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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 14:17
Réédition

Le petit recueil de mots d'enfants recueillis tout au long de notre carrière est réédité aux Editions du Net!

Vous pouvez accéder à l'ouvrage en cliquant sur le lien ci dessous:

http://www.leseditionsdunet.com/temoignages/4413-pourquoi-tu-m-rigoles--dominique-et-frederique-longville-9782312046402.html

Allez, un peu d'humour et de légèreté dans ce monde de brutes!!!

Faites-vous plaisir et merci de faire passer à vos contacts!

Do et Fredo

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28 août 2016 7 28 /08 /août /2016 20:46
Arthuréveil "Marianne malade : "Vous avez fini par me tuer"
Arthuréveil "Marianne malade : "Vous avez fini par me tuer"

Conseiller, juger, gérer tels sont les missions du conseil d’État.

Conseiller du gouvernement pour la préparation des projets de loi, d’ordonnance, juge administratif suprême, le conseil d’État tranche les litiges relatifs aux actes des administrations, pouvoir exécutif, collectivités territoriales, établissements publics … il gère les cours administratives d’appel, les tribunaux administratifs et la cour nationale du droit d’asile.

Que penser alors d’un pays qui désavoue la parole de sa plus haute juridiction ?

Qui sont ces politiques qui a tous les niveaux de l’État bafouent le droit ?

A quoi nous servent députés, sénateurs si le gouvernement les musellent à coup de 49/3 brandis par un premier ministre qui doute du conseil d’État ?

Qui sont ces maires qui osent faire fi de la parole du Conseil d’État ?

Que dire de ces hommes politiques qui se présentent pour la plus haute fonction du pouvoir administratif et contestent la légitimité de cette juridiction (si ce n’est que l’on ne s’en étonne pas vraiment compte tenu des « casseroles qu’ils traînent derrière eux ») ?

Si l’exemple vient d’en haut, il n’y a pas grand espoir !

A moins que nous, humble piétaille prenions les choses en mains. Oublions notre peur de la différence, laissons parler notre coeur et acceptons le dialogue. Lorsque nous ne sommes pas en accord avec l’autre, refusons les intermédiaires et discutons.

Laissons la Haine aux politiques, laissons les avec leur démagogie et tentons de sauver la Démocratie si c’est encore possible !

Do

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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 19:55

Cette année nous nous sommes lancées dans l’agriculture.

Petit terrain et production modeste, voir intimiste en ce qui concerne les cornichons.

Un tous les deux trois jours en période faste, un petit bocal au bout de 2 mois.

Un constat positif toutefois, les préparer n’est pas une corvée !

Je les couvais du regard dans leur petit pot, anticipant sur le plaisir d’en croquer un quand, hier soir, pénétrant dans la cuisine ce fut le choc !

L’un d’eux me fixait avec insistance !

On se serait cru dans une BD !

Choc !

Etait-ce un cornichon délirant échappé du Génie des Alpages ?

Cornichons délirants F'Murr
Cornichons délirants F'Murr

Adieu Pâté de campagne maison ou jambon beurre cornichon !

Allez donc le suicider pour le seul bénéfice de mes papilles ?!

Do

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22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 13:37

Les anglais flippent, enfin pas tous, ceux qui n’avaient pas imaginé le Brexit possible !

Etaient-ils contre, font-ils partis des 28 % d’abstentionnistes ?

En tout cas il y a dans cette histoire un ou plusieurs enseignements à tirer.

Déjà, lorsque l’on voit ce que cette sortie de l’Europe (encore n’y étaient-ils qu’à moitié puisqu’ils avaient toujours gardé leur monnaie) génère comme remous, cela donne une petite idée de la grande pagaille à laquelle nous, français, serions confrontés si une certaine blonde arrivait au pouvoir et nous sortait de l’Europe ! Immobilier en baisse, chute de la bourse, mauvais présage de croissance, augmentation des prix, surcoût attendu du fait de la réapparition des droits de douane … !

Brexit !

Le second enseignement est en lien avec cette frénésie qui pousse certains british à se chercher des racines européennes pour tenter de se trouver une autre nationalité et échapper à la cata ! Le patriotisme trouve vite ses limites quand l’incertitude matérielle menace !

Voilà que bon nombre d’anglais tentent de se faire inscrire sur le « Foreign Births Register » des personnes nées à l’étranger pour pouvoir prétendre à la citoyenneté irlandaise. Après avoir traîté les irlandais comme des parias, occupé leur île, généré une guerre sans fin et son cortège d’atrocités, vu de l’extérieur c’est gonflé !

Pas mal non plus ces anglais, descendants de juifs séfarades expulsés du Portugal il y a quelques siècles, qui sollicitent la nationalité portugaise !

Plus marrant encore, ceux qui cherchent à convoler outre Manche pour jouir du droit à travailler et vivre loin de la perfide Albion.

Un remake du mariage blanc traditionnel !

Marine L et Norbert H, mariage blanc ?
Marine L et Norbert H, mariage blanc ?

Le dernier enseignement est que cela nous laisse au moins des solutions de repli à Frédo et moi. N’étant françaises que depuis 2 générations, la Belgique nous ouvrira peut-être ses portes si jamais … à moins que nous tentions l’Espagne puisque par là aussi nous avons quelques ancêtres. J’avoue que cette hypothèse me sourirait mieux, le climat y est meilleur, nous parlons la langue et c’est à deux pas. Par contre laissons tomber la filière autrichienne, l’avenir là-bas ressemble un peu au notre, Hofer, Le Pen même combat !

