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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 16:37

L’heure est à la gravité… Désolée !

 

Bouleversée comme beaucoup par le décès de notre collègue, Lise, par le calvaire qui a dû être le sien durant de longs mois, des années, peut-être, et surtout au cours de ses dernières heures, je m’interroge…

Pourquoi les enseignants ne s’autorisent-ils jamais à démissionner quand ça va mal ?

Tout se passe comme si l’enseignant n’était plus vraiment un individu… Il est avant tout une fonction, ou pire, une Mission, avec un grand M…, un terme plus volontiers utilisé autrefois dans l’armée.

Alors, « dé-missionner » ?... Et pourquoi pas ?

A l’idée de quitter l’Education Nationale, ce grand navire qui prend l’eau, bon nombre de collègues opposent volontiers un : « Je ne sais rien faire d’autre… » Souvent infantilisé par sa hiérarchie, l’enseignant souffrirait-il d’un complexe d’infériorité qui ferait de lui un être inapte à toute autre fonction que l’enseignement ? Ou bien, aurait-il, au contraire, un Ego sur-dimensionné qui lui ferait refuser cette solution vécue alors comme un échec personnel ? Car à ce sujet il faut dire que l’enseignant a aujourd’hui obligation de réussite… Pas un élève ne doit rester sur la touche ! « Il n’y a pas de mauvais élèves ; il n’y a que de mauvais enseignants ! », entend-on..

Alors pour ne pas renoncer, l’enseignant trouve d’autres échappatoires…  La dépression nerveuse, la maladie… Et parfois, la mort.

Pourquoi ?

C’est plutôt une constante dans ce métier… Nous avons honte de privilégier notre vie privée, tout comme nous hésitons à défendre notre pouvoir d’achat ; les revendications visent généralement à obtenir « plus de moyens »… pour l’école ! Le métier avant tout. Les élèves avant sa propre famille…

Les réunions se font de plus en plus nombreuses… Pour y échapper, un enseignant n’osera généralement jamais dire… « Désolée, je vais me balader avec mes enfants »… Ou, « non, je préfère rester chez moi à faire le jardin, la cuisine, à bouquiner »… Ça ne fait pas « sérieux », pas professionnel… On dira plus volontiers… « Une réunion, mercredi ? Ha non, désolée, je vais chez le médecin »… Il faut une bonne excuse, quoi. Le plaisir d’être chez soi, d’avoir une activité pour soi, en dehors de son travail, pour sa famille, ce n’est pas suffisant. Un enseignant se doit à ses élèves… et à l’Etat qui lui verse son traitement. Et même s'il fait bien son travail, ce n'est pas assez.

Pourtant, nous l’avons appris à la fin de l’été dans un article du « Monde », il y a de plus en plus d’enseignants qui démissionnent et qui s’en portent beaucoup mieux !

Alors, « on » s’insurge… « Mais s’ils démissionnent tous, qui va « le » faire ? »… J’ai envie de répondre que tous ceux qui critiquent et qui sont souvent responsables du grand fiasco aillent s’y coller !

Le chaos est nécessaire pour avancer ! (cf Jean Jacques DUBOIS, http://www.psycho-ressources.com/jean-jacques-dubois.html  )

           

 

A quoi aura servi la mort de Lise ?... Avez-vous entendu les supérieurs hiérarchiques remettre en cause les dégradations du système, les désastres de l’éducation dispensée par les familles ?... « C’était une personne fragile »… Voilà. C’est tout. 

