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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 20:03

Le monde va beaucoup mieux

que vous ne le croyez !

Jacques Lecomte

Editions Les Arènes

Jacques Lecomte n’est pas un doux rêveur perché ; pour étayer son propos il a compilé des données d’organismes tels que l’ONU, l’OMS, l’Unicef ou la Banque Mondiale et toutes les études vont dans le même sens. Il y a de sérieuses raisons d’espérer, en tout cas des motifs de ne pas s’attrister. L’Humanité a réalisé des progrès inespérés.

Certes tout n’est pas rose mais des processus que l’on croyait irréversibles ont été stoppés. Le trou dans la couche d’ozone a commencé à se résorber et si des famines continuent de décimer certaines populations, l’extrême pauvreté est en régression.

Son propos vise à nous interpeller nous alertant sur le rôle des médias principalement animés par le réel souci de privilégier les mauvaises nouvelles occultant volontairement ce qui pourrait générer de l’optimiste.

Si une catastrophe peut avoir un effet boostant lorsqu’elle reste un cas isolé, les avalanches médiatiques de mauvaises nouvelles ont un effet anesthésiant nous renvoyant à notre impuissance. Or la force de l’individu réside en sa capacité à se fédérer pour tenter d’agir. Anesthésié par le négatif chacun se replie sur soi se défiant de l’autre. Le désespoir s’installe ouvrant le champ libre aux manipulateurs (pouvoirs politiques ou religieux ou autre !) qui ont tôt fait de se poser en sauveurs ! Nombreux sont ceux qui ont compris qu’en isolant les individus, en les amenant à se jalouser par la création de disparités, par la manipulation de l’information, ils annihilaient toute résistance, tout espoir. La littérature, le cinéma, le monde du spectacle se sont engouffrés dans la brèche pour formater le goût du public qui pourtant si l’opportunité lui en est donnée plébiscite ce qui est porteur d’espoir.

L’optiréalisme se fonde sur une autre démarche : la psychologie positive.

Informer en ne privilégiant ni le sensationnel ou le laid et encore moins le négatif.

Eduquer en opposant la coopération et la solidarité à la compétition.

Si Jacques Lecomte est l’inventeur de l’optiréalisme d’autres se sont déjà engagées dans cette attitude car il est intéressant de constater que lorsque quelque chose vibre juste, dans différentes sphères pourtant éloignées les unes des autres émergent les mêmes idées comme des découvertes synchrones ou l’évolution simultanée d’espèces pourtant éloignées géographiquement ! Ceci n’a rien en soi d’étrange puisque tout est une question d’ondes et plus précisément de physique quantique.

Alors n’ayons pas peur de paraître dégénéré et continuons à traquer ce qui est source de beauté, ce qui est porteur d’espoir. La fréquence de ce ressenti vibrera au fin fond de l’univers pour en revenir amplifié.

Il y a quelques jours, nous avons, enfin !, réussi à voir le film « Moi, Daniel Blake ». Ce film est vraiment excellent, plein d’émotions. Les héros sont pauvres mais grands, la société les enfonce à plaisir. « Il y a plus d’humanité dans œil d’un chien qui remue la queue que … » vous connaissez la suite ?! Dans ce film la solidarité joue à plein, ils s’entraident, se réchauffent dans un univers kafkaïen et le spectateur se dit que tout est possible. On se plaît à espérer et vlan !

La faucheuse s’invite dans la distribution !

Nous sommes restées scotchées devant l’écran, qu’est-ce que cela aurait changé de faire finir le film sur une légère touche d’optimiste. Une bonne vieille crise cardiaque certes, mais dont il réchapperait pour leur laisser le temps de croire que le meilleur est à venir ! Après tout dans la réalité tous les accidents cardio-vasculaires ne sont pas mortels !

Une touche d’optimiste dans un nuage de réalisme, est-ce trop demandé ?