Do

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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 13:11

Ou je suis complètement à l’ouest, ou j’ai de la gadoue dans les yeux mais des femmes en burkini, je n’en ai jamais vu !

Pourtant nous sommes à une toute petite dizaine de kilomètres de la mer, nous y allons en toute saison, nous nous baignons généralement du mois de mai à début novembre (lorsque la météo est clémente) et nous y sommes presque tous les jours en juillet et août !

Un 13 Novembre
Un 13 Novembre

Alors, oui, nous avons noté quelques incongruités.

Nous constatons que les enfants sont affublés de plus en plus souvent de tenues de cosmonautes : caleçon long et tee shirt anti UV, casquette de légionnaire et lunettes noir avec en prime des gilets de sauvetage associant, au moyen de bretelles, ceinture et brassards et qui les transforment en bibendum.

Sans quelques accessoires !
Sans quelques accessoires !

Nous avons croisé des femmes et des hommes se baignant avec des combinaisons très couvrantes notamment s’ils nagent en haute mer !

Nous avons partagé les ébats aquatiques de gitanes se baignant en robe.

Nous avons aussi, navrées, remarqué des femmes, voilées ou non, confinées sous leur parasol assistant au bain de leurs époux et enfants, ne pouvant nous empêcher de penser que dans quelques années leurs filles seraient à leur tour privées des joies de la baignade.

Mais des burkinis, non jamais !

d'un créateur laïc !
d'un créateur laïc !

Alors nous nous posons des questions et sommes perplexes devant cette chasse d’un genre nouveau qui semble gagner du terrain et ajouter de la haine à la haine.

En quoi cela peut-il être dérangeant ?

Certains détracteurs trouve cela peu hygiénique, pour ma part il m’est arrivée d’avoir l’odorat offensé par certains baigneurs à la tenue très conventionnelle.

D’autres parlent d’atteinte au droit de la femme ! Je préfère les imaginer en burkini que cuisant tout habillées sur le sable et privées de baignade.

On nous parle de militantisme, de non respect de la laïcité (propos justifiant l’arrêté interdisant le burkini par la municipalité de Mandelieu-La Napoule) …

Or la plage est un domaine publique, comme la rue, va t’on lancer la chasse aux prêtres, aux religieuses, aux juifs qui portent la Kippa, que sais-je encore ?

Incendiaires !

Franchement quand je pense que l’an passé une plage publique (La Mirandole à Vallauris) était interdite au public pour satisfaire aux désirs du Roi d’Arabie Saoudite avec l’aval de notre gouvernement LAÏC, je trouve que beaucoup de maires marchent à côté de leurs pompes !

Incendiaires !

Quant à celui du Touquet qui vient d’interdire le burkini, il y a une chose qui lui a échappée, c’est parce qu’il fait un froid de canard que certaines ont recours à cet accessoire et ça va faire des émules ! Si, si !

Que cherche t’on ? La guerre civile ?!

Do

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12 août 2016 5 12 /08 /août /2016 12:40

Je me rends compte qu’il y a déjà un bon moment que je ne vous ai tenu des propos « bizarres », de ces récits qui, je le sais, dérangent !

Et pourtant comment ne pas témoigner de cette guérison que ce que je viens de vivre et qui a de quoi surprendre, moi la première !

Depuis environ 9 mois, mon talon droit se rappelait à moi en permanence dès que j’étais debout. Une douleur lancinante, brûlante parfois, genre épine calcanéenne mais un peu baladeuse et la nuit si je me levais j’affichais la démarche incertaine de la centenaire, encore vaillante certes, mais bancale tout de même.

Ostéopathie, remise en place de quelques uns des 26 os que compte notre pied, libération de quelques ligaments (une centaine), podologue, rien à faire !

Je suis passée aux Huiles Essentielles. Toute une pharmacopée existe pour traiter ce genre d’affection, le problème étant de trouver la synergie ad hoc. Des HE anti-inflammatoires il y en a un certain nombre, certaines sont à visée décontractante, d’autres chauffent ou au contraire anesthésient par leur effet réfrigérant, sans compter la dimension vibratoire qui elle est fonction de nos énergies !

J’ai donc bombardé Frédo d’odeurs variées avec un succès mitigé tout en lui confiant mon pied pour des soins énergétiques avec la Rayonnance.

Là, pas de doute, il se passait quelque chose, mais si Frédo constate chaque jour les bienfaits des rayons sur sa vue, ce n’était pas aussi foudroyant à mon goût avec mon pied.

Loi d'attraction
Loi d'attraction

Et puis il y a une quinzaine de jours, en surfant, nous sommes tombées sur un film intitulé « Le secret » et tiré du livre éponyme que nous avions lu avec intérêt quelques semaines auparavant. Si certains côtés très américains sont exaspérants, le contenu est quand même très intéressant et interpellant !

Ce secret est en fait très simple, il concerne la Loi d’attraction. Nous attirons ce à quoi nous pensons le plus. Frédo vous en a déjà touché 2 mots dans un article récent. Si vous avez besoin de vous rafraîchir la mémoire, clic ci-dessous :

http://www.longville-dofredo.com/2016/07/ils-l-ont-imagine-c-est-arrive.html

J’ai regardé le film tout en bricolant jusqu’à un certain passage que j’avais complètement oublié en le lisant, le témoignage d’un homme victime d’un accident d’avion. Tétraplégique du jour au lendemain, il fit mentir tous les pronostics des toubibs qui le vouait à la chaise roulante à vie ! Par la seule force de son mental, il s’est visionné chaque jour entrain de récupérer son autonomie. Progressivement il s’est appliqué, utilisant ses facultés mentales intactes, à se remémorer ce qu’était sa motricité avant l’accident. Il s’est vu respirer sans assistance, marcher, s’en est réjoui, a remercié.

