Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 19:16

La mission d’accomplissement

Notre mission est une quête qui évolue et s’affine. Le chemin pour la trouver est aussi important que le mission même car il va nous permettre de nous connaître.

Nous disposons de 7 clés pour trouver notre mission d’âme.

1. Reconnaître nos qualités et nos talents

C’est un des premiers éléments de notre quête car nous venons au monde avec les qualités et les talents nécessaires à la réalisation de notre mission d’âme. Il s’agit de ce que nous aimons faire et pour lequel nous avons des facilités. Nous nous devons de développer nos qualités car venir au monde avec des qualités et des potentiels signifie que nous avons la responsabilité de les reconnaître, de les faire grandir, de les exprimer sans pour autant tomber dans l’orgueil. Cela fait intégralement partie de notre mission d’âme.

Avoir du talent ne signifie pas être virtuose, cela n’a rien à voir avec la performance, nous pouvons les exprimer même par de petits actes quotidiens.

Observer pourquoi les personnes font appel à nous peut nous renseigner sur nos qualités et donc sur ce que pourrait être la nature de notre mission d’âme.

Plus nous sommes dans la reconnaissance et le partage de nos talents, de nos qualités, plus nous attirons les opportunités facilitant leur mise en œuvre dans le cadre de projets concrets.

2. Trouver les activités qui nous donnent de la joie et de l’énergie

Ce n’est ni un devoir ni un sacrifice, il s’agit de ce qui nous motive, que l’on peut faire pendant des heures. C’est la contribution que nous avons envie d’apporter autour de nous et que nous aurions du plaisir et de la joie à partager.

 

 

3. Observer les expériences passées que nous avons traversées et ce que nous en avons appris

Pour apprécier la Liberté, il faut avoir vécu l’enfermement ! Traverser des épreuves rend à même d’aider ceux qui traversent les mêmes épreuves.

Il s’agit de trouver les bonnes questions à se poser :

  • Qu’ai-je appris dans ma vie qui ferait que je pourrais aider d’autres à surmonter comme obstacles dans leur vie ?

  • Qu’ai-je appris que j’aimerais transmettre ?

  • Qu’est-ce que je tire comme leçon, comme apprentissage des expériences passées ?

C’est en assimilant les leçons de notre vie que nous progressons dans la réalisation de notre mission d’âme.

4. Identifier nos valeurs

Nos valeurs représentent ce qui est important pour nous.

Si nous vivons en accord avec nos valeurs nous avons plus de chance de nous sentir épanoui dans notre vie. Vivre en accord avec ses valeurs est fondamental pour l’estime de soi.

Pour trouver ses valeurs il faut se demander :

  • ce qui est important pour soi

  • ce qui nous touche particulièrement en bien/ou dans la révolte

  • ce que l’on veut transmettre

5. Écouter les signes

Lorsque l’on a une mission spécifique on reçoit des signes, ce peut être des opportunités, des rencontres … il faut rester attentif, remarquer ce qui se reproduit fréquemment, les synchronicités !

Les signes viendront d’autant plus facilement que nous aurons fait une demande claire d’être guidé vers notre mission d’âme.

Enfin les deux derniers points !

Essentiels ils demandent un rigueur quotidienne, une pratique de la méditation pour savoir se centrer, se connecter à son être profond, savoir museler son Ego pour laisser qui l’on est s’exprimer !

6. Écouter notre guide intérieur

Nous laisser guider vers certains lieux, certaines personnes en faisant confiance à notre intuition, en sachant reconnaître et décrypter les signes qui nous sont envoyés. Les mêmes propositions qui reviennent, une maladie ou un accident qui va nous envoyer sur une autre piste ...

7. Rencontrer notre mission d’âme à travers des voyages intérieurs dans un état d’expansion de conscience

Et toujours dire oui même quand on a peur !

Dominique

Repost 0
16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 18:52

Avant de rentrer dans le vif du sujet, première subtilité à intégrer, il faut distinguer les missions de vie qui sont des programmes de guérison de celles qui sont des programmes d’accomplissement !

En effet à chacune de nos incarnations une des missions de vie que nous nous donnons est de venir guérir nos blessures majeures (abandon, rejet ...) et c’est notre âme qui définit ses objectifs de guérison en choisissant les blessures karmiques qui n’ont pas été guéries (car non acceptées) pour venir en s’incarnant les dépasser et les guérir.

Pour nous aider à identifier ces blessures plusieurs pistes sont possibles.

La piste la plus évidente est d’observer ce qui se répète le plus fréquemment dans notre vie, puisque nous attirons ce qui est en résonance avec nos blessures.

Nous pouvons aussi observer et noter ce qui nous interpelle chez nos parents car notre famille est le creuset propice à notre évolution, elle détient les clés pour identifier ce que notre âme à choisi de libérer et de guérir.

Le premier élément qui va faciliter la libération de nos blessures est leur acceptation. Accepter ne signifie pas se résigner passivement et n’interdit pas l’action destinée à changer ce qui peut être modifié mais le refus de prendre en compte une souffrance va cristalliser la blessure et lui donner toujours plus de force.

Accepter c’est accueillir la souffrance, la reconnaître, c’est aussi reconnaître notre responsabilité dans ce que nous vivons. Ainsi souffrir de l’indifférence des autres, c’est accepter d’être quantité négligeable mais en se demandant ce qui en nous peut justifier leur attitude. La ou les causes identifiées, il est possible de les accepter et de trouver l’antidote pour en finir avec cette souffrance.