Do

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 08:10

Il y a quelque temps, tout à mon grand ménage y compris au sein de nos photographies, j’ai sélectionné les photos qui me parlaient le plus au coeur décidée à vous présenter au travers un petit film ce Pays Catalan que nous parcourons depuis 1968 !

 

Pays de cocagne, régal pour les yeux et l’âme, nous y avons nos coins de paradis.

La Balmette près des Bouillouses, l’Ermitage St Guillem de Combret en Vallespir, Prats Balaguer en Conflent, les Caranques de Laroque des Albères ... nous y accourons régulièrement pour nous y ressourcer, nous régaler le corps et l’esprit avec toujours la même émotion !

Si vous connaissez bien les Pyrénées Orientales, vous remarquerez que certains « intrus » se sont invités, Puilhaurens Lapradelle, Leucate, Bugarach … il aurait été dommage de rester confiner aux limites géographiques du département !

Pour le plaisir des yeux, nous vous offrons ce film illustré musicalement par Jordi Barre, Charles Trenet et de sardanes dont la Santa Espina, hymne des catalans ! Installez-vous confortablement, respirez, c'est si beau et bon !

https://youtu.be/VvmFRvSu9iw

Dominique et Frédérique

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 17:28

L’Hermione est une superbe frégate qui dût une première fois sa célébrité au non moins célêbre Gilbert De La Fayette. Si son soutien aux nordistes américains connut le succès que l’on sait, l’action ne visait en fait qu’à ébranler la suprématie anglaise. La guerre d’Indépendance ne fut qu’un faux prétexte né de ces vieilles rancœurs qui s’exaspéraient entre la France et la perfide Albion. Revenue toute auréolée de victoire en France, elle coula bêtement au large du Croisic le 20 septembre 1793 à cause d’une erreur d’appréciation du pilote embarqué pour négocier la passe !

Si l’épave ne put jamais être renflouée, l’Hermione a retrouvé une seconde vie et son ancre d’une tonne et demi lui fut rendu en 2005 au terme d’une campagne de fouilles.

 

Un peu plus de 200 ans après sa triste fin, l’idée folle de lui redonner vie a germé dans la tête de passionnés et 17 ans plus tard elle reprenait la mer sur les traces de La Fayette.

65 mètres de long, 3 mâts dont un de plus de 54 mètres, 26 canons, l’Hermione est une frégate de « 12 », référence aux boulets de 12 livres que tiraient ses canons.

Nous l’avions manquée de peu lors de notre précédente venue à Rochefort, cette fois elle nous attendait et sa visite nous a permis de passer un très agréable après-midi en compagnie d’une petite dizaine de visiteurs et d’un charmant guide.

 

 

 

Ayant fait partie de l’équipe de bénévoles qui a travaillé à la reconstruction puis embarqué pour la première traversée, on ne pouvait rêver mieux que ce jeune homme pour nous guider dans cette découverte. Accessoirement il avait un je ne sais quoi de notre violoniste préféré à en rester coites.

La première Hermione fut construite en 6 mois, sa réplique en 17 ans !

Plusieurs raisons justifient cet écart de durée dans la construction. La première tient au contingent de main d’œuvre disponible, 80 personnes en 1997 et plus de 200 en 1778, des bagnards corvéables à merci ! Par ailleurs à cette époque les chantiers navals tournaient à plein, les réserves de bois étaient conséquentes. En 1997 il fallut trouver les arbres adéquats, les couper, les débiter et les faire sécher avant de pouvoir les utiliser. Imaginez que 75 % du bois ainsi coupé ne fut jamais utilisé ?!

L’absence de plan fut un autre défi qu’il fallut relever.

L’Angleterre qui dès le XVIIIe siècle pratiquait l’espionnage industriel sauva la mise. Flûtes, galions, frégates … étant tous construits selon les mêmes plans, celui piraté d’une frégate contemporaine de l’Hermione, d’une minutie exceptionnelle, permit de reconstruire quasiment à l’identique la frégate de La Fayette, les seules différences imposées, l’ayant été, soit-disant, au nom de la sécurité !

