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19 septembre 2017 2 19 /09 /septembre /2017 20:10

Avant d’en finir avec notre virée dans le Massif Central et de repartir pour un dernier tour avant l’hivernage voici un site que nous nous promettions de découvrir depuis longtemps et qui vaut bien un petit détour et les quelques grimpettes incontournables pour l’atteindre et admirer le panorama du haut des tours et promontoires.

Les tours de Merle sont un castrum médiéval qui s’est constitué au fil des siècles avec l’apport de constructions possédées en indivision par différentes lignées de seigneurs dont la première semble être celle dont le site tire son nom, la famille de Merle.

Par le jeu des mariages la famille de Peistels (avec ou sans s) entre autre s’est ajoutée à cette co-seigneurie qui compta jusqu’à 7 co-seigneurs. On ne peut qu’en retenir le nom, elle a laissé à la postérité la plus belle des tours encore debout. Une ascension qui se mérite, les marches sont diablement hautes, permet d’apprécier le panorama qui entoure Merle dressé sur son éperon qu’encercle la Maronne.

Cette histoire débutée au XIe siècle s’est arrêtée au XVIe, trop exposé et difficilement défendable, dans un environnement austère, le site a été abandonné au profit de lieux un peu plus plaisants.

Aujourd’hui outre la visite des différentes maisons fortes il est possible de deviner les bases des chaumières qui se dressaient sur le piton adossées au castrum. Chaque catégorie sociale était représentée et si les seigneurs quittèrent les lieux définitivement au XVIIe siècle, au début du XXe des habitants du village vivent encore en ces lieux.

Le site est petit, installé sur un éperon de 200 mètres de long et 40 mètres de large, il faut cependant un certain temps pour tout découvrir et imaginer les lieux quand le vieux pont permettait d’aller cultiver les potagers de l’autre côté du méandre et servait de lien avec les autres castrums des environs. Moultes fois emporté par les eaux de la Maronne, guère plus sage que la Dordogne, il est possible de gagner les ruines du vieux moulin qui faisait partie des possessions de Merle.

Si le coeur vous en dit, Les Tours de Merle se trouvent en Corrèze, non loin de Salers dans le Cantal, de Saint Céré dans le Lot, sur la commune de Saint Geniez Ô Merle, non loin de l’adorable village de Saint Cirgues la Loutre et de Saint Bonnet.

Au passage si vous connaissez de jeunes couples attendant un enfant et en panne d’inspiration, il y a quelques saints dans le coin qui pourraient faire leur affaire !

Do

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17 septembre 2017 7 17 /09 /septembre /2017 16:42

Les journées du Patrimoine ! Voilà vraiment une manifestation épatante !

Au passage, merci à Jack Lang qui en 1984, alors en charge du ministère de la culture, a donné le coup d’envoi des journées portes ouvertes des monuments historiques, manifestation qui en 1991, à l’instigation du Conseil de l’Europe est devenue ce que nous connaissons actuellement, les journées européennes du patrimoine auxquelles participent une cinquantaine de pays !

Chaque année nous sautons sur l’occasion qui nous est offerte pour découvrir des sites rarement ouverts au public et ce matin nous étions une bonne cinquantaine à attendre de pied ferme l’ouverture de l’Oppidum de Ruscino.

Hôtel Pams

Une remarque au passage, pour avoir hier déambulé dans Perpignan et visité de nombreux monuments comme l’Hôtel Pams, une merveille, il est évident que la culture attire et que le frein à la fréquentation est avant tout le prix des entrées ! Alors ne pourrait-on prendre modèle sur nos voisins et revoir certains tarifs à la baisse, multiplier les billets groupés ?

A propos de l’Hôtel Pams, si vous avez l’occasion d’y faire un tour, il abrite jusqu’au mois de novembre une expo de photos consacrée à Picasso, vedette incontestée de Perpignan cette année. Sacré bonhomme, on en fera « jamais le tour » !