3 mois plus tard, il quittait l’unité de soins à petits pas, certes soutenu, mais debout.

A ce moment je me suis dit que si un tétraplégique avait pu remarcher, je devais pouvoir venir à bout de cette douleur au talon.

Merci !

Le premier jour, impec ! Je me suis appliquée à me voir marcher avec aisance contrôlant chaque pensée. Surtout ne pas penser « je n’ai plus mal au pied », juste se répéter j’ai le pied souple, léger. Ne pas se dire « mon pied n’a plus de problème » mais affirmer « mon talon est guéri » et vivre cette guérison.

Au bout de trois jour, le mieux était certain et à chaque petite douleur je remerciais pour cette guérison qui se matérialisait sous la forme de ce petit rappel, comme lorsqu’une cicatrice vous titille.

Pourtant je continuais à me tartiner d’Huiles Essentielles, pour consolider la guérison et Frédo, officiait toujours pour les mêmes raisons !

C'est "Zans douleur" ?
C'est "Zans douleur" ?

15 jours après, hier donc, même si le mieux était évident, ce n’était pas vraiment « zans douleur » (Marathon-man!).

La guérison était en route mais !

Il y avait un mais !

Et puis il y a eu ce matin !

Réveillée tôt, je me suis mis à activer les rayons.

Le bleu, force, volonté, la création en action.

Le jaune pour être présent à l’instant, pour être Soi sans artifice.

Le rose de l’Amour et de la bienveillante neutralité …

Lorsque je suis arrivée au rayon violet, le rayon de la Libération, je ne sentais plus vraiment les limites de mon corps, mes ressentis étaient modifiés comme bien souvent lorsque je me laisse imprégner par ces énergies.

Puis tout à coup j’ai senti une vague de chaleur m’envahir, m’envelopper.

Mon pied droit fourmillait, il a craqué et j’ai eu la conviction que tout était redevenu normal.

Accès aux Caranques de Laroque
Accès aux Caranques de Laroque

Je me suis levée, ai vaqué à diverses occupations avant d’aller faire un grand tour au-dessus des Caranques en partant de la Florentine.

A peine une petite gêne !

A midi, j’ai quand même raconté à Frédo ce qui c’était encore une fois passé, car c’est quand même la troisième fois que je vis ce genre de guérison !

http://www.longville-dofredo.com/article-un-moment-de-partage-66146764.html

Ce soir je sais que tout est rentré dans l’ordre et j’ai compris une chose.

Certes j’avais bien saisi le secret mais je ne pouvais pas obtenir de guérison pleine et entière tant que je me tartinais d’Huiles. Ce faisant je renvoyais à l’univers l’image d’un doute, je n’affichais pas la certitude d’être guérie, juste celle d’être sur la voie de la guérison !

En fait, je pense que ces anges et guides qui veillent sur moi (vous avez les vôtres) ont dû en avoir marre de ces cocktails odorants que je leur infligeais, alors ils m’ont fait ce beau cadeau. En prime je peux vous renvoyer l’ascenseur, épatant !

Non ?!

Et savez-vous ce que sera le mot de la fin ?

MERCI !

Do

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7 août 2016 7 07 /08 /août /2016 20:13
Un dentifrice "maison"

Voici une application intéressante des huiles essentielles: le dentifrice maison. Pour le fabriquer, il vous faudra un mortier et de l'argile blanche en poudre.

Garanti antitartre (confirmé à la dernière visite chez le dentiste: beaucoup moins de tartre que d'habitude!) et antibactérien grâce aux huiles essentielles de Tea Tree (antibactérien puissant et antitartre) et de Laurier Noble (également anti bactérien, antiviral et anti inflammatoire). Une troisième huile essentielle sera utilisée pour le goût: HE Citron ou HE Menthe poivrée... A vous de choisir!

Pour un pot de 50 ml:

Avec une cuiller en bois, déposer 4 cuillérées dans le mortier; ajouter de l'eau (filtrée ou de source) de manière à obtenir la consistance idéale, ni trop liquide, ni trop épaisse. Bien mélanger au pilon. Ajouter:

2 gouttes de HE Tea Tree

2 gouttes de HE Laurier noble

2 gouttes de Ess Citron ou de HE Menthe poivrée


Personnellement, depuis quelques temps, je rajoute au mélange 10 gouttes de Propolis: antiinfectieuse, anti bactérienne, elle est anti-inflammatoire et favorise la régénération des tissus; ça ne peut faire que du bien!

Voilà. Compte-tenu de toutes les cochonneries contenues dans les dentifrices traditionnels, ça vaut vraiment le coup. Le résultat est frais en bouche... On ne peut plus s'en passer!

A vous de jouer! Fredo

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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 19:01

... l'Huile essentielle de Menthe Poivrée

C'est l'HE la plus digestive de toutes les HE.

HE de la concentration et de la vigilance, booste et tient éveillé.