Une piste de guérison sera donc de prendre conscience de la façon dont nous autoalimentons nos blessures comme des attitudes de soumission ou au contraire de provocation par exemple. Chaque fois que l’un de nous réussit à transcender une situation ou un état problématique, il allège l’inconscient collectif et rend de l’énergie de guérison disponible pour que d’autres puissent l’utiliser et transcender l’obstacle à leur tour.

Surmonter une épreuve c’est ouvrir une porte pour d’autres personnes.

Guérir nos blessures c’est aussi développer et vivre les qualités opposés à ce qui nous fait souffrir, à ce qui est notre plus grande blessure. En recherchant les qualités aux antipodes de ce qui nous fait le plus souffrir et en choisissant de les vivre il sera possible de se guérir, par exemple développer des qualités d’accueil et de solidarité permet de dépasser et accepter des souffrances nés du rejet ou de l’abandon. Exprimer ces qualités guérit et il est plus facile et efficace de développer les qualités auxquelles nous aspirons profondément que de lutter contre des blessures d’autant que souvent nous renforçons ce que l’on cherche à combattre, tout simplement parce qu’en luttant contre quelque chose nous le nourrissons de notre attention et de notre énergie.                                                                

Pour mener à bien notre première mission de vie, notre programme de guérison, il faut donc reconnaître et accepter la blessure qui se reproduit le plus dans notre vie. Pour ce faire, il est nécessaire de conscientiser comment nous avons monté généralement inconsciemment cette blessure. Il faut ensuite identifier la qualité que nous voulons à la place de cette blessure et exprimer le plus possible cette qualité.

Ainsi, lorsque j’étais petite, j’ai très mal vécu mes années de scolarité à l’école primaire, allant jusqu’à fuguer dès que les institutrices avaient le dos tourné lors de mon année en cours préparatoire. Cela a continué dans les autres cycles d’apprentissage mais entre temps j’avais développé des « sauvegardes » pour pouvoir tenir. Par contre je m’étais déjà préparée à l’une de mes missions de vie que je peux identifier aujourd’hui comme un programme de guérison. Ce qui m’a le plus blessée, car en total opposition à ce que je vivais auparavant avec mes parents, c’est de devoir me fondre dans un moule où la personnalité de chacun était niée. Obéir n’était pas le problème, devoir supporter la toute puissance d’adultes qui refusaient le dialogue sans doute par crainte de se sentir déposséder d’un sentiment de puissance était une injustice. Ce sentiment de puissance que les enseignants développent à l’encontre de leurs élèves, je l’ai souvent retrouvé chez des collègues au cours de ma carrière, et analysé comme une antidote à des situations de brimade personnelles. En choisissant consciemment l’enseignement alors que ma vie d’écolière m’était une souffrance et en me promettant de ne jamais faire vivre à mes élèves ce que je ressentais, j’ai été amenée à développer des qualités d’écoute, de réconfort. Une manière de commencer à soigner très certainement de vieilles blessures de rejet et d’injustice.

En choisissant de développer des qualités notre âme se guérit et s’exprime dans son essence et sa beauté.

Ces qualités sont aussi la contribution unique qu’elle souhaite apporter à la terre, c’est à dire les talents qu’elle souhaite offrir à l’humanité pour contribuer à son évolution : guérir les humains, les plantes ou les animaux, enseigner, accompagner.

Des talents qui passeront par le partage, la communication, l’entre-aide !

Dominique

Repost 0
14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 16:32

Voilà bien une chose difficile à réaliser !

Déjà chacune de nous étant ce qu’elle est, il n’est pas exagéré de dire qu’il y a presque autant de manière de sentir femme en son fort intérieur que de femmes !

Mais ce ne serait rien si il ne nous fallait pas composer avec toutes les influences que chaque être humain subit. Vous pourrez me dire messieurs qu’il en va de même pour vous ! Je ne suis pas tout à fait d’accord, cependant !

Le fait d’être de sexe féminin a longtemps été vécu de par le monde (et cela perdure encore de manière plus ou moins flagrante même de nos jours) comme une infirmité, quand ce n’est pas une tare !

 

N’entend-on pas encore couramment des adultes dire à un petit gars qui pleure « t’es pas une fille ! ». De même nous ne sommes pas encore vraiment sorti du clivage fille-garçon en matière de jeux, activités … d’emploi ou de salaire. Un garçon qui fait de la danse classique, une fille dans une équipe de rugby, ça surprend, encore ! Un employeur ne demande pas à un homme s’il compte avoir, ou a, des enfants !

 

 

Personnellement je me sens donc encore parfois en pleine révolte en certaines circonstances mais il en est une qui pour moi résume tout : entendre dire d’une femme qu’elle n’est pas baisable !

Comme si, déjà, c’était un honneur qui nous était fait !

Comme si chaque homme était un « Apollon » ! D’ailleurs à y regarder de plus près ce constat émane rarement d’un « Adonis » !

Pourtant aujourd’hui est un beau jour pour moi et nombre de mes consœurs.

 

Nous, les sexagénaires encore fringantes, nous tenons notre revanche.

 

L’an passé, alors que nous nous partagions sur le Net ce moment de bonheur vécu au côté de notre violoniste préféré, nous avions reçu un certain nombre de messages nous moquant de nous afficher un « petit jeune ». Même si c'était de la dérision, il y avait une intention derrière que les boutades masquaient à grand peine.