L’Oppidum de Ruscino se trouve à quelques kilomètres de Perpignan sur une zone escarpée qui domine la vallée de la Têt et son embouchure. C’est en ces lieux protégés des crus, à l’époque voilà un détail qui comptait, qu’il y a plus de 2600 ans des hommes s’installèrent. Ce peuplement dont l’origine est incertaine, ligure ou ibère, portait le nom de Sorde ou Sardone une appellation faisant référence aux marécages qui à cette époque recouvrait la basse vallée de la Têt. Nous étions en 600 avant JC et les gisements retrouvés sur le site montrent que ces peuples qui déjà pratiquaient des rites funéraires, maitrisaient le travail du métal, l’art de la poterie, étaient aussi éleveurs et agriculteurs. Par contre foin de vigne ! Le vin était importé !

A Ruscino il est aujourd’hui possible de se faire une idée précise de l’habitat des Sordes. Le sol d’une grande cabane ayant été mis à jour par les archéologues, à partir des éléments retrouvés, il a été possible de reconstituer avec une extrême précision le mode de construction, les matériaux employés et l’agencement intérieur de la maison.

Habitat Sorde

Couverte d’une sorte de chaume, dotée d’une armature et d’une charpente en bois la maison s’ouvrait au sud, sans doute la tramontane soufflait elle déjà à l’époque. Comme c’était toujours le cas l’habitat était construit avec ce qui se trouvait sur place, ce qui explique d’ailleurs la grande diversité de l’habitat d’une région à l’autre. Il n’y a bien que notre soit disant époque moderne pour avoir eu l’idée de faire venir des antipodes des matériaux de constructions qui se révèlent d’ailleurs parfois totalement inadaptés !

Lors des fouilles, la place du foyer a été retrouvée avec à proximité la sépulture d’un nourrisson, des ustensiles de cuisine attestant de relations commerciales avec d’autres peuples issus de cultures lointaines comme les étrusques.

Cette maison n’était bien évidemment pas unique, d’autres occupaient ces lieux qui au 1er siècle avant Jésus Christ virent s’implanter un peuplement Romain en même temps que des échanges et des migrations d’origine ibère venaient conférer à la population un certain métissage d’autant plus aisé que la Via Domitia la desservait ! Hannibal est passé à quelques encablures de Ruscino sans susciter l’affolement de la population !

La cité romaine qui se développa n’a jamais atteint un grand développement, néanmoins les vestiges découverts, mosaïques et peintures murales, attestent d’un habitat soigneusement mis en valeur.

Forum de Ruscino

Aujourd’hui il est surtout possible de se faire une idée précise de ce qu’était la partie publique du site, le forum ayant été clairement dégagé. Basilique, curie, marché avec esplanade et commerces, collecteurs d’eaux pluviales sont tout à fait identifiables et si l’on sait que la petite cité était dotée de thermes et possédait un théâtre aménagé sur les flans de la colline, les fouilles sont cependant arrêtées. Les thermes sont vraisemblablement sur une propriété privée et il est hors de question de fouiller sous la route pour dégager les tabernae (commerces) actuellement sous l’asphalte !

A partir du 1er siècle après JC la cité romaine déclina et la vie continua pour les peuples ibères installés. Nous savons que le site de Ruscino a connu la conquête musulmane, des sceaux retrouvés l’attestent et qu’une installation durable y a subsisté jusqu’au IXe siècle.

Ruscino est donc le cœur de cette région à laquelle il a donné son nom de Roussillon.

Site Ruscino

Un bel endroit qui mériterait de pouvoir se révéler au plus grand nombre. Malheureusement bien que doté d’un musée (tout neuf, conservant nombre des trésors découverts en ces lieux, mais fermé), le site est la propriété de la ville de Perpignan dont les fonds sont insuffisants et qui ne peut donc faire plus que ce qui est actuellement. Encore fait-il s’estimer heureux que l’association CIRCE ait grandement contribué à mettre en valeur ce berceau roussillonnais !

