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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 18:34

 

 

Stéphane, 6 ans, un matin, dessine sa famille. Le personnage le plus important est le père, il prend presque toute la place. Sur la poitrine, Stéphane a dessiné un carré et la maîtresse le questionne :

-         Qu’est que tu as dessiné, là ?

-         C’est la poche pour mettre le porte-feuille !

*

 

Nous sommes en pleine période électorale. Frédérique, 6 ans, dont le papa milite au parti socialiste, est déjà très au courant des problèmes politiques qui animent la vie française.

Le Pen vient de faire un score étonnant au premier tour des élections présidentielles ; Frédérique commente pour ses amis le danger tel qu’elle se le représente :

-         Tu vas voir, le Pen quand il sera au pouvoir…Hé ben, la Marie-Cécile dehors !

Marie-Cécile est antillaise.

*

 Margaux

 

Margaux

 

 

 

 

C’est l’heure du goûter en classe, un paquet de gaufrettes est ouvert. Sandrine, 4 ans, en prend une, goûte et dit :

-         Tu sais, on en a déjà mangé des gâteaux comme ça…. à l’église !

*

 

Un matin Priscilla, 6 ans, arrive avec ses deux poupées mannequins.

-         Ouais ! s’écrie Gabrielle, on va pouvoir les mettre toutes nues et elles vont faire l’amour !

-         Oh toi ! avec tes histoires de zizi ! répond Priscilla, faisant la grimace.

*

 

Ce mois de Mai est en pointillés, beaucoup de jours fériés et entre ces jours fériés et les week end, il y a des ponts.

Les enfants racontent :

Gaby, 5 ans :

-         Moi, lundi, j’étais pas là !

Christelle, 6 ans :

-         T’aurais pas été faire les ponts, toi, par hasard ?

*

 

A Courbevoie, dans le quartier de La Défense, les enfants viennent de tous les horizons. Les petits français sont accoutumés à côtoyer toutes sortes de nationalités. Un jour, arrive une petite japonaise, Shizuka.

Elle s’installe avec les autres un peu intimidée, un peu perdue.

Fabien, 5 ans, très mondain, se penche vers la petite nouvelle :

-         Do you speak english ?

*

 

Julie, 4 ans, pleure encore pour aller à la cantine. Audrey, 5 ans, se penche vers sa petite copine et lui dit avec sévérité :

-         Julie ! faut pas pleurer comme ça ; après tu vas avoir des rides !

*

 

Fabien est en dernière année de maternelle et explique le cursus scolaire à ses copains :

-         La grande école, c’est le CP, après il y a le CE1, le CE2, le CE3, le CE4, « les p’tits ponts », « l’Moulin blanc ».

Après y’a plus rien !

Les petits ponts et la Maison Blanche sont des collèges.

 

Nesserine.JPG

 

                                                                 Nesserine

 

à suivre !

 

Do et Frédo

 

 

 

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 18:40

Je viens de terminer un beau livre dont j’ai envie de vous parler :

9782352041252[1]

 

BARBARA HENDRICKS

MA VOIE

biographie

aux éditions "Les Arènes"

 

 

J’aime la musique classique, j’apprécie certains opéras et je ne suis pas une grande spécialiste de l’art lyrique, mais j’ai toujours aimé Barbara Hendricks, surtout dans son interprétation des lieder de Schubert. De plus, je pressentais chez elle une personnalité intéressante… Et je ne me trompais pas !

 

Née en Arkansas, fille de pasteur, noire, Barbara Hendricks s’est construite dans un climat de ségrégation raciale qui a éveillé très tôt son sens de la justice. Sa voie, elle l’a trouvée dès son plus jeune âge en chantant au cours des offices, dans l’église de son père.

Barbara Hendricks a toujours su ce qu’elle voulait. Elle ne compose pas. Consciente de sa valeur, elle est déterminée à la faire reconnaître. Pourtant, son humilité face à ce don du ciel, cette voix si belle, si pure, est totale.