Aujourd’hui Brigitte Macron et sa soixantaine nous venge, toutes.

Elle est belle, élégante, a la tête bien faite et est aimée d’un bien plus jeune qu’elle qui a su voir au-delà des apparences.

« Chacun voit ce que tu parais, peu perçoivent ce que tu es » !

Merci Machiavel

Merci Brigitte

Allez les filles, vous êtes belles et ne laissez personne vous faire croire le contraire !

 

Une soixantaine rayonnante !

Dominique

Repost 0
13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 17:41

Cet article, et ceux à venir, s’adressent à tous ceux qui, persuadés que leur venue sur Terre ne peut être le fruit du hasard se demandent ce qu’ils sont venus y faire !

Rares sont ceux qui ont conscience de ce qu’ils sont venus accomplir et si des êtres exceptionnels nous prouvent de manière évidente qu’ils suivent un chemin de vie déterminé, la grande majorité d’entre nous cherchent les motifs qui ont présidé à leur incarnation.

Lors de notre naissance nous arrivons avec des missions de vie à réaliser, nous n’en avons généralement plus conscience et, si bien souvent nous nous engageons intuitivement sur un chemin de vie plein de sens pour notre âme, tout est à découvrir de ce que nous avons à effectuer.

Nous avons eu l’opportunité récemment de suivre des visioconférences données par Sophie Guedj Metthey, thérapeute énergétique, canal.

Avec rigueur et clarté elle répond aux diverses questions que l’on peut se poser pour arriver à faire que notre passage sur Terre nous épanouisse, nous élève, pour apporter notre contribution à l’Humanité !

Une Mission d’âme est ce que notre âme a choisi de venir expérimenter, guérir, offrir au monde mais le but premier de toute incarnation est d’apprendre à nous aimer pour pouvoir aimer les autres.

C’est aussi une quête car une mission de vie se révèle étape par étape et n’a rien de définitif. Elle évolue, s’affine au fil du temps et de nos expériences. C’est un chemin de connaissance de soi qui passe par une écoute profonde de notre être intérieur, de notre âme et le chemin pour la découvrir est aussi important que la mission elle même. Enfin il n’y a pas de grande ou de petite mission, ce n’est pas un sacrifice, un devoir !

Notre mission d’âme donne un sens à la vie car être en accord avec sa mission d’âme donne un sentiment de paix intérieure et nous permettra de quitter cette terre avec le sentiment d’accomplissement.

Connaître sa mission d’âme nous aide à trouver notre juste place et à exprimer qui nous sommes vraiment et non ce que les autres veulent. Cela nous aide à définir plus facilement nos priorités et à savoir où se diriger dans la vie.

Ce qui n’est pas aligné avec qui nous sommes vraiment et avec notre mission d’âme devient de plus en plus lourd à porter, nous vivons alors des expériences qui ne nous correspondent pas et nous le ressentons douloureusement dans notre corps, notre âme.

S’aligner avec sa mission d’âme apporte une joie profonde et stimule notre capacité à être au bon endroit au bon moment en attirant ce qui est en cohérence avec ce qui nous est essentiel dans la vie, les rencontres, les circonstances ... bref le soutien nécessaire à la réalisation de nos potentiels et de notre mission.

Si cette vision de notre mission d’âme n’est pas reconnue, c’est ce qui est le plus présent dans nos champs énergétiques qui s’activera, nos plus grandes blessures, nos angoisses, nos peurs … C’est un phénomène magnétique et quantique qui attire ce qui vibre à l’identique !

Enfin notre mission d’âme est bien au-delà d’une profession, c’est un élan d’expression qui peut être partagé dans de nombreux domaines. Si notre métier est bien souvent le moyen d’accomplir notre mission d’âme, il n’est pas la mission puisque nous pouvons ne pas en avoir et l’accomplir.

En accomplissant notre mission d’âme nous devenons une source d’inspiration pour les autres, un plus pour tout ce qui est.

Dominique

Repost 0
12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 18:29

Située dans la province de Gênes, dans le parc protégé de Portofino, l’Abbaye de San Fruttuoso se niche au fond d’une profonde crique. Paradis des plongeurs, une statue du Christ a été immergée dans la baie par 10 mètres de fond attirant en saison une foule de curieux.

Pour atteindre ce site d’une grande beauté, découvert en regardant le film « Un été italien », il n’y a pas 36 solutions, à pieds au départ de Portofino soit 2h30 de marche ou en bateau. En ce qui nous concerne nous avions choisi le bateau au départ de Rapallo, une manière séduisante de découvrir le Golfe du Tigullio et de filer directement jusqu’à l’Abbaye remettant la halte à Portofino à plus tard. Un choix dont nous ne pouvions que nous féliciter en découvrant la foule qui sur le coup de midi avait envahi les rues de ce village, le St Trop’ local.

San Fruttuoso de Capodimonte conserve les reliques du premier martyre chrétien en Hispanie, Saint Fructueux brûlé vif à Tarragone en 259 ap JC, une manière originale en ce qui nous concerne de poursuivre notre voyage entamé début avril en Catalogne et dont nous vous avons déjà narré quelques épisodes !

