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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 16:48

Sandra, 5 ans revient de la « musique médicale » et a perdu ses premières dents de « laine ».

*

 

Nous passons un extrait de Bambi dans la salle de cinéma. A un moment le lapin Panpan crie à travers un tronc d’arbre creux et écoute l’écho :

-         Y’a personne, c’est sa voix qui traîne ! conclut Carine, 5 ans.

*

 

Un enfant a pris Tina, le hamster, pour une souris. Je corrige et Leïla, 4 ans, à mes côtés précise :

-         Avant, c’était un hamster ; maintenant c’est Tina !

*

 

Sur le tee-shirt d’Emilie, il y a un petit personnage qui cligne de l’œil.

-         T’as vu ? il fait un coin d’œil !

*

 

Adrien, 3 ans et demi, feuillette un catalogue et s’arrête sur une image de grille-pain :

-         Ca c’est une cage pour faire cuire le pain !

*

 

Au cours d’une promenade, Sébastien, 5 ans, marche le nez en l’air :

-         Oh ! regarde le ciel, il avance !

*

 

Laurent

Adrien

 

 

 

 

Cette année le pays connaît une période d’inondations importantes. La Seine est sortie de son lit. Yann, 4 ans, est allé à Paris et raconte ce qu’il a vu :

-         Tu sais, maîtresse, la seine, elle est pleine d’eau. Les péniches, elles peuvent plus passer sous les ponts

*

 

J’ai bien recommandé aux enfants de ne pas glisser les doigts entre les barreaux de la cage du hamster. Je leur ai expliqué qu’elle risquait de les prendre pour de la nourriture et de les croquer sans hésitation.
Thomas, 4 ans, est très impressionné :

-         Elle croit que ça sent la chair fraîche dit-il.

*

 

La classe va assister à une éclosion d’œufs de poules. Nous observons des oeufs à différents stades et remarquons que nous pouvons déterminer si les naissances sont imminentes ou non.

Nous écoutons le poussin pépier à l’intérieur de la coquille.

Joël, 5 ans, porte un oeuf à son oreille et sourit.

-         Tu l’entends ?

-         Oui.

-         Qu’est-ce qu’il fait ?

-         Il klaxonne !

*

 

Vanessa, 3 ans, raconte sa vie :

-         Ma marraine, elle habite Abidjan !

-         Et tu as un parrain ?

-         Non, mais j’ai un parapluie !

*

 

 

Yaelle.JPG

Yaelle et Stéphane 

Nous revenons du zoo de Vincennes. Christophe, 4 ans, a aperçu des TGV.

Sans doute, en pensée, en arrive t’il à évoquer d’autres moyens de transport, car, tout à coup, il m’interpelle :

-         Tu sais les métros, ils vivent dans les tunnels !

*

 

Les enfants ont fait leur rentrée, les poux aussi.

La maîtresse, après de nombreuses tentatives a mis au point un traitement personnel à base de vinaigre. Ce matin, elle s’est traitée la chevelure. Manon, 5 ans, s’approche pour recevoir son bisou matinal et s’étonne :

-         Pourquoi tu sens la salade, maîtresse ?

*

 

Pauline, 3 ans, a comme meilleur copain Florent Lebeau. Quand elle sera grande elle se mariera avec.

-         Lui, c’est Florent Lebeau, dit-elle, moi je « suitrai » Pauline Labelle !

 

 

à suivre

 

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 09:31

SEUL LE SILENCE

« Quiet Belief in Angels » (Ed. Orion, Londres, 2007)

R.J. ELLORY

 

(Ed. Sonatine, Paris, 2008, traduction de Fabrice Pointeau)

 arton10358-0372d-1-.jpg

 

 

R.J. Ellory nous plonge dans la tragédie d’un homme, dans le sud de l’Amérique profonde, au cœur de la Géorgie. L’histoire de Joseph Vaughan commence l’année de ses 12 ans, en 1939 ; cette année là son père meurt en juillet et en novembre une fillette est assassinée. Première victime d’un tueur en série puisque 32 meurtres d’enfants seront dénombrés en 30 ans.

Ce livre est un thriller mais n’est pas écrit comme tel, c’est la biographie d’un homme obsédé par son destin. Joseph Vaughan aura une vie incroyable, deviendra un écrivain célèbre jusqu’au dénouement final qu’il serait criminel de révéler ici.

