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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 21:21

Le 21 février 1966 Charles de Gaulle décide de retirer la France de l’OTAN. Notre pays se propose « de recouvrer sur son territoire l’entier exercice de sa souveraineté » ce que nous avons donc fait jusqu’à ce jour funeste (c’est mon point de vue) du 7 décembre 2007 où un certain Nicolas Sarkozy réintègre notre pays au sein de cette organisation.

Et voilà qu’hier le chef du Pentagone est venu sommer les dirigeants européens d’augmenter leurs dépenses militaires faute de quoi les États Unis pourraient « modérer leur engagement » et James Mattis d’ajouter « les américains ne peuvent pas se soucier davantage de la sécurité future de vos enfants que vous ne le faîtes vous-mêmes ».

Leur demande t’on de s’occuper de nos enfants ?

J’hallucine d’autant que Jens Stoltenberg (ancien premier ministre norvégien) actuellement à la tête de l’Otan et représentant d’un état qui n’appartient pas à l’Union Européenne, s’exprimant sur le sujet a affirmé que « de nombreux pays parmi ceux qui dépensent moins de 2 % de leur PIB ont exprimé des ambitions, des projets, des engagements pour réellement commencer à augmenter leurs dépenses ». Une allusion à la France, l’Espagne, la Belgique, l‘Allemagne, l’Autriche, l’Italie … sans nul doute ? La Grande Bretagne et la Pologne qui ont réduit leurs dépenses risquent sans doute de se faire sermonner, pas comme ces bons élèves que sont l’Estonie et la Grèce ?! Faut-il vraiment les en féliciter ?

Ces propos n’engagent que moi mais lorsque je vois les économies drastiques que certains candidats à la présidentielle veulent imposer aux français (évidemment ils ne sont pas du nombre), entendre dire qu’il faut augmenter les dépenses militaires, ça coince !

Et puis comment recevoir une leçon d’un état qui, s’il est engagé dans le conflit qui embrase le Moyen Orient (et pour cause), laisse à l’Europe le soin de régler le sort des réfugiés même s’il y a beaucoup à dire à ce propos.

Autant dire que ce président outre Atlantique, dont nous ne sommes pas responsables de l’élection, semble devoir exporter les turbulences qu’il génère jusque chez nous !

Alors je ne sais pas ce que vous en pensez mais il serait sans doute temps que nous nous ouvrions les yeux et que nous décidions de ne pas nous laisser manipuler.

Les brebis galeuses ne sont pas celles que désigne la vindicte populaire bien briefée par ceux qui ont intérêt à empêcher que nous nous unissions.

Réveillons-nous !

Cessons de crier Haro sur les petits fonctionnaires, ce ne sont eux qui grèvent le budget de l’État. Les chômeurs ne s’engraissent pas sur le dos de la population, ils sont les victimes d’un système qui ne visent qu’à enrichir les nantis. Les SDF ne le sont pas de leur plein gré contrairement à ce que se plaisait à me dire le maire (communiste) de la dernière commune où j’ai enseigné en réponse à une proposition d’ouvrir un accueil sur le village.

Oui le délit de « sale gueule » existe et il ne fait pas bon être « différent ».

Quand arrêterons nous de nous laisser dicter notre conduite par étrangers qui feraient mieux de balayer devant leur porte et des politiciens qui ont tout de truands ou à ceux qui sèment la haine !

Do

 

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Published by Do Fredo - dans coups de gueule
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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 19:36

Vous êtes du genre pigeon voyageur et n'êtes pas certain qu'en votre absence le contenu de votre congélateur n'a pas décongelé puis regelé !

Il y a une solution.

Prenez un verre d'eau et mettez-le dans votre congélateur. Lorsque l'eau a gelé, déposez à la surface une pièce d'eau.

Si à l'un de vos retours la pièce se trouve au fond du verre d'eau gelée, y'a un "blème" !

Do

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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 19:46

Se promener dans Vienne c'est passer d'un extrême à l'autre.

Vienne impériale à Schönbrunn ...  Vienne populaire avec la Karl Marx Haus.

Les styles se télescopent ...

Modernisme ...

... baroque.

 Néo-classique ...

J'en passe évidemment et comme la liste est longue en voici la preuve par l'image !

Mon coup de cœur, la HundertwasserHaus !

... même si la Palmenhaus à Schönbrunn est fort belle ...

MajolikaHaus ... 

... très Art nouveau se dresse en bordure de Naschmarkt.