Au VIIème siècle, des moines grecs amenèrent ces reliques en Ligurie afin de les soustraire à la conquête musulmane. Très vite un petit monastère se développa atteignant une certaine renommée comme l’atteste un document daté de 977 mais c’est à Adélaïde de Bourgogne, une suissesse mariée à un Bourguignon !!! tiens !!! que l’on attribue la construction de l’Abbaye. Abandonnée puis remaniée, au XIIIème siècle la réputation de l’édifice rayonnait sur toute la région quand des guerres intestines politiques et religieuses, les incursions turques faillirent la faire disparaître. Devenue commanderie, l’Abbaye retrouva une énième jeunesse au XVIème siècle sous l’impulsion de Andréa Doria dont elle devint la propriété. Un peu mégalo, ce Doria (qui a laissé une empreinte très forte sur la côté Ligure, on ne compte pas les tours, châteaux lui appartenant), et récupéra les cendres de ses ancêtres réparties un peu partout dans la région pour installer une nécropole au sein de l’Abbaye.

Une Abbaye qui s’apparente un peu à une pièce montée !

Les niveaux s’empilent et se découvre en remontant le temps. Le tout forme un ensemble cohérent mais très ramassé sur lui-même, on trouve en un minimum d’espace un maximum de lieux de vie. Maîtriser le repérage temps-espace ne s’acquière pas aisément, il nous a fallu un certain temps pour découvrir l’église et le cloître primitifs la visite s’ouvrant sur les niveaux d’occupations les plus récents. C’est d’ailleurs le cas pour tout le site, le chemin d’accès à l’Abbaye, la tour et au village de pêcheurs traverse carrément un bistrot et un restaurant !

Si le cadre est absolument merveilleux et l’architecture remarquable, nous n’avons pas traîné à San Fruttuoso. Trop de monde ! Une grimpette à la tour défensive du XVIème, encore un coup d’Andréa Doria, et nous regagnions le bateau pour tenter une halte à Portofino, ne serait-ce que pour grignoter notre pique-nique, histoire de recharger les batteries !

Portofino est incontestablement un très beau village, haut en couleurs, tout pourrait être un enchantement pour la vue, s’il était possible de mettre un pied devant l’autre sans se le faire écrabouiller. En fait, contre toute attente c’est la petite ville de Rapallo que j’aurai préférée. Nous n’y avons pas trouvé les « rombières » peroxydées dont parlait le Routard mais nous avons eu la chance d’arpenter le tapis rouge qui relie Rapallo à Santa Margherita, une version italienne de Cannes, et surtout de traîner dans un dédale de petites ruelles très authentiques et pleines de charme.

Inauguré la veille de notre venue à Rapallo, ce tapis rouge, le plus long du monde paraît-il !, se déploie sur 8,5 kilomètres, démarre au château de Rapallo, emprunte le « Chemin des baisers » et peut être poursuivi jusqu’à Portofino.

D’ailleurs, si j’ai un conseil à vous donner, que vous aimez marcher, préférez cette manière de découverte le Golfe du Tigullio, vous échapperez aux « gros affreux sans-gêne » qui sans vergogne occupent tout l’espace dans les bateaux, plein de morgue et d’arrogance. Des touristes indélicats qui à deux reprises nous ont fait regretter d’avoir en commun la même nationalité !

 

C’est fou ce que bien souvent le français à l’étranger se fait remarquer et pas à son avantage !

Do

 

Repost 0
6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 17:04

Découvrir les Cinque Terre, mode d’emploi

Si notre dernière destination vous tente, voici avant toute chose les renseignements qui nous ont fait défaut dans notre découverte de la Région des Cinque Terre.

Ces 5 villages accrochés à la roche se sont développés aux creux de vallées débouchant abruptement sur la mer. Peu ou pas de plages, de minuscules ports (quand il y en a) et des appontements assez sportifs. Longtemps ces villages ne furent accessibles qu’à pieds puis un réseau routier désenclava un tant soit peu la région. Le train a parachevé le travail sortant les villages de cet isolement qui les a protégés pendant des siècles de l’assaut des sarrasins.

Aujourd’hui les choses sont assez simples si le touriste renonce à la voiture, de toute façon les parkings sont rares et chers donc pris d’assaut.

La meilleure solution, la moins onéreuse est donc le train. Ils sont fréquents, les tarifs peu chers et chaque village, de Gênes à La Spézia (mais sans doute sur toute la Riviera), est desservi par Trenitalia. Autre avantage, les gares un peu éloignées sont reliées aux villages par des navettes, GRATUITES. Seule ombre au tableau, chaque parcours, petit ou long, coûte le même prix mais la parade existe, la « Cinque Terre Card » ! A chacun de prévoir son itinéraire de découverte et de faire ses calculs ce qui se révèle somme toute aisé, les billetteries automatiques permettent facilement de repérer le trajet le plus avantageux.

Il suffit de taper sa gare de destination, de faire son choix entre les différentes propositions, ses calculs et d’acheter le retour car les hordes de touristes en soirée brassent beaucoup d’air !

Autre possibilité, le bateau ! Qu'il soit grand, ou petit !

Desservant quatre des cinq villages des Cinque Terre (Corniglia n’a pas d’accès à la mer) et Porto Venere dans le Golfe del Poète, il permet de s’arrêter autant de fois qu’on le souhaite, de visiter à son rythme pour reprendre la prochaine navette et poursuivre la découverte. C’est sans doute la plus belle façon de découvrir ces superbes villages, une petite gâterie proposée par le « Consorzio Maritimo Turistico » à se faire et à organiser à sa convenance !