Elle a un effet « réfrigérant » très prisée et qui plus est, elle soulage les piqûres d'insectes comme les moustiques, épatant, non ?

Ses propriétés, les voici !

Anesthésique et analgésique, efficace suite à un choc, un traumatisme, elle soulage radicalement les doigts écrasés.

Tonique et stimulante générale !

Digestive, stomachique, carminative, elle permet de digérer les bons repas. 1 à 2 gouttes sur un support approprié, une pointe miel par exemple, après un repas un peu trop lourd !

Des indications, les voilà !

Céphalées d'origine hépatique, dyspepsie, indigestion, flatulence 2 gouttes 3 fois par jour pour les problèmes digestifs mais ponctuellement ou une petite goutte au milieu du front !

Nausées, vomissement, mal des transports, le top lorsque l'on voyage avec une ribambelle de gamins. La "punition" est la même que pour ce qui suit !

Surcharge hépatique et Hyper acidité gastrique. Détail technique, la Menthe poivrée transforme le bol alimentaire acide en basique. 1 goutte, une seule dans une pointe de miel et le feu de l'estomac n'est plus qu'un lointain souvenir !

Et ce n'est pas tout !

Névralgie, sciatique, coups, choc, 3 gouttes en application très locale 3 fois par jour pour les douleurs de toute origine, diluer dans une Huile Végétale pour une zone étendue ou des applications répétées.

Cela vous gratte, elle est souveraine pour tous les prurits, 1 petite goutte sur le bubon et hop ! Et c'est même possible sur un petit enfant.

Enfin si les bains de mer, les courants d'air vous ont affligé de Rhinite, sinusite, otite et autres congestions ORL, no problem ! 1 goutte en haut du front ou derrière les oreilles mais jamais dans le conduit. Là cela ne rigole pas !!!

Pour les jambes lourdes, 1 goutte de Menthe Poivrée à associer à 2 gouttes de Huile essentielle de Cyprès, éventuellement dans une Huile Végétale ou un lait pour le corps.

Cerise sur le gâteau, si vous avez un gros coup de chaud, une cuiller à café d'Hydrolat de Menthe Poivrée dans une carafe d'eau fraiche et vous aurez une boisson désaltérante pour toute la famille !

Précautions d'emploi, ne pas utiliser chez les jeunes enfants, la femme enceinte et allaitantes et les personnes atteintes d'épilepsie.

Ne pas diffuser !

Do

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27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 14:57

Tu ne peux pas comprendre…

Frédérique Longville

Nouvelle

Tu ne peux pas comprendre... Nouvelle

La silhouette élancée, la démarche vive, véritable explosion de couleurs dans sa longue tunique chamarrée, et son large pantalon rouge, Sophie vient de s’engouffrer dans la salle du restaurant. Elle la traverse en saluant de multiples connaissances à droite et à gauche, et après une courte halte pour faire la bise au serveur, rejoint au fond de la salle le petit groupe d’amies regroupées à sa table habituelle.

Depuis plus de vingt ans, « Le P’tit Noir » est leur point de ralliement, leur QG, leur port d’attache. Dans leur décor Belle Epoque, les murs couverts de photographies d’artistes en noir et blanc ont été les témoins de leurs confidences, de leurs fou-rires, de leurs angoisses ; ils savent tout ou presque d’elles ; tout ce qu’elles ont bien voulu dire. Les appliques anciennes dispensent un éclairage intimiste tout à fait à leur convenance. La table est raffinée ; discrètement disposés, les hauts parleurs diffusent des programmes classiques qui les laissent libres de deviser sans noyer leurs paroles. Une pause salutaire dans le tourbillon de la vie.

L’étonnement fige le visage de Sophie au milieu des embrassades, tandis que son regard myope balaye l’assemblée derrière ses lunettes à monture rouge… Tiens, elles ne sont que trois ?

- Agnès n’est pas là ?

- Elle vient de téléphoner, répond Isabelle en se levant pour l’accueillir, plus petite que Sophie, un peu boulotte et serrée dans un petit tailleur classique, cheveux blonds coupés courts et maquillage discret mettant en valeur son regard bleu. Elle devait voir son médecin et il a pris du retard. Elle pense arriver d’ici trois quart d’heure. Elle nous a dit de commander et de commencer.

- Quand même, on n’est pas si pressées, d’autant que Anne ne nous rejoindra que pour le dessert ! répond Sophie en souriant à Florence qui s’est dressée à son tour. Qu’est-ce qu’elle a ?

Florence prend la parole à son tour pour expliquer. Tout en l’écoutant, Sophie s’étonne une fois encore du choix vestimentaire de son amie ; du noir, du gris, du blanc, du classique, du sérieux. Elle lui a souvent suggéré de mettre de la couleur dans sa vie. Tout est si noir chez elle. Jusqu’à ses cheveux bien trop courts qu’elle s’obstine à maintenir dans leur couleur originale, d’un brun profond qui accentue les multiple marques du temps sur son visage. Que c’est triste, tout ça…

- Rien de particulier. Elle a passé sa coloscopie hier et son médecin devait lui commenter les résultats.

Sophie s’abstient de tout commentaire, lève les yeux au ciel et soupire en se tournant vers Catherine, la dernière du trio, longue et fine comme une allumette. Elle la trouve très en beauté ce soir, avec sa petite robe chasuble et sa nouvelle couleur, un blond doré plus doux à son visage anguleux.

- Tu as changé de rouge à lèvres, remarque-t-elle également.

- Exact !

