée, l’Arc de Béra se trouve au beau milieu d’un giratoire, mieux vaut donc oublier et se contenter du plaisir des yeux ! Par contre, pour la Tour des Scipions avec un poil de goût du risque et le sens de l’orientation il est possible l’atteindre.

Tarragone n’est alors qu’à une encablure et c’est émerveillement.

Un village ibérique existait déjà lorsque Tarragone entre dans l’histoire sous l’impulsion de l’Empire romain en 218 av. J.-C. La simple garnison finira par devenir, la principale base militaire de l’Hispanie. Au IIe siècle av. J.-C., la ville est déjà structurée, une première muraille est construite ainsi qu’un important réseau de rues. Par la suite Jules César lui attribue le titre de colonie aux environs de 45 av. J.-C puis c’est au tour de l’empereur Auguste d’y gouverner l’Empire pour la première fois hors de Rome. « Tarraco » est alors dotée d’un important réseau routier, réseau que suivent actuellement les différentes routes qui, passant par Tarragone, desservent l’Espagne. Entre les Ier et IIe siècles ap. J.C la ville devient la plus grande des capitales de l'empire romain après Rome. Aujourd’hui c'est avec Mérida la ville du monde romain la plus riche en vestiges archéologiques, après Rome évidemment. Un casse-tête pour les urbanistes qui ne peuvent envisager le moindre chantier sans tomber sur de vieilles pierres !

Visiter Tarragone est un superbe « retour vers le passé » et une journée suffit à peine pour visiter les principaux monuments antiques de la ville.

La ville qui reçut la visite d’Hadrien au IIe siècle ap. JC s’honore d’autres visiteurs prestigieux dont Paul de Tarse, le célébrissime Saint Paul qui a vraiment « roulé sa bosse » (toutes mes confuses pour cette familiarité, mais il sait que je l’aime bien ) dans tout le pourtours méditerranéen, une communauté chrétienne s’étant très vite développée dans la ville, Tarragone est riche d’un patrimoine religieux exceptionnel.

Tarragone romaine, chrétienne mais aussi Tarragone moderniste, Gaudi entre autre y a laissé son empreinte !

Une ville aux multiples visages qui vous l’avez compris retient le visiteur plusieurs jours. Par bonheur, les monuments sont assez proches les uns des autres, tous styles confondus, et si vous décidez comme nous de ne vous consacrer qu’à une période vous arriverez à avoir un aperçu de ce qui vous y retiendra une autre fois !

Do

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 19:27

Chacun de nous est un être complexe qui ne se résume pas à ce que nous « voyons ».

Sans aller jusqu’à évoquer nos corps énergétiques (une réalité) nous distinguons au minimum 4 corps : le corps physique, le corps énergétique (qui nous enveloppe et est l’émanation de notre corps physique), le corps émotionnel, le corps mental.

A noter que chacun de ces corps est doté de sa propre conscience !

Le corps émotionnel est constitué de tout ce que nous avons pu intégrer comme expériences dans notre vie. Il s’agit de ce bagage affectif dont nous avons hérité de nos familles auquel s’ajoute celui que nous trimballons de nos vies antérieures (si l’on y croit) et que nous étoffons tout au long de notre vie.

Il représente notre capacité à sentir, ressentir, c’est notre relation à l’autre.

Notre corps mental est notre capacité à penser, un peu le maître d’œuvre capable de bloquer nos émotions si nous lui laissons la bride sur le cou !

Ennemi du lâcher-prise, si nous lui en donnons l’opportunité en lui déléguant nos pouvoirs, il va inexorablement prendre le dessus et, par exemple, nous maintenir dans une routine sécurisante nous empêchant de nous construire en tant qu’individu. L’imaginaire est la pile qui alimente notre mental or trop d’imaginaire nous déconnecte de l’émotionnel (d’où le danger des technologies qui misent tout sur le virtuel) pouvant faire des individus des clones au service de n’importe quelle idéologie.

Le but est donc d’arriver à se construire sans qu’aucun de nos corps prennent le pouvoir sur un autre. Trop, pas assez … vaste question.

Mais revenons en à la médecine.