Le style est singulier, envoutant, déroutant au début, puis on se glisse dans la peau de Joseph Vaughan et on se consume avec lui. Le livre traite de la fin de l’innocence, du Bien et du Mal, de la culpabilité, des blessures et des fantômes de l’enfance, de la vie.

« Seul le silence », est le  5ème roman de R.J. Ellory, mais le premier traduit en français.

Dédié à Truman Capote, « Seul le silence » a connu un formidable succès. Plusieurs fois primé, il a fait connaître son auteur au public français. Un grand auteur.

 

Mi

 

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 09:16

Après une semaine de silence…

 

Oui, nous avons fait un break à Barèges, station de ski des Hautes Pyrénées, une des plus anciennes (la plus ancienne, peut-être) des Pyrénées.DSCN5387.JPG

 

A proximité du Pic du Midi de Bigorre qui culmine à 2877 mètres d’altitude, reliée à la Mongie par le col du Tourmalet, 2115 m, c’est le plus vaste domaine skiable des Pyrénées, mais c’est aussi une importante station thermale, rendue célèbre par le duc du Maine, fils de Louis XIV, qui s’y rendait régulièrement avec madame de Maintenon.

 

DSCN5377.JPGNous, c’est à pieds et en raquettes que nous avons exploré quelques uns des multiples sentiers aménagés (bien aménagés !) et nous imaginons aisément qu’en été, cette étroite vallée surplombée de sommets impressionnants, puisse être un paradis pour les randonneurs.

Pour cette première approche du pays Toy, nous avons marché cinq à six heures par jour, et par tous les temps, grand soleil, neige ou pluie, découvert le plateau du Lienz et son restaurant d’altitude, « chez Louisette ». Nous confirmons : la garbure et la tarte aux myrtilles y sont délicieuses !

DSCN5465C’est en raquettes que nous nous sommes aventurées dans la vallée de la Glère, bien trop enneigée cependant pour que nous puissions imaginer accéder au refuge ou au lac du même nom. Mais il y avait de magnifiques photos à faire du côté des cabanes de Camou et de sa chapelle ; nous ne les avons pas ratées ! Ce jour là, un peu fatiguées, nous avons renoncé à monter jusqu’à la cabane de l’Ayré ; ce n‘est que partie remise… Inch’Allah !

 

DSCN5482Le « tour des plateaux », sur le versant sud, dit « soulane » (c’est comme chez nous, en Catalogne ! »), nous a permis de découvrir les innombrables bergeries accrochées aux  flancs escarpés, équipées à l’arrière de fortins pour dévier les avalanches, amas impressionnants de blocs de roche sombre. Les hommes ont relevé un incroyable défit… Les dispositifs pour prémunir la vallée des avalanches sont innombrables. Pourtant, les traces de coulées de neige ou de terre sont multiples. Alors, qui gagnera ?

 

DSCN5475.JPGUne autre balade, sur ce même versant, nous a menées, en passant par la vertigineuse croix St Justin, au petit village de Sers et à son émouvante église romane du XII ème siècle. Une pure merveille…

 

Quel dommage en tous cas que le funiculaire construit en 1936 pour permettre aux skieurs d’accéder aux remarquables pistes de l’Ayré ne fonctionne plus ! Les navettes sont sans doute très pratiques, mais dramatiquement polluantes… A quand des navettes électriques, silencieuses et propres ?

 

Nous ne pouvons parler des qualités du domaine skiable puisque nous ne l’avons pas expérimenté, mais nous avons remarqué au cours de ce séjour que la vie du skieur n’est pas un long fleuve tranquille… Levé à l’aube pour attraper la première navette… Il doit faire la queue aux remontées, la queue pour se restaurer… Ses déplacements à pieds, au gré d’une démarche pesante et chaloupée, sont rendus pénibles par le poids du matériel à transporter… Mais c’est le bagne ! Et en plus, ça coûte cher ! Espérons qu’au moins il s’éclate dans les descentes, sinon, autant rester au boulot, non ?

 

Enfin, Barèges, on y reviendra sans doute, et sûrement en été, pour partir à la découverte des estives et des lacs d’altitude, à la rencontre des marmottes, des aigles et des isards… Là aussi, il y a promesse de bonheur !