Il y a également les vestiges de guerre avec la Flakturm convertie en Aquarium. Impossible à détruire sans faire sauter la ville, cette ancienne tour qui accueillait les batteries de DCA n'est d'ailleurs pas la seule qui subsiste à Vienne mais elle est la seule à se dresser en pleine ville !

Evidemment ce n'est qu'un petit échantillonnage de ce qui vous attend.

Nous avons particulièrement apprécié cet adorable chalet d'alpage juste devant le Rathaus !

Mais peut-être, en ce qui vous concerne, resterez vous scotché par la coupole du musée de la Sécession !

Do

 

 

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 18:17

Je suppose que vous savez tous qui est Sissi. Il est quasiment impossible que vous n’ayez jamais vu les films de Ernst Marischka, « Sissi », « Sissi impératrice » et « Sissi face à son destin ». Ce sont les incontournables, les inévitables de la télévision, rediffusés chaque année aux alentours de Noël, permettant ainsi à toutes les générations de découvrir le mythe « Sissi », un peu comme celui de Zorro, rediffusé en boucle sur FR3 depuis 2008 (source Wikipédia ; personnellement, j’ai l’impression que ça dure depuis plus longtemps. Compte tenu du fait qu’il y a 78 épisodes, ça veut dire que tous les ans et demi environ, on recommence ! Si ce n’est pas se moquer du monde, ça…) Mais revenons à nos moutons…

Donc, tout le monde connaît Sissi. Ou croit la connaître. Car en réalité, la vraie Sissi est assez éloignée du personnage idyllique incarné par Romy Schneider.

Elisabeth, Amélie, Eugénie de Wittelsbach, dite Sissi, ou Sisi, selon la graphie autrichienne, est née le 24 décembre 1867, au royaume de Bavière. Fait remarquable, à sa naissance, elle possédait déjà une dent, comme Napoléon 1er et Louis XIV (et d’autres peut-être). Est-ce le signe d’un destin remarquable ?

Favorite de son père, le duc Maximilien de Bavière, c’est une enfant vivante et gaie, aimant la nature, les animaux, la musique et la poésie.

Elle n’a que quinze ans lorsqu’elle est remarquée par son cousin, l’empereur François-Joseph 1er d’Autriche, qui bouleverse pour elle tous les projets de sa mère, l’archiduchesse Sophie. Le mariage est célébré le 24 avril 1854 à Vienne. Elisabeth n’a pas 16 ans lorsqu’elle devient impératrice d’Autriche.

Les films de Ernst Marishka sont assez fidèles à cette première partie de l’histoire. Elevée très librement à Münich et au château de Possenhofen, en Bavière, Sissi n’est absolument pas préparée à la vie de la cour et au protocole très strict qui l’attend. S’il est certain que l’empereur l’a follement aimé (« vous ne pouvez savoir à quel point j’ai aimé cette femme », confiera-t-il en apprenant la mort de l’impératrice), l’amour de Sissi pour son époux est rapidement mis à l’épreuve par les impératifs de la fonction. « Le mariage est une institution absurde; enfant de 15 ans, j'ai été vendue, j'ai dû prononcer un serment que je ne pouvais ni comprendre, ni renier… » écrira-t-elle à sa fille Marie-Valérie, beaucoup plus tard.

Au Sissi Museum... La vraie Sissi!

Sissi est rebelle et refuse l’étiquette, les contraintes, l’autoritarisme dont fait preuve sa belle-mère pour tenter de la formater, de la faire entrer dans le moule. Jamais elle ne se soumettra et c’est bien ce qui fascine en elle.

Sissi fuit la cour, Vienne et ses obligations. Elle se rend impopulaire et les viennois ne l’aiment pas beaucoup. Ils ne la comprennent pas.

La vie ne l’épargne pas ; les deuils non plus : sa première fille, Sophie, à l’âge de deux ans, son fils unique, Rodolphe, à Mayerling, son cousin bien aimé, Ludwig, et bien d’autres proches… Soit dit en passant, c’est incroyable ce que cette famille a pu inspirer les cinéastes (outre les « Sissi », il y a eu aussi « Mayerling » relatant la fin dramatique de Rodolphe et de sa malheureuse maîtresse, Marie Vetsera, et « le crépuscule des Dieux », contant le tragique destin de Louis II de Bavière). Ah ! Si les Habsburg n’avaient pas existé !