Et encore lui reprochera-t-on peut-être d’avoir fait ça devant les élèves…

Quel gâchis…

Fredo

 

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 16:27

Je vous parle d’un petit village du sud, entre mer et montagne, où la politique est en train de tout pourrir…

Je vous parle d’un maire qui a oublié que la société a évolué et que nous ne sommes plus au temps des seigneurs et de la féodalité… Un maire qui se permet de dire à sa première adjointe, à la suite d’un désaccord, qu’il ne lui adressera plus la parole, avant d’annoncer en conseil municipal qu’il a décidé de lui retirer ses délégations pour se les attribuer à lui-même, ou à des proches …

Je vous parle de conseillers municipaux qui n’osent réagir, ayant pour beaucoup bénéficié d’avantages pour lesquels ils se sentent sans doute redevables…

Dans ce village, les élus s’infiltrent systématiquement dans toutes les associations, pour mieux surveiller ce qui s’y passe. Il y a de moins en moins d’animations ; cette année, il n’y aura pas eu de rencontre avec la ville jumelée, et cela ne nous étonne pas ! L’an passé, suite au manque de vigilance d’une adjointe qui avait peut-être un peu trop forcé sur le « schnaps », tous les instruments des musiciens invités ont été volés…

Les rues sont sales, envahies de détritus, et pas seulement de crottes de chien ! La végétation pousse sur les trottoirs et dans les caniveaux. Canettes, bouteilles de verre, emballages cartonnés jonchent les espaces de jeux et les canaux qui ne sont jamais nettoyés à fond et seront bien incapables de jouer leur rôle lors des prochains épisodes méditerranéens, favorisant le risque d’inondation…

Le village régresse ; le village se meurt…

Pourtant, l’opposition est là… Les villageois commencent à s’indigner (le mot est à la mode !)… Plusieurs actions juridiques sont en cours pour tenter d’interrompre des projets engagés sans concertation… Des tracts sont distribués pour alerter les villageois, dénoncer cette politique autocrate, cette toute puissance…

Et lorsque ce maire apprend par l’un de ses espions que des personnes vont de boîte en boîte distribuer ces graines de révolte, il enfourche sa moto,  coiffe son casque et chausse ses lunettes noires, pour  sillonner les rues du village à la recherche de ceux qui osent apporter la contradiction. Quand enfin il les a trouvé, il les suit... Intimidation? Ce ne sont pas des "on dit"... Rien que du vécu !

Non, non, ce n’est pas Peppone et nous ne sommes pas à Brescello !images-1-.jpg

Enfin, bref…

Quand on voit ce que l’on voit, que l’on sait ce que l’on sait, on a raison de penser ce que l’on pense… La France est décidément malade de ses élus !!!

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 16:24

livre-limonov-1-.jpgLIMONOV

 

Emmanuel CARRERE

 

(Ed. P.O.L., Paris, 2011)

 

L’auteur précise : « Edouard Limonov n’est pas un personnage de fiction, il existe, je le connais ».

Une vie comme un roman, un personnage ambigu, héros ou salaud ? Emmanuel Carrère se contente de poser la question, chacun y apportera sa propre réponse.

Edouard Savenko naît le 2 février 1943 en URSS sur les bords de la Volga, et prend le pseudonyme de Limonov (hommage de ses amis de l’époque à son humeur acide : limon signifiant citron) ; son père était tchékiste (membre de la police politique soviétique), il a une revanche sociale à prendre, ne veut à aucun prix avoir la vie « minable » de son père et ce prix c’est l’excès à tout va, la provocation.

 

Avec ce récit/biographie, Emmanuel Carrère* nous livre aussi une histoire de l’URSS, puis de la Russie profonde, des conflits qui ont secoué les Balkans et les ex-républiques de l’empire éclaté. Loin des idées reçues, tout le monde en prend pour son grade. Il s’est appuyé sur les livres écrits par Limonov lui-même, la rencontre avec de nombreuses personnes le connaissant. On est terrifié, révolté, surpris, on passe par toute une gamme de sentiments car ce livre, cette vie est tout sauf de l’eau tiède.

 

*Emmanuel Carrère, journaliste et écrivain est le fils d’Hélène Carrère d’Encausse, historienne spécialiste de l’URSS.

 

 

 

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 14:54

Voici un portrait inédit de l’Ardèche pour boucler notre périple de Septembre.

