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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 20:32

Il y a déjà un certain temps que je ne doute plus de l’impact que peuvent avoir nos pensées (même non exprimées), que je connais le pouvoir créateur qui est le nôtre.

Les mots ont en eux une force que l’on est bien loin de savoir mesurer. Juste un exemple et pardon à ceux à qui je l’ai déjà raconté !

Je commence toujours la journée, après un moment de recentrage et de méditation, par demander le meilleur pour moi et même pour vous puisque j’inclus dans cette demande : mes amis, mes relations, ma famille, notre Terre et tout ce qui est, dans tous les règnes, dans tous les éléments !

Je demande également le meilleur pour mes diverses entreprises, entrant dans le détail si je m’apprête à réaliser quelque chose de particulier. C’est en cette occasion que j’ai fait l’expérience de la force des mots et de la pensée.

Alors que nous nous apprêtions à partir en voyage et que nous redoutions de mauvaises conditions climatiques, j’ai demandé un « voyage d’enfer » ! Dans ma tête cette expression signifiait un voyage placé sous le signe du beau temps. Nous avions un bon tronçon de route à faire en altitude et redoutions de nous retrouver bloquer par la neige ! Nous avions à peine quitté la maison que nous étions dans un brouillard à couper au couteau ce qui n’arrive quasiment jamais par chez nous, en tout cas pas après une forte tramontane. Des bouchons incroyables nous ont ensuite bloquées dans notre progression, du jamais vu sur cette portion d’autoroute. Un festival d’accidents et de déviations mal balisées, de contrôles routiers !

En débouchant sur la A75 j’ai d’un coup réalisé que l’on nous servait ce que j’avais demandé, une route d’enfer à coup sûr ! Instantanément j’ai corrigé demandant que les conditions de circulations soient les meilleures possibles et que nous puissions rallier notre but facilement, visualisant les passages les plus délicats baignés de soleil. Quelques minutes plus tard nous passions la seconde, la troisième et hop, 3 heures plus tard nous avions refait notre retard !

« Avec nos pensées, nous créons le Monde ».

Ce n’est pas de moi mais de Bouddha !

Toutes les pensées que nous avons voyagent vers un point qui est défini par la nature de cette même pensée. Qu’elles atteignent leur but ou non, elles nous reviennent, amplifiées ou non. Il nous faut donc absolument apprendre à maîtriser nos pensées.

Autant dire que lorsque ce matin j’ai découvert en prenant la température du Monde sur les sites d’informations qu’un clip simulant une attaque des États Unis par la Corée du Nord était en ligne, j’en suis restée atterrée !

Alors que devrions nous centrer sur la Paix, rechercher en nous ce que nous voulons vraiment vivre et, à défaut de le mettre en œuvre, le visualiser avec le plus d’intensité possible, choisissant avec précision notre vocabulaire, c’est tout le contraire qui nous est proposé.

Il y a maintenant pas mal de choses que j’ai comprises.

Il n’est pas égoïste de s’aimer, c’est juste la clé pour pouvoir aimer l’autre et reconnaître en lui ce que nous sommes, en concevoir de l’indulgence.

S’aimer soi nous conduit à savoir se montrer bienveillant. Cela attire la bienveillance et amène à se sentir en confiance. Être confiant, c’est être en Paix.

Nous vivons actuellement des moments déstabilisants, que ce soit en politique intérieure ou en politique internationale et si je n‘ai pas l’intention de vous donner des conseils, pourquoi le ferais-je ?, je veux juste vous donner quelques pistes de réflexion. Il y a quelques jours les médias faisaient la une avec un attentat possible au moment de la présidentielle, apparemment cela est devenu réalité !

Alors j’aimerais vous proposer un exercice de visualisation auquel je me livre chaque matin. J’imagine que chacune de mes expirations envoie dans la pièce où je suis une énergie d’amour qui est en moi, à cette énergie se mêle la Paix qui m’habite. Puis c’est une double flamme blanche et brillante comme le cristal qui vibrent la joie d’être, de pouvoir exprimer le meilleur. Ces énergies s'expansent autour de moi et petit à petit atteignent les personnes que je côtoie et auxquelles je pense. A leur tour baignées par ces énergies, elles les rayonnent autour d’elles. Une grande vague de Paix, de Joie et d’Amour déferle sur tout ce qui est !

Il n’y a plus de peur juste la confiance et la certitude que les autres ont les mêmes aspirations que moi. Pourquoi en serait-il autrement.

Essayez, vous verrez ! C’est notre corps entier qui vibre, on a l’impression de ne plus avoir de limites, d’être fondu dans un « tout ». On est bien, en paix avec soi. Et si chacun a le même ressenti pourquoi ne pas imaginer que le meilleur est à venir ?