Do

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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 20:10

Nous sommes parties pour cette vadrouille auvergnate une idée en tête, MARCHER ! Marcher histoire d’éprouver la récupération de mon genou et de tester des itinéraires de randos que nous avions repéré il y a quelques années. C’était le bon temps, nous avions encore Virgile et ces balades étant toutes interdites aux canidés nous nous étions rabattues sur des régions plus accueillantes.

Quittant Travassac, avant de gagner Salers dans le Cantal, nous sommes allées jeter un coup d’œil au canal des Moines à Aubazine.

Nous l’avons parcouru avec intérêt et perplexité ! Ce canal, construit par les moines d’Aubazine au XIIe siècle, est présenté comme un ouvrage unique en Europe ! Affirmation surprenante car les canaux de ce type ne sont pas rares, chose courante en Suisse, ils sont nommés « bisses », nous en avons un sur Laroque, le « Rech des moulins » qui, s’il n’atteint pas le kilomètre et demi, a un passé intéressant, enfin les PO s’enorgueillissent de posséder un ouvrage exceptionnel de 42 kilomètres, le Canal de Bohere !

Pour en revenir à Aubazine, après avoir capté l’eau d’un torrent, le Coyroux, les moines aménagèrent une chaussée en pente douce, entaillèrent la roche, modelant le cours du canal pour acheminer l’eau en surplomb du monastère !

Le site est beau, la balade courte, il nous restait juste à savoir ce qui justifiait de l’interdire aux chiens ?

Nous avons eu notre réponse à l’Office de tourisme et si elle ne nous a pas étonnées, c’est nous qui avons crée la surprise ! Ne pourrait-on inciter les malotrus qui défèquent sur les rives du canal à ramasser leurs déjections ? Parce que si une crotte de chien « fait désordre », les m….s humaines font vraiment tache, les chiens, eux ne laissent pas de papiers souillés !

 Contentes de nous, nous avons gagné un site qui n’usurpe pas sa réputation, le site médiéval du castrum de Merle !

Mais ce sera pour une autre fois !

A suivre !

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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 17:42

Grande première ! La technologie a fait irruption dans l’univers protégé de notre fourgon. Mon vieil ordi nous accompagne, un gain de temps au retour puisque je peux trier, travailler les photos au jour le jour et même écrire quelques articles !

Comme celui-ci !

Désireuses de goûter un peu de fraîcheur et lasses d’attendre que tombe la pluie, parce qu’une amie nous avait vanté les mérites du site, parties le 3 au matin de notre sud, nous avons gagné dans la foulée Brive La Gaillarde pour aller grossir le nombre des visiteurs des ardoisières de Travassac, notre première visite.

Au 17e siècle les abords de Travassac n’étaient qu’une colline à peine boisée d’où émergeaient des zones rocheuses que les paysans eurent l’idée d’exploiter. Ces zones étaient en fait des filons ardoisiers, entrecoupés de veines de quartzite inexploitables qu’ils eurent soin de laisser en place se contentant de les transpercer pour rejoindre la veine d’ardoise suivante. Ces parois ou pans, au nombre de 6, ont donné leur nom au site : les Pans de Travassac.

Les « perces » qui facilitaient la circulation des ouvriers permettent aujourd’hui de déambuler au sein des ardoisières mais aussi offrent des points de vue vertigineux sur les gouffres, comme le fameux saut de la girafe, qui se sont formés petit à petit au fur et à mesure de l’extraction.

De nombreuses ardoisières existent de part le monde, cet univers ne nous est d’ailleurs pas totalement inconnu puisque nous sommes arrières petites filles d’ardoisiers, néanmoins les ardoisières de Travassac sont uniques en Europe et constituent avec une autre exploitation en Argentine les seules ardoisières à ciel ouvert du monde !

Tout au fond, le puits !