De fontaine en arc boutant, de fenêtre à meneaux en façade renaissance, vous n’avez aucune idée du nombre de visages de pierre dont nous avons croisé le regard.

Capitale du Vivarais, Viviers doit son nom à la pisciculture que les romains avaient développé en ce lieu baigné par les eaux du Rhône. Les nombreux viviers alimentaient leur cité phare d’Alba La Romaine. L’architecture de Viviers témoigne de son long passé historique, les multiples sculptures également.

 

Pot-pourri-a-Viviers.png

 

A Antraygues sur Volane, la facture est plus moderne qu’il n’y paraît alors qu’à Vogüe, incéré dans son cœur le visage que nous avons découvert ne fait pas ses 400 ans.

 

                                                     Antraygues

Antraigues-sur-Volane-copie-2.JPG                                                             Vogüe

 

Vogüe

 

 Enfin comme nous ne sommes pas à un paradoxe près, à Aiguèze haut perché au-dessus de l’Ardèche, toutes les sculptures sont de fausses œuvres médiévales, mais elles sont de toute beauté.

 

Pot-pourri-Aigueze.png

 

 

En espérant que cela vous aura donné envie d'y faire un tour !

Do

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 17:42

Un nom sympa qui sonne comme le titre d’une chanson !

Le nom d’un des sommets que l’on peut contempler depuis l’adorable village de Prats-Balaguer.

Riberola.JPG

Une fois encore nous avons emprunté la piste qui mène au refuge de l’Orry et gagné les ruines du vieux château et encore une fois nous sommes tombées sur une chasse en cours !

Et dire que cela va durer encore quelque mois !

A moins que le carburant ne vienne à manquer car il ne faut pas croire que les chasseurs traquent le sanglier « pédibus cum jambis ».

Vous n’avez peut être aucune idée de l’armada de 4/4 dans la montagne les jours de chasse.

On en croise dans les endroits les plus reculés. On se croirait sur les Champs Elysées !

Navrant !

Sur notre trajet, cette fois pas de marmotte, vu le temps elles doivent encore se balader à plus de 2000 mètres, mais si la température reste estivale, l’Automne est bien là et les colchiques ont refleuri dans les prés.

 

olchiques.JPG

 

Il nous a fallu presque 3 heures pour gagner le Collet d’Avall et s’autoriser à pique-niquer.

3 heures dans un paysage grandiose.

Chaque lacet dévoilant ses trésors, nous ralentissait dans notre progression. 

La vallée de la Ribérole qui ferme le Pic d’Eyne puis le Carlit, la trouée de la vallée du Carol, les pistes de Bolquère et des Angles, les Pérics, le Camporeil !

Que des endroits de rêve où nous avons traîné nos guêtres.

En tout cas, croyez-nous, le Collet d’Avall comme salle à manger, c’est grandiose et il nous y est arrivé une chose peu banale mais peut être allez-vous nous trouver « originales, drôlettes » !!!

Mireille.jpgNous avons mangé en compagnie d’une visiteuse inattendue : Mireille.

Mireille, l’abeille* !

Elle est arrivée alors que nous nous installions pour faire un sort à notre casse-croute. Elle s’est posée, à nos côtés, à portée de mains, sur la carte qu’elle a squatté pendant une demi-heure, alternant périodes de repos et phases de dynamisme. Nous ne l’avons pas chassée, elle n’était pas vraiment dérangeante.

Au moment de lever le camp, après avoir remballé notre paquetage sans que cela l’émeuve, sans penser vraiment à ce que je disais, j’ai lancée « Bon, il faut s’en aller maintenant ! »

Et hop, elle est partie !

En fait cela nous a paru normal car nous y avons vu la preuve, une fois de plus, que la Nature répond vraiment à nos intentions.

Précision, je ne suis pas entrain de vous dire que « Mireille » m’a comprise, je suis juste entrain d’expliquer que je suis convaincue que notre activité cérébrale génère des ondes qui peuvent être reçues par tout ce qui vit, même les végétaux.