Sans chercher à schématiser nous pouvons dire que la médecine allopathique s’attache à soigner les effets de la maladie. La médecine homéopathique quant à elle tend plutôt à en rechercher les causes comme toutes les médecines holistiques qui traitent à la fois le corps et l’esprit. Voilà pourquoi le médecin homéopathe s’inquiétera par exemple de savoir, alors que vous venez pour un problème de sinusite si vous avez tendance à souffrir d’entorses à répétition. Mais cela s’explique, différentes souches peuvent avoir raison d’une sinusite, c’est le cas de Hydrastis Canadensis ou Kalium Bichromicum avec une différence notoire, la seconde souche est souveraine pour les lésions tendineuses. Nos réponses aident le praticien à déterminer votre terrain, notion très importante en homéopathie, et de faire le choix du remède le plus juste possible.

De la même manière, lorsque vous consultez un homéopathe, un naturopathe ou un médecin en médecine chinoise vos états d’âme seront une de leurs préoccupations.

Ils s’attacheront à savoir si vous aimez avoir chaud, manger épicé ou si vous avez un sentiment de colère qui vous mine le mental, des regrets qui vous fouaillent les tripes !!!

Tout cela pour en arriver où je veux en venir : nos maux ne sont jamais que l’expression de quelque chose de plus intime qui peut arriver à se dessiner par petites touches avec le concours de praticiens formés à l’écoute : une blessure d’enfance, des formes pensées inculquées par votre environnement culturel ou familial, des évènements destructeurs qu’une chape de plomb a occultés.

Pour savoir écouter ce que notre corps nous dit différentes possibilités s’offrent à nous, psychothérapeutes, recours au psychogénéalogiste lorsque nos difficultés se font l’écho de troubles répétitifs de génération en génération, énergéticiens qui interviendront aussi bien sur l’alimentation, l’hygiène de vie, l’équilibre de l’esprit, recours aux médecines naturelles notamment à l’aromathérapie car les plantes tout comme nous sont des êtres vivants, énergétiquement très puissantes qui bien souvent résonnent en harmonie avec nous.

Des plantes qui ont la particularité d’agir dans notre inconscient car si nous ne pouvons mettre de mots sur nos maux, notre corps lui sait !

C’est juste ensuite une affaire de CONFIANCE !

Tout ceci pour en conclure que chacun de nous est bien évidemment libre de ses choix en matière de soins mais il est quand même difficile d’adhérer à certains propos qui tentent à assimiler les médecines naturelles (holistiques) à du charlatanisme.

Do

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 20:32

Lors de notre dernière virée début mars nous avions mis à notre programme la découverte d’Angoulême avec comme fil conducteur, cela s’imposait, la BD.

L’office du tourisme édite de nombreux documents détaillant les différents peintures murales, tout ce qu’il faut pour organiser une visite originale de la ville.

 

Garé au bord de la Charente, non loin des anciennes papeteries qui firent la renommée d’Angoulême, le vélin d’Angoulême, ça vous parle ?, c’est d’un pas hardi qu’il faut grimper les jardins qui cascadent au pied des remparts car Angoulême est majoritairement une ville perchée !

Notre premier mur peint est l’oeuvre de Marc Antoine Mathieu.

Elle s’intitule « Réalité, sortie de secours ».

Un trompe l’œil saisissant en 6 images.

On a vraiment l’impression que le mur se désintègre sous nos yeux.

Square St André, les « Mémoires du XX e siècle » de Yslaire sont une étape avant l’Hôtel de Ville renaissance.

Nous nous baladons le nez en l’air pour découvrir « le Baron Noir » de Got et Petillon.

Evidemment il nous fallait trouver Gaston et son gaffophone !

Ne pas louper Lucky Luke et Joly Jumper.

Il y en a partout, dans les endroits les plus improbables, des œuvres d’artistes connus comme les « sales Mioches » de Berlion et Corbeyran.

Mais d’obscures artistes ont habillé des portes,

des transformateurs électriques leur donnant une dignité inattendue.

Ne boudez pas votre plaisir, cela vaut vraiment le coup !

Do

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