- J’aime bien. Ça te va bien.

- Merci. Mais toi, ça fait drôle de te voir sans teinture ; on n’a pas l’habitude… Oh, mais finalement ça ne te vieillit pas trop. Hein ? Qu’est-ce que vous en pensez, les filles ?

Isabelle et Florence promènent un regard critique sur l’épaisse tignasse de leur amie. Adepte de la simplicité, Sophie s’est contenté de la tresser sur la nuque.

- Moi, dit Isabelle, je serais toi, je les couperais, mais ça te va bien. Ça fait ressortir ton bronzage. Vous revenez encore de vacances ?

Sophie ricane en s’installant à sa place :

- « Encore », comme tu dis… Hé oui ! Avec un camping-car, on a vite fait un tour, qu’est-ce que tu veux ! Et vous, alors ? Ça va ?

Un soupir général lui répond. Elle éclate de rire malgré elle :

- A ce point ?

Isabelle fronce les sourcils ; elle a vraiment l’air fâché :

- Ça te va bien, toi ! Tu ne peux pas comprendre, tu es toujours en pleine forme !

Sophie demeure un bref instant bouche bée. Isabelle a bien l’air de lui faire un reproche ! Et voilà Florence qui renchérit, réellement amère :

- C’est vrai… Anne et toi, vous n’avez jamais mal nulle part… Jamais de rhume, de crise de foie, pas même un mal de tête… C’en est presque écœurant !

Et Catherine qui opine du chef ; c’est qu’elle a l’air d’accord ! C’est la meilleure.

- Hé bien excusez-moi, bredouille Sophie, face à ce tir groupé. Enfin, excusez-nous d’être bien portantes, se reprend-elle vivement. Vous pourrez en faire la remarque à Anne quand elle arrivera. Elle appréciera…

- Non mais, comprends, Sophie, tempère Catherine, c’est vrai quoi… Toutes les deux, vous êtes étonnantes. Tiens, quand-est-ce que tu as vu le médecin pour la dernière fois ?

Sophie réfléchit intensément. C’est vrai que ça fait un bail.

- Je dirais un peu plus d’un an...

Isabelle bondit littéralement :

- Hé bien moi, je dis que ça n’est pas raisonnable, annonce-t-elle sur un ton péremptoire. A nos âges, on a besoin de voir le médecin régulièrement, de se faire prendre la tension, de faire des analyses…

Sophie se redresse :

- Je fais ce que je veux ! Et tant que je me sens bien, je ne vois personne. Et on dirait que ça me réussit puisque ça vous rend jalouses ! Vous, vous êtes toujours chez le toubib, et vous avez toujours un pet de travers !

Catherine opine du chef gravement:

- De toute façon, nous ne sommes pas égaux face à la maladie. C’est vrai qu’Agnès a beaucoup de problèmes de santé… A tous les niveaux : le dos, les intestins, les yeux… Elle est dépressive, mais franchement, il y a de quoi.

Sophie esquisse une moue dubitative.

- C’est peut-être le contraire…

- Comment ça ?

- C’est peut-être parce qu’elle est dépressive qu’elle a tous ses problèmes. Elle n’a pas une vie marrante.

- Bien sûr, c’est un cercle vicieux. Mais qu’est-ce que tu veux qu’elle fasse ?

Sophie demeure silencieuse.

Catherine soupire gravement.

- La pauvre, avec son père…

Un lourd silence s’installe. Chacune semble méditer sur la situation inquiétante de leur amie, empêtrée dans des problèmes familiaux à n’en plus finir : veuve, un fils unique expatrié en Floride, et un parent en grave situation de dépendance à son domicile.

- Il parait qu’il est de plus en plus tyrannique, murmure Catherine. Il ne supporte plus tous ces intervenants qui se succèdent toute la journée, infirmiers, kiné, aide-ménagère… Vous vous rendez compte ? Il va jusqu’à exiger que ce soit Agnès qui lui fasse sa toilette ; il ne veut pas des aides-soignants. Tout juste s’il accepte la présence d’une dame de compagnie quand elle doit s’absenter. Et encore le fait-elle un minimum ! A force de le manipuler, tu m’étonnes qu’elle ait le dos flingué…

Sophie approuve vigoureusement :

- C’est sûr… Moi, je vois, avec notre mère, quand on s’est retrouvées dans la même situation, Anne et moi, on avait mal partout : dans le dos, aux épaules, aux poignets…

Isabelle lui coupe la parole :

- Ah oui, mais vous, c’était pas pareil ! Vous étiez deux ! Agnès, elle fait face toute seule !

Sophie en reste coite. Dans sa tête, défilent rapidement les douloureuses années du déclin de leur mère ; une décennie. Oui, c’est vrai, elles se sont bien épaulées, Anne et elle. Mais quand même ! Et il n’y avait pas que les problèmes physiques ; il fallait aussi assumer la détresse morale, le combat de cette femme pour conserver son intégrité jusqu’au bout en dépit des dégradations physiques. Elles avaient beau l’aimer plus que tout, elles n’avaient pas toujours compris. Ce fut dur…

C’est vrai. Elles étaient deux. Sophie serre les lèvres et se tait. Puisqu’elle ne peut pas comprendre…

C’est vrai, elle ne comprend pas la résignation d’Agnès à accepter de cet homme toutes les humiliations. Elle ne comprend pas ce corps médical qui jamais ne lui a dit que la situation serait trop difficile pour elle, qu’elle ne pourrait jamais l’assumer jusqu’au bout sans mettre en péril sa propre santé. Elle ne comprend pas cette amie qui court au suicide dans l’indifférence générale d’un système impuissant à aider vraiment les aidants. Inutile par ailleurs de lui dire que cela ne peut plus continuer ainsi ; elle répond invariablement : « qu’est-ce que vous voulez que je fasse ? » Mais bon sang, qu’est-ce qu’il attend, son médecin traitant, pour lui dire en face : « madame, vous vous détruisez. Votre père n’est plus à sa place chez vous ; il a besoin d’un établissement spécialisé. C’est lui ou vous.» ?