Dernier conseil, passé la mi avril et sans doute en période de fêtes, la région est envahie et certaines rues ressemblent aux quais du métro parisien aux heures de pointe, et encore, en pire ! Ne parlons pas des bus, le réseau est somme toute excellent mais les italiens ont un très grand art pour les remplir à raz bord. De toute manière tout est envahi, partout !

Bateau, bus, même combat. Une version « radeau de la méduse » qui donne une certaine idée de ce que vivent les migrants ! La promiscuité réveille chez l’humain des instincts pas vraiment policés même si notre survie n’est pas en jeu !

Et si les italiens sont resquilleurs et discutailleurs, les français ne sont pas vraiment sortis grandis des confrontations auxquelles nous avons pu assister !

Ultimes précisions, les trains sont confortables, propres, il est juste inutile de viser les places près des fenêtres, tout se fait presque en tunnels, c'est juste bien pour se mirer dans la vitre !

Les horaires  sont généralement respectés et en cas de retard des panneaux d’affichage sont là pour renseigner l’usager, sur les quais, dans les wagons. Cerise sur le gâteau, chaque gare des Cinque Terre est équipée de sanitaires propres et parfois sophistiqués (3 robinets, un pour l'eau, le second pour le savon, le troisième pour sécher), gratuits (sur présentation de son titre de transport), les sièges sont même astiqués après le passage de chaque usager.

Quant au stationnement avec un peu de perspicacité il est tout à fait possible de trouver des places gratuites au départ de certaines gares, il en est ainsi de celle de Riva Trigoso (près de Sestri Levante) d’où l’on peut rallier n’importe quelle destination sur la Riviera !

Derniers détails, le Bio, le local et le « Made en Italie » sont très présents et à des prix abordables, d’ailleurs d’une manière générale la vie est moins chère hormis le prix des carburants. Enfin je ne vous étonnerai pas si je vous dis que « pizza », « pasta », « formaggio » et « gelatti » étaient aussi bons que dans mes souvenirs. En fait j’ai tout aimé à commencer par la langue italienne, « ma che è bella questa lingua ! ».

Beau voyage, un régal pour les yeux !

Do

Repost 0
5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 15:28

L’indépendant du 05/05/2017

Edito

En ce dimanche, l’isoloir aura, comme jamais sous la Vème République, l’ambiance d’un cabinet de réflexion. L’Histoire propose un rendez-vous avec soi-même, dans le miroir de sa conscience, en quête de (sa) vérité, dans le secret d’un véritable choix de société. Celle proposée par Emmanuel Macron et celle opposée par Marine Le Pen ne comptent aucun dénominateur commun, donnant un tel relief au scrutin qu’il semble impossible de ne pas en cerner les divergences, situer les dangers, pour finalement s’en détourner. C’est pourtant l’attitude que de nombreux dépositaires d’une carte électorale envisagent d’adopter au moment de choisir entre deux mondes, dont il ne peut plus être dit qu’on n’en connaît ni ne comprend les contours et les desseins.

Une des clés de cette présidentielle réside dans sa complexité au regard de ceux qui plaçaient leurs espoirs en d’autres candidats de rupture, ayant perdu leurs repères… Le parti de la colère populaire a grandi mais n’est pas qualité. Le second tour constitue un seuil vers deux horizons que tout oppose. La fin d’un système… Le « dégagisme », auquel certains accordaient leurs récents slogans de campagne, a si bien fonctionné que le second tour pose une équation nouvelle dans laquelle, de prime abord, nombreux ne se reconnaissent pas. Pourtant, à y regarder de près, l’enjeu dépasse clairement l’unique enjeu de personnalité ou la basique adhésion à une architecture de programme.

Maintenant, il s’agit de fixer l’Histoire dans les yeux pour se convaincre que ne pas voter dimanche laisse à d’autres la capacité d’engager la société sur un chemin auquel on a toujours tourné le dos. La France se retrouve face à un Y dont la nature ne peut souffrir de distance tant l’orientation sera totalement différente selon Elle ou selon Lui. Tout le monde est averti et au révélateur du débat télévisé, la posture d’un chef d’Etat n’est apparue que dans un camp.

Soyons capables de dépasser le raisonnement personnel, surtout quand il est père d’indécision, pour hisser la réflexion sur la portée insoupçonnée de chaque bulletin quand le destin de la Nation est engagé à ce point.

Soyons capables d’imaginer le péril d’un chaos si plus de quarante millions d’autres citoyens se drapaient de fatalisme, s’engluaient de découragement ou se sclérosaient de résignation. Or d’un chaos tout peut sortir, jusqu’à plonger la République dans un courant totalitaire et la noyer dans les affres d’options liberticides.

Soyons capables aussi du devoir de mémoire afin de soutenir la ligne de pensée de tous ces êtres tombés pour cette Liberté tant chérie, élément non négociable de la démocratie garante du droit rendu au peuple d’élire sa gouvernance. Exercice qu’il convient de placer au-delà de ses réticences ou de sa colère, fussent-elles à fermer les yeux sur l’enjeu sociétal du second tour. Il suffit de taper « Mai 1945 » sur Google en cas de doute…

Soyons capables également de museler les sirènes de l’abstention en choisissant de respecter ce à quoi des femmes et des hommes, encore aujourd’hui à quelques heures d’avion, aspirent comme à un idéal ; celui de pouvoir disposer d’un des sésames essentiels à la liberté, le droit de vote, illustré par cette carte tricolore sur laquelle on peut lire comme une piqûre de rappel : « voter est un droit, c’est aussi un devoir civique ».