C’est le portrait d’une artiste qui a cotoyé les plus grands noms de la musique avec plus ou moins de bonheur, mais ce livre est avant tout le portrait d’une femme exceptionnelle, d’une grande honnêteté, d’une intégrité impressionnante tant dans son art que dans son engagement humanitaire. Elle brandit les droits de l’homme comme un fer de lance. Son implication en tant que mère n’est la moindre de ses réussites. Personnellement, je suis émerveillée lorsque je lis ce qu’elle dit de ses enfants : « Cependant, alors même que je jouissais de leur présence dans ma vie, je sentais que ma plus grande responsabilité était de les préparer à me quitter. Ils ne m’appartenaient pas, ils n’incarnaient pas la satisfaction de mes vœux les plus chers. Je les avais eu entièrement à moi pendant les neuf mois où ils avaient grandi en moi, mais à partir du jour où ils étaient nés, je devais commencer à les aider à me quitter pour devenir des membres de la société, indépendants et productifs. » Pour moi, c’est exactement cela être parent.

Je me retrouve totalement lorsqu’elle évoque certains aspects de sa spiritualité, remercie ses anges gardiens de si bien la guider et la protéger, et exprime le sentiment d’avoir toujours auprès d’elle certains de ses chers disparus…

 

J’avoue qu’à un moment, je me suis un peu égarée, perdue dans tous ces grands noms de l’art lyrique, mais ce n’est pas grave. Je retiens de ce livre une vraie leçon de vie, de lumière et d’amour.

 

Fredo

 

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 18:36

J’aime écrire depuis toujours… Avec quatre manuscrits achevés, j’ai bien sûr déjà démarché auprès des éditeurs, des grands et des petits, mais en vain… Pour qui n’a pas déjà une certaine notoriété, ou n’a pas la chance de porter un nom célèbre, trouver un éditeur est pratiquement mission impossible. C’est la raison pour laquelle j’ai fini par opter pour l’autoédition, solution par défaut mais pas sans défaut (vous le verrez plus loin) ! DSCN1268.JPG

Tout en prospectant dans ce domaine, j’ai fait quelques découvertes que je souhaiterais aujourd’hui partager… Cela peut peut-être servir à quelqu’un et de mon côté, je ne suis pas hostile à recevoir des conseils si vous avez des tuyaux !!!

Les solutions les plus connues pour se faire éditer sont l’édition à compte d’éditeur (la plus noble, celle que tout auteur recherche, bien évidemment) et l’édition à compte d’auteur, diabolisée à outrance, et pour cause !

Dans l’édition à compte d’éditeur, l’auteur cède tous ses droits à l’éditeur, y compris les droits d’adaptation cinématographique. Il ne débourse rien et touche un pourcentage sur les ventes, « les droits d’auteur ». Il arrive qu’on lui propose une avance sur les ventes… L’éditeur décide du montant ; à prendre ou à laisser. De même, c’est l’éditeur qui fixe le montant des droits d’auteur, en général, pour un roman, 10% du prix de vente hors taxe du livre. De ces 10%, il faudra encore déduire les cotisations sociales, sécu (même si l’auteur a une sécurité sociale ailleurs), CSG, RDS… Oui, oui ! Donc si un livre coûte 18€ dans le commerce, l’auteur touchera moins de 1,7€ par livre vendu. Waouh !

Le reste est à partager entre l’imprimeur, l’éditeur et le libraire. Merci l’auteur !

Et déclaration au fisc dès le premier euro perçu, bien évidemment !

 

Que se passe-t-il pour le compte d’auteur ? Comme son nom l’indique, c’est l’auteur qui paye.

Là, j’ai un exemple concret : j’avais reçu une réponse positive d’une maison d’édition à compte d’auteur. Il faut dire que dans leur présentation, cela ne sautait pas aux yeux. En général, je les évite.

J’avais envoyé mon manuscrit par mail (ça, c’est pratique et je me demande bien pourquoi les maisons d’édition à compte d’éditeur n’accepte que des manuscrits sur papier… Cela éviterait pourtant des impressions inutiles… Bonne nouvelle pour les arbres, non ?) et presque aussitôt, j’ai reçu un courriel où on m’annonçait qu’à la première lecture, mon texte intéressait. Si cela était confirmé par le comité de lecture, je recevrais un contrat par la poste, et le tour serait joué ! Je n’aurais, disait-on, que la maquette du livre à financer. Je n’ai pas réussi à savoir quelle somme j’aurais à débourser pour cette maquette avant d’avoir effectivement reçu le contrat… 2900€ !