Il y a un sacré paquet de millénaires des sédiments argileux se sont déposés au fond des mers, ils se sont compactés sous l’incroyable pression exercée par les mouvements de l’écorce terrestre donnant naissance au feuilletage qui confère à sa particularité à l’ardoise. A Travassac comme en Argentine les sédiments compactés ont été soulevés verticalement, imposant une extraction à ciel ouvert qui a créé ces Pans verticaux qui à Travassac présentent des à pics de plus de 100 mètres aboutissant à des puits de 60 mètres de profondeur, l’ardoise matériau quasiment imperméable concentrant en certains endroits non comblés par les déchets provenant de l’extraction, les eaux d’écoulement.

De passerelles en volées d’escaliers, la visite permet de découvrir le métier d’ardoisier qui perdure toujours même si les effectifs se sont réduits de manière drastique, 200 ouvriers environ au début du XXe siècle, 4 aujourd’hui. Pourtant les ardoisières continuent de fournir un produit de première qualité et si se sont souvent les bâtiments d’exception, le Mont St Michel dernièrement, qui peuvent s’offrir une toiture en ardoise de Travassac, les sous produits comme le paillis, la pierre de construction restent à la portée de tous.

La visite se termine par une démonstration sur un chantier reconstitué à l’identique de ce qu’il était à l’heure de gloire des ardoisières. Les jeunes ouvriers qui encadrent les visites et travaillent sur le site savent partager leur enthousiasme pour ce métier difficile mais qui les rend riches d’un savoir-faire d’exception.

https://youtu.be/b-EwM4SLSQc

Petite aparté, une fois encore nous avons été impressionnées par la gaité de ces jeunes qui bien que manifestement cultivés ont choisi de s’épanouir dans un métier manuel plutôt que d’aller grossir le rang des surdiplômés sans emploi et blasés !

Envie d'y faire un tour, clic ! http://www.ardoisieresdecorreze.com/

A bientôt pour vous faire découvrir un autre site exceptionnel !

Do

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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 17:50

Isabelle vient de fêter ses 20 ans en famille et avec une bande de copains. La fiesta terminée, elle enfourche son scoot pour raccompagner sa meilleure copine.

Evidemment dans l’euphorie du moment aucune des 2 n’a pensé au casque.

Mais on n’a pas tous les jours 20 ans ?! Non ?

 

Tout à coup, une vision plombe l’ambiance, là, au giratoire, des CRS semblent tenir un meeting.

Elles sont cuites !

Arrêt, contrôle des papiers, les filles n’en mènent pas large d’autant que ces messieurs se sont légèrement écartés et que cela discutent sec.

Le cœur battant la chamade Isabelle les voit revenir vers elle et alors qu’elle s’est mentalement préparée au pire, un chœur s’élève :

« Joyeux anniversaire, re ! Joyeux anniversaire, re ! Joyeux anniversaire Isabelle, joyeux anniversaire ! »

Qui a dit que ces messieurs manquaient d’humour et de cœur !

Pas Isabelle en tout cas !

Do

 

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Published by Do Fredo - dans coups de coeur humour
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1 septembre 2017 5 01 /09 /septembre /2017 19:31

Une nouvelle toile, ma petite dernière, un nouvel article, les deux étonnamment liés !

Brüder, Huile sur Toile

 

Cette toile, intitulée « Brüder » est le support idéal pour vous parler de l’un des ouvrages que j’ai récemment dévoré, « La vie secrète des arbres » de Peter Wohlleben.

La Nature a toujours été pour moi ressourçante et si comme certains j’ai quelques connaissances en botanique, je vis aujourd’hui une balade en forêt de manière totalement différente, une immersion au sein d’une société organisée à l’identique d’une communauté humaine.

Que vous suggère une rangée de peupliers dont certains éléments sont déjà déplumés alors que d’autres arborent un houppier d’un vert insolent ?

Vous séchez ?

C’est assez simple. Nous avons juste à faire d’un côté à quelques écervelés qui tardent à rapatrier leur chlorophylle ne songeant qu’à se gaver de lumière pour engranger un maximum de calories et de l’autre à des timorés qui ont suicidé leurs feuilles pour ne pas avoir à souffrir de la précocité d’éventuelles tempêtes !