Soyons capable enfin, dans un éclair de lucidité, pour se forger l’idée que la pire politique serait de céder à la politique du pire, aux ingrédients de désintérêt, de négation, de repli, pire encore… d’un « ni ni » incarné aujourd’hui par ceux qui le condamnaient avec force et vigueur hier. Comme la même absence jugée coupable aux Etats-Unis d’avoir contribué à l’installation de Trump à la Maison Blanche…

En ce 7 mai donc, notre geste le plus fort et le plus partagé doit se porter sur une urne de la République, en connaissance de cause. Seul passeport pour, lundi, avoir droit au chapitre d’une Histoire à écrire. La nôtre. Celle qu’on choisit. Or s’abstenir n’est pas choisir. Surtout quand le Front National est au second tour…

Alain Baute

 

Repost 0
20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 20:32

Il y a déjà un certain temps que je ne doute plus de l’impact que peuvent avoir nos pensées (même non exprimées), que je connais le pouvoir créateur qui est le nôtre.

Les mots ont en eux une force que l’on est bien loin de savoir mesurer. Juste un exemple et pardon à ceux à qui je l’ai déjà raconté !

Je commence toujours la journée, après un moment de recentrage et de méditation, par demander le meilleur pour moi et même pour vous puisque j’inclus dans cette demande : mes amis, mes relations, ma famille, notre Terre et tout ce qui est, dans tous les règnes, dans tous les éléments !

Je demande également le meilleur pour mes diverses entreprises, entrant dans le détail si je m’apprête à réaliser quelque chose de particulier. C’est en cette occasion que j’ai fait l’expérience de la force des mots et de la pensée.

Alors que nous nous apprêtions à partir en voyage et que nous redoutions de mauvaises conditions climatiques, j’ai demandé un « voyage d’enfer » ! Dans ma tête cette expression signifiait un voyage placé sous le signe du beau temps. Nous avions un bon tronçon de route à faire en altitude et redoutions de nous retrouver bloquer par la neige ! Nous avions à peine quitté la maison que nous étions dans un brouillard à couper au couteau ce qui n’arrive quasiment jamais par chez nous, en tout cas pas après une forte tramontane. Des bouchons incroyables nous ont ensuite bloquées dans notre progression, du jamais vu sur cette portion d’autoroute. Un festival d’accidents et de déviations mal balisées, de contrôles routiers !

En débouchant sur la A75 j’ai d’un coup réalisé que l’on nous servait ce que j’avais demandé, une route d’enfer à coup sûr ! Instantanément j’ai corrigé demandant que les conditions de circulations soient les meilleures possibles et que nous puissions rallier notre but facilement, visualisant les passages les plus délicats baignés de soleil. Quelques minutes plus tard nous passions la seconde, la troisième et hop, 3 heures plus tard nous avions refait notre retard !

« Avec nos pensées, nous créons le Monde ».

Ce n’est pas de moi mais de Bouddha !

Toutes les pensées que nous avons voyagent vers un point qui est défini par la nature de cette même pensée. Qu’elles atteignent leur but ou non, elles nous reviennent, amplifiées ou non. Il nous faut donc absolument apprendre à maîtriser nos pensées.

Autant dire que lorsque ce matin j’ai découvert en prenant la température du Monde sur les sites d’informations qu’un clip simulant une attaque des États Unis par la Corée du Nord était en ligne, j’en suis restée atterrée !

Alors que devrions nous centrer sur la Paix, rechercher en nous ce que nous voulons vraiment vivre et, à défaut de le mettre en œuvre, le visualiser avec le plus d’intensité possible, choisissant avec précision notre vocabulaire, c’est tout le contraire qui nous est proposé.

Il y a maintenant pas mal de choses que j’ai comprises.

Il n’est pas égoïste de s’aimer, c’est juste la clé pour pouvoir aimer l’autre et reconnaître en lui ce que nous sommes, en concevoir de l’indulgence.

S’aimer soi nous conduit à savoir se montrer bienveillant. Cela attire la bienveillance et amène à se sentir en confiance. Être confiant, c’est être en Paix.

Nous vivons actuellement des moments déstabilisants, que ce soit en politique intérieure ou en politique internationale et si je n‘ai pas l’intention de vous donner des conseils, pourquoi le ferais-je ?, je veux juste vous donner quelques pistes de réflexion. Il y a quelques jours les médias faisaient la une avec un attentat possible au moment de la présidentielle, apparemment cela est devenu réalité !

Alors j’aimerais vous proposer un exercice de visualisation auquel je me livre chaque matin. J’imagine que chacune de mes expirations envoie dans la pièce où je suis une énergie d’amour qui est en moi, à cette énergie se mêle la Paix qui m’habite. Puis c’est une double flamme blanche et brillante comme le cristal qui vibrent la joie d’être, de pouvoir exprimer le meilleur. Ces énergies s'expansent autour de moi et petit à petit atteignent les personnes que je côtoie et auxquelles je pense. A leur tour baignées par ces énergies, elles les rayonnent autour d’elles. Une grande vague de Paix, de Joie et d’Amour déferle sur tout ce qui est !

Il n’y a plus de peur juste la confiance et la certitude que les autres ont les mêmes aspirations que moi. Pourquoi en serait-il autrement.