Sissi déprime et tombe gravement malade à plusieurs reprises, allant jusqu’à devoir s’exiler temporairement sous des cieux plus cléments pour recouvrer la santé : Madère, Corfou… Elle ne reparait plus que rarement à la cour. Sissi a la bougeotte, le goût du voyage et de l’ailleurs… Elle confie un jour à son fils que si elle devait s’établir au même endroit pour le restant de ses jours, « le séjour dans un paradis même lui paraîtrait l’enfer ». Elle ne revient à Vienne qu’épisodiquement, lui préférant Gödöllö, en Hongrie, pays où elle est adulée. Un amour qu’elle lui rend bien !

La visite des appartements de Sissi dans la Hofburg, au centre de Vienne, puis à Schönbrunn, illustrent bien le quotidien du couple impérial, la distance imposée entre eux par l’impératrice et l’amour incondonditionnel de son époux, prêt à tout pour la satisfaire. Sissi consacrait beaucoup de temps à sa beauté légendaire et à sa taille de guêpe ! Elle passait chaque jour deux à trois heures à faire peigner son abondante chevelure ; outre l’équitation où elle excellait, elle s’astreignait quotidiennement à des heures de gymnastiques pour entretenir sa musculature. Sa chambre était partiellement aménagée en salle de sport avec agrès, anneaux et barres parallèles. Elle a par ailleurs été la première à faire installer une salle de bain avec baignoire telle que nous les connaissons aujourd’hui.

Au Sissi Museum... La vraie Sissi!

Sissi cultivait sa beauté et sa minceur, comme une antidote au protocole impérial, tout en taquinant la muse : tout au long de sa vie, l’impératrice a produit de nombreux poèmes enflammés. Mais elle était aussi extrêmement cultivée et parlait de nombreuses langues, comme le grec ancien et moderne, l’anglais, le français, et bien sûr, en tant que reine de Hongrie, le hongrois.

On l’a dite anorexique, neurasthénique… Sissi donne surtout le sentiment de ne pas avoir été faite pour cette vie-là et d’avoir tout mis en œuvre pour sauvegarder sa propre authenticité et vivre selon ses aspirations profondes en dépit de l’hostilité générale à son encontre.

Le 10 septembre 1898, alors qu’elle séjourne sous le nom de comtesse de Hohenens à l’hôtel Beaurivage, à Genève, le voyage se termine tragiquement. Sissi est poignardée par un anarchiste italien qui n’avait d’autre idée en tête que de supprimer une tête couronnée, un acte d’éclat censé le consacrer pour la postérité. Son objectif est le duc d’Orléans, mais celui-ci ayant modifié son emploi du temps, il change de cible au dernier moment et se rabat sur la soi-disante comtesse. Le coup est si rapide, si précis, que Sissi ne réalise pas ce qui vient de se passer. Elle pense avoir reçu un coup de poing ; elle vacille et se redresse, parvenant même à monter à bord d’un bateau qui l’attend et ne tarde pas à appareiller, pour faire demi-tour lorsqu’elle perd brusquement connaissance et que sa dame de compagnie révèle sa véritable identité. De retour à l’hôtel, on découvre la blessure, infime, et pourtant meurtrière. Sissi a été touchée en plein cœur et s’éteint peu de temps après.

A sa mort, sa dernière fille, Marie Valérie, sa préférée, née en Hongrie et la seule enfant qu’elle ait pu élever elle-même, dira que sa mère est morte comme elle l’avait souhaité ; vite, et sans souffrir. Un peu comme si Sissi avait donné rendez-vous à son meurtrier pour l’aider à quitter une vie qui, depuis son mariage, ne fait que lui peser.

Sissi, la rebelle, l’insoumise, est enfin libre.

Frédérique

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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 18:35

Envie de découverte ?

Visiter Vienne avec nous, qui sait, peut-être ne tarderez vous pas à nous emboîter le pas.

https://youtu.be/vu8xRKtjup0

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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 17:29

Un beau texte à méditer, découvert par hasard (mais il n'y a pas de hasard!) ; très émouvant, quand on pense à quelqu’un en particulier, et tellement juste.

Frédérique

 

 

 

 

 

"Quand je serai vieille", de Florence Braud

samedi 2 juillet 2016

Quand je serai vieille...

 

Quand je serai vieille, je ne veux pas qu'on m'appelle « ma p’tite dame » ou « ma jolie ». Je veux être respectée et conserver mon identité jusqu'à la fin. Je ne veux pas qu'on me retourne dans tous les sens sans même me prévenir pendant les soins. Je veux qu'on me touche avec douceur et qu'on m'explique ce qu'on me fait. Je ne veux pas qu'on me juge et qu'on dise de moi que je suis difficile ou compliquée. Je veux qu'on me traite avec bienveillance et qu'on accepte que je ne sois pas toujours de bonne composition.

