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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 16:27

19670528.jpg-r_160_214-b_1_CFD7E1-f_jpg-q_x-20110216_113349.jpgVoilà un film "rayonnant" à ne pas manquer :

« Tous les soleils »…

Il passait ce vendredi au village, dans le cadre du « Cinémaginaire », le cinéma itinérant… Peu importe les petites imperfections techniques qui peuvent survenir,  on aime l’ambiance bon enfant de ces soirées qui rappellent le cinéma d’antan, le projecteur installé dans l’entrée de la salle des fêtes, l’écran géant glissé devant l’estrade, les ajustements de dernières minutes pour régler l’image, le son ; coupure obligatoire au milieu du film pour changer de bobine… Tout un monde en voie de disparition. Car il n’est pas certain, hélas, que ce divertissement puisse être encore proposé longtemps aux villageois. Le cinéma à domicile ne rapporte rien et, à l’heure actuelle, il n’y a rien de pire que de ne pas être rentable. Plusieurs postes de machinistes ont déjà été supprimés.

Pourtant, Cinémaginaire permet à tous ceux qui n’ont pas de véhicule et aucun moyen de se rendre « en salle » de découvrir des films en exclusivité et, surtout,de qualité… Mais il est vrai que les spectateurs ne sont jamais très nombreux. On est souvent responsable de son propre malheur. Ce n’est pas simple.

 

La lumière s’éteint, le projecteur ronronne… C’est parti :

 

« Tous les soleils » est un film de Philippe Claudel. Les acteurs, dont Stefano Accorsi, Clothilde Courau et Neri Marcore, sont tous épatants. Alessandro est italien, professeur de musique baroque. Depuis le décès de sa femme, il vit essentiellement pour sa fille, Irina, une délicieuse ado en quête de reconnaissance (Lisa Cipriani), et mène une cohabitation pittoresque avec son frère, un idéaliste anarchiste tendre et loufoque… Alessandro est un prof comme on aimerait en avoir – et comme on n’en a jamais eu !-, enthousiaste, passionné, fantaisiste, original. En complément de ses activités professionnelles, il donne de son temps pour faire la lecture dans les hôpitaux et chante dans un ensemble vocal.

C’est un film plein d’amour, de lumière, de tendresse… Et aussi une réflexion sur l’absence, la mort et la permanence de l’âme. Un film parfois drôle, souvent émouvant, une formidable bouffée d’air pur. Tout au long du film, la « Musique Traditionnelle du Royaume de Naples » (la Tarentelle) nous accompagne, vive, joyeuse, envoûtante, tout comme cette langue italienne qui chante si bien toutes les émotions…

 

La lumière se rallume, nous rangeons les chaises et nous quittons la salle, un immense sentiment de bien être au cœur… Seule la réflexion d’une amie qui n’a vu dans le frère anarchiste qu’un parasite nous laisse un peu perplexe… Car s’il ne travaille pas à l’extérieur, il n’en accomplit pas moins toutes les tâches ménagères comme une femme au foyer, qu’il ne viendrait à l’idée de personne de traiter de parasite (je suppose et je l’espère !)…

 

Sorti en 2010, ce film n’est peut-être plus visible dans beaucoup de salles, mais il sera sans doute bientôt en DVD, si ce n'est déjà fait… Ne le ratez pas !

 

C’est d’ailleurs en DVD que nous avons découvert un autre film qui nous a beaucoup touchées : « Mères et filles » de Julie Lopes Curval… 19163695.jpg-r_160_214-b_1_CFD7E1-f_jpg-q_x-20090904_013941.jpg

 

On nous parle souvent de la condition féminine dans certaines sociétés (très critiquées), en oubliant qu’il n’y a pas si longtemps, dans les années soixante, en France, une femme devait obtenir l’autorisation de son époux pour ouvrir un compte en banque ou pour exercer une activité professionnelle ( la modification de la loi matrimoniale de 1804 n'interviendra qu'en 1965 et ce n'est qu'en 1970 que la mère devriendra l'égale du père en terme de droits parentaux).