Sachant que dans le contrat à compte d’auteur, l’auteur touche environ 20% du prix hors taxe (là, on parle de bénéfices et non de droit d’auteur), j’ai calculé que pour un livre à 18€ toujours, je devrais vendre au moins 853 exemplaires pour rentrer dans mes frais… Et comme la promotion de l’ouvrage est loin d’être aussi efficace que ce qu’ils ont l’air d’annoncer (les forums d’Internet sont parfois très utiles), ce n’était pas gagné !

Sans compter que là aussi, le fisc attend l’auteur au coin de la rue…DSCN1264.JPG

 

Alors, il me restait la solution de l’autoédition. Pas facile de choisir. Il y a des quantités de sites. Cela peut-être complètement gratuit mais si l’auteur souhaite une couverture un peu sophistiquée pour son ouvrage, ainsi que quelques services particuliers (dépôt légal, et diffusion dans les librairies en ligne de type FNAC, Amazon, etc…), cela lui coûtera entre 150 et 250 €… Pas de relecture et de correction de l’ouvrage à ce prix là. Il faut s’appliquer ! Et lire, relire, rerelire… Et encore, il restera des fautes, c’est presque sûr.

 

Les bénéfices, dans le cas de l’autoédition, sont à peu près comparables au compte d’auteur… 20%, si le livre est commandé directement sur le site de l’éditeur en ligne… 10% s’il est commandé en librairie ou à la FNAC. Mais toutes les ventes sont-elles bien signalées à l’auteur ? That is the question !!! Aujourd’hui, je sais que plusieurs personnes ont commandé mon livre en librairie. Pourtant, je n’ai pas été avisée de ces ventes et je commence à me poser des questions.

 

Je m’achemine à présent vers une quatrième solution… Faire la maquette de mes livres (hé oui, j’ai d’autres projets !), trouver un imprimeur et commercialiser moi-même mes ouvrages. Faudra-t-il alors envisager de  créer une société ? C’est apparemment ce qui est conseillé car dans ce cas précis, l’auteur devient un « éditeur percevant des bénéfices » et son statut fiscal est celui d’entrepreneur. Grâce au statut d’auto entrepreneur, il semble que ce soit très facile de créer son entreprise, mais ce n’est pas gratuit. Toutefois, s’il n’y a pas de bénéfice, il n’y a pas de frais. C’est déjà ça !

 

Je songe aussi à diffuser gratuitement les « ebooks » sur le blog… Techniquement, je ne sais pas encore comment il faut faire, et compte tenu du nombre de personnes que la lecture en ligne rebute, cela risque de ne pas remporter un franc succès. Alors quoi ? Comment diffuser à moindre prix, tant pour l’auteur que pour le lecteur ? Vous avez la réponse, vous ?

 

Merci de me la communiquer!

Fredo

 

 

 

 

 

 

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 15:37

.... voici le commentaire laissé par Nicole:

 

Si vous ne l'avez pas encore vu, allez
voir " le discours d'un roi", magnifique !
19634452_jpg-r_160_214-b_1_CFD7E1-f_jpg-q_x-20110110_033550.jpg
Encore une bonne soirée en perspective.
et merci de participer à notre blog, suivez l'exemple . 
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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 09:21

Voilà, nous ne pouvons attendre car il y a urgence à vous faire partager le moment de pur bonheur que nous avons vécu hier, au ciné !

Si ce n’est pas chose faite, courez voir « les femmes du 6ème  étage ».

 

19634258_jpg-r_160_214-b_1_CFD7E1-f_jpg-q_x-20110110_010355.jpg

 

 

Outre le fait que tous les acteurs sont épatants, c’est drôle, émouvant sans pour autant tomber dans la mièvrerie. Un film comme nous en rêvions sur une tranche de vie, rien de sordide, un film qui montre et dénonce aussi sans accuser pour autant.

Le snobisme et une certaine classe de la société y sont égratignés, c’est bien et juste.

On y sent bien que devoir prendre la vie à bras le corps rend plus humain !

Quelle lumière, quelle chaleur et quelle joie de vivre chez ses femmes que vous rêverez de pouvoir à côtoyer. Nous, nous avons d’ailleurs cette chance au quotidien.

Il n’aurait pas été si tard, nous aurions bien filé vite fait en Galice pour les retrouver. Cela aurait eu le mérite supplémentaire de nous soustraire à la tramontane infernale qui souffle en ce moment.