Quand je serai vieille, je ne veux pas dormir dans des draps d'hôpital, je veux mon linge de lit. Je ne veux pas être lavée au gant jetable, je veux mes affaires de toilette. Je ne veux pas qu'on me serve mes repas dans des barquettes en plastique, je veux une jolie vaisselle comme à la maison.

Quand je serai vieille, je ne veux pas d'une couche, je veux une protection. Je ne veux pas d'un bavoir, je veux une grande serviette. Je ne veux pas d'un verre canard, je veux un verre ergonomique.

Quand je serai vieille, je ne veux pas qu'on parle devant moi comme si je n'étais pas là. Je veux pouvoir discuter avec ceux qui s'occuperont de moi. Je ne veux pas qu'on s'empare de mon fauteuil sans me prévenir pour m'embarquer à toute vitesse à l'autre bout du couloir. Je veux qu'on m'annonce qu'on va changer de pièce et qu'on chemine à un rythme qui ne me donne pas le vertige. Je ne veux pas qu'on me dise de faire dans ma protection sous prétexte que je suis trop longue à installer aux toilettes. Je veux que mes besoins élémentaires soient respectés et ma dignité conservée.
Quand je serai vieille, je marcherai moins bien, j'entendrai moins bien, je comprendrai moins bien. Mais je serai toujours capable d'aimer telle ou telle personne, d'avoir envie de tel ou tel menu, d'avoir peur de tel ou tel événement.

Quand je serai vieille, je veux juste qu'on ne m'enlève pas le droit d'être moi.

Publié par 

Florence Braud à

Blog « soignante en devenir »

http://www.soignanteendevenir.fr/2016/07/quand-je-serai-vieille.html

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Published by Do Fredo - dans coups de coeur
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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 16:16

Lors de ce séjour viennois nous avons eu quelques coups de coeur et un coup au coeur (en ce qui me concerne) avec lequel je débuterai cet article !

 

Un des symboles de Vienne est incontestablement sa grande roue. Construite en 1896 en un temps record (8 mois), dès son inauguration en 1897 lors d’une fête donnée en l’honneur de la Reine Victoria, la roue devint l’attraction vedette de la cité impériale. Un manne économique qui faillit disparaître durant la seconde guerre mondiale mais qui renaquit de ses cendres bien plus vite que la ville elle-même. Le 25 mai 1947, Vienne émergeant à peine de ses décombres, la grande roue était opérationnelle, un petit musée retrace son histoire au moyen de maquettes installées dans d’anciennes cabines.

Plus de 60 mètres de haut, 15 cabines, regardez la photo et cherchez l’erreur !

La roue ne connaît pas de repos et a su diversifier ses offres pour attirer un maximum de visiteurs car il ne faut pas croire que ce soit le pékin lambda qui intéresse le plus les gestionnaires même s’il lui consacre un stand de photo bidon où il peut se faire tirer la bobine dans une cabine factice !

Je n’ai pas vraiment eu l’opportunité d’analyser ce que je voyais. Au début j’ai observé autour de moi par le truchement de l’objectif qui a capté l’image d’une table dressée pour le repas dans une des cabines. Je n’en ai même pas été étonnée. Puis jusqu’à ce que nous perdions de la hauteur je n’ai plus rien regardé juste mes pieds ! L’heure de la délivrance approchant j’ai commencé à étudier le prospectus que j’avais récupéré en vue d’un article pour le blog et là le cœur m’a manqué en découvrant que les cabines étaient proposées pour des soirées festives, noces, dîners aux chandelles ou, ce fut le coup de grâce, anniversaires de gamins ! Comment imaginer une dizaine de moutards entrain de s’agiter à 60 mètres de haut alors que j’osais à peine remuer un orteil !

C’est avec une joie sans mélange que nous avons regagné les allées du Prater enneigées, le plancher des vaches, y’a rien de mieux !

Lorsque vous êtes à Vienne il y a les « incontournables » : les Bradwurst, les viennoiseries, Sissi et la musique. Nous nous sommes donc arrêtées dans un des Würstelstands de Graben, à la Salm Braü, authentique brasserie datant de 1717 installée dans un ancien cloître, et à la Hofburg pour siroter un chocolat viennois. Oserais-je dire que je préfère le chocolat espagnol ?!