 

Un grand merci à Christiane et Vincent qui nous ont prêté leur « sweet home » et permis de profiter des charmes d’une région qui n’a rien à envier aux Alpes !

Fredo 

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 18:39

LE CERCLE LITTERAIRE

 DES AMATEURS D’EPLUCHURES51KCLqLYGNL. SL500 AA300 [1]

 DE PATATES

“The Guernsey Literary and Potato Peel Society” (Dial Press, New-York, 2008)

Mary Ann SHAFFER & Annie BARROWS

(Ed. NIL, Paris, 2009)

 

 

« Peut être les livres possèdent-ils un instinct de préservation secret qui les guide jusqu’à leur lecteur idéal ».

Nous sommes à Londres en janvier 1946, Juliet Ashton, écrivain correspond avec Sidney son éditeur et ami, elle manque d’inspiration. Un jour, elle reçoit la lettre de Dawsey Adams un habitant de Guernesey. Celui-ci vient d’acquérir un livre lui ayant appartenu, témoin de leur admiration commune pour le même auteur. Une correspondance s’établit entre Juliet et Dawsey au cours de laquelle on apprend comment est né le « cercle littéraire des amateurs de tourtes aux épluchures de patates » sur l’île anglo-normande occupée par les nazis. Ce cercle regroupe plusieurs habitants de Guernesey et résistera à sa façon à l’occupant allemand sans jamais se prendre au sérieux. Petit à petit Juliet entre en contact avec tous les membres du cercle ; au fil de leur correspondance nous découvrons ce groupe, son histoire, le point de vue des différents protagonistes. Ce roman épistolaire, aux personnages variés, attachants, est aussi délicieux que son titre. C’est amusant, intelligent, original, léger et grave à la fois. Un vrai régal !

Il s’agit du premier roman de Mary Ann Shaffer, bibliothécaire et libraire née en Virginie Occidentale écrit avec sa nièce Annie Barrows, auteur de livres pour enfants). M.A. Shaffer est décédée en février 2008.

 

Mi

 

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 18:15

Images poétiques

 

 

Toute la classe assiste à un spectacle de cirque.

Un tigre bondit.

-         Oh ! ça vole ! s’écrit Jude 4 ans.

*

 

Nous sommes partis pique niquer dans les bois.
Après le repas, nous faisons un petit tour. Courbés par le vent les arbres le long du sentier sont tous inclinés du même côté. Cela inquiète certains enfants.

-         Ils vont nous tomber dessus !

Alexandre, 4 ans se veut rassurant.

-         Mais non, y sont bien collés !

 

 Alexandra-copie-1

 

 Alexandra

 

 

Caroline, 3 ans a des problèmes avec une petite fille noire.
- Maîtresse, elle me fait mal la marron avec des cheveux qui moussent !

*

 

En promenade dans la rue, nous avons croisé une religieuse…….

-         Oh, une fée d’église ! s’écrie Caroline.

*

 

Aujourd’hui, Cyril, 4 ans a une orange sanguine pour son goûter. Il explique à ses copains.

-         Ca, c’est une orange à la fraise.

*

 

Sylvain, 5 ans arbore une paire de gants en jacquard, toute neuve dont il est très fier ;

-         Regarde maîtresse, il y a des fleurs qui poussent sur mes gants.

*

 

Les enfants ont tendance à caresser Quenotte, le cochon d’inde de la classe, à rebrousse-poils.

Ludovic, 5 ans proteste.

-         Faut pas la décoiffer !

*

 

Aujourd’hui il faut rajouter un peu d’eau dans l’aquarium des poissons. Les enfants surveillent et s’étonnent :

-         Pourquoi tu leur donnes de l’eau, tu les arroses ?

Anna, 5 ans, enveloppe les poseurs de questions d’un regard méprisant :

-         Ben, c’est parce qu’ils ont soif, tiens !

Amélie, 4 ans, annonce ce qu’elle va manger ce soir dans sa maison :

-         Ce soir, je vais manger du « gratin de chinois ».

*

 

Cyril, 5 ans passe la moitié de son temps débraillé, le ventre à l’air, la chemise ouverte…

Il a déjà fallu lui répéter 3 fois de boutonner sa braguette. A la longue, devant l’inutilité d’un tel geste et un peu excédé, il a un geste d’abandon et rétorque vivement :

-         Mais !!! y va pas s’envoler.