Deux moteurs équipent donc la frégate pour, entre autre, suppléer aux bagnards qui hâlaient les bateaux de Rochefort jusqu’à la mer, 3 semaines contre 3 heures aujourd’hui, et faire face à certains imprévus.

Autre dissemblance, les canons ! Leur nombre n’a pas varié mais ils ont dû être bouchés notre législation l’exigeant, dans le cas contraire, la frégate entrait dans la catégorie bâtiment de guerre. De quoi rire quand on sait ce que cela suppose comme manœuvres, temps et précautions que de tirer le canon ! Enfin, la loi, c’est la loi !

Par contre côté couleur, rien n'a été changé, c'était aussi kitsch qu'aujourd'hui.

Construire l’Hermione a demandé de savoir inventer un nouveau mode de construction notamment en raison du temps de séchage du bois. Les bordages ont été boulonnés et non rivetés afin de pouvoir assurer une étanchéité correct du bordé.

Par contre, les moindres détails ont été restitués même les lieux d’aisance situés à la proue du navire, sous le mât de Beaupré sont opérationnels, tout l’équipage s’est fait un plaisir de les tester !

L’Hermione a aussi son chat comme toute embarcation en bois qui se respecte, une chatte très exactement qu’il fallut cependant débarquer à Brest lors de la première traversée. Victime du mal de mer elle a retrouvé depuis ses bonnes vieilles habitudes. Chaque couchette est la sienne, elle est partout chez elle sur la frégate.

L’Hermione en quelques chiffres, c’est 4 hommes pour barrer par forte mer, une heure pour faire demi-tour, des centaines de poulies, cordages, pièces de bois dont il faut connaître les noms, les spécificités, 2200 m2 de voilures.

Le pont de Batterie est sympathique même si l’omniprésence des canons paraît incongrue au néophyte et on s’y verrait sans peine y casser la croûte. Quand au troisième pont accueillant les couchettes et hamacs, à quai, il est somme toute cosy et doté de douches et lieux d’aisance là où étaient cantonnés avant les animaux embarqués. Une nette amélioration sur le plan olfactif !

Si l’envie vous tente de naviguer sur l’Hermione, vous pouvez postuler pour sa prochaine sortie, en 2018 en Méditerranée. Peu d’exigence si ce n’est de ne pas être sujet au vertige. Il vous sera demandé de faire la preuve que vous pouvez sans problème grimper les 54 mètres de gréements, le plus souvent sans sécurité car affaler les voiles, les rouler en cas de coup de mer ne laisse pas vraiment le temps de jouer du mousqueton ! Sachez également que si le sort vous attribue un hamac comme couchage, en cas de mauvais temps ils ne balancent pas tous dans le même sens ! Gare aux collisions !

Voilà, vous êtes prévenus et si cela ne vous sourit guère il reste possible de la visiter à Rochefort ou en 2018 sur les vives de la grande bleue. Il n’est pas impossible en ce qui nous concerne que nous fassions un saut jusqu’à Barcelone, nous y retrouverons peut-être notre charmant jeune homme ?!

Do

 

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 18:15

Le Kunsthistorische Museum de Vienne détient la plus grande concentration d’œuvres de Brueghel. Présentée par le guide du Routard comme le clou des collections de ce musée, il n’en fallait pas plus pour nous décider à partir à l’assaut de ce temple de la culture, le Louvre en un peu moins touffu, mais quand même « du lourd ».

Peintre graveur, Pieter Brueghel dit l’ancien est né entre 1525 et 1530, décédé en 1569 47 œuvres lui sont officiellement attribuées à ce jour, essentiellement des huiles sur bois mais il est avéré toutefois que son œuvre ne se résume pas à ce qui est exposé dans les musées. De nombreuses créations ont disparu mais sont néanmoins connues des spécialistes grâce aux copies qui en ont été faites notamment par l’un de ses fils, Brueghel d’Enfer ou le jeune, ou parce que l’on retrouve leurs traces dans des inventaires de collections privées ou publiques.