Et surtout, un conseil, choisissez votre vocabulaire, QUE DU POSITIF !

Do

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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 13:17

Quittant La Horta nous gagnons d’une traite la ville de Morella traversant des paysages très divers et d’une grande sauvagerie, notamment peu avant notre arrivée, au « col de Torre Miró ». A noter que ce col qui atteint les 1204 mètres voisine à très peu de distance le « Puerto de Torremiro » qui lui affiche 1259 mètres ! Manque total d’imagination ou absence de réflexion que de les avoir nommés à l’identique, puerto signifiant col ?!
Ni l’un, ni l’autre, l’appellation d’origine « puerto » est restée attribuée au passage situé sur l’ancienne N232 tandis que celle de « col » a été donnée au point culminant atteint par la nouvelle Via 232, ces 2 routes ne desservant plus, depuis les travaux de rénovation du circuit routier, les mêmes vallées.

Habité dès la préhistoire, Morella est considéré comme l’un des tous premiers villages d’Espagne. Celtes, grecs, romains, vandales, wisigoths, berbères, arabes ...son passé est illustre d’autant que la ville connut les guerres napoléoniennes, carlistes et bien sûr la guerre civile. Encore ceinturée de ses murailles et accroché à un piton rocheux, Morella possède toujours ses 7 portes et 10 tours. Son nom vient de « Mor » montagne, une montagne dont les veines de calcaire et d’argile ont la propriété de stocker l’eau. Une bénédiction qui a permis aux assiégés du château de résister à de nombreux reprises. Visiter ce dernier relève de l’exploit sportif surtout lorsque la chaleur est intense. Cela grimpe dur mais diverses curiosités permettent de reprendre le souffle en déambulant dans les rues de la ville comme ce curieux cadran solaire d'une rigueur exemplaire !

Et puis pas d’angoisse, les nombreux restos, cafés de la calle Major entièrement bordée de porches couverts proposent de quoi requinquer le touriste harassé. Une délicieuse rasade de chocolate a la Taza ne se refuse pas.

Le château a subi de nombreuses modifications au fil des siècles mais les éléments architecturaux se sont toujours étagés sur 3 niveaux. La place d’armes située au sommet offre un panorama à 360° et permet d’apercevoir des tronçons de l’aqueduc qui alimenta pendant des siècles la ville en eau.

Ayant préféré commencer par le plus dur, notre visite s’est terminée par le couvent San Francesc qui fait partie intégrante du château. Le cloître est beau mais le clou est sans doute la fresque qui orne ce qui était la salle De Profundis : la danse de la mort ! On y voit un squelette tirer une flèche dans l’Arbre de Vie. Tout un symbole !

Revenus aux camions stationnés près de l’acqueduc, nous tentons en vain de joindre au téléphone le camping repéré sur le Delta de l’Ebre où nous comptions faire étape pour échapper au froid mordant de la nuit. Si la température grimpe jusqu’à 30 le jour, nous n’avions qu’un petit 5, ce matin. Sans chauffage, c’est juste !

Le téléphone sonnant dans le vide, nous nous en remettons donc au hasard et filons tester l’aire de camping-car de Morella, idéalement située face à la ville. Un panorama 5 étoiles qui a pris toute sa mesure la nuit tombée !

Que demander de plus, eau, vidange et stationnement gratuits et la nuit fut bien moins froide malgré l’altitude ! Elle est pas belle la vie ?

Do

 

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 17:44

Samedi 8 avril

Quittant Arnès (nous allons y revenir à coup sûr), nous filons au milieu d’un paysage grandiose vers un site dont je rêve depuis que je suis plongée dans les préparatifs du voyage, le sanctuaire de la Fontcalda !

Nous dépassons la petite ville de L'Horta de San Joan où nous ferons halte après notre découverte matinal de la Via Verde qui traverse la région de la Terra Alta. Nous gagnons sans encombre malgré l’étroitesse et la sinuosité de la route l’ancienne gare de Prat del Compte située à 4 kilomètres du village.

Depuis quelques mois nous envisageons de faire à vélo la Via Verde du Val de Zafàr soit 50 kilomètres, 41 tunnels, un bon nombre de viaducs. Aujourd’hui nous sommes en quelque sorte en repérage ! Nantis d’un topo récupéré au camping d’Arnès la Fontcalda et la Via Verde sont à portée de rêve !