*

 

Nous avons trouvé un escargot dans les bois en nous promenant et Steve tient absolument à le ramener dans sa maison.
Johan, 6 ans, regrette la décision de son copain et tente de le faire changer d’avis :

-         Oui, mais s’il a une femme et des p’tits bébés !

*

 

Elodie, 4 ans a avalé de travers et tousse violemment :

-         Oh, j’ai bu du vent ! dit-elle en retrouvant son souffle.

*

 

Dans la grotte aux histoires nous nous apprêtons à regarder quelques diapositives. Tout est prêt sauf……..

-         Attends maîtresse il faut brancher l’appareil ! Tiens elle est là, la branche ! dit Davy, 5 ans en empoignant la prise électrique.

 

 

corinne

Corinne

 

Nicolas a perdu sa grand-mère et revient à l’école après l’enterrement. Le visage grave, il raconte ce qui lui est arrivé :

-         Ma mamie, elle avait un « corsaire », elle avait des petits cailloux dans le ventre et pis elle est morte.

*

 

Ce matin, Jérôme est déçu il n’a pas passé une bonne soirée :

-         Hier, y’avait pas d’ télé, y’avait la « grêle »!

*

 

Laurent et Julie, 5 ans discutent et ne sont pas d’accord. Julie a le dessus, Laurent boude. Julie bouche pincée, tout en continuant de dessiner, calme et hautaine conclut :

-         Hé oui, mon p’tit vieux ! c’est comme ça ! c’est la vie.

*

 

Le petit copain de Caroline est malade, il a une angine.

-         Il a une rouge-gorge, explique t-elle.

*

 

Nous sommes allés pique niquer et la journée a failli mal se terminer ; soudain un enfant présente une rougeur et une enflure inquiétante aux yeux. Puis 2, 3 enfants sont atteints à leur tour. Il faut trouver un médecin.

Un peu plus tard, Patrice, 4 ans, tout fier de son aventure explique aux autres les raisons de leur indisposition.

-         Le docteur a dit qu’on avait de « l’énergie » dans l’œil !

*

 

Discussion politique dans les rangs……..

Christophe est tout fier d’annoncer :

-         Mitterand, on le voit à la télé, il est déguisé en grenouille !

*

 

L’école a été vandalisée par une bande de loubards dans la nuit. Les enfants ont été très choqués. Le soir, Sandra, 6 ans, romanesque explique à sa mère :

-         Y’a 40 voleurs qui sont entrés dans l’école !

 

 A suivre.

 

 

 Do et Frédo

 

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 17:58

J’ai le plaisir de vous présenter mon dernier bébé !

Paname !

Paname 

Les-collines-de-Meudon.jpgJe vais essayer de vous relater les différentes étapes de la mise en oeuvre qui se sont succédées tout au long de ces 5 mois de gestation !

Tout a commencé avec le souvenir que j’avais gardé de Paris vu de l’Observatoire de Meudon, une de nos petites balades citadines d’avant. Nostalgie ?

 

 

Des esquisses jetées sur un carnet de croquis en tenant compte du format du cadre choisi et du rendu souhaité pour déterminer l’allure générale du tableau. Un croquis un peu plus précis pour équilibrer la composition puis un dessin à la mine de plomb fouillé pour servir de support lors du tracé des grandes lignes du paysage sur la toile.

Enfin une esquisse un peu moins détaillée mais en couleurs, pastels ou aquarelle, pour déterminer l’équilibre des teintes.

Le regard doit circuler sans encombre sur la toile, rien ne doit le bloquer !

Après, c’est le saut dans l’inconnu car souvent le tableau a sa propre vie. Tracé au fusain sur la toile que l’on estompe (avec le plat de la main) pour pouvoir déposer la première couche de peinture : le jus !

Les couches de peinture, en général au nombre de 3, se posent « gras sur maigre ». Le jus est très dilué et donne un peu l’aspect d’une aquarelle, la dernière couche ne contient plus de médium.

 

 Paname-la-tour-et-le-sacre-coeur.JPGJ’ai attaqué le tableau pleine d’enthousiasme

avec une idée très précise de ce que je souhaitais rendre comme impressions et il m’a échappé.

Le contraste entre l’aspect rural de Meudon et la Ville tentaculaire à ses pieds, le Noir et Blanc qui gomme la diversité et la Nature haute en couleurs, tout cela s’est imposé.