La forêt est peuplée d’individus qui pourraient parfois nous donner des leçons de savoir vivre. La coopération n’est pas un mot pris à la légère dans le milieu forestier. Les adultes protègent les plus jeunes leur offrant sciemment avec parcimonie la lumière nécessaire à leur croissance afin de laisser à leurs troncs le temps de forcir pour mieux résister aux dangers qui les guettent !

La Hêtraie près de la Tour de Mir

De la même manière un individu malade peut toujours compter sur ses congénères qui par les contacts établis par les racines vont l’abreuver en sucre et éléments nutritifs. C’est ainsi que grâce à la datation au carbone 14 il a été possible de prouver qu’une souche vieille de presque 500 ans survivait toujours avec l’aide de ses voisins.

La forêt grouille de vie, elle a même le plus extraordinaire réseau de transmission d’informations existant, un web végétal qui utilise les milliards de kilomètres des réseaux racinaires des champignons, alliés inconditionnels des arbres !

Des arbres qui ressentent des émotions, perçoivent le monde qui les entoure, s’alertent en décryptant une multitude de signaux que nous serions bien en peine de percevoir !

Aujourd’hui, rien qu’en regardant autour de nous, mettant à profit nos toutes nouvelles connaissances botaniques, nous sommes en mesure de deviner la vie passée d’un coin de montagne.

Ligne de crête du Col d'Ares au Puig Sec

Ainsi la ligne de crête qui mène du Col d’Ares au Puig Sec fut jadis déboisée par les charbonniers, les rejets multiples au niveau des souches en témoigne et si aujourd’hui la hêtraie regagne du terrain, elle le doit aux « pionniers », bouleaux, sorbiers des oiseleurs, qui affrontent les premiers les régions désertiques pour préparer le terrain à ces arbres de haute futaie qui dans quelques décennies nous accueillerons sous leurs ombrages.

Sur cette photo, tout y est, un timoré à rapatrié sa chlorophylle, quelques pionniers ouvrent la voie, comme leurs prédécesseurs l’ont fait avant eux, aux hêtres qui partent à l'assaut des flancs de la montagne !

 

Je finirai cet article avec quelques mots à propos de ma dernière toile.

J’aurais pu la nommer « frères », tout simplement, mais c’est « Brüder » qui s’est imposé à moi, ce qui est juste puisque c’est en Autriche où nous avons passé presque 1 mois cette année que j’en ai commencé les premières ébauches !

« Brüder » parce que la frontière entre tout ce qui vit est en fait infime, nous sommes tous un, frères en quelque sorte.

Do

 

 

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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 17:35

Constats de voyageuses

Italie, Autriche, Allemagne et pour le peu que nous ayons pu voir, Hongrie, les autoroutes sont bien aussi envahies de poids lourds qu’en France où l’on a tendance à vouloir nous faire croire que nous sommes les plus mauvais !

Nous avons réussi le tour de force de contourner Vienne sans voir autre chose qu’un mur de camions à notre droite et le mur anti-bruit sur notre gauche.


Autre constat, nous ne sommes pas vraiment à la traîne en matière de Bio. Pour sillonner le pays d’Est en Ouest et du Nord au Sud, il n’y a pas vraiment de lieux où l’on ne trouve pas une Biocoop ou similaire sans parler des grandes surfaces qui se mettent au Bio de plus en plus même si c’est purement commercial !

S’il n’y a rien à redire pour l’Italie, tout au moins les

régions traversées, qui est assez bien lotie, il faut dire que c’est un des pays qui a initié ce mouvement, par contre en Allemagne, en Autriche, il est assez problématique de se fournir en Bio. Les réseaux ne sont pas faciles à trouver sur le Net, pas plus que les produits disséminés dans les rayons des grandes surfaces de manière intimiste et aléatoire. Nous n’avons jamais trouvé quelle logique présidait au rangement !