Quel chemin parcouru grâce au combat de ces femmes qui refusèrent de se laisser soumettre au diktat de leur mari. C’est à elles que ce film rend un hommage plutôt douloureux, à la fois discret et fort. Car, si le mot « parité » revient souvent dans la bouche de nos politiques, elle est encore loin d‘être une réalité.

Dans les années soixante, pour beaucoup, il était encore très superflu de pousser les filles dans leurs études aussi loin que les garçons. Il était surtout important d’en faire de bonnes épouses et de bonnes mères de famille. Cela a-t-il beaucoup changé aujourd’hui ? Dans les faits, oui… Il y a autant de filles qui font des études secondaires que de garçons. Mais si les filles obtiennent 82% de succès au bac, contre 77% pour les garçons, seuls 18% des députés et 33% des ministres sont des femmes.

Que s’est-il passé, alors ? Pourquoi les femmes n’accèdent-elles que rarement à des postes aussi élevés que les hommes ? La réponse est aisée : les enfants.

Comment sont-elles accueillies dans ces milieux à la forte réputation machiste ? Suite à l’affaire DSK, les langues se délient aujourd’hui et les femmes députés et ministres, se laissent aller à raconter les blagues de mauvais goût dont elles sont couramment victimes et qui ne sont rien d’autre qu’une forme sévère de discrimination (au moins, cela aura servi à cela et nous nous en réjouissons). Et les obscures, les « sans gloire », à commencer par nous, peuvent en dire tout autant.

Mais je m’éloigne du film qui nous a particulièrement touchées car nous y avons reconnu le message que Jeannine, notre mère, a su nous faire passer : l’éducation des filles est la première porte vers la liberté et l’égalité.

Ceci dit, il serait souhaitable que les nouvelles générations ne baissent pas les bras car rien n’est jamais acquis, comme le disait Arago…  

« Mères et filles », évoquent aussi l’importance de l’échange, de la communication pour dissiper les malentendus qui pourrissent toute situation, pour mieux se connaître et se comprendre. C’est aussi une intrigue policière déguisée, un « thriller », qui nous laisse au final un goût amer, un immense sentiment de gâchis comme la vie sait trop bien en distiller… Catherine Deneuve et Marina Hands y sont plus vraies que vrai.

 

  Enfin, ce film est une réflexion sur l’idée communément acquise qu’une femme ne peut se réaliser que dans la maternité… Poil au nez !

Fredo

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 17:59

Le Massif du Canigou est connu, entre autre, pour sa richesse en minerai de fer.

Les traces de son extraction sont avérées dès 1700 avant Jésus Christ, notamment au Pla Guillem.

La-pinosa--16-.jpgLe creuset réalisé à même le sol des débuts évolua vers le concept de forge nécessitant toujours plus de bois, tant pour le processus de fusion de la matière première que pour l’étayage des galeries.

Il y eut profusion de gisements, d’abord à ciel ouvert puis l’homme creusa des galeries. D’une forte teneur en manganèse le fer du Canigou a servi à la fabrication des meilleurs aciers et il fallu le retour de la Lorraine « annexée » (clin d’œil familial) au sein de la France pour que petit à petit l’exploitation du fer du Canigou décline puis s’arrête tout à fait.

Mais l’homme du Canigou a de quoi être fier car c’est son concept de « forge catalane » qui est à l’origine des Hauts Fourneaux !

 

L’activité minière a laissé une foule de traces sur les flans de la Montagne.

Des galeries, des villages ruinés, un ligne ferroviaire, des ouvrages en tout genre : remblais colossaux pour le soutènement des chemins qui se faufilent au travers de gigantesques pierriers eux-mêmes domestiqués, tunnels couverts ou non, éléments d’architectures liés à l’exploitation minière comme les trémies.

Copie-de-P1010656.JPG

 

Si vous souhaitez tout savoir sur cette montagne sacrée qu’est le Canigou, un conseil lisez le livre de Joseph Ribas « Canigou ». Il nous livre tout de cette montagne qui est un monde à elle toute seule, de ce peuple laborieux qui ne connaissait pas le RMI, le RSA et pour qui travailler était synonyme de se respecter. Les chemins de balade que nous empruntons aujourd’hui et qui nous laissent sur les rotules, étaient leur quotidien pour se rendre et revenir de leurs lieux de travail.