Très vite il n’est rien resté du souvenir charmant que j’avais conservé de mes années parisiennes.

J’ai même été un certain temps dans l’incapacité de travailler sur la toile, elle m’étouffait !

 

 

Paname-et-la-Seine.jpgCette impression a perduré jusqu’à ce que je m’attaque à la Seine. L’œil pouvait enfin circuler plus librement, la sensation d’enfermement s’est apaisée.

Je suis contente de pouvoir contempler Paris revisité sur ce tableau enfin terminé, mais je n’ai plus envie d’y retourner.

Au bout du compte, je me suis libérée de mon passé parisien.

 

 

 

Do

 

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 16:48

Le-touriste.gifLE TOURISTE

« The Tourist »

Oleg STEINHAUER

(Editions Liana Lévi, 2009)

Milo Weaver est un touriste (terme inventé par le romancier). Pas de ceux qui voyagent avec Fram ou Nouvelles Frontières, son agence à lui s’appelle la CIA. On aura compris que le maillot de bain n’est pas souvent dans la valise de Milo qui, pourtant voit du pays. Ce touriste là est un agent secret sans foyer ni identité.

Milo, polyglotte né de père russe, lui aussi agent secret, souhaite prendre une retraite bien méritée et profiter de sa vie de famille avec Tina et son enfant, mais depuis la fin de la Guerre Froide et un certain 11 septembre, le monde de Milo est devenu plus complexe. Agents doubles, agents triples de tous bords, supérieurs hiérarchiques ne l’entendent pas ainsi.

De la Slovénie à Langley, Milo traîne son désenchantement. L’histoire personnelle de Milo vibre aux rythmes des soubresauts de l’Histoire, nous avec.    

Attention lecteurs ne vous laissez pas abuser par le film médiocre intitulé « The Tourist » réunissant Angelina Jolie et Johnny Deep. Ce film (remake du film français Anthony Zimmer) n’a rien à voir avec ce livre riche et complexe. George Clooney en a acquit les droits, gageons qu’il saura, lui, en extraire la substantifique moelle pour notre plus grand plaisir.

 

 

 

9782080689177-1-.gifSHANTARAM

« Shantaram » (Ed. Scribe Publications, Australie, 2003)

 

Gregory David ROBERTS

(Flammarion, Paris, 2007 – traduction de Pierre Guglielmina)

 

 

 

L’auteur, né en 1952 en Australie nous livre ici en 872 pages l’histoire de sa vie. Sa dépendance à l’héroïne après l’échec de son mariage et plusieurs vols lui valent d’être condamné à 19 ans de prison ; il s’évade, change d’identité, devient Lin et passe 10 ans de cavale en Inde, médecin dans les bidonvilles de Bombay, mais aussi faux monnayeur. Après d’étranges rencontres il arrive en Afghanistan alors envahi par les soviétiques où il fera de non moins improbables rencontres.

 

« Il m'a fallu du temps et presque le tour du monde pour apprendre ce que je sais de l'amour et du destin, et des choix que nous faisons, mais le cœur de tout cela m'a été révélé en un instant, alors que j'étais enchaîné à un mur et torturé », ainsi débute ce livre unique et épique ne vous laissera pas indifférent, après vous avoir bouleversé il vous hantera longtemps.

Trahison, amitié, violence, quête de spiritualité, quête de soi. Formidablement écrit, profond et sincère l’auteur témoigne de sa descente aux enfers, de sa renaissance, de la foi. C’est une philosophie de la vie, celle d’un homme à vif dans toute sa complexité.  

 

Arrêté à nouveau, de sa prison en Allemagne il débute la rédaction de Shantaram qui sera un best-seller mondial.

Gregory David Roberts a maintenant purgé sa peine, il se consacre à l’écriture, c’est un grand écrivain.

 

                                                                                     Mi

 

 

 

 

 

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 16:39

Citrons confits

 

 

citrons-de-Menton.jpgIngrédients :

- citrons non traités

- graines de coriandre
- gros sel de Guérande

Préparation :

Bien laver les citrons, les essuyer.

Les petits bocaux (avec caoutchouc) sont parfaits ; les stériliser avant.