 

Le Made in China aurait-il du plomb dans l’aile ? En Italie le « made in China » est remplacé fréquemment par le « Made in Italy ». Même en France nous trouvons de plus en plus de fringues arborant ce sigle ! Rassurant, non ?

 

Mais ce n’est pas tout, si vous avez une piscine (ou en fréquentez une), que vous avez besoin de « frite », ces longs trucs flottants très colorés et que vous privilégiez ce qui ne vient pas de chine, pas de problème. Le magasin Weldom en propose des « Made in Belgique ».

Rien de plus normal puisque nous parlons frite.


Autre découverte séduisantes. En Italie, toujours, le long de l’autoroute qui relie le Col du Montgenèvre à Turin puis Milan (peut-être ailleurs également), à la hauteur de certaines bretelles mais aussi n’importe où dès lors qu’il y a aux environs une agglomération d’une certaine importance, on trouve des aires desservant des gares routières à l’usage exclusif des cars de voyageurs. Dotées de passages souterrains permettant de relier les voies montante et descendante de l’autoroute et d’accès à des parkings de stationnement ordinaires ou de co-voiturage, ces aires permettent à toute personne, motorisée ou non, vivant hors des grands centres, lorsque les transports publics sont inaccessibles, de pouvoir vivre et se déplacer facilement.

 

En Italie, Autriche, Allemagne, Espagne même dans le plus petit camping les sanitaires sont spacieux, les installations sont pensées pour le confort des usagers. Plein de petites attentions leur sont destinées, le papier WC est à disposition, il est même possible de vider la cassette des WC chimiques sans être gazé, le tout moyennant des tarifs ni plus ni moins élevés que chez nous !

En prime les 3/4 du temps l’accès à la piscine municipale du coin est gratuit, les campeurs sont satisfaits, l’environnement et les réserves en eau préservées, économie rime avec écologie. Nous sommes globalement loin des installations sanitaires passablement minables des campings français même s’il y a des exceptions qui confirment la règle.


Il semblerait que les routes bordées d’arbres soit

l’apanage de la France. C’est en traversant la plaine du Rhin, après 4000 kilomètres sur les routes d’Italie, d’Autriche, d’Allemagne, que cette découverte nous a sauté aux yeux.

Ils n’ont jamais bénéficié du génie de Colbert, c’est une évidence !

Certes la médaille a son revers, aucun accident dû à un arbre qui aurait sauté sur la chaussée n’est à déplorer !


De la Bavière jusqu’en Forêt Noire et à la frontière française, il n’y a quasiment pas de giratoires, ces « rondelles », comme les nommaient un vieil ami, qui nous indisposent souvent. Les feux tricolores perdurent pas vraiment à notre avantage finalement. Bonjour les embouteillages !

Que ce soit en Allemagne, Autriche ou Italie, les ralentisseurs (gendarme couché, plateau traversant ou coussin berlinois) sont totalement absents et pourtant dans tous ces pays la vie du piéton est plus cool qu’en France ! Qu’on se le dise !


 

Pour en finir !

Après plus de 15 jours en immersion en pays germanophones, nous étions plutôt satisfaites de rentrer en France afin de pouvoir communiquer plus aisément. Pourtant à peine passée la frontière nous regrettions déjà de pouvoir comprendre les affichages, les remarques et autres manifestations linguistiques. Hôtels « Bellevue », « Chez Dudu », « place de l’apéro », prose poétiques des WC publics … tout manquait de charme. Les réflexions de ceux que nous croisions, du genre « j’t’le dis, c’est rien qu’un enculé », « tu vas la fermer ta gueule » (d’un père à son enfant), nous désolaient. Nous n’avions plus qu’un désir, être anonyme, dans la foulée au premier camping en territoire français où nous avons fait halte c’est l’espagnol qui m’est venu au mental ! Cela a coupé court à toute conversation !