Depuis 1973 la ligne de chemin de fer reliant La Puebla de Hijar dans la province de Teruel à Tortosa n’est plus opérationnelle si tant est qu’elle ait vraiment eu une grande utilité. Elle fait aujourd’hui le bonheur des cyclistes, des randonneurs et des cavaliers leur offrant le plaisir de pratiquer leur sport préféré dans le décor grandiose de la Sierra de Pàndols et du Parque dels Ports avait en prime la découverte de monuments exceptionnels, comme le sanctuaire de la Fontcalda et son décor de gorges vertigineuses.

En 1863 les premiers travaux pour relier la province de Teruel à San Carlos de la Rapita dans le Delta de l’Ebre débutèrent. Le projet ne faisait pas vraiment l’unanimité mais la peur de voir le pays envahi par le Nord, en clair par les français, fut un élément décisif. Il faut dire que Napoléon a laissé un assez mauvais souvenir ! La ligne de chemin de fer offrait l’avantage de faciliter le ravitaillement de troupes que l’on imaginait cantonnées sur la rive sud de l’Ebre, barrière naturelle sensée contenir l’adversaire !

Le premier tronçon fut inauguré en 1895, 32 kilomètres en 32 ans ! Il fallut attendre 1942 pour que la ligne rallie Tortosa (elle n’a jamais atteint son but initial) et encore doit on à la guerre civile d’avoir fait accéléré le mouvement. Outre le fait que la voie ferrée avait un rôle logistique lors de la guerre de l’Ebre, elle fut réalisée par les prisonniers républicains, une main d’œuvre à bon marché sous la férule de Franco ?!

Appelé le Sarmentero, la ligne traverse une zone essentiellement agricole et plus spécialement viticole d’où son nom. La voie ferrée ne fonctionna à plein que 31 ans. En 1973 un effondrement dans un tunnel entre Pinell de Brai et Prat de Compte signa sa fermeture définitive. Cela je ne le savais pas mais c’est pile poil le bout que nous avons emprunté !

La petit balade que nous faisons ce samedi a le mérite de faire découvrir une grande variété de paysages sur une petite superficie. Tout commence avec une ancienne zone agricole plantée d’oliviers centenaires « El Camp d’oliveres » revenue partiellement à l’état sauvage. Transformée en aire d’interprétation du Vall de la Jepa, le chemin se fraie un passage entre de vieux oliviers encore entretenus, des champs de lavande puis des friches où les chênes verts, les lentisques et les pins ont colonisé l’oliveraie abandonnée.

Depuis notre départ de Tarragone la luminosité est exceptionnelle. Tout pétille, c’est un festival de lumière. Toutes les teintes d’ocres que j’aime tant sont représentées.

Le sentier descend progressivement vers la rivière pour finalement nous réserver une assez « désagréable » surprise. Si le chemin continue sur l’autre rive, pour gagner la Fontcalda il faut se déchausser, il n’y a pas de pont !

Pas de doute la Fontcalda n’est pas en amont des gorges, l’eau est froide et les galets un brin glissants ! Endavant !

Heureusement que l’échappée de lumière dans les gorges nous invite à ne pas tergiverser. Passé ce petit désagrément le reste du parcours dans les « Estrets » taillés par la rivière Canaletes et empruntant escaliers, passerelles au-dessus de superbes marmites de géants est splendide tout comme la vue soudain dégagée sur la coupole de l’Église émergeant de la verdure. A ce propos je me suis avalée sans état d’âme les quelques passages en surplomb, comme quoi il est toujours possible de s’améliorer !

Nous trouvons sans problème les sources d’eau chaude mais si nous avons bien nos maillots, nous nous dégonflons préférant faire un petit coup de balançoire. Certes l’eau est à 28° à la source ! Une fois mêlée à l’eau de la rivière on ne doit pas vraiment dépasser les 18°, et encore !

Empruntant enfin la Via Verde et ses 2 tunnels nous regagnons nos fourgons et filons sur L’Horta de Sant Joan, le Ptibus toujours en tête de convoi !


L’Horta de Sant Joan, l’une des villes les plus anciennes d’Espagne s’est développée sur les ruines d’une ancienne cité ibère implantée jadis au sommet de la colline au pied de laquelle coule la rivière Algars. La région plantée en vigne, amandiers, oliviers est dominée par les reliefs tourmentés du Parc Naturel dels Ports. En arrivant d'Arnès, quelques kilomètres en amont, la ville rappelle St Paul de Vence. Allez savoir si ce n’est pas le souvenir de L’Horta où il connut ses premiers émois artistiques qui guida Picasso bien des années plus tard jusqu’à St Paul ?