Brueghel était très jeune lorsqu’il devint maître de peinture à Anvers et bien que l’époque fut troublée il voyagea jusqu’en Italie pour découvrir les peintres de la Renaissance italienne.

L’Art de Brueghel n’a pourtant rien à voir avec celui de ses contemporains, Cranach, Titien ou même Michel Ange essentiellement parce qu’il s’est attaché à donner vie au petit peuple, aux obscures, aux sans gloire.

 

S’il a peint quelques sujets d’inspiration religieuse, on ne retrouve pas dans toute son œuvre les traditionnelles scènes mystiques, descente de croix, Vierges, lapidations, martyres qui nous ont soit dit en passant passablement « gavées » lors de notre visite. Les notables, les têtes couronnées, les faits d’inspiration religieuses ne retenaient pas son attention et si le sacré est parfois présent il est totalement intégré à la vie profane.

Brueghel a peint le quotidien de ses contemporains que ce soit au Pays Bas ou dans les pays visités et ce qu’il donne à voir est un témoignage sans fioriture de la vie de tous les jours. Chaque peinture est un livre ouvert, la vie y fourmille en une infinité de détails qui révèlent sa vision du monde, un monde où l’humain et la Nature sont totalement liés.

 

Vie et mort, cataclysme ou liesse populaire, travail et oisiveté

Nous nous sommes en effet régalées dans cette salle où une artiste peintre terminait la copie de l’une des plus célèbres oeuvres de Brueghel, les lacs gelés. C’est d’ailleurs en l’observant que j’ai vraiment pris la mesure de la richesse foisonnante de sa peinture, elle travaillait avec un pinceau qui avait tout au plus une dizaine de poils et de ce simple trait émergeait une vie insoupçonnée !

 

Vraiment magnifique !

Do

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 17:58

Le territoire de Portel des Corbières fut longtemps nommé « Les Oubiels », en référence au terme occitan oubiel qui signifie agneau. Terre d’élevage de brebis et d’agneaux, donc, mais aussi terre plantée de chênes verts qui offrirent au village une autre source de revenus, le tanin. Obtenu pas broyage de l’écorce, le tanin permit l’implantation de nombreuses tanneries sur le village au cours des âges.

Fortement utilisées également pour la fabrication de charbon de bois, les forêts de chênes verts disparurent petit à petit favorisant l’apparition de la culture. Céréales, vignes, amandiers et oliviers amenèrent une nouvelle mutation économique à dominante viticole évidente.

Tous les circuits de randonnées se déroulent au milieu des vignes, des olivettes. Un air toscan, une luminosité exceptionnelle pour découvrir également un patrimoine architectural d’importance.

Les terres de Portel en ont vu de toutes les couleurs et l’on imagine sans difficulté ce que fut jadis ce village doté de nombreux châteaux, certes parfois très ruinés mais dont les vestiges témoignent de l'importance. Il fut même doté d'un tramway !

Traversées par l’antique via Domitia, nous en avons suivi un bon tronçon suite à une erreur d'aiguillage !, ces terres furent le théâtre de la sanglante Bataille de la Berre en 737 au cours de laquelle Charles Martel s’illustra une nouvelle fois repoussant l’expansion arabe. He oui, ce n’est pas en 732 que les arabes furent boutés hors de France, ni même lors de cette bataille d’ailleurs, mais en 759 lorsque Pépin le Bref libéra Narbonne ! Comme quoi marcher est une activité qui enrichit l’intellect.

 

Le fleuron architectural de Portel est sans conteste Notre Dame des Oubiels ou Notre Dame des agneaux ! Située sur un ancien site païen, un classique !, elle succéda à la fin du XIIIe siècle à une autre chapelle, sous l’impulsion de Charles II le Boiteux.