 

pinouse.JPGSamedi, notre objectif était de rallier la Mine de la Pinouse au départ du col de la Palomère.

La mine était d’importance et compta jusqu’à 600 hommes au plus fort de sa production.

Ce fut une rando riche à tout point de vue avec un moment fort à la mine où nous avons déambulé au travers d’une page peu glorieuse de notre Histoire.

C’est sur les Flans du Canigou que le maquis Henri Barbusse a été décimé.

 

Accueilli avec sympathie par la population de Valmanya, ce qui restait du groupe de résistants de ce réseau et d’autres hommes venus de tous horizons (150) dont Julien Panchot, avaient trouvé refuge sur le site de la Pinouse.

Trahis par un rescapé d’un autre maquis qui les avait infiltré et donnés aux Allemands, après que ceux-ci eussent brûlé le Village de Valmanya, le 2 août 1944 les maquisards subissaient l’assaut final à l’Estanyol.

Ramené blessé jusqu’à la Pinouse le capitaine Julien Panchot fut fusillé couché par l’ennemi.

Aujourd’hui, sur le site une stèle rappelle qu’il fut assassiné là par les allemands mais aussi par les miliciens.

 Hetraie.jpg

 

 

Ce fut une belle journée et le calme de la Hêtraie se prêtait tout à fait à ce devoir de mémoire que nous étions venues faire.

Do

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 16:47

Voilà, je vais faire soft pour vous présenter mon dernier né !

J'espère que je vais réussir à vous faire ressentir le bonheur que j'ai eu à restituer la Paix, la Joie, la force de la Lumière qui émanent de ce lieu.

Si cela vous donne envie d'aller y faire un tour, c'est simple: direction La Llau en Vallespir, de là le flèchage vous mènera  à l'Ermitage sur les flans du Canigou.

Peut être vous y trouverez nous les pieds bien plantés en terre connectées avec le Ciel qui est si proche en cet endroit magique.

DoP1010642.jpg

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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 07:32

Cette fois, pas de balade pour ce samedi 21 mai.

Nous avons usé nos fonds de culottes à l'ombre des cèdres qui jouxtent l'Eglise de Saint André, que nous avons quand même pris la peine de redécouvrir. Ouahou, elle est vraiment impressionnante.

Virgile s'est fait du lard vautré dans la poussière, dédaignant le tapis que nous lui avions emporté.

L-Art-vu-dans-la-Rue-8.jpg

Nous participions à l'Art vu dans la Rue !

Nous ne sommes pas reparties les poches pleines mais la tête remplie de rencontres agréables.

Déjà, les fidèles, les Rivière et les Top !

Des rencontres inattendues, Elise ma complice de l'atelier de peinture venue en famille, Alice et Noah, ex maman d'élève et petite élève, Corinne des valbères.

Nous avons également beaucoup discuté avec Sylviane, en cessation d'activité, que nous connaissions en tant qu'infirmière aux Valbères et qui comme nous ne voit pas le temps passé.

Nous avons aussi longuement échangé avec Francis Manent, maire de St A. Parlez moi d'un maire comme lui !

Une mine de renseignements sur la vie du village notamment du point de vue historique, les mêmes idées sur le massacre de l'Education Nationale et qui nous a comme sur Paris sympathiquement et spontanément baptisées 'les filles" !

 L-Art-vu-dans-la-Rue-4.jpg

Nous sommes reparties riches de toutes ces rencontres.

Frédé n'a vendu aucun bouquin

Quant à moi qui de toute façon ne voulais pas vendre de toiles mais juste les montrer pour échanger (et de ce côté là cela a été très positif), j'ai été très agréablement surprise du tabac qu'ont fait les cartes postales réalisées à partir des photos des toiles exposées.

 

Merci à tous ceux qui ont fait de ce moment une chouette expérience.

 

Do

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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 07:23

 

Chez nous le livre a toujours eu une place de choix.