Essayez, faites comme nous. Si un jour une grosse mouche ou un papillon de nuit vous importunent, demandez lui gentiment de partir, vous verrez vous serez entendu !

Même que ça marche avec les araignées pour qui je ressens un profond dégoût. Je l’ai expérimenté plusieurs fois.

Toutefois vous n’êtes pas obligé de me croire !

 Tour du Coucouroucouil (18)

Bon, comme des gens normaux nous avons pris le chemin du retour par une sente à la déclivité est vertigineuse. A Prats-Balaguer, les rotules en capilotade nous n’avions qu’un regret, avoir oublié les maillots de bains pour pouvoir filer aux bains de Saint Thomas !

Mais quelle belle journée !

  

*Mireille l’abeille est un clin d’œil aux instit de maternelle qui fréquentent aussi Frédéric le moustique, Huguette la guêpe ou Belle la coccinelle … ça élève l’esprit, non ?

Do 

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 17:36

Depuis un certain temps, ne voyant pas se dessiner à l’horizon de figure emblématique susceptible de nous donner des raisons d’espérer en des jours meilleurs pour notre planète, il nous est apparu que la solution ne pouvait que venir de la base !

D’où la question suivante : que faire pour inverser la vapeur et ne pas aggraver la situation de notre Terre ?

 

250px-The_Earth_seen_from_Apollo_17.jpg

 

L’important semble t’il serait déjà de limiter notre impact sur la Planète, en consommant avec modération, en polluant moins !

Voilà donc le résultat de nos cogitations, notre engagement personnel pour la Planète, quelques idées qui pourraient s’enrichir des vôtres !

 

Il y a ce que nous faisons déjà.

Le recyclage des déchets verts avec le compost, l’incinération des emballages cartonnés, des papiers.

En balade, on ramasse nos déchets et même parfois ceux des autres.

citerne.jpgL’eau a toujours plusieurs utilisations pour peu qu’elle n’ait pas reçu l’addition de détergeant et nous avons tout un réseau de citernes pour collecter les eaux de pluies. Tous les robinets ont des économiseurs d’eau.

Nous ne chauffons pas les chambres et n’utilisons aucun combustible fossile pour chauffer la maison.

La machine à laver ne tourne que lorsqu’elle est pleine.

Nous mangeons les productions locales et de saison, tant pis si c’est moins varié.

Pour les déplacements dans le village ou sur les villages avoisinants nous n’utilisons pas la voiture.

Nous stérilisons plutôt que congelons car la consommation électrique est moindre.

Les appareils ne restent pas en veille.

Les volets sont en bois et ne sont donc pas automatisés, comme ça les jours de panne nous ne restons pas dans le noir !

Nous avons préféré un vélum à fonctionnement manuel pour couvrir la terrasse à un tout électrique puisque maintenant les constructeurs ne proposent plus d’option mixte. C’est tout électrique ou rien !

Mais tout électrique c’est comme pour les volets, outre le fait que cela consomme, les jours de panne, c’est la cata.

 

Il y a maintenant ce que nous nous engageons à mettre en place.

Privilégier ce qui est mécanique à ce qui fonctionne à l’électricité sans pour autant en revenir à l’âge de pierre. Un extracteur de jus remplit le même usage qu’une centrifugeuse et en cas de panne électrique, no problème.

Consacrer un jour de la semaine sans voiture.

Eviter, voir boycotter, les autoroutes car la vitesse est source de surconsommation. En plus ça fera du bien au porte-monnaie !

L’ordinateur restera éteint une fois par semaine, on se passera d’Internet ce jour là.

Mettre pulls et grosses chaussettes pour moins chauffer.

Petit à petit décaper et traiter tous les bois de la maison (claustras, volets, lambris) avec des ocres naturelles et non polluantes.

 fioles.jpg

 

 

Bon, si vous avez des idées, à vous de jouer et de les transmettre.

Peut être qu’ainsi nous ferons mieux que les politiques qui de toute façon ne cherchent qu’à faire du fric.