Pour le moins curieux les qualificatifs dont les rois ont été affublés par le passé : Le Gros, Le Chauve, Le Hardi, Le Fainéant … il y eut même un « Le Posthume » ! Qu’en serait-il si l’on adaptait cette mode à nos politiques ? Sans doute serait-il difficile de diversifier les « titres » étant donné que beaucoup d’entre eux flirtent avec le banditisme ! Le Truand, le Voleur, le Menteur !

Pour en revenir à nos « oubiels » la chapelle est dotée d’une superbe oliveraie plantée dans ce qui fut l’ancien cimetière, un lieu magique.

 

Si l’occasion vous en est offerte ne manquez donc pas de venir faire un tour dans le coin. Il y a des randonnées pour tous les goûts et encore d’autres découvertes à faire, comme Terra Vinea !

Le site de Portel fut jadis occupé par un lac où s’accumulèrent les sédiments en quantité remarquable. Un Tsunami le recouvrit apportant lui aussi sa contribution puis tout ceci fut soulevé, plissé lors des grands chambardements liés aux différents plissements terrestres. C’est alors que d’importants gisements de gypse furent remontés à la surface. Exploités à l’air libre puis en galeries souterraines jusqu’à la fin du XXe siècle, en 1991 les plâtrières furent cédées pour le franc symbolique par la société Lafarge aux caves Rocbère.

Un site touristique a vu le jour offrant de nombreuses animations : reconstitution de l’exploitation souterraine du gypse, 800 mètres de galeries occupés par des chais ... Rien ne vous empêche donc de combiner marche et dégustation en tout genre. Le village compte quelques restaurants sympas et Terra Vinea propose à la dégustation ses vins et des menus à des prix tout à fait raisonnables.

Do

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 17:52

Juste une photo et une vidéo !

http://www.clubdeutschegrammophon.com/artistes/nemanja-radulovic/

Ils se font plaisir et nous aussi !

Do

Ps. Cliquez sur "dernière vidéo" !

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 17:31

 

LUMIÈRE ! l’aventure commence

(film documentaire français de Thierry Frémaux, 2017)

 

 

C’est un petit bijou qu’il ne faut pas rater !

 

Un montage de 108 films restaurés (de 50 secondes chacun, soit la durée d’une bobine) qui nous rendent notre âme d’enfant.

Dès le 28 décembre 1895 à Lyon, les frères Auguste et Louis Lumière inventent le cinématographe. De 1898 à 1905 les Lumière et leurs opérateurs tournent à travers le monde 15 000 films, 1422 sont référencés ! un témoignage émouvant, érudit, essentiel et merveilleux.

On est frappé par la perfection des cadrages, l’attention portée à chaque détail, la composition du plan. Tout est là déjà.

 

La « réalisation » et le commentaire sont assurés par Thierry Frémaux, grand amoureux du cinéma, lyonnais lui-même ; délégué général du festival de Cannes et directeur de l’Institut Lumière de Lyon. Le commentaire est accompagné de la musique de Camille Saint-Saëns, un contemporain des Lumière.

 

Mi

 

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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 19:46

Se promener dans Vienne c'est passer d'un extrême à l'autre.

Vienne impériale à Schönbrunn ...  Vienne populaire avec la Karl Marx Haus.

Les styles se télescopent ...

Modernisme ...

... baroque.

 Néo-classique ...

J'en passe évidemment et comme la liste est longue en voici la preuve par l'image !

Mon coup de cœur, la HundertwasserHaus !

... même si la Palmenhaus à Schönbrunn est fort belle ...

MajolikaHaus ... 

... très Art nouveau se dresse en bordure de Naschmarkt.

Il y a également les vestiges de guerre avec la Flakturm convertie en Aquarium. Impossible à détruire sans faire sauter la ville, cette ancienne tour qui accueillait les batteries de DCA n'est d'ailleurs pas la seule qui subsiste à Vienne mais elle est la seule à se dresser en pleine ville !

Evidemment ce n'est qu'un petit échantillonnage de ce qui vous attend.