Le regard baissé sur son assiette, Sophie se garde bien de faire part de ces remarques. Non, effectivement, ça la dépasse ; mais ça ne sert à rien de le redire.

Heureusement, Catherine change de sujet :

- Bon alors, les filles, quand est-ce que vous venez me voir à la boutique ? J’y suis tous les jours en ce moment !

Les trois autres ouvrent des yeux ronds ; toutes savent parfaitement que leur amie va de temps à autre prêter main forte au magasin d’antiquités de son fils, mais tant qu’à y être à plein temps, c’est une nouveauté. Ce ne serait pas un peu beaucoup ?

- Tous les jours ? reprend Sophie.

- Oui… Comme Thibault passe beaucoup de temps auprès de sa femme dépressive, il m’a demandé de le remplacer pour un petit moment. Oh, ce n’est pas que ce soit désagréable, mais ça veut dire une heure de transport en commun le matin et une heure le soir ; parfois plus, aux heures de pointe… Je suis crevée ! J’ai ma sciatique qui s’est réveillée et j’ai dû prendre rendez-vous chez le rhumato. Heureusement qu’il avait un trou après-demain !

- Et ça va durer encore longtemps ?

- Aucune idée.

- Dis-lui que tu es fatiguée et de trouver une autre solution !

- Je ne peux pas lui faire ça… C’est déjà dur avec sa femme…

- Qu’est-ce qu’elle a ?

- Elle n’arrive pas à se remettre du décès de sa mère.

Sophie opine du chef :

- Ça, je le comprends… C’est un deuil difficile à faire. Moi, ça va faire deux ans et…

- Oui, mais toi, c’est différent ; ta mère avait atteint un bel âge. A cent ans, on ne peut pas s’attendre à ce que ça dure encore beaucoup.

- Et d’ailleurs, je ne le souhaitais pas, répond Sophie sèchement… Mais l’amour ne fait pas la différence, si tu vois ce que je veux dire…

Un nouveau silence s’installe, jusqu’à l’intervention d’Isabelle :

- Moi aussi, je suis crevée. Je suis allée garder les garçons de ma fille, le week-end dernier. Ils sont terribles ; c’est épuisant.

Sophie se récrie presque malgré elle :

- Oh, les filles, attention, vous vous laissez bouffer !

Elle a beau ne pas insister, la réponse, inévitable, ne tarde pas à fuser des lèvres d’Isabelle :

- Toi, évidemment, tu ne sais pas ce que c’est, tu n’as pas d’enfant !

Comme autrefois, lorsqu’elle avait le malheur de leur faire des suggestions sur le plan éducatif ! Elle pouvait bien leur faire remarquer que même si elle n’avait pas d’enfant à elle, elle en avait une trentaine dans sa classe depuis un certain nombre d’années et s’occupait régulièrement de sa filleule, - c’était tout de même une certaine expérience-, ses remarques étaient toujours tournées en dérision : avoir un enfant, à soi, c’est une toute autre affaire. Elle n’avait pas voix au chapitre, tout comme Anne qui avait embrassé la même profession. Encore un sujet de discorde, d’ailleurs, cette profession, soit dit en passant… On ne manquait pas de leur clouer le bec à la moindre réflexion sur le monde du travail ! Comparé au privé, l’Education Nationale est un milieu tellement favorisé (sécurité de l’emploi, vacances…) qu’elles ne pouvaient pas comprendre ! Forcément…

Sophie prend une longue inspiration ; le bouillon commence à lui monter à la tête ! Ras le bol, des « tu ne peux pas savoir » ou « tu ne peux pas comprendre » ! D’autant qu’elle sait ce que c’est que d’assumer des enfants à plein temps, tout comme Anne qui a partiellement élevé les enfants de son « ex » !

- Peut-être, mais j’ai connu des mères et des grands-mères qui ne se seraient jamais laissées exploiter ! Tiens, ma tante, il lui arrivait de garder ses petits-enfants, mais si cela lui allait bien, à elle. Quand elle en avait envie. Et pas seulement pour rendre service… Les baby-sitters, ça existe.

- Et ça coûte cher, pour de jeunes ménages !

Sophie la regarde, interdite. C’est Isabelle qui dit ça ? Alors que son fils est fondé de pouvoir au Crédit Agricole et sa belle-fille expert-comptable ? Ils n’ont pas les moyens de se payer une baby-sitter ?

- Arrêtez… Arrêtez de vous plaindre… Isa, si tu gardes les petits, c’est que tu le veux bien ! Pareil pour toi, Cathy… Avoue que ça ne te déplaît de garder le magasin de Thibault. C’est que quelque part vous y trouvez votre compte !

Isabelle rougit de fureur :

- Tu ne crois pas que je préfèrerais me payer du bon temps, comme toi qui revient encore de voyage, plutôt que de garder des gamins qui ne savent pas obéir ?