 

Bonne nouvelle, la France n’a pas la palme des personnes en surpoids. A ce que nous avons pu voir en Allemagne et Autriche 1 personne sur 2, voir 2 sur 3 chez les séniors ont un problème de ce type. Nous avons croisé un nombre impressionnant de personnes en fauteuils roulants, avec des déambulateurs ou des cannes, pas vraiment âgées mais qui auraient sans doute gagné en mobilité avec quelques kilos en moins.

Ici comme là-bas le coupable n’avance même pas masqué, le sucre vous dis-je ! Des salons de thé, des glaciers à tous les coins de rue, des « Burger machin chouette » et « Mac do » partout, de la mal bouffe, des sodas disponibles à tout heure !

Do

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22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 20:21

Claude Rich nous a quitté, sa prestance, ses yeux pétillants, son sourire légèrement moqueur mais tellement séduisant, les rôles aussi divers que brillants qu’il a pu interpréter lui survivront et nous ré offrirons le plaisir de découvrir un homme qui aimait la belle langue !

 

La télévision française semblant avoir omis de lui rendre hommage en diffusant à la place des niaiseries qu’elle offre une des nombreuses productions où il s’est illustré, nous avons remédié à cette indélicatesse en nous projetant « Le Souper ».

Claude Rich et Claude Brasseur, Talleyrand et Fouché, nous régalent de dialogues ciselés, un cours d’histoire et de politique politicienne d’où j’ai isolé certaines phrases jubilatoires que je vous offre ici.

« Avec une bonne police, il ne peut y avoir qu’un bon gouvernement puisque personne n’ira dire qu’il est mauvais »

ou encore

« Un mécontent, c’est un pauvre qui réfléchit ! »

et pour finir, celle que je préfère

« On n’a qu’une parole, il faut donc la reprendre, surtout si on doit la redonner »

Merci Claude Rich

Do

 

 

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22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 16:46

Hé bien voilà, dimanche dernier, 16 juillet, pour la troisième fois, nous avons eu la chance d’assister à une prestation de Nemanja Radulovic. Eblouissante !

Nous ne sommes pas de ceux et celles qui suivent ce génie du violon de salle en salle, mais nous faisons tout de même de plus en plus de kilomètres pour aller l’applaudir : la première fois, c’était pour le concerto pour violon de Tchaïkovski à Girone, il y a un peu plus d’un an, à une heure de route de chez nous ; la seconde, pour un récital violon et piano avec Laure Favre Kahn, en Avignon fin 2016, à deux heures trente environ. Cette fois, une soirée consacrée à la famille Bach, Jean Sébastien et son fils Jean Chrétien, avec l’ensemble Double Sens, dans un petit village d’Ardèche, Sainte Agrève… Pas loin de cinq heures de route quand même ! Avec au bout du chemin, toujours le même éblouissement, le même enthousiasme, la même magie.

Et la prochaine fois ? Hors frontière, peut-être ! Nous rêvons de le voir interpréter le concerto pour violon de Beethoven. Alors oui, pourquoi pas Münich (comme il nous l’a dit à la fin du spectacle, sans certitude toutefois) Prague ou Vienne ?...

Nemanja et Double Sens, c’est le bonheur de jouer ensemble, communicatif et exaltant. Il y a tant de connivence entre eux, une telle complicité, une si parfaite harmonie que l’on se sent aussitôt transporté et débarrassé de tout tracas. Aucune déprime ne peut résister à ça, à moins d’avoir la musique classique en horreur, bien sûr. Mais c’est possible, ça ? Admettons…

Le violon de Nemanja est une expansion de son âme au service de l’Amour Universel. Il est vivant. Tout en nuances, en subtilité, de l’infinie douceur à la plus vigoureuse des attaques, il vous emporte dans son univers musical pour un voyage des plus ressourçants. On en revient heureux, en paix avec soi-même et avec les autres, le cœur gonflé d’amour.

Un voyage musical au pays de Nemanja Radulovic et de Double Sens nettoie l’aura et la nourrit. Alors, quoi de plus essentiel au fond ?