Nous avons particulièrement apprécié cet adorable chalet d'alpage juste devant le Rathaus !

Mais peut-être, en ce qui vous concerne, resterez vous scotché par la coupole du musée de la Sécession !

Do

 

 

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 18:17

Je suppose que vous savez tous qui est Sissi. Il est quasiment impossible que vous n’ayez jamais vu les films de Ernst Marischka, « Sissi », « Sissi impératrice » et « Sissi face à son destin ». Ce sont les incontournables, les inévitables de la télévision, rediffusés chaque année aux alentours de Noël, permettant ainsi à toutes les générations de découvrir le mythe « Sissi », un peu comme celui de Zorro, rediffusé en boucle sur FR3 depuis 2008 (source Wikipédia ; personnellement, j’ai l’impression que ça dure depuis plus longtemps. Compte tenu du fait qu’il y a 78 épisodes, ça veut dire que tous les ans et demi environ, on recommence ! Si ce n’est pas se moquer du monde, ça…) Mais revenons à nos moutons…

Donc, tout le monde connaît Sissi. Ou croit la connaître. Car en réalité, la vraie Sissi est assez éloignée du personnage idyllique incarné par Romy Schneider.

Elisabeth, Amélie, Eugénie de Wittelsbach, dite Sissi, ou Sisi, selon la graphie autrichienne, est née le 24 décembre 1867, au royaume de Bavière. Fait remarquable, à sa naissance, elle possédait déjà une dent, comme Napoléon 1er et Louis XIV (et d’autres peut-être). Est-ce le signe d’un destin remarquable ?

Favorite de son père, le duc Maximilien de Bavière, c’est une enfant vivante et gaie, aimant la nature, les animaux, la musique et la poésie.

Elle n’a que quinze ans lorsqu’elle est remarquée par son cousin, l’empereur François-Joseph 1er d’Autriche, qui bouleverse pour elle tous les projets de sa mère, l’archiduchesse Sophie. Le mariage est célébré le 24 avril 1854 à Vienne. Elisabeth n’a pas 16 ans lorsqu’elle devient impératrice d’Autriche.

Les films de Ernst Marishka sont assez fidèles à cette première partie de l’histoire. Elevée très librement à Münich et au château de Possenhofen, en Bavière, Sissi n’est absolument pas préparée à la vie de la cour et au protocole très strict qui l’attend. S’il est certain que l’empereur l’a follement aimé (« vous ne pouvez savoir à quel point j’ai aimé cette femme », confiera-t-il en apprenant la mort de l’impératrice), l’amour de Sissi pour son époux est rapidement mis à l’épreuve par les impératifs de la fonction. « Le mariage est une institution absurde; enfant de 15 ans, j'ai été vendue, j'ai dû prononcer un serment que je ne pouvais ni comprendre, ni renier… » écrira-t-elle à sa fille Marie-Valérie, beaucoup plus tard.

Au Sissi Museum... La vraie Sissi!

Sissi est rebelle et refuse l’étiquette, les contraintes, l’autoritarisme dont fait preuve sa belle-mère pour tenter de la formater, de la faire entrer dans le moule. Jamais elle ne se soumettra et c’est bien ce qui fascine en elle.

Sissi fuit la cour, Vienne et ses obligations. Elle se rend impopulaire et les viennois ne l’aiment pas beaucoup. Ils ne la comprennent pas.

La vie ne l’épargne pas ; les deuils non plus : sa première fille, Sophie, à l’âge de deux ans, son fils unique, Rodolphe, à Mayerling, son cousin bien aimé, Ludwig, et bien d’autres proches… Soit dit en passant, c’est incroyable ce que cette famille a pu inspirer les cinéastes (outre les « Sissi », il y a eu aussi « Mayerling » relatant la fin dramatique de Rodolphe et de sa malheureuse maîtresse, Marie Vetsera, et « le crépuscule des Dieux », contant le tragique destin de Louis II de Bavière). Ah ! Si les Habsburg n’avaient pas existé !