Essayez, vous verrez ! C’est notre corps entier qui vibre, on a l’impression de ne plus avoir de limites, d’être fondu dans un « tout ». On est bien, en paix avec soi. Et si chacun a le même ressenti pourquoi ne pas imaginer que le meilleur est à venir ?

Et surtout, un conseil, choisissez votre vocabulaire, QUE DU POSITIF !

Do

Repost 0
17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 13:17

Quittant La Horta nous gagnons d’une traite la ville de Morella traversant des paysages très divers et d’une grande sauvagerie, notamment peu avant notre arrivée, au « col de Torre Miró ». A noter que ce col qui atteint les 1204 mètres voisine à très peu de distance le « Puerto de Torremiro » qui lui affiche 1259 mètres ! Manque total d’imagination ou absence de réflexion que de les avoir nommés à l’identique, puerto signifiant col ?!
Ni l’un, ni l’autre, l’appellation d’origine « puerto » est restée attribuée au passage situé sur l’ancienne N232 tandis que celle de « col » a été donnée au point culminant atteint par la nouvelle Via 232, ces 2 routes ne desservant plus, depuis les travaux de rénovation du circuit routier, les mêmes vallées.

Habité dès la préhistoire, Morella est considéré comme l’un des tous premiers villages d’Espagne. Celtes, grecs, romains, vandales, wisigoths, berbères, arabes ...son passé est illustre d’autant que la ville connut les guerres napoléoniennes, carlistes et bien sûr la guerre civile. Encore ceinturée de ses murailles et accroché à un piton rocheux, Morella possède toujours ses 7 portes et 10 tours. Son nom vient de « Mor » montagne, une montagne dont les veines de calcaire et d’argile ont la propriété de stocker l’eau. Une bénédiction qui a permis aux assiégés du château de résister à de nombreux reprises. Visiter ce dernier relève de l’exploit sportif surtout lorsque la chaleur est intense. Cela grimpe dur mais diverses curiosités permettent de reprendre le souffle en déambulant dans les rues de la ville comme ce curieux cadran solaire d'une rigueur exemplaire !

Et puis pas d’angoisse, les nombreux restos, cafés de la calle Major entièrement bordée de porches couverts proposent de quoi requinquer le touriste harassé. Une délicieuse rasade de chocolate a la Taza ne se refuse pas.

Le château a subi de nombreuses modifications au fil des siècles mais les éléments architecturaux se sont toujours étagés sur 3 niveaux. La place d’armes située au sommet offre un panorama à 360° et permet d’apercevoir des tronçons de l’aqueduc qui alimenta pendant des siècles la ville en eau.

Ayant préféré commencer par le plus dur, notre visite s’est terminée par le couvent San Francesc qui fait partie intégrante du château. Le cloître est beau mais le clou est sans doute la fresque qui orne ce qui était la salle De Profundis : la danse de la mort ! On y voit un squelette tirer une flèche dans l’Arbre de Vie. Tout un symbole !

Revenus aux camions stationnés près de l’acqueduc, nous tentons en vain de joindre au téléphone le camping repéré sur le Delta de l’Ebre où nous comptions faire étape pour échapper au froid mordant de la nuit. Si la température grimpe jusqu’à 30 le jour, nous n’avions qu’un petit 5, ce matin. Sans chauffage, c’est juste !

Le téléphone sonnant dans le vide, nous nous en remettons donc au hasard et filons tester l’aire de camping-car de Morella, idéalement située face à la ville. Un panorama 5 étoiles qui a pris toute sa mesure la nuit tombée !

Que demander de plus, eau, vidange et stationnement gratuits et la nuit fut bien moins froide malgré l’altitude ! Elle est pas belle la vie ?

Do

 

Repost 0
15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 17:44

Samedi 8 avril

Quittant Arnès (nous allons y revenir à coup sûr), nous filons au milieu d’un paysage grandiose vers un site dont je rêve depuis que je suis plongée dans les préparatifs du voyage, le sanctuaire de la Fontcalda !

Nous dépassons la petite ville de L'Horta de San Joan où nous ferons halte après notre découverte matinal de la Via Verde qui traverse la région de la Terra Alta. Nous gagnons sans encombre malgré l’étroitesse et la sinuosité de la route l’ancienne gare de Prat del Compte située à 4 kilomètres du village.

Depuis quelques mois nous envisageons de faire à vélo la Via Verde du Val de Zafàr soit 50 kilomètres, 41 tunnels, un bon nombre de viaducs. Aujourd’hui nous sommes en quelque sorte en repérage ! Nantis d’un topo récupéré au camping d’Arnès la Fontcalda et la Via Verde sont à portée de rêve !

Depuis 1973 la ligne de chemin de fer reliant La Puebla de Hijar dans la province de Teruel à Tortosa n’est plus opérationnelle si tant est qu’elle ait vraiment eu une grande utilité. Elle fait aujourd’hui le bonheur des cyclistes, des randonneurs et des cavaliers leur offrant le plaisir de pratiquer leur sport préféré dans le décor grandiose de la Sierra de Pàndols et du Parque dels Ports avait en prime la découverte de monuments exceptionnels, comme le sanctuaire de la Fontcalda et son décor de gorges vertigineuses.