 

Merci Nemanja, vous méritez bien cette décoration de chevalier des arts et des lettres qui vous a été remise à la fin de ce superbe concert dans le décor rustique de la Grange de Clavière. Merci aussi à tous les musiciens de l’ensemble Double Sens.

Bravo et merci.

Frédérique

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11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 16:16

Le Salzkammergut recèle une myriade de lacs, tous plus beaux les uns que les autres, ayant choisi de privilégier  en toute circonstance la nouveauté, nous commençons par découvrir les rives de l’Attersee où nous mettons nos pas dans ceux de Klimt.

Tous ses tableaux paysagistes sont nés ici, les lieux ont bien changé mais certains monuments, les points de vue restent identifiables et si dans ses paysages, le vivant est presque toujours absent, aujourd’hui de petits insectes semblent prendre plaisir à venir animer les reproductions de tableaux présentées autour du lac, une revanche ?

Pleines d’enthousiasme, nous gagnons Bad Ischl pour arpenter sous le cagnard la Kaiser-villa, retrouvant pour un temps Sissi et découvrant une de ses passions, la photographie.

Installé dans ce qui fut le salon de thé de l’impératrice, la villa est dotée d’une terrasse entièrement ombragée d’une tonnelle particulièrement sympathique, nous refusons cependant de payer un supplément pour le visiter, nous nous contenterons d’avoir dû payer pour une visite du parc en partie inaccessible, des zones sont interdites au public après les tempêtes de 2016. Nous traînons un peu dans la ville qui ne casse pas 3 pattes à un canard et filons sur le Wolfgangsee pour y tremper !

La baignade est délicieuse, il faut juste arriver à maîtriser la mise à l’eau, le fond du lac étant tapissé de cailloux irréguliers et glissants mais après, ce n’est que du bonheur ! Là aussi tout est permis et nous profitons sans le savoir de notre dernier bain en toute liberté, 2 jours plus tard, à Gérardmer, ce sera une autre histoire. Quasiment tout le pourtour du lac est interdit à la baignade qui doit se cantonner globalement aux plages payantes. Les périodes de bain sont, qui plus est, définies par la municipalité, juillet et août, parfois en juin et mai ! Tout contrevenant est passible d’une amende.

Pourtant les rives sont peu construites et les fonds de faible profondeur et sableux mais priorité est donnée aux loueurs d’embarcations qui doivent pouvoir évoluer sans contrainte ! Nous avons pu constater pourtant notamment sur le Wolfgangsee où le trafic maritime est intense que cela n’affole personne dès lors que chacun reste dans la partie qui lui est impartie !

Qu’à cela ne tienne, à la moitié du tour du lac de Gérardmer, bien que sans maillot, nous avons craqué et étrenné au sortir de ce bain, d’autant plus exquis qu’il était interdit, les superbes peignoirs (dégriffés) achetés au magasin d’usine Linvosges laissant d’autres baigneurs bravés à notre suite les interdits !

Voilà, nous étions presque à la fin de notre séjour, n’ayant plus sous le coude qu’une seule découverte sur notre route, les Salines Royales d’Arc-et-Senans. Certes cela pourrait faire l’objet d’un article mais comme nous avons un peu l’impression d’écrire sans susciter un quelconque intérêt, je crois que nous ne vous dirons rien de ce superbe site ! Na !

ExpoTintin à Arc-et-Senans, nous y retrouvons notre "Milou"

Do

 

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Présentation

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  • : Nous sommes deux soeurs... L'une peint, l'autre écrit. Nous avons envie de partager nos vécus, nos ressentis, nos expériences; de témoigner... Nous aimons par dessus tout la nature, notre plus grande source d'énergie... Sur ce blog, nous vous présenterons des peintures, des livres, mais aussi des photos de nos voyages, de nos randonnées, des récits... Nous tenterons enfin de vous entraîner dans la grande aventure de notre vie: notre cheminement spirituel vers l'Amour et la Lumière.
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