Sissi déprime et tombe gravement malade à plusieurs reprises, allant jusqu’à devoir s’exiler temporairement sous des cieux plus cléments pour recouvrer la santé : Madère, Corfou… Elle ne reparait plus que rarement à la cour. Sissi a la bougeotte, le goût du voyage et de l’ailleurs… Elle confie un jour à son fils que si elle devait s’établir au même endroit pour le restant de ses jours, « le séjour dans un paradis même lui paraîtrait l’enfer ». Elle ne revient à Vienne qu’épisodiquement, lui préférant Gödöllö, en Hongrie, pays où elle est adulée. Un amour qu’elle lui rend bien !

La visite des appartements de Sissi dans la Hofburg, au centre de Vienne, puis à Schönbrunn, illustrent bien le quotidien du couple impérial, la distance imposée entre eux par l’impératrice et l’amour incondonditionnel de son époux, prêt à tout pour la satisfaire. Sissi consacrait beaucoup de temps à sa beauté légendaire et à sa taille de guêpe ! Elle passait chaque jour deux à trois heures à faire peigner son abondante chevelure ; outre l’équitation où elle excellait, elle s’astreignait quotidiennement à des heures de gymnastiques pour entretenir sa musculature. Sa chambre était partiellement aménagée en salle de sport avec agrès, anneaux et barres parallèles. Elle a par ailleurs été la première à faire installer une salle de bain avec baignoire telle que nous les connaissons aujourd’hui.

Au Sissi Museum... La vraie Sissi!

Sissi cultivait sa beauté et sa minceur, comme une antidote au protocole impérial, tout en taquinant la muse : tout au long de sa vie, l’impératrice a produit de nombreux poèmes enflammés. Mais elle était aussi extrêmement cultivée et parlait de nombreuses langues, comme le grec ancien et moderne, l’anglais, le français, et bien sûr, en tant que reine de Hongrie, le hongrois.

On l’a dite anorexique, neurasthénique… Sissi donne surtout le sentiment de ne pas avoir été faite pour cette vie-là et d’avoir tout mis en œuvre pour sauvegarder sa propre authenticité et vivre selon ses aspirations profondes en dépit de l’hostilité générale à son encontre.

Le 10 septembre 1898, alors qu’elle séjourne sous le nom de comtesse de Hohenens à l’hôtel Beaurivage, à Genève, le voyage se termine tragiquement. Sissi est poignardée par un anarchiste italien qui n’avait d’autre idée en tête que de supprimer une tête couronnée, un acte d’éclat censé le consacrer pour la postérité. Son objectif est le duc d’Orléans, mais celui-ci ayant modifié son emploi du temps, il change de cible au dernier moment et se rabat sur la soi-disante comtesse. Le coup est si rapide, si précis, que Sissi ne réalise pas ce qui vient de se passer. Elle pense avoir reçu un coup de poing ; elle vacille et se redresse, parvenant même à monter à bord d’un bateau qui l’attend et ne tarde pas à appareiller, pour faire demi-tour lorsqu’elle perd brusquement connaissance et que sa dame de compagnie révèle sa véritable identité. De retour à l’hôtel, on découvre la blessure, infime, et pourtant meurtrière. Sissi a été touchée en plein cœur et s’éteint peu de temps après.

A sa mort, sa dernière fille, Marie Valérie, sa préférée, née en Hongrie et la seule enfant qu’elle ait pu élever elle-même, dira que sa mère est morte comme elle l’avait souhaité ; vite, et sans souffrir. Un peu comme si Sissi avait donné rendez-vous à son meurtrier pour l’aider à quitter une vie qui, depuis son mariage, ne fait que lui peser.

Sissi, la rebelle, l’insoumise, est enfin libre.

Frédérique

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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 18:35

Envie de découverte ?

Visiter Vienne avec nous, qui sait, peut-être ne tarderez vous pas à nous emboîter le pas.

https://youtu.be/vu8xRKtjup0

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