Nos parents, lecteurs, nous ont abonnées très tôt à différentes publications et si Jeannine, notre mère, nous parlait de son goût pour ceux qu’elle considérait comme les grands de la Littérature, elle n’avait pas d’idée préconçue sur ce qu’était la Bonne littérature.

Elle nous parlait en termes gourmands d’Anatole France et de ses « Dieux ont soif », s’amusait de certaines anecdotes des « Confessions » de Jean-Jacques Rousseau mais nous piquait « le journal de Mickey » le jour de sa parution pour le passer à notre père avant de nous laisser nous évader pour un temps avec Pat Hibulaire, Picsou, Tic et tac !

Les étagères de la maison étaient garnies de toutes les œuvres littéraires incontournables que les membres de la Famille nous offraient : Balzac, Flaubert, Zola … ce qui ne nous emballait pas vraiment, trop jeunes !

L’Ecole, dotée également d’une bibliothèque nous prêtait des bouquins un peu plus près de notre quotidien mais le choix était limité et il n’y avait ni Centre de Documentation ni de bibliothécaire diplômé, à cette époque … au temps jadis comme le disait une de nos petites élèves avec tact …

Pour être conseillé et évolué dans le choix de nos lectures nous avions recours au « Libraire ».

C’est lui qui nous aidait à dépasser « Michel mène l’enquête », le « Club des Cinq pour nous amener à Saint Exupéry, Pagnol, Rostand ou Gérard De Nerval !

 

Le temps a passé et les libraires ont abandonné leur rôle de conseiller.

Sur Paris, je dirais que cela a commencé avec l’ouverture de la FNAC.

Rien à redire quant à la quantité de livres proposés, par contre, côté conseils, c’est surtout épatant pour connaître les disponiblités des stocks.

Pourtant que c’est beau une vraie librairie, il n’y en a plus beaucoup mais quel plaisir que de pouvoir en fréquenter une !

Banon-librairie-Le-Bleuet.JPGC’est devenu tellement rare qu’il en est une qui figure sur les guides touristiques aux mêmes titres qu’un château ou un Musée.

Il s’agit de la Librairie Le Bleuet à Banon dans les Alpes de Haute Provence.

Le Bleuet c’est des milliers de livres sur je ne sais plus combien de niveaux. Un lieu magique avec plusieurs libraires savent l’endroit exact où se cache la pièce rare que vous cherchez depuis des lunes. Des libraires qui peuvent vous conseiller le livre dont vous avez besoin en fonction de votre personnalité, de vos préoccupations, de votre passé, que sais-je encore ?

En fait je vous dresse là le portrait d’un spécimen dont la psychologie, les connaissances littéraires étaient telles qu’ils pouvaient vous amener à trouver du plaisir à lire Proust, Shakespeare, simplement en quelques visites. 

Il en survit encore quelques uns comme à Banon mais ils sont en voie de disparition maintenant. Le libraire d’aujourd’hui peut vous conseiller sur le choix le plus judicieux pour « gratter et gagner » quelques millions. Il nous vendra sans problème un « morpion », un « millionnaire », mais ne lui demandez pas de vous conseiller un bouquin ou de vous parler du dernier Goncourt. Certains vous diront comme à nous « Oh, vous savez, j’en ai tellement (de bouquins) que je ne sais plus ce que j’ai en rayon … je serais bien incapable de vous conseiller quoi que ce soit » (Céret) !

 

Alors dans ce cas, comment s’étonner que, aux dires des libraires, les livres se vendent mal ?

S’il n’y a plus personne capable de parler des contenus des livres, d’en faire la promotion, si les vendeurs de livres ne connaissent pas leurs clients, comment dans ce cas pourraient ils mettre en relation un livre, un lecteur ?

Le pire est que du côté bibliothèque ce n’est pas forcément mieux. A Saint Genis les bibliothécaires sont très à l’écoute du lecteur potentiel. Elles ont lu tous les ouvrages et manifestement ont à cœur de nous conseiller, tout fonctionne à l’ancienne, pas de code barre sur les livres et un système de fiches cartonnées. Cette bibliothèque est une exception. Sur les autres villages, tout est informatisé. La bibliothécaire ne quitte pour ainsi dire jamais son clavier si ce n’est pour lire les codes barre des livres rendus, pas un conseil, à peine un commentaire, juste au revoir ou bonjour.