Do, Frédo

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 17:51

Voilà,

Nous avons quelque peu tardé à vous l'annoncer mais il semblerait que le printemps soit tout près d'éclore !

Chez nous, il y a quelques jours, les premiers passages de cigognes ont été repérés et en Bourgogne ce sont les grues qui ont été vues et entendues.

Voici un beau vol saisi par notre amie Kaja à Maillot !

 

 

2010-jardin-017.jpg

 

 

Belle soirée à tous.

 

Do

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 17:39

 

Pierres-Gravees-Roca-de-Creu-sur-fond-de-Corona.JPGEn ce dernier samedi de février nous avons décidé d’explorer une des vallées qui descendent du Coronat. Avec ses 2172 mètres le massif fait face au Canigou et reste souvent un des derniers sommets à être couronné de neige.

 

Après avoir abandonné à Ria les fous de ski qui se ruaient en ce jour de début de vacances sur la route du Conflent, nous avons vite fait halte au charmant village de Conat pour mettre le cap sur le hameau de Llugols par un sentier escarpé.

Nous avons été une fois encore soufflées de voir à quel point les anciens étaient industrieux. Où que se porte la vue ce ne sont que terrasses, orris et impressionnants murs de pierre sèche qui rythment la grimpette. Même chose pour la vertigineuse descente au retour.

Dire que tous ces lopins de terre furent cultivés !

St-Christophe-de-Llugols-bis.jpg

 

Nous ne l’affirmerons pas mais il y a fort à parier qu’en prime le sentier était aménagé car en de nombreux endroits le sol est empierré avec une telle régularité que ce ne semble pas être le fruit du hasard !

Cela se justifierait d’ailleurs puisque Conat est surplombé par la chapelle sainte Marguerite de Nabilles perchée à quelques 800 mètres. Elle veille depuis le treizième siècle sur un hameau dont il ne reste que quelques murs écroulés.

Est-ce la peste qui en a décimé la population comme ce fut le cas à Llugols ?

Le point de vue est époustouflant et très décoiffant surtout par forte Tramontane et bien qu’assez dégradée, la chapelle est d’une grande beauté.

Ste-Marguerite-Conat-2.JPG

 

Cette fois cependant nous poursuivions un but bien précis, trouver les fameuses pierres gravées qui couvrent le Pla de Balençou. Sans doute ne le savez pas mais nous sommes des fadas de vieilles pierres. Nous pouvons faire des kilomètres pour admirer un tas de cailloux. Nous pistons les dolmens, les tumuli. Les gravures rupestres nous font délirer.

 

Pierres-Gravees-Roca-de-Creu-2.JPG

Nous n’avons pas été déçues. Le Pla de Balençou est un haut plateau parsemé de thym et pour la grande joie de Virgile de bouse et de crottin. Nous y avons également découvert une multitude de dalles, quasiment horizontales recouvertes de motifs gravés : des croix, des formes géométriques, une possible représentation humaine.

De nombreuses cupules creusées dans la roche donnent à penser que des offrandes étaient régulièrement pratiquées sur ce plateau et que ces représentations peuvent sans doute être associées à un culte (païen) puisqu’elles sont antérieures au christianisme.

En voilà d’ailleurs une découverte qui m’a étonnée à une époque : la Croix n’a pas toujours été un symbole chrétien.

 

 

 

Elle est l’un des 4 symboles fondamentaux avec le Centre, le Cercle et le Carré.

Que des « C » !

La croix a une symbolique cosmique, c’est entre autre la symbolisation de la communication Terre-ciel.

Le Carré symbolise la Terre, c’est la solidification, la stabilisation dans la perfection.

Le cercle est le symbole de la perfection car la manifestation de l’être unique.

Quant au centre, c’est « Tout ».

Avec les moyens du bord, du crottin séché réduit en poussière, nous avons retracé les contours d’une foule de signes. 

Pierres-Gravees-Roca-de-Creu-7.JPG 

Lorsque l’on regarde ces figures gravées, toutes réunies sur une seule et même pierre, on reste confondu !

Non ?

Reste pour nous un mystère à résoudre : qui étaient ces hommes qui vivaient là ?

Vivaient ils du pastoralisme dès que la saison était propice ?