Nous avons eu notre dose de valses, impossible d’échapper à Strauss, et sans le vouloir nous avons croisé plusieurs fois le souvenir de Mozart. Par contre il fut plus difficile de remettre nos pas dans ceux de Schubert et de Beethoven. Il nous a fallu pour que ce soit chose faite organiser une escapade dans les villages vignerons de Grinzing et Heiligenstadt, Schubert étant un grand amateur de Heuriger !

 

Les Heuriger étaient et sont toujours des lieux de culture populaire à la fois débit de boisson et restaurant, autorisés par décret à ne proposer que les vins de leurs propres productions ! Les Heuriger ont encore, une lanterne et une branche de pin accrochées à leur porte d’entrée. Si la lumière est allumée, les clients sont attendus, la maison n’est pas close mais la comparaison s’arrête là.

Couverts de vigne les coteaux de Grinzing descendent jusqu’au Danube et au village d’Heiligenstadt, la campagne à la ville. La distance assez courte avalée dans un environnement rappelant curieusement les petites rues de Meudon (banlieue de Paris) nous avons découvert l’une des demeures de Beethoven. Le « Maître » a souvent résidé à Heiligenstadt et c’est dans ce village qu’il a rédigé en 1802 ce que l’on nomme le testament d’Heiligenstadt. La maison n’étant pas bien grande et l’ameublement réduit au minimum, nous avons eu tout le temps de découvrir ce texte émouvant, en immersion totale avec la musique. Beethoven avait 32 ans lorsqu’il a écrit ses dernières volontés, il y décrit sa souffrance, son désir d’en finir avec la vie et aussi son espoir de voir ses troubles s’estomper progressivement.

En cliquant sur ce lien vous pouvez accéder au texte complet ! 

https://www.musicologie.org/Biographies/b/beethoven-a.html

Il y avait alors 5 ans que son audition s’amenuiser, acouphènes, otalgies le tourmentaient. Ses troubles étaient paradoxaux, le bruit le faisait souffrir mais il n’entendait quasiment rien !

Dans la seconde pièce de la maison nous sommes tombées en arrêt sur le masque mortuaire de ce musicien de génie, une douleur inattendue nous a étreintes, chacune à notre tour, nous n’étions pas ensemble. Un masque n’a rien à voir avec une sculpture qui est empreinte de la personnalité de son créateur. Beethoven était là, devant nous et sa souffrance emplissait l’air autour de nous.

A sa mort, une autopsie a été pratiquée et depuis des analyses ADN ont été effectuées. Nous en savons un peu plus sur les problèmes de santé qui l’affectaient. Il souffrait d’une surdité neuro-sensorielle, une complication immuno-pathologique de la maladie intestinale inflammatoire qu’il a toujours décrite et ayant entraîné une atrophie du nerf auditif. Comme quoi, soigner une maladie ne peut se résumer à en traiter les effets, on comprend mieux pourquoi les médecines alternatives ont une approche globale du patient au contraire de la médecine allopathique.

Beethoven était atteint également de saturnisme, affection aggravée par une incapacité génétique d’élimination du plomb et due à une consommation de vins rhénans « sucrés » au sel de plomb. Une vieille tradition viticole jadis pratiquée sous toutes les latitudes notamment en Charente où les effets ont été particulièrement sérieux.

Pour en revenir à Beethoven dommage que personne n’ait pu lui prescrire l’Huile Essentielle de Bois de Rose. Huile des musiciens, d’un point de vue vibratoire et énergétique c’est l’huile de ceux qui n’ont pas reçu enfant l’affection qui leur était due, ce qui était son cas. Au plan physique elle soigne l’eczéma du conduit auditif, affection en lien avec la non reconnaissance et dont souffrait Beethoven. Elle tempère également les caractères emportés, ce qu’il était, non sans raison !

A Heiligenstadt nous avions rendez-vous avec Beethoven et nous ne le savions pas. Jeudi dernier, nos âmes se sont rencontrées !

Le troisième coup de coeur est également le fait d’un artiste, Franz Xaver Messerschmidt à ne pas confondre avec Messerschmitt, le constructeur aéronautique. Ses créations ont été nettement moins « lourdingues ». Né en Bavière au sein d’une famille d’artistes, Messerschmidt s’est formé à Munich, Graz, Vienne, Rome. Portraitiste de la famille régnante dès ses débuts, il donne très vite libre court à ses capacités créatrices et commençe très jeune à enseigner à l’Académie Royale de Vienne. Sa vie bascule au décès de son ami et professeur de sculpture. Affecté de troubles psychiques Messerschmidt tente de combattre ceux qu’ils désignent comme ses tourmenteurs, « ces esprits qui le torturent nuit et jour », en leur donnant un visage.