Soft !

 D-pennac.png

Entre le lecteur et son livre c’est une histoire d’amour.

Lorsqu’on met le nez dans un livre et que l’on se sent habité par les personnages, que l’on ne sait plus vraiment où l’on habite, c’est gagné !

Le lecteur se confond avec l’auteur : « un livre a toujours deux auteurs, celui qui le lit, celui qui l’écrit » dit Jacques Salomé.

A chaque fois qu’un ouvrage nous touche le cœur, notre vie s’enrichit, « Lire est le seul moyen de vivre plusieurs fois » (Pierre Dumayet).

Encore faut il avoir de quoi lire, parce que vu le nombre grandissant de publications sur les mémoires de « tartan pion », de « machin chouette », cela devient très dur de s’évader !

Je frémis d’avance en pensant que d’ici quelques mois nous aurons peut être à nous mettre sous la dent « les confessions d’un ex futur candidat à la Présidence » et j’enrage par anticipation car ils seront plein de « libraires » à le proposer !

Do

 

Do

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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 20:20

 Ce n’est pas la première fois que nous grimpons là-haut mais cette fois il n’y aura ni girolles, ni châtaignes sur notre chemin pour nous retarder !

Nous avons même en poche la clé qui doit nous permettre d’accéder au sommet de la Tour Nord et pourtant la balade était imprévue !

 Tour de Cabrenç (4)

 

Les Tours de Cabrenç sont ce qui reste du château de Serralongue.

Ce village a un riche passé, dès le XI ème siècle il était connu comme appartenant à « la seigneurie de Cabrenç » en référence aux chèvres qui ont toujours crapahutées avec facilité dans ces parages.

Le château a évolué au fil du temps : une simple Tour, puis un donjon doté d’une enceinte, enfin une Tour à signaux !

Trois pitons, trois constructions !

Cette tour était en relation avec d’autres Tours à signaux, celles de Batère, de Cos et du Mir, le Château de Corsavy. Tout un système défensif qui couvrait le Vallespir.

Mais ce n’est pas tant les tours qui nous attirent là haut mais la Sentinelle !

 

Tour-de-Cabrenc-La-sentinelle-2.JPG

 

Comment la nature a-t-elle pu créer cette merveille ? Qu’elle a pu être la réaction de ceux qui l’ont découverte la première fois ? Moi à coup sûr j’en aurais conclu qu’elle était là pour veiller sur la montagne et la Vallée, pour protéger les hommes. Pour la seconde fois, nous sommes restées là, devant, en attente … en attente de quoi ? Qu’elle nous parle ?

Et pourquoi pas !

Il est fréquent que la Nature nous offre des rencontres qui étonnent mais jamais à ce point !

Tour-de-Cabrenc-La-sentinelle-5.JPG

 

 

Et vous qu’en pensez-vous ?

Do

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 08:24

Il y a quelques temps déjà, sur ce blog, Mi présentait cet ouvrage qu'elle avait particulcilèrement aimé...

 

 

"Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates"

 

de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows

disponible en livre de poche

 855668900_ML-1-.jpg

 

Je l'ai lu et je confirme. C'est à la fois grave et léger... C'est très anglais, plein d'humour et d'amour... C'est un livre qui fait du bien, surtout par les temps qui courent! Il faut le lire absolument!

 

Frédo

 

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 17:22

Une fois encore nous nous sommes retrouvées traquant les pierres écrites !

Une obsession allez-vous penser !

Serrabone.JPGOui et nous assumons, des instincts d’archéologues sommeillent en nous depuis toujours !

Samedi 14 mai nous avons grâce à Mathé, notre voisine, bouclé la boucle, celle qui relie les différents sites de pierres écrites dans les Aspres.

Il faudra d’ailleurs que nous vous parlions de notre trouvaille à la Chapelle de la Trinité mais ce sera pour un prochain article, cette merveille le mérite.