A propos de fric, si vous ne le savez pas et que vous avez l’habitude de faire une petite réserve de carburant, sachez qu’à compter du 1 janvier 2012, la composition du gasoil sera modifiée et qu’il ne se conservera plus comme par le passé. Et oui, il fallait bien trouver le moyen de mettre des bâtons dans les roues à ceux qui faisaient des réserves. Cet été tous les agriculteurs qui avaient l’habitude de faire des stocks pour « voir venir » ont du revoir leur copie !

Y’a pas à dire, qu’est-ce qu’ils peuvent se creuser les méninges pour gratter 4 sous sur notre dos !

Mais sans doute ai-je mauvais esprit et n’ai-je pas compris qu’ils nous voulaient que du bien.

A ce propos, avez-vous entendu des mesures que le Danemark vient de prendre pour protéger sa population de l’obésité ?

Non !

Taxer les graisses … oui, vous avez bien lu. Taxer le beurre, les viandes, l’huile …

Fallait y penser, hein !

Do

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 17:50

   Il nous aura bien fallu une journée pour découvrir les gorges de l’Ardèche, cette merveille géologique qui reçoit chaque année tant de visiteurs… Et pour cause !

   La route touristique est assez récente puisqu’elle n’existe que depuis 1968. De nombreux belvédères ont été aménagés dans la garrigue tout au long de la trentaine de kilomètres de ce canyon d’une beauté à couper le souffle. La découverte se fait donc par sauts de puce, de point de vue en point de vue. Pas question de s’arrêter ailleurs. Les bas côtés ont été aménagés de façon très dissuasive !P1020553.JPG

   Nous avons commencé par nous arrêter au Pont d’Arc, une arche calcaire de 60 mètres de haut qui enjambe la rivière, devenue le symbole des gorges, et ce n’est pas ce que nous avons préféré. Pont-d-Arc-4.JPGTrop de monde sur les plages, sur l’eau, et pas mal de détritus. Nous sommes pourtant dans la réserve naturelle ! Je n’ose imaginer ce que cela doit donner en plein été.

Passé Pont d’Arc, il est difficile de s’aventurer au bord de l’eau, à moins de louer un canoë et de se faire accompagner par un animateur…

   De nombreuses curiosités géologiques émaillent le parcours, grottes et Avens.  La grotte la plus célèbre est certainement la grotte Chauvet, découverte en 1994, fermée au public pour la préservation de ses trésors. Il n’y aucun panneau indicatif, du reste, sur le parcours. Comme à Lascaux, une copie serait en cours de réalisation afin de présenter au public les étonnantes peintures rupestres qu’elle renferme. Les ardéchois ne semblent d’ailleurs pas tous d’accord avec l’investissement que cela représente… Nous avons discuté avec quelques uns qui estiment que ce projet ruine l’économie du département. La discussion est ouverte… En tous les cas, il est possible de visiter virtuellement la grotte dès aujourd’hui, et gratuitement, en cliquant sur le lien suivant…

http://www.culture.gouv.fr/culture/arcnat/chauvet/fr/

Bien fait et très intéressant !

   Pour notre part, nous avons choisi de visiter la grotte de la Madeleine.

Sous la houlette d’une guide passionnée et passionnante qui avait flashé sur Virgile (toujours dans les bons coups !) et sur son « popotin » de peluche, nous nous sommes faufilées dans les entrailles de la terre pour découvrir cette autre merveille de la nature, particulièrement réputée pour la qualité de son concrétionnement… Stalactites et stalagmites… Grotte-de-la-Madeleine-draperie.JPGMais aussi et surtout, drapés d’une étonnante élégance...