Accueilli chez son ami Manuel Pallarès alors qu’il était rejeté de sa famille et malade, Picasso y séjourna une année puis y revint régulièrement seul ou accompagné avec toujours un grand bonheur. Aujourd’hui, l’Hôpital des Templiers accueille une exposition permanente de ses premières œuvres. Huiles sur carton, nombreux dessins, études et plus original, des têtes de carnaval qui ne sont pas sans rappeler des personnalités contemporaines de l’artiste.

Les 2 premiers niveaux sont passionnants, il savait dessiner et peindre le bougre !

Par contre les premières œuvres cubistes exposées au dernier niveau nous ont laissés de marbre !

Nous grimpons ensuite vers le centre historique et après avoir admiré la très belle place à portiques et les remarquables édifices renaissance qui la surplombent nous filons nous restaurer. C’est largement l’heure espagnole et il nous reste encore une visite à mener à bien, celle de Morella dans la Communauté Valencienne !

Quant à savoir où nous allons dormir, mystère !

Do

 

 

 

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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 20:07
Mardi
Si bon nombre de monuments antiques ont disparu, on ne boude pas son plaisir en s’abandonnant à la joie de déambuler dans cette cité particulièrement séduisante qui a mis tout en œuvre pour satisfaire les visiteurs à commencer par les tarifs de visite des monuments. Comme partout en Espagne ils sont peu onéreux et les « jubilados » (entendez par là « seniors ») ont même droit à des réductions, ce qui mérite d’être signalé car en France si la gratuité est souvent totale pour les jeunes jusqu’à 28 ans, les « vieux » paient plein pot ! Cerise sur le gâteau des entrées combinées sont proposées, 3,65€ pour visiter 4 monuments, un cadeau dont on bénéficie sur demande dans n’importe quel site.

 

Commencer la visite par le cirque romain n’est pas une mauvaise idée, cela permet d’organiser la découverte de Tarragone de manière à pouvoir se poser dans l’un des restaurants de la place du Forum à mi journée du parcours. Le Cirque fait partie des mieux conservés d’Occident même si sa structure est partiellement enterrée sous de vieux édifices du XIXe siècle. L’entrée se fait par l’ancienne muraille romaine. Remaniée au Moyen Âge elle permet d’accéder à un tronçon de gradins par l’un des monumentaux escaliers d’accès des spectateurs puis à la Tour des Monges, construction médiévale intégrée des siècles plus tard à la muraille médiévale. Les anciens couloirs qui desservaient les différentes parties du cirque, les salles où s’entassaient les animaux, les esclaves, le matériel sont partiellement visitables nous offrant une balade sous la ville qui au fil des siècles s’est construite sur les ruines du monde antique.

Un réseau souterrain qui ne cesse de s’agrandir aux hasard des travaux de réhabilitation de la ville et qui relie les sites entre eux. Pour preuve parti du Cirque romain c’est du Prétoire ou « château du Roi » que l’on ressort sur ce qui fut l’un des anciens forums romains.

 

Si vous suivez notre itinéraire, un conseil, ! Avant de songer à vous restaurer allez découvrir la chapelle Sant Pau juste derrière la cathédrale. Certes elle n’a rien de romain mais elle permet de comprendre ce que fut la vie des premiers chrétiens sous la domination de l’empire romain grâce à une vidéo très bien documentée, seul bémol peut-être ce n’est qu’en Catalan, Castillan ou Anglais !
 
Situé à l’intérieur du cloître du Séminaire, ce tout petit édifice de base rectangulaire pourvu de colonnes extérieures et à la décoration très austère tranche avec l’architecture baroque du séminaire sans choquer, sans doute du fait de la mise en scène du lieu plutôt moderniste ! J’aime bien !
De Sant Pau vous aurez ensuite le loisir de goûter une pause avant d’avaler le circuit des Murailles. Commencées au IIe siècle av. JC, 1100m en ont été conservés sur les 3500m initiaux.
 
La partie la plus intéressante peut être visitée sur le Parcours Archéologique. Différents pans de mur parfaitement conservés faits de blocs mégalithiques, deux des six poternes et une porte d’accès au trafic roulant sont encore visibles sans parler des nombreux bâtiments qui la bordent. Et comme partout sur les sites espagnols un espace didactique a été aménagé pour répondre à toutes nos questions, même à celles que l’on ne se pose pas !
A ce stade de la journée le billet groupé est déjà rentabilisé et il reste à gagner le forum local en repérant au passage l’une des nombreuses terrasses qui bordent la Rambla Nova ou la Place Corsini pour revenir y déguster par exemple un « chocolate à la taza » avant de partir à la découverte du dernier site romain, l’amphithéâtre.
 