En 1863 les premiers travaux pour relier la province de Teruel à San Carlos de la Rapita dans le Delta de l’Ebre débutèrent. Le projet ne faisait pas vraiment l’unanimité mais la peur de voir le pays envahi par le Nord, en clair par les français, fut un élément décisif. Il faut dire que Napoléon a laissé un assez mauvais souvenir ! La ligne de chemin de fer offrait l’avantage de faciliter le ravitaillement de troupes que l’on imaginait cantonnées sur la rive sud de l’Ebre, barrière naturelle sensée contenir l’adversaire !

Le premier tronçon fut inauguré en 1895, 32 kilomètres en 32 ans ! Il fallut attendre 1942 pour que la ligne rallie Tortosa (elle n’a jamais atteint son but initial) et encore doit on à la guerre civile d’avoir fait accéléré le mouvement. Outre le fait que la voie ferrée avait un rôle logistique lors de la guerre de l’Ebre, elle fut réalisée par les prisonniers républicains, une main d’œuvre à bon marché sous la férule de Franco ?!

Appelé le Sarmentero, la ligne traverse une zone essentiellement agricole et plus spécialement viticole d’où son nom. La voie ferrée ne fonctionna à plein que 31 ans. En 1973 un effondrement dans un tunnel entre Pinell de Brai et Prat de Compte signa sa fermeture définitive. Cela je ne le savais pas mais c’est pile poil le bout que nous avons emprunté !

La petit balade que nous faisons ce samedi a le mérite de faire découvrir une grande variété de paysages sur une petite superficie. Tout commence avec une ancienne zone agricole plantée d’oliviers centenaires « El Camp d’oliveres » revenue partiellement à l’état sauvage. Transformée en aire d’interprétation du Vall de la Jepa, le chemin se fraie un passage entre de vieux oliviers encore entretenus, des champs de lavande puis des friches où les chênes verts, les lentisques et les pins ont colonisé l’oliveraie abandonnée.

Depuis notre départ de Tarragone la luminosité est exceptionnelle. Tout pétille, c’est un festival de lumière. Toutes les teintes d’ocres que j’aime tant sont représentées.

Le sentier descend progressivement vers la rivière pour finalement nous réserver une assez « désagréable » surprise. Si le chemin continue sur l’autre rive, pour gagner la Fontcalda il faut se déchausser, il n’y a pas de pont !

Pas de doute la Fontcalda n’est pas en amont des gorges, l’eau est froide et les galets un brin glissants ! Endavant !

Heureusement que l’échappée de lumière dans les gorges nous invite à ne pas tergiverser. Passé ce petit désagrément le reste du parcours dans les « Estrets » taillés par la rivière Canaletes et empruntant escaliers, passerelles au-dessus de superbes marmites de géants est splendide tout comme la vue soudain dégagée sur la coupole de l’Église émergeant de la verdure. A ce propos je me suis avalée sans état d’âme les quelques passages en surplomb, comme quoi il est toujours possible de s’améliorer !

Nous trouvons sans problème les sources d’eau chaude mais si nous avons bien nos maillots, nous nous dégonflons préférant faire un petit coup de balançoire. Certes l’eau est à 28° à la source ! Une fois mêlée à l’eau de la rivière on ne doit pas vraiment dépasser les 18°, et encore !

Empruntant enfin la Via Verde et ses 2 tunnels nous regagnons nos fourgons et filons sur L’Horta de Sant Joan, le Ptibus toujours en tête de convoi !


L’Horta de Sant Joan, l’une des villes les plus anciennes d’Espagne s’est développée sur les ruines d’une ancienne cité ibère implantée jadis au sommet de la colline au pied de laquelle coule la rivière Algars. La région plantée en vigne, amandiers, oliviers est dominée par les reliefs tourmentés du Parc Naturel dels Ports. En arrivant d'Arnès, quelques kilomètres en amont, la ville rappelle St Paul de Vence. Allez savoir si ce n’est pas le souvenir de L’Horta où il connut ses premiers émois artistiques qui guida Picasso bien des années plus tard jusqu’à St Paul ?

Accueilli chez son ami Manuel Pallarès alors qu’il était rejeté de sa famille et malade, Picasso y séjourna une année puis y revint régulièrement seul ou accompagné avec toujours un grand bonheur. Aujourd’hui, l’Hôpital des Templiers accueille une exposition permanente de ses premières œuvres. Huiles sur carton, nombreux dessins, études et plus original, des têtes de carnaval qui ne sont pas sans rappeler des personnalités contemporaines de l’artiste.

Les 2 premiers niveaux sont passionnants, il savait dessiner et peindre le bougre !

Par contre les premières œuvres cubistes exposées au dernier niveau nous ont laissés de marbre !

Nous grimpons ensuite vers le centre historique et après avoir admiré la très belle place à portiques et les remarquables édifices renaissance qui la surplombent nous filons nous restaurer. C’est largement l’heure espagnole et il nous reste encore une visite à mener à bien, celle de Morella dans la Communauté Valencienne !

Quant à savoir où nous allons dormir, mystère !

Do

 

 

 

Repost 0

Présentation

  • : Hist' toiles
  • Hist' toiles
  • : Nous sommes deux soeurs... L'une peint, l'autre écrit. Nous avons envie de partager nos vécus, nos ressentis, nos expériences; de témoigner... Nous aimons par dessus tout la nature, notre plus grande source d'énergie... Sur ce blog, nous vous présenterons des peintures, des livres, mais aussi des photos de nos voyages, de nos randonnées, des récits... Nous tenterons enfin de vous entraîner dans la grande aventure de notre vie: notre cheminement spirituel vers l'Amour et la Lumière.
  • Contact

Recherche