- Mais non ! Tout est une question de choix, dans la vie !

La révolte gronde ; elle est sur le point d’exploser… Isabelle et Catherine ne peuvent accepter ce discours. Elles sont victimes et revendiquent haut et fort ce statut. On doit les plaindre !

Florence ne dit rien. Elle n’est jamais très bavarde mais Sophie la trouve particulièrement mutique aujourd’hui. Elle n’est ni mère, ni grand-mère ; enfin pas vraiment… Sans doute estime-t-elle ne pas avoir son mot à dire dans ce domaine. Elle a pourtant des raisons de se plaindre, même si ce ne sont pas les mêmes que les autres : un mari autoritaire, intransigeant et volage qui n’a rien trouvé de mieux que d’héberger sous leur toit sa fille d’un premier mariage, avec son mari et leur bébé de huit mois. Un jeune couple sans revenu, pas vraiment décidé à entrer dans la vie active, mais qui profite sans scrupule de tous les avantages de la situation depuis plus d’un an : logis, nourris, blanchis et une baby-sitter gratuite à l’occasion, et sans jamais proposer le moindre coup de main. Florence subit tout cela sans trop se rebeller se confiant à ses amies quand elle n’en peut plus. C’est comme une soupape de sécurité. Sophie lui a déjà suggéré de ruer dans les brancards, de cesser de tout accepter, d’exiger qu’on la respecte ou à défaut, de plaquer tous ces profiteurs et de quitter le domicile ; elle a une retraite correcte et largement les moyens de s’assumer seule, après tout ! Mais voilà qui a toujours fait ricaner Florence : pas si facile, qu’est-ce qu’elle croit ? En tant que célibataire, Sophie ne peut pas savoir… D’abord, il lui faudra trouver le courage de sauter le pas, d’affronter la fureur de son mari quand elle devra lui annoncer qu’elle veut le quitter. Et puis après, elle se retrouvera seule. Sait-elle seulement ce que c’est, Sophie, la solitude ? Elle qui a la chance de vivre avec sa sœur avec qui elle s’entend à merveille ?

Agnès a fait son entrée, étouffant la discorde dans l’œuf. La remarque de Sophie est déjà oubliée. Presque. Agnès porte un de ses sempiternels tailleurs pantalon. Cheveux gris, coupe classique, quasi-réglementaire chez les plus de 60 ans : à la garçonne ! On se lève, on s’embrasse, on s’inquiète :

- Alors ?

- C’est bon, tout va bien.

Agnès se laisse tomber sur son siège en soupirant.

- Je n’en peux plus ! Ah, quelle journée ! Papa m’en a fait voir de toutes les couleurs et je viens d’apprendre qu’une grande amie souffre d’un cancer du sein. Entre ça et tout ce qui se passe partout, franchement, il n’y a pas de quoi se réjouir !

Sophie hausse les épaules :

- Les infos, il ne faut pas les écouter.

- Il faut bien se tenir au courant.

- Je ne les écoute jamais et je suis quand-même au courant de ce qui se passe. Une fois par jour, j’ouvre Internet et ça me suffit.

- Moi, j’ai besoin de la radio et de la télé pour me tenir compagnie.

- Tu pourrais aussi écouter de la musique… mais si tu préfères te polluer et te rendre malade avec les mauvaises nouvelles, tant pis ! C’est ton choix. C’est ce que je disais tout à l’heure ; tout est une question de choix. Et je ne vous parle pas de choix karmique ; je sais que vous n’y croyez pas vraiment.

Il y a un échange de regards perplexes dans l’assistance. Sophie les dévisage tour à tour avant de poursuivre :

- Vous êtes toujours en train de vous plaindre et d’envier les autres, ceux qui vont bien. Pour vous, on dirait que ce n’est pas normal. C’est suspect. A cause de ça, depuis un moment, je me sens en porte-à-faux. Excusez-moi, mais j’ai un peu l’impression que ça va nous porter la poisse !

Sophie hoche la tête :

- C’est vrai qu’Anne et moi, nous avons de la chance…

Elle ne peut qu’en convenir. Elle en remercie d’ailleurs la Providence chaque fois qu’elle le peut !

- Mais bon, vous oubliez aussi les inconvénients de notre situation ! Notre société est très normative, et ce n’est pas toujours confortable d’être marginal. Même si nous l’avons choisi, il nous arrive d’en être victime et d’en souffrir.

Sophie s’arrête, à la recherche d’un trait d’humour susceptible d’alléger l’atmosphère :

- Regardez, mise à part toi, Agnès, quand il y a une panne à la maison, vos maris peuvent s’en occuper ! Je ne vous parle pas de la panne de voiture : en tant que femme seule, on ne peut pas dire que les garagistes te prennent au sérieux, quand encore ils ne cherchent pas à t’arnaquer !... Et par ailleurs, sentimentalement, quand vous avez envie d’un câlin, vous avez ce qu’il faut sous la main ! C’est cool, non ?

Avec un sourire hésitant, Sophie enveloppe ses amies d’un regard tranquille.

- Oui, je suis convaincue que tout est une question de choix, conclut-elle. Et aussi qu’il est toujours temps de corriger, de dire stop quand ce que l’on vit ne nous convient plus. Alors peut-être qu'avec Anne, grosso modo, on fait les bon choix.