 

 

 

 

 

 

 

 

 ... et  « excentriques » farfelues, concrétions de calcite assez rare sous forme de petites excroissances orientées dans toutes les directions, et donnant parfois naissance à des formes reconnaissables, comme ce poisson… Grotte-de-la-Madeleine-excentrique.jpgCe type de concrétion est assez rare et doit sa formation à l’existence d’un point chaud alors que la température d’une grotte reste constante, 15°, été comme hiver… Mais outre les performances de Dame Nature pour réaliser un si bel ensemble, notre guide n’a pas manqué de souligner les prouesses techniques et la performance humaine qui nous permet aujourd’hui de descendre à 60 mètres sous terre…

 

   C’est à la hauteur de la grotte que les points de vue sur les gorges sont peut-être les plus spectaculaires, avec la découverte, depuis le cirque de la Madeleine, de la célèbre « maladrerie »… Gorges-de-l-Ardeche-La-Maladrerie.JPGConstruite au XIIème siècle par les templiers pour accueillir les victimes de la peste et les lépreux, les ruines émergent encore aujourd’hui au sommet d’un îlot boisé, au creux d’un méandre de l’Ardèche.

 

 

 

 

     Au terme de notre découverte des gorges, après un passage rapide à St Martin d’Ardèche, c’est à Aiguèze, dans le Gard, que nous nous sommes longuement attardées, savourant la quiétude et le charme de ses ruelles moyenâgeuses. Classé dans les « plus beaux villages de France » depuis peu, Aiguèze surplombe l’Ardèche du haut de sa falaise, alignant clocher, donjon et créneaux dans un bel effet… Un régal !                                                                                 

 Fredo 

Aigueze--2-.JPG

 

 

 

 

 

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 17:34

Voilà, je vous présente mon petit dernier, un petit gars qui a déjà parcouru un bon bout de chemin depuis que sa gestation a commencé.

Né d’une rencontre coup de cœur sur la promenade d’Argelès, c’est pour moi une certaine image de l’enfance.

C’est aussi le résultat d’un parcours personnel qui m’est apparu avec clarté en redécouvrant les différentes étapes de cette création et que je vais tenter de vous relater.

Croquis

 

Sur le croquis que j’ai réalisé en premier lieu, j’ai en fait restitué intuitivement l’enfant tel qu’on se le figure généralement. Le jeu, la mère y sont représentés.

Du classique, quoi !

Lorsque je suis passée sur la toile, pour le jus, les choses ont commencé à évoluer. Le jouet qu’il traîne est moins voyant, reste la présence de la mère.

 

Jus.jpg

 

Puis je me suis lâchée et mon ptit gars a pris vie rapidement mais curieusement je suis restée « en carafe » pour la touche finale.

Déjà, j’avais supprimé le jouet, pour la simple raison qu’il me semblait que cet attribut l’entraînait vers l’arrière, un peu comme s’il le bloquait dans un certain état d’enfance.

Ce qui me choquait, c’était la main de la mère !

 

Le-ptit-gar.jpg

 

Frédé, qui me rend la pareille et donne son avis sur mes créations comme je m’exprime sur ses bouquins, partageait ce point de vue.

La main n’était pas trop mal rendue mais rien à faire l’œil sans cesse s’arrêtait dessus.

Et là, c'est un signe.

Que faire ?

D’un coup la solution m’est apparue. Le petit gars devait partir seul, sans personne, faire confiance à la vie, en suivre le fil.

 

Le-ptit-gars.jpg

 

Et voilà, accroché à son fil !

Le ballon est bien là et même si vous ne le voyez pas lui le sait.

Il a largué les amarres et est parti pour une belle aventure, l'aventure de la Vie.

Haut, toujours plus haut, vers la Lumière.

Do

 

 

 

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 16:05

LE PORTAIL

François BIZOT

(Ed. La Table Ronde, Paris, 2000)

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LE SILENCE DU BOURREAU

François BIZOT

(Flammarion, Paris, 2011) 

 

         En 1971, François Bizot jeune ethnologue français spécialiste du bouddhisme khmer, tombe aux mains des Khmers Rouges avec deux amis cambodgiens. Ceux-ci seront exécutés, Bizot retenu prisonnier durant 3 mois dans la jungle. Le temps de sa captivité, un dialogue, une « certaine sympathie » nait entre Douch le chef du camp et Bizot. Douch s’oppose à ses chefs khmers qui veulent l’exécution de François Bizot, il sera finalement libéré. Ce n’est qu’en 1989 que Bizot retourne au Cambodge et découvre que ce même Douch est devenu entre 1975 et 1978 directeur du terrible S 21, le centre de torture de Phnom Penh et l’un des plus grands criminels de guerre, responsable de la mort de milliers de cambodgiens.