Nous avons mis le cap sur le prieuré de Serrabone et avons démarré sur les chapeaux de roues, la météo étant assez pessimiste.

C’est pourtant, sous le cagnard, que nous avons attaqué le chemin qui s’élève en direction du Col des Arques entre les touffes de thym, de fougères arborescentes. L’absence d’ombrage a petit à petit changé notre look, Frédo arborait un air de bédouin en plein désert.

 

« Rouges avec une tomate », pour reprendre un mot d’enfant, en atteignant le premier col, nous avons choisi de zapper le crochet jusqu’au Puits à Neige. Même si son état est à ce point épatant qu’il pourrait reprendre du service, il y avait comme un doute qui planait sur le nôtre en l’atteignant ?

Nous avons donc viré à gauche sur le col des Arques et cheminé en crête sus au Cimetière des Maures !

De cimetière, point et encore moins de Maures.

Cette appellation « maure » très fréquente un peu partout, désigne en fait tout lieu, toute construction que les anciens ne pouvaient dater, qui intriguaient, inquiétaient par leur différence !

C’est ainsi qu’il y a la « Balma del Moro », le « Mas Moreu » (Mas du Maure), la « Cova de l’Alarb » (grotte de l’Arabe), le « Château des maures » sur la Via Domitia ...

Impact des invasions arabes ?

A coup sur, mais cela interpelle !

Penser que depuis 732 et Charles Martel, l’opinion publique se cherche finalement toujours les mêmes boucs émissaires pour désigner ce qui l’inquiète laisse rêveur. Les choses n’évoluent guère !

 

Cimetière des MauresAu cours de la montée nous avons repéré une pierre écrite non répertoriée, il semble finalement qu’il y en ait partout où le pastoralisme a existé dès l’Antiquité et nous avons trouvé sans peine la dalle gravée du « Cimetière des Maures ».

Un tant soit peu blasées, il faut dire que celle de Glorianes que nous voyions à l’œil nu depuis notre perchoir du jour, nous étions sur la ligne de crête voisine, est tellement extraordinaire, nous ne nous sommes guère attardées et avons continué de cheminer sur la crête pour nous restaurer auprès de l’Orry du Col des Arques.

 

CistesLe pique-nique avalé nous avons poursuivi de col en col jusqu’à retrouver l’antique chemin qui relie Boule d’Amont à Serrabone. Cette descente, pour plagier une certaine Alix, a été tout bonnement « délicieuse » au travers des cistes en fleurs, rythmée par le chant des rossignols.

Par contre la dernière demie heure a été vivement avalée, l’orage s’annonçant.

A peine le temps d’admirer un des portails du Prieuré que les premières gouttes nous éclaboussaient et c’est sous une belle avalasse que nous avons atteint notre voiture.

La douche a été brève, du coup sur le chemin du retour et sous un soleil retrouvé nous nous sommes arrêtées un peu avant Bouleternère sur le site de Sant Nazari de Barbadell. Lové dans une prairie au bord du Boulès, existait ici un village. De ces quelques feux, il ne reste qu’une église mais quelle église !

 

SN-de-B.jpg

 

De loin, le visiteur ne voit qu’une petite chapelle, ce n’est qu’en arrivant aux abords immédiats que l’on découvre son impressionnante hauteur. Un groupe de bénévoles lui a redonné vie, sauvant le site de l’abandon !

Eglise préromane du IX ème siècle de tradition wisigothique, elle a été surélevée et dotée d’une belle voûte empierrée couverte de schistes au XI ème siècle, tout cela pour finalement servir d’édifice agricole depuis le début du XXème siècle !

 

 

P1010584.JPG

 

Qu’est-il arrivé à ce village ?

Qu’elle est l’origine de ce nom, Barbadell ?

Une seule chose est sûre : la racine pré indœuropéenne « Bar-b » qui signifie torrent or il en est un, le Boulès, qui coule à 2 pas et qui devait rythmer la vie du village.

Si vous avez une explication pour la seconde partie du nom « dell », nous sommes preneuses ?