Est-ce dans le cadre de cette vie nomade qu’ils pratiquaient leur culte car nul doute qu’il s’agissait d’un culte (monothéiste vu la présence du cercle) ?

 

Quelles merveilles sur fond de Canigou !

Canigou-vu-de-Llugols.JPG

 

Dire que j'oubliais les 2 ponts romans sur le trajet du retour. C’est beau, non ?

 pont-roman-Conat-3.JPG

Do

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 17:50

Précisions avant d’aller plus avant, loin de moi l’idée de me poser en donneur de leçons et je ne nage pas dans la béatitude du ravi.

Bien, je me lance !

Alors que notre vie accusait quelques turbulences et parce que nous recevions de nombreux mails allant tous dans le même sens, un jour, je me suis décidée à mettre en pratique leur contenu. Chaque soir j’ai tenté de recenser ce qui pouvait donner matière à me réjouir, même si cela était infime.

Au début cela fut difficile, tout étant galère du travail à la vie familiale. Pourtant en cherchant bien j’ai isolé une valeur sûre, grande pourvoyeuse de joie : la présence chaleureuse et facétieuse du chien.

Vigile-espion.JPG

Petit à petit je me suis aperçue qu’il y avait en fait matière à ne pas désespérer tout à fait. Un beau soleil couchant, un coup de fil sympa, le bonjour d’un passant, une blague rigolote, toutes ses petites choses ont eu un effet boule de neige.

Cela ne s’est pas fait du jour au lendemain mais aujourd’hui chaque jour apporte son lot de plus en plus important de bonnes choses et j’en suis pleine de gratitude !

Merci !

Je suis lucide, mais je sais que la vie est pleine de petites choses très belles et qu’il est important d’en être conscient. Ceux qui sont revenus des « camps » où l’horreur était totale témoignent de l’impact que de menus faits ont pu avoir sur leur survie.

 

Aujourd’hui ce qui m’interpelle c’est à quel point les médias, certains écrivains, cinéastes essaient de nous gaver de choses « moches ».

On peut coller à la réalité sans que cela soit systématiquement sordide.

Pourquoi cet exhibitionnisme malsain ?

Cela plombe le moral et empêche de rebondir !

 

Parlons bouquins !

Comment peut on s’immerger dans un roman lorsque le héro est malade, incurable qui plus est, revenu de tout même de l’Amour et entouré de personnages tous plus noirs et pervers les uns que les autres ?

Et je ne parle pas de son cadre de vie, Zola à côté c’est du vaudeville !

Pour être séduit par un tel sujet il faut sans doute être dans un état d’esprit tel que la fiction légitime inconsciemment notre propre détresse.

 Ne serait il pas possible que l’on nous propose des romans où l’on peut s’attacher aux personnages et où le côté noir de la vie n’est là que pour permettre à la Rédemption de faire son œuvre !

J’en ai marre des tragédies, raz le bol d’avoir peur d’être contaminée par les problèmes des personnages.

 

En ce qui concerne les films ce n’est pas mieux. Quelle impossibilité y a-t-il à finir sur une note optimiste à tout le moins sur une page de vie en suspens. Nous savons bien que du jour au lendemain tout peut basculer mais pourquoi la balance devrait elle toujours pencher du mauvais côté ?

En fait je crois que je préfère encore ce qui se termine, comme disait une de mes tantes, « en eau de boudin », au moins chacun peut imaginer ce qu’il veut !

 

La vie répond à nos intentions et nous avons plus de chance de connaître le meilleur si nous pensons cela possible, c’est affaire de vibrations.

Allez une belle image pour s’en mettre plein les yeux et se faire plaisir.

 14-janvier-2008-levant-bis.JPG

Sur ce, bonne soirée !

 

Do

 

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 16:48

Sandra, 5 ans revient de la « musique médicale » et a perdu ses premières dents de « laine ».

*

 

Nous passons un extrait de Bambi dans la salle de cinéma. A un moment le lapin Panpan crie à travers un tronc d’arbre creux et écoute l’écho :

-         Y’a personne, c’est sa voix qui traîne ! conclut Carine, 5 ans.

*

 

Un enfant a pris Tina, le hamster, pour une souris. Je corrige et Leïla, 4 ans, à mes côtés précise :

-         Avant, c’était un hamster ; maintenant c’est Tina !