         Le procès de Douch (seul Khmer Rouge arrêté et condamné) a lieu en 2009, François Bizot y témoigne. De ces deux expériences, Bizot a tiré deux livres magnifiquement écrits avec pour obsession : comprendre la part d’humanité qui existe en chaque monstre (ou la part de monstruosité de chaque être humain).

La force de ces deux livres est d’être basée sur des faits réels, deux témoignages sur le tragique « épisode Khmer Rouge » au Cambodge qui passionneront tous ceux qui aiment ce pays, l’Histoire, les aventures humaines.

Mi

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 20:29

Sur le chemin du retour nous avons fait halte au Pont du Gard.

 

Pont-du-Gard--11-.JPG

 

Nous l’avions visité au « temps jadis », pour reprendre l’expression d’une de mes élèves à qui je relatais un épisode de mon enfance. On prend tout de suite un coup de vieux quand on entend ça, non ? A cette époque la route n’était pas déviée et l’accès était libre, c’est dire si cela a changé.

Le Pont du Gard est un ouvrage romain du 1er siècle après Jésus Christ, il a donc deux mille ans ! Néanmoins, il y a plus ancien comme site sur les lieux qui depuis le néolithique n’ont cessé d’être habités comme en témoigne la Grotte de la Salpetrière.

C’est un pont aqueduc sur 3 niveaux qui fut construit pour alimenter Nîmes en eau potable à une époque où seules les nombreuses fontaines dispensaient l’eau à la population. Napoléon III a finalisé sa restauration et sur tout le parapet les ouvriers qui y ont œuvré ont inscrit leurs noms et professions de foi.

 

Pont-du-Gard.JPG

Le site du Pont du Gard offre une superbe balade sur les rives du Gardon.

Nous avons commencé par parcourir les environs du Pont, en-dessous, au-dessus, à côté, pour finir par le traverser et gagner l’espace pédagogique et ludique.

Les boutiques, le Musée, les restaurants sont disposés sur ce qui ressemble à un forum antique ombragé de vélums. Nous avons gagné le Musée tous les 3, Virgile qui est un chien très cultivé ayant été autorisé à fréquenter les lieux !

Je dois dire qu’il a été beaucoup plus sage que les collégiens présents.

Nous avons fait des découvertes dont une essentielle : si le pont du Gard avait été seul, il n’aurait servi à rien. Il n’est qu’un maillon d’une chaîne qui compte de nombreux ouvrages d’arts disséminés dans la campagne entre Uzès et Nîmes.

Ces ponts, aqueducs, fontaines, tous contemporains du Pont du Gard témoignent du génie de l’homme à une époque où la technologie n’avait rien à voir avec celle que nous connaissons de nos jours. Mais s’ils ont passé les siècles qu’en sera-t-il de nos ouvrages d’art ?

C’est le cœur en fête que nous avons quitté le Musée. Un des premiers espaces que l’on y rencontre est destiné à montrer au public les multiples usages de l’eau au temps des romains. Nous y avions apprécié la performance d’un professeur de collège qui tentait désespérément d’intéresser ses élèves aux mérites des thermes. L’un de ses affreux jojos qui jouait à cache-cache dans les allées s’est soudain arrêté net devant une maquette.

« He, les gars, un jaccuzzi » !

Pauvre prof !

Encore un qui prêche dans le désert !

Enfin nous, nous nous sommes bien marrées !

Heureusement que nous ne faisons plus partie de la Grande Maison !

Do

 

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