Fendre les citrons en quartiers (4 ou 6) dans le sens de la longueur sans séparer les quartiers et glissez 1/2 cuillère à café de gros sel dans chaque incision.
Placer les citrons dans un petit bocal en verre en tassant bien. Verser 1 cuillère de gros sel et le jus d'un citron, des graines de coriandre, un clou de girofle par bocal. Recouvrir d'eau bouillie tiède. Fermer hermétiquement (il est important de ne pas laisser entrer d’air) et laissez au minimum 10 jours dans un endroit sec et frais avant de les utiliser.

Conserver les bocaux au frigidaire – les citrons confits seront un délice dans salades orientales, tajines, etc …

 

 

Orangettes

 

 

 

orange-entiereIngrédients:

 

 

- de belles oranges non traitées

- eau de source

- sucre

 

Préparation:

 

Bien laver les oranges puis ôter le haut et le bas de chaque fruit.

Avec un couteau très tranchant, inciser les fruits de haut en bas en entaillant l'écorce et la partie blanche jusqu'à la pulpe, détailler en lanières d'environ 1 cm de large.

Remplir une casserole d'eau et y mettre les écorces. Porter à ébullition et dès les premiers bouillons, retirer du feu. Laisser refroidir et recommencer l'opération 2 fois.

Egoutter les fruits dans l'écumoir et les rafraichir.

Sècher dans un torchon propre, peser les fruits et le même poids de sucre.

Mettre le sucre et les fruits dans une casserole et recouvrir d'eau de source (sans dépasser le niveau des fruits).

A feu très doux en mélangeant de temps à autre, laisser réduire presque complètement, ne pas laisser caraméliser !

Mettre les écorces une à une sur une plaque de marbre (ou un grand plat) sans les faire se toucher puis les saupoudrer légèrement de sucre. Au bout de 12 heures, les retourner et si nécessaire remettre un peu de sucre.

Le lendemain les ranger dans un bocal verticalement.

Elles se conservent au frigidaire sans problème au moins un mois si on ne les a pas mangées avant.

Elles agrémentent cake, pain d'épices ... et se dégustent avec un bon café tout en croquant du chocolat noir, bien noir !!!

Quand au reste de sirop de cuisson, il parfume délicieusement les yaourts et nappe les sablés (maison).

 

Bon appétit !!

 

Mi, Do

 

 


 

 



  

  

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 16:43

DSCN1196.JPGSamedi dernier, nous avons choisi de marcher du côté d’Amélie les Bains, en direction du Roc de Frausa, une randonnée de 4h30 qui nous a mené jusqu’à Can Félix, un mas perdu dans la nature, en surplomb d’un facétieux torrent, le Mondony… Enfin, facétieux, pas toujours…

Nous nous sommes garées à Amélie, au bord du Tech, et nous avons attaqué aussitôt la grimpette. Très vite, il a fallu tomber la veste pour poursuivre en tee-shirt… A dix heures trente à peine, en ce début février, le soleil tapait déjà dur.

 

Mais mon but n’est pas de raconter une randonnée que l’on peut trouver dans tous les topos guide de la région… Mais plutôt de livrer une réflexion que je me fais souvent lorsque je marche : une randonnée, c’est toujours une petite tranche de vie…

 

D’abord, on se fixe un objectif… Marcher pour marcher, pour bouger, c’est bien. Mais marcher pour atteindre un but précis, petite chapelle perdue dans un écrin de verdure, refuge de montagne, sobre et rustique, lac d’altitude, miroitant comme un bijou, c’est mieux.

Et c’est avec l’idée d’atteindre cette cible prometteuse que l’on se met en marche, bien décidé à surmonter toutes les difficultés pour y arriver. Il y a des passages difficiles… On peine, on souffle, on transpire… Parfois, on en a marre, on veut s’arrêter, on a envie de renoncer… Des haltes, ici ou là, permettent de regonfler les batteries, de regarder plus intensément autour de soi car en marchant, ce n’est pas toujours facile… On s’arrête, on fait une pause et on admire. On est déjà récompensé par la splendeur du paysage.

 

Alors on s’accroche, on persévère… Et on continue.

 

On peut tomber, se faire mal. Cela arrive. Il ne faut jamais oublier d’être prudent. Il faut savoir éviter de se mettre en danger. Les risques doivent être calculés. Ainsi, il est utile d’appliquer les recommandations de base : partir tôt, quelque soit la saison, en emportant de l’eau et des vêtements adaptés. Et surtout, rester à l’écoute de la nature qui nous accueille pour qu’elle demeure notre alliée.