Nous avons quitté pleine de sérénité ce très beau site car si Serrabone est un endroit fort et majestueux, Sant Nazari de Barbadell est d’une belle sobriété, on sent que des hommes y ont vécu simplement !

Do

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 16:07

ÇA

(« It » Viking Penguin Inc, New-York, 1986)

 

STEPHEN KING

 stephen-king-ca-livre-1-.jpg

(Ed. Albin Michel, 1988, traduction française de William Desmond ; 2 tomes)

 

 

C’est un roman impressionnant (dans tous les sens du terme) comme seul ce grand  auteur américain de littérature fantastique sait nous en offrir. « ÇA » nous tient en haleine sur 1 500 pages. On vibre, on frissonne avec Bill, Mike, Beverly, Richie, Eddie, Ben et Stan, sept ados vivant à Derry, petite ville du Maine. Eux-mêmes se sont baptisés « le club des ratés » et durant l’été 1958,  alors qu’ils entrent dans l’adolescence, des évènements dramatiques (disparitions, assassinats d’enfants) se produisent. Ils nomment « Ça » le monstre qui alimente leurs peurs, le responsable de tous ces drames ; jurent de le tuer. « Ça » vit dans les entrailles de la ville et prend pour chacun des formes différentes, le plus souvent celle d’un clown. « Ça » peut avoir d’autres noms et chacun d’eux (de nous) a un « Ça » dans sa tête.

Comme tous les romans de Stephen King, il est difficile de résumer cette œuvre foisonnante de façon rationnelle. Le récit alterne les périodes de l’été 58 et celle où, devenus adultes ils se retrouvent à Derry 27 ans plus tard, comme ils s’en s’ont fait le serment, en cas de danger. 

L’écriture, se situe à plusieurs niveaux et mêle habilement classique et fantastique, imaginaire et réalité, l’auteur joue avec nos nerfs et nos propres angoisses – on s’attache et s’identifie à ces sept ados et à leurs peurs (par la voix de l’un d’eux, Stephen King avance une hypothèse : « Ce sont les adultes les véritables monstres ») et aussi dans sa dédicace : « Enfants, la fiction n’est que la vérité que cache le mensonge « Faut redevenir un même, seule façon de ne pas devenir cinglé, faut redevenir un môme » et la vérité cachée dans ce récit est suffisamment simple : la magie existe ».

L’ouvrage est aussi, sur 30 ans, une extraordinaire fresque sociale de l’Amérique.

Le roman qui a remporté de nombreuses récompenses dont le Prix British Fantasy en 1987 est un des livres les plus vendus aux États-Unis en 1986 (il sera durant 14 semaines en tête des ventes).

 

Stephen King est né en 1947 à Portland dans le Maine, région dans laquelle il vit encore aujourd’hui. Il a écrit quelquefois sous le pseudonyme de Richard Bachman. Auteur de quelques 50 romans, nombreux ont été adaptés au cinéma (« Carrie », « Shining » ou « Dolorès Claiborne » pour n’en citer que quelques uns).

YOn peut avoir un coup de cœur pour un livre ancien, qu’on a raté au moment de sa sortie, des auteurs qu’on n’a jamais osé aborder ou plus simplement pour un livre qu’on découvre tardivement.

 

  

  

  

 

 

 

9782081208179-1-.gifKATIBA

 

 

Jean-Christophe RUFIN

(Flammarion, Paris, 2010)

 

Pour ceux qui l’ignorent, « Katiba » désigne un camp de combattants islamistes dans l’Afrique de l’Ouest. Le roman de J.C. Rufin débute par l’assassinat de quatre touristes italiens en Mauritanie, une « bavure » puisqu’ils devaient devenir des otages.

L’héroïne, Jasmine, est une jeune femme moderne et ambigüe, veuve d’un diplomate, elle travaille au Quai d’Orsay. Son chemin croise des médecins, des islamistes, des agents doubles, des cyniques, des tendres, des sans foi ni loi ; qui manipule qui ?

Le roman, véritable thriller géopolitique, nous fait pénétrer en parallèle au cœur des diverses ramifications liées aux renseignements ainsi qu’au sein d’un groupe opérant au Sahara, le mode de recrutement, les réseaux. C’est passionnant et terrifiant à la fois.