Cette fois, elle pense avoir tout dit et se tait. Elle a réussi à exprimer son ressenti, à leur dire pourquoi elle ne se sent plus en phase, pourquoi elle n'arrive plus à les plaindre. Elle est soulagée. Elle ne leur en veut pas. Elle n’est pas en colère. Elle est satisfaite d’avoir délivré son message, mais se désole de ne lire que de l’incrédulité dans les yeux de ses amies.

Alors elle soupire, hausse les épaules et secoue la tête :

- Je crois que vous ne pouvez pas comprendre, murmure-t-elle.

Un long silence s’installe. Pesant. A la limite du supportable. Sophie a-t-elle précipité la fin de leur amitié commune ? Elle s’en voudrait, mais en même temps, elle ne regrette rien. Elle a dit ce qu’elle devait dire.

Et soudain, une petit voix s’élève, mal assurée, mais parfaitement audible :

- Si. Je commence à comprendre.

Tous les regards convergent vers Florence, tapie dans le recoin le plus obscur de la salle, presqu’invisible. Noir sur noir… Elle se redresse, offre son visage à la lueur d’une applique. Son regard sombre, toujours un peu triste, mais tranquille et imperturbable, capture les prunelles interrogatives de Sophie :

- J’ai quitté Philippe, annonce-t-elle.

Après quelques secondes de stupéfaction, une explosion de joie salue la nouvelle. Florence ne peut s’empêcher d’en rire.

Sophie saute au cou de son amie :

- Quand ? Quand est-ce que tu l’as quitté ?

- Tout à l’heure. J’ai profité qu’ils étaient tous partis pour le week-end. J’ai rempli ma voiture. Tout est là, dehors. Tout ce à quoi je tiens.

Les quatre amies se regardent, partagées entre la joie et la stupeur. Pour être une bonne nouvelle, c’en est une, mais qui soulève une tonne d’interrogations :

- Et tu vas aller où ?

Florence baisse la tête, hésite :

- Ben… Je comptais un peu sur vous pour trouver une solution provisoire, avoue-t-elle. Au pire, je pourrais aller à l’hôtel.

La proposition soulève une salve de protestations, sincères ou polies :

- Tu rigoles ? objecte Sophie. Tu vas venir chez nous ! On a une chambre libre. Comme ça, tu pourras voir venir. Et si tu veux, on retourne chez toi, s’assurer que tu n’as rien oublié !

Elles s’embrassent tandis que Florence laisse filer quelques larmes de bonheur et de soulagement.

- Merci…

- C’est normal. Je me sens un peu responsable de toi, après tout ce que je t’ai dit. Je suis heureuse que tu ais fait le bon choix…

- Le bon choix ?

Le regard et la voix de Florence trahissent encore quelques doutes. Rien de plus normal, au seuil du grand saut !

Sophie lui étreint la main avec puissance et conviction :

- Tu t’es choisie. Tu as décidé de t’aimer et de te faire du bien. C’est ça, le bon choix.

St Genis, le 27 juillet 2016

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24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 20:13
Panaderia O Forno, Alquezar
Panaderia O Forno, Alquezar

Chose promise …

J’ai trouvé des recettes de Dobladillos, voici un mixte qui me paraît pas mal !

Si vous voulez vous lancer, à vos fourneaux !

Moi sûr et certain, je vais tester.

Recette des dobladillos

Ingrédients pour la pâte :

  • un verre d’eau
  • un verre d’huile d’olive
  • un demi verre de sucre (roux)
  • 4 verres de farine
  • un sachet de levure chimique

Ingrédients pour la farce :

  • Sucre (toujours du roux)
  • Cannelle
  • Miel
  • Amandes moulues

Recette des dobladillos

Passage à l’acte :

Acte I, la pâte

Mettre dans une casserole, l’eau, l’huile et le sucre, porter à ébullition.

Retirer du feu et lorsque le mélange a tiédi, ajouter la farine à laquelle on aura mélangé la levure.

Malaxer jusqu’à obtenir une pâte lisse, qui ne colle plus aux doigts (selon la nature de la farine utilisée il est possible de devoir ajuster la quantité, donc dans un premier temps en réserver un peu sur la quantité prévue !).

Mettre la pâte à refroidir complètement et la recouvrir d’un linge légèrement humide pour éviter que la surface sèche.

Acte II, la farce

Dans un bol mélanger le sucre, la cannelle. Dans un autre récipient préparer les amandes moulues et réserver à part le miel.

Acte III, la mise en place

Lorsque la pâte a complètement refroidi, fariner le plan de travail et diviser la pâte en plusieurs boules (on doit pouvoir en faire une seule !).

Étaler la pâte en rectangle, déposer le miel au centre, les amandes sur le pourtour pour faire « barrage » et disposer au-dessus le mélange sucre cannelle.

Replier (d’où le nom Dobladillos, de doblar, plier) les côtés de manière à obtenir un rectangle parfait et hermétique.

Dorer à l’œuf ou à l’huile !

Cuire 25 à 30 minutes à 200°

Chocolat de l'Artica, Alquezar
Chocolat de l'Artica, Alquezar

Il est possible de les fourrer au chocolat, dans ce cas faire fondre une tablette de chocolat (bien chargé en cacao) dans un peu de rhum (ça c’est chez les Longville, les autres pourront mettre de l’eau, les sots!) et utiliser le chocolat en lieu et place du miel. Je serais assez tentée de conserver les amandes !

Bon appétit et envoyez-nous vos commentaires !

Do

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