 

Psychopathie ou possession ? La question n’a pas été tranchée mais 69 bustes en métal et albâtre sont nés de cette folie, des « têtes de caractère » que nous avons découvertes au Palais du Belvédère de Vienne !

Do

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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 18:03

A Vienne, il y les incontournables : l’apfelstrudel (dégusté dès le premier jour, mais nous connaissions déjà), le café Hawelka (une halte revigorante le second jour, avec la chaleureuse poignée de main du patron), la Sachertorte de chez Sacher (là franchement, il n’y a pas de quoi… Vous m’avez comprise !), Demel (où nous nous sommes contentées de faire quelques photos du cadre rococo à souhait, car, comme dit Stéphane Bern, en parlant des gâteaux, « ils ont l’air plus beaux que bon ». Trop chargés. Comme les églises), Mozart (il est partout), Sissi (une rebelle, ça me plaît), le fameux « baiser » de Klimt, Gustav pour les intimes, et… l’école d’équitation dite « l’Ecole Espagnole ». Die Spanische Hofreitschule. Ya !

Ne voulant rien rater, nous y sommes allées.

Le manège d’hiver, où ont lieu les représentations et les entraînements, est situé à proximité de la Hofburg, palais impérial des Habsburg, au centre de Vienne. Ce magnifique bâtiment de 55 mètres de long sur 18 de large, haut de 17 mètres, a été construit entre 1729 et 1735. Peinture blanche, statues monumentales, dorures et colonnades en constituent le décor. Sans oublier le portrait de l’empereur Charles VI, situé dans la loge impériale.

A l’école espagnole, tous les chevaux sont des lipizzans, une race d’origine espagnole dont la particularité est de naître avec une robe brune, virant progressivement au gris, pour devenir parfaitement blanche aux alentour de huit ans. Aujourd’hui, ils sont élevés en Styrie, la province autrichienne la plus méridionale, dont nous sommes originaires nous aussi, du côté de notre mère, soit dit en passant. C’est sûrement là qu’ils doivent vivre leurs plus belles années…

L’Ecole Espagnole de Vienne est aujourd’hui la plus ancienne école d’équitation au monde. La foule se bouscule chaque matin pour assister, aux entraînements des lipizzans. Rien de bien spectaculaire pourtant, dans ces démonstrations qui mettent surtout en évidence la parfaite maîtrise des cavaliers sur leurs montures. Les cavaliers, dont une cavalière (les femmes sont acceptées depuis 2008), portant redingote et bicorne, entrent successivement, saluent en se découvrant (je croyais qu’il saluait le public, mais non, il est de coutume de se découvrir devant le portrait de l’empereur évoqué plus haut ! Naïve que je suis…) et enchaînent les allures, les voltes et demi-voltes, au pas, au trot et au galop. Tout est très contenu, bien rôdé, sans aucun écart, jamais, même si les chevaux manifestent parfois leur mécontentement en couchant les oreilles, fouettant de la queue ou en soufflant fort par les naseaux. Chacun enchaîne les figures et les allures à son rythme. Lorsque le cheval a bien travaillé, après une petite récompense, il a le droit de se détendre un peu, rênes longues, avant de retourner à l’écurie.

A vrai dire, c’est beau, mais c’est un peu ennuyeux. On aimerait les voir se défouler un peu, ces magnifiques chevaux. En ont-ils parfois l’occasion, hormis les deux mois d’été qu’ils passent à la campagne ? C’est qu’il n’y a pas beaucoup d’espaces verts autour de la Hofburg. Dur dur, d’être un lipizzan à Vienne !

Contre toute attente, l’émotion n’est pas au rendez-vous. Au contraire, une certaine gêne s’insinue et ne fait que s’accentuer au fil des minutes, atteignant son paroxysme lorsqu’un cheval non monté fait son entrée, la queue saucissonnée comme un cheval de hockey, encadré par deux cavaliers à pieds. Quelques pas de danse et hop ! On le détache pour le ramener à l’écurie. C’est quoi, ça ? Du cirque ? J’ai le sentiment qu’il se sent un peu ridicule… Et je compatis.

Nous ne resterons pas les deux heures prévues. D’abord parce que la démonstration est assez monotone, ensuite parce que la vue de ces chevaux soumis à l’excès par leur cavalier, encolure fléchie à l’extrême, (une position de dressage équestre (la Rollkür) aujourd’hui fortement décriée, potentiellement douloureuse pour l’animal et de plus en plus assimilée par des spécialistes à de la maltraitance) nous indispose. Pour tout dire, on voudrait les voir se rebeller un peu, quoi.