Avec ce roman, Jean-Christophe Rufin nous lance sur la piste d’islamistes, de vrais et de faux terroristes. L’écriture est simple, et on ne boude pas ce plaisir simple aussi : se faire manipuler

 

Jean-Christophe Rufin a plusieurs vies, plusieurs casquettes ; médecin de formation, il est un des membres de Médecins Sans Frontières, président d’Action contre la faim, nommé ambassadeur au Sénégal en 2007, il démissionne en 2010, écrivain : Prix Goncourt du premier roman en 1997 avec « l’Abyssin », Interallié en 1999 pour « Les causes perdues », et Goncourt 2001 pour « Rouge Brésil », il signe son autobiographie « Un léopard sur le garrot » en 2008 ; il est élu à l’Académie Française la même année.

 

 

 

 

LES BRUMES DU PASSÉ410jR9QOZmL._SL500_AA300_-1-.jpg

« La Neblina del ayer » (Tusquets Editores, Barcelone, 2005)

 

Léonardo PADURA

(Ed. Métailié, 2006 - Traduit de l’espagnol (Cuba) par Elena Zayas)

 

(Et Points Policier, Paris, 2011)

 

 

Le roman se présente comme une nouvelle enquête de l’inspecteur Mario Conde, personnage récurrent de l’écrivain cubain Léonardo Padura. Ce livre n’est, en réalité, pas un roman policier au sens strict du terme, mais plutôt une promenade mélancolique et nostalgique dans La Havane d’hier et d’aujourd’hui. Anciens riches, pauvres de toujours, tous affamés, chacun à Cuba se débrouille comme il peut… certains vendent leurs livres pour manger comme d’autres vendent leur corps. C’est ainsi que Mario Conde, ancien flic devenu acheteur/vendeur de livres, découvre une bibliothèque contenant des trésors de la littérature cubaine. Dans un livre, la  photo de Violeta del Rio, chanteuse de boléro, symbole des années 50 le lance dans une enquête personnelle et une peinture de la vie à La Havane du temps de Batista.

Si Léonardo Padura est indéniablement critique sur l’état actuel de son pays, il ne se livre jamais à un réquisitoire anti Castro ; il nous fait pénétrer par petites touches dans le quotidien des Havanais aujourd’hui (sans rien cacher des réalités de l’île, mêlant histoires personnelles et Histoire cubaine). A la lecture de ce livre, une seule certitude : Padura aime Cuba d’un amour profond et indestructible, et nous aussi ; c’est une déclaration d’amour à son pays, sa ville, les livres, la culture. L’écriture de Padura est subtile, douce-amère, remplie des odeurs, des couleurs, de la musique de Cuba.

La Havane de Padura est hantée par les brumes du passé, un paradis imparfait mais perdu, un paradis où tout le monde, aujourd’hui, a la faim au ventre et la gueule de bois.

 

Léonardo Padura est né à La Havane en 1955, il y vit toujours. Diplômé de littérature hispano-américaine, il est romancier, essayiste, journaliste et auteur de scénari pour le cinéma. Il est l’auteur d’une tétralogie intitulée « Les Quatre Saisons ».

« Electre à La Havane » a reçu les Prix Café Gijón en 1997 et Hammett en1998.

« L’automne à Cuba » le Prix Hammett en 1999.
« Passé parfait » Prix des Amériques Insulaires en 2002.
« Les Brumes du passé » Prix Brigada 21 du meilleur roman noir 2006.

 

 

  MI

 

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 18:24

Journal de 20 heures, France 2, ce soir...

  

On nous présente un livre qui vient de sortir: "

 

je voulais tuer Chirac".

 

Son auteur s'exprime longuement pour

 

expliquer son geste...

 

Voilà, lui, il n'a pas eu de problème pour se

 

faire éditer!

  

Conclusion: "qui c'est-y que je vais pouvoir

 

zigouiller?!!!..." (je pense à quelqu'un, mais

 

bon...)

 

Fredo

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