 

On progresse, lentement, mais sûrement. Et enfin, l’objectif est atteint ! On est satisfait de s’être donné du mal et d’avoir réussi. Le plaisir est là. L’effort est oublié. On est récompensé, heureux.

 

Le retour est souvent aussi difficile que l’aller, même parfois plus car la fatigue se fait sentir. Mais à l’arrivée, il ne restera plus finalement que la satisfaction d’être allé jusqu’au bout, d’avoir pleinement réalisé son projet… On est parfois déçu. L’objectif n’est pas toujours à la hauteur de l’espoir (rarement)… Mais au moins, on l’a atteint.

 

N’est-ce pas la même chose dans la vie ? Apprendre à ne pas se mettre en danger… Savoir faire des efforts pour parvenir à l’objectif que l’on s’est fixé… Surmonter les difficultés croisées en cours de route, persévérer pour réussir. Il n’y a aucune compétition. C’est contre soi-même qu’il faut se battre.

 

Comme dans la vie, en randonnée, la notion d’effort est indissociable de celle de plaisir. C’est souvent ce que nous avions du mal à faire admettre aux parents de nos élèves. Michel Serres était alors notre allié, lorsque nous reprenions ses paroles : « il n’y a pas d’apprentissage sans souffrance ! ».

 

Bien sûr, certains diront que nous avons de la chance. C’est vrai. Nous avons surtout la chance de pouvoir marcher, ce qui n’est pas donné à tout le monde ! Toujours est-il que nous ne ratons jamais une occasion de nous immerger dans cette nature généreuse qui nous entoure. Voyez plutôt…

 

 Fredo DSCN1202.JPG  

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 18:43

Le troupeau s'agrandit! Notre duo est devenu trio. Grande lectrice, "Mi " de Paris vous propose sa chronique littéraire...

 

 

 

 

 

    VENDETTA

« A Quiet Vendetta » (Ed. Orion, Londres, 2005)

R.J. ELLORY

 

 (Ed. Sonatine, Paris, 2009 - traduction de Fabrice Pointeau)

 

 

Pour vous Vendetta est synonyme de Mafia ? Vous avez raison, mais pas complètement. C’est une aventure bien plus compliquée qui vous attend avec ce 3ème roman de R.J. Ellory. Un thriller avec en toile de fond un demi siècle d’histoire américaine. Nous sommes à La Nouvelle Orléans.

Un homme est découvert atrocement mutilé dans une Mercury Turnpike Cruiser 1957, Catherine Ducane, 19 ans, unique fille de Charles Ducane gouverneur de l’Etat de Louisiane est kidnappée ; Ernesto Perez, un vieil homme à la vie compliquée se livre à la police avec un marché en poche : faire le récit de sa vie à Ray Hartmann, agent fédéral new yorkais, alcoolique repenti, contre des informations permettant de retrouver la fille du gouverneur.

Ecrivain britannique né en juin 1965 à Birmingham, Roger-Jon Ellory nous plonge au cœur de l’Amérique, des années 50 à aujourd’hui. Œuvre de fiction, le récit croise des évènements historiques, des hommes politiques, des stars. Vrai et faux, Bien et Mal se mêlent habilement. De Cuba à La Nouvelle Orléans en passant par Miami, Las Vegas et L.A. c’est surtout à une plongée dans l’âme humaine qu’Ellory nous entraîne. C’est une histoire de famille et tout le monde a une famille, non ?

R.J. Ellory sait avec force et profondeur faire vivre l’humain au sein de l’horreur absolue. Ici les hommes sont gris. Les bons pères de famille ont des costumes de tueurs à gage et vice versa. Âmes sensibles s’abstenir !

 

« Vendetta » (« A Quiet Vendetta », Ed. Orion, Londres, 2005) écrit avant « Seul le silence » est le 3ème roman de l’auteur, le second traduit en français (Ed. Sonatine, Paris, 2009). Son dernier roman « Les anonymes » vient de sortir, courez chez votre libraire, sinon nous ne manquerons pas de vous en parler dans ce blog.

 

R.J. Ellory sera au prochain salon du livre à Paris (18 au 21 mars 2011 – Porte

de Versailles)

 

 

 

 

 

 

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Published by Do Fredo - dans coups de coeur
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