*

 

Sur le tee-shirt d’Emilie, il y a un petit personnage qui cligne de l’œil.

-         T’as vu ? il fait un coin d’œil !

*

 

Adrien, 3 ans et demi, feuillette un catalogue et s’arrête sur une image de grille-pain :

-         Ca c’est une cage pour faire cuire le pain !

*

 

Au cours d’une promenade, Sébastien, 5 ans, marche le nez en l’air :

-         Oh ! regarde le ciel, il avance !

*

 

Laurent

Adrien

 

 

 

 

Cette année le pays connaît une période d’inondations importantes. La Seine est sortie de son lit. Yann, 4 ans, est allé à Paris et raconte ce qu’il a vu :

-         Tu sais, maîtresse, la seine, elle est pleine d’eau. Les péniches, elles peuvent plus passer sous les ponts

*

 

J’ai bien recommandé aux enfants de ne pas glisser les doigts entre les barreaux de la cage du hamster. Je leur ai expliqué qu’elle risquait de les prendre pour de la nourriture et de les croquer sans hésitation.
Thomas, 4 ans, est très impressionné :

-         Elle croit que ça sent la chair fraîche dit-il.

*

 

La classe va assister à une éclosion d’œufs de poules. Nous observons des oeufs à différents stades et remarquons que nous pouvons déterminer si les naissances sont imminentes ou non.

Nous écoutons le poussin pépier à l’intérieur de la coquille.

Joël, 5 ans, porte un oeuf à son oreille et sourit.

-         Tu l’entends ?

-         Oui.

-         Qu’est-ce qu’il fait ?

-         Il klaxonne !

*

 

Vanessa, 3 ans, raconte sa vie :

-         Ma marraine, elle habite Abidjan !

-         Et tu as un parrain ?

-         Non, mais j’ai un parapluie !

*

 

 

Yaelle.JPG

Yaelle et Stéphane 

Nous revenons du zoo de Vincennes. Christophe, 4 ans, a aperçu des TGV.

Sans doute, en pensée, en arrive t’il à évoquer d’autres moyens de transport, car, tout à coup, il m’interpelle :

-         Tu sais les métros, ils vivent dans les tunnels !

*

 

Les enfants ont fait leur rentrée, les poux aussi.

La maîtresse, après de nombreuses tentatives a mis au point un traitement personnel à base de vinaigre. Ce matin, elle s’est traitée la chevelure. Manon, 5 ans, s’approche pour recevoir son bisou matinal et s’étonne :

-         Pourquoi tu sens la salade, maîtresse ?

*

 

Pauline, 3 ans, a comme meilleur copain Florent Lebeau. Quand elle sera grande elle se mariera avec.

-         Lui, c’est Florent Lebeau, dit-elle, moi je « suitrai » Pauline Labelle !

 

 

à suivre

 

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 09:31

SEUL LE SILENCE

« Quiet Belief in Angels » (Ed. Orion, Londres, 2007)

R.J. ELLORY

 

(Ed. Sonatine, Paris, 2008, traduction de Fabrice Pointeau)

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R.J. Ellory nous plonge dans la tragédie d’un homme, dans le sud de l’Amérique profonde, au cœur de la Géorgie. L’histoire de Joseph Vaughan commence l’année de ses 12 ans, en 1939 ; cette année là son père meurt en juillet et en novembre une fillette est assassinée. Première victime d’un tueur en série puisque 32 meurtres d’enfants seront dénombrés en 30 ans.

Ce livre est un thriller mais n’est pas écrit comme tel, c’est la biographie d’un homme obsédé par son destin. Joseph Vaughan aura une vie incroyable, deviendra un écrivain célèbre jusqu’au dénouement final qu’il serait criminel de révéler ici.

Le style est singulier, envoutant, déroutant au début, puis on se glisse dans la peau de Joseph Vaughan et on se consume avec lui. Le livre traite de la fin de l’innocence, du Bien et du Mal, de la culpabilité, des blessures et des fantômes de l’enfance, de la vie.

« Seul le silence », est le  5ème roman de R.J. Ellory, mais le premier traduit en français.

Dédié à Truman Capote, « Seul le silence » a connu un formidable succès. Plusieurs fois primé, il a fait connaître son auteur au public français. Un grand auteur.

 

Mi

 

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