J’aime les chevaux. Ils me fascinent depuis toujours. La vue d’un cheval au galop, je l’avoue, m’émeut toujours profondément, surtout dans un cadre naturel. J’éprouve toujours un immense plaisir à suivre leurs évolutions qu’ils soient libres ou montés, mais là, je ne ressens rien sinon une vague révolte devant cette démonstration de domination de l’animal par l’homme.

Comme nous voilà loin de l’équitation naturelle, sans fers et sans mors, qui fort heureusement recueille de plus en plus d’adeptes !

A l’origine, les mouvements de Haute Ecole avaient pour but de renforcer la musculature des chevaux destinés au combat. Elle n’a donc plus aucune utilité aujourd’hui. C’est un beau spectacle, diront certains. Oui, mais à quel prix ?

Nous avons décidément encore bien des progrès à faire sur le chemin du respect de la condition animale.

La Haute Ecole ne m’avait jamais attirée (pas pour en faire car, de toute façon, je n’ai jamais eu le niveau, mais pour regarder), aujourd’hui, je peux le dire : je ne suis pas d’accord avec ça, DU TOUT !

Frédérique

 

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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 15:18

Si je n’ignorais pas l’existence du peintre Hundertwasser et j’imagine d’ailleurs que vous connaissez au moins l’une de ses œuvres, celle intitulée « Irinaland Über

Dem Balkan », je

ne m’attendais pas à découvrir à Vienne une personnalité aussi foisonnante même si en préparant le voyage j’avais déliré sur la Hundertwasser Haus.

Né Friedrich Stowasser, c’est à l’âge de 21 ans que Hundertwasser naît à l’art et se choisit le nom qui l’a rendu célèbre. A cette époque il a déjà développé sa singularité et même s’il n’a suivi les cours de l’Académie d’Arts Plastiques de Vienne que 3 mois, son œuvre picturale montre qu’il a parfaitement intégré les règles académiques qui prévalent même s’il les utilisent pour mieux donner du relief à sa singularité.

 

Peintre mais aussi architecte, humaniste, écologiste … son œuvre est un feu d’artifice et témoigne que l’art est la vie ou mieux que la vie est un art !

 

 

 

 

 

 

A Vienne tout un quartier porte son empreinte : un groupe d’immeubles, la Hundertwasser Haus, le Hundertwasser Village et le musée appelé également KunstHaus Wien. Implanté dans une ancienne usine de meubles, pour rester fidèle à l’esprit de Hundertwasser qui voyait la ligne droite comme une prison « la ligne droite est sans Dieu », tout y est de guingois.

 

Le sol ondule, les lignes de fuite se rejoignent après quelques détours car dit-il :« Les hommes n’ont pas seulement des yeux pour voir ce qui est beau, des oreilles pour entendre ce qui est beau … L’homme a aussi une sensibilité tactile… Le promenoir au sol inégal devient une symphonie, une mélodie pour les pieds. On aimerait aller et venir sur un sol inégal pour se détendre et retrouver l’équilibre ». Tout a sa raison d’être, les portes et fenêtres ne sont pas calibrées, c’est voulu car elles sont nos yeux, une vision personnelle que chacun a de l’extérieur. Il y a de la couleur partout, c’est jubilatoire.

 

Hundertwasser concevait l’Art comme un langage devant être accessible à tous. Un lien entre la création de la nature et la créativité de l’homme. J’ai ressenti la KunstHaus Wien comme un bastion contre la dictature de la pensée unique et l’oeuvre d’Hundertwasser est un manifeste pour la liberté. Rebelle, sans doute, je le vois comme un homme engagé refusant les diktats, qui a toute sa vie tenté de vivre libre en harmonie avec la Nature. Une nature qu’il a cherché à préserver, la mettant au coeur de toute chose : « Il faut rendre à la Nature les territoires que l’homme a occupé illégalement ».

Écologiste avant l’heure, il avait ainsi conçu le prototype de la station d’épuration de l’eau par lagunage dont on peut voir au musée une maquette réalisée à partir de 3 bacs de plantes vertes disposés en gradins.

Il ne s’est pas contenté de peindre, il a rêvé différents types d’habitats en fonction de leur destinations.

Des habitats où l’homme et la nature pourraient s’équilibrer, se soigner comme cette résidence pour enfants malades à Essen en Allemagne. Son refus de la dictature des fenêtres, son désir de rendre à l’homme son humanité et à la Terre sa grandeur l’ont amené à concevoir de fascinants projets où l’arbre tient une place prépondérante « un arbre de plus, une chance de plus ».

L’« arbre locataire » comme il le nomme anime ce quartier de Vienne et est aussi très présent dans la symbolique architecturale de Hundertwasser qui lui a donné sous la forme de la colonne, une place de choix.

Son art est optimiste, jouissif et comme nous avons découvert que nombreux de ses projets présentés au musée sous forme de maquettes de travail ont été bel et bien été réalisés, nous sommes reparties avec en tête un nouveau voyage pour cet été, découvrir en Styrie et Carinthie le village thermal de Bad Blümau et Bärnbach, entre autre. Un belle excuse pour aller découvrir enfin la terre de nos ancêtres maternels, les Dampfhoffer d’Hainersdorf près de Graz !

En tout cas nous étions bien fringantes en quittant le musée, rien à voir à l’abattement qui nous a saisi au Kunsthistorische Museum quand, arrivées au terme de notre visite, nous avons aperçus des murs couverts sur 3 niveaux de descentes de Croix, Vierges éplorées, bobines de têtes couronnées. C’était juste insupportable ! Heureusement que nous nous étions régalées avant d’une collection exceptionnelle de tableaux de Bruegel !

Pour finir une petite phrase de Hundertwasser qui me parle bien :

« Si quelqu’un rêve seul, ce n’est qu’un rêve. Si plusieurs personnes rêvent ensemble, c’est le début d’une réalité ».

Do

 

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 17:06

Nous revoilà en Roussillon après un séjour viennois d’une semaine.

Rassurez-vous nous n’avons pas l’intention de vous narrez par le menu toutes nos découvertes, nous nous en tiendrons à nos coups de cœur et partagerons juste avec vous certaines impressions, ce qu’il faut pour vous donner envie d’y aller aussi, si ce n’est déjà fait !

Visiter Vienne nous tentait depuis longtemps mais le camping-car n’était pas le meilleur des plans, nous avons déjà testé, la route est vraiment longue depuis notre midi et pleine de travaux l’été !

De toute façon nous avions envie de découvrir la ville en hiver !

C’est donc chose faite, le rêve est devenu réalité. Un séjour épatant avec vol direct au départ de Barcelone, ce qui pour nous est nettement plus pratique que de monter à Paris. L’hôtel, trouvé sur Booking.com et fort bien situé, nous a permis de rayonner tant à pieds qu’en tramway dans toutes les directions. Il faut dire qu’à Vienne le réseau de tramways, bus et métros est dense, les rotations sont fréquentes, tout est connecté et à chaque station le voyageur est averti des différentes correspondances, de la direction à prendre pour atteindre la sortie. Si le trajet est assez cher (2€ l’unité), un système de cartes permet à chacun de trouver le moyen le plus approprié à ses besoins.

Bien tuyautées par la direction de l’hôtel, nous nous sommes équipées de la « Wochenkarte » et moyennant 16,20€ nous avons sillonné la ville et ses environs en long en large et en travers rentabilisant l’investissement dès le deuxième jour ! Ce qui soit dit en passant ne nous a pas empêchées d'enfiler nos 6 heures de marche par jour avec pour nous aider à tenir des pauses café comme chez Hawelka au cadre très cosy !

 

Sans être accro à Internet, je dois dire que c’est vraiment épatant et tout étant maintenant disponible sur le Net, nous avions en poche avant le départ les places de concert, les billets coupe-fil pour Schönbrunn et la Hofburg, les entrées à l’Ecole Espagnole sans parler de la réservation du parking longue durée à Barcelone qui (pour un prix modique pour peu que l’on anticipe sa réservation) inclut les transferts aller et retour de l’aéroport.

En fait je me suis régalée 3 fois, en préparant le voyage, en le vivant et en constatant au retour à quel point j’avais progressé. A aucun moment de ce voyage et Frédérique a fait le même constat, je n’ai connu de stress. Tout s’est déroulé comme nous l’avions envisagé, la vie nous a présenté les meilleures opportunités, elle nous a même offert en début de voyage de belles chutes de neige qui nous ont permis de découvrir Vienne sous un jour bien loin des clichés de cartes postales, ce dont nous rêvions !

 

Alors prêt pour une escapade viennoise ?

Do

Ps. Lui, sur son piédestal, c'est Wolfgang !

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