Destiné aux spectacles de luttes des bêtes sauvages, des gladiateurs et d’exécutions publiques il fut construit au début du IIe siècle après JC et conserve une partie des gradins taillés dans la roche. C’est ici qu’en 259, Saint Fructueux et ses diacres y furent brûlés vif. En leur mémoire une basilique wisigothique fut édifiée au début du VIe siècle puis sur ses ruines l’église médiévale de Santa Maria del Miracle. Aujourd'hui une école porte ce nom !
 
Voilà, mission accomplie ! Les autres sites sont hors la ville et demain est un autre jour !
Une petite halte sous les bigaradiers en fleurs qui arborent les rues en attendant le bus et la journée de demain commence à se dessiner !
Mercredi
Départ avec le Ptibus pour la Villa romaine de Centcelles située sur le territoire municipal de Constantí à quelques kilomètres de Tarragone. Elle aurait été occupée s le IIe siècle avant JC. et a connu une vie riche jusqu’à la fin de l’époque romaine dans un environnement sans doute plus bucolique qu’aujourd’hui. Entre les cheminées d’usine, l’autoroute et autres vias, on pourrait rêver mieux. Pourtant la magie opère !
Les ruines actuellement visibles datent probablement du IVe siècle. Une des deux salles conserve son toit en coupole et de magnifiques mosaïques d’une qualité et d’une valeur exceptionnelle la décorent attestant de l’implantation du christianisme dans la Rome antique.
 
Des restes des thermes de la villa sont également conservés et là aussi un espace didactique est aménagé permettant de comprendre comment réaliser une toiture, une voûte en plein cintre ou une mosaïque.
Avant de regagner notre port d’attache nous gagnons « Le Pont du Diable » ou Aqueduc des Ferreres, l’un des deux aqueducs construits en vue d’approvisionner la ville en eau. Le tronçon conservé constitue un pont d’environ 217 m de long et 26 m de hauteur maximale au-dessus d’un ravin que Frédo a franchi dignement ! Construit au moyen de grandes pierres de taille assemblées sans mortier, il forme une double ligne d’arches qui enjambe un vallon asséché.
 
Tentés par d’autres horizons, nous avons terminé notre troisième journée Tarraconaise par une belle randonnée sur le GR qui nous a menés jusqu’à la Tour de la Mora. Datant du XVIe siècle, cette tour fut construite par la cité de Tamarit pour protéger le littoral des incursions des pirates maures.
 
Ayant perdu et retrouvé notre chemin un sacré nombre de fois, nous avons terminé cette virée à la limite Est de la « Platja Llarga », là où commence la côte rocheuse et où de curieuses saignées dans une roche truffée de coquillages fossiles laisse accroire que le trait littoral a reculé (c’est une certitude d’ailleurs, au moins sur Rosas et L’Escala) et que jadis une carrière se existait là.
A bientôt.
Do
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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 16:23

Nous voici de retour d'une escapade très ensoleillée sur la région de Tarragone. Un enchantement !

Si un voyage clé en mains vous tente, voici en quelques articles ce que fut cette semaine entre Catalogne, Aragon et Communauté Valencienne. Deux options au choix depuis Perpignan pour rallier Tarragone, autoroute ou nationale et autovia.  Plus longue mais gratuite la seconde option nous a permis de découvrir en chemin une petite ville tout à fait remarquable, Hostalric. La ville a pris naissance autour d’une auberge sur la route reliant Perpignan à Barcelone. Dominée par une forteresse datant de 1145, perchée sur un escarpement basaltique elle est encore ceinturée d’une bonne partie de ses remparts. Hostalric a résisté au temps, aux guerres d’Indépendance, à Napoléon et est aujourd’hui connue pour son patrimoine architecturale et la fête des géants !

Autre bonus avec cette option, la découverte de 2 vestiges romains sur ce qui fut la via Augusta menant à Tarragone. Les approcher n’est pas chose aisée, l’Arc de Béra se trouve au beau milieu d’un giratoire, mieux vaut donc oublier et se contenter du plaisir des yeux ! Par contre, pour la Tour des Scipions avec un poil de goût du risque et le sens de l’orientation il est possible l’atteindre.

Tarragone n’est alors qu’à une encablure et c’est émerveillement.

Un village ibérique existait déjà lorsque Tarragone entre dans l’histoire sous l’impulsion de l’Empire romain en 218 av. J.-C. La simple garnison finira par devenir, la principale base militaire de l’Hispanie. Au IIe siècle av. J.-C., la ville est déjà structurée, une première muraille est construite ainsi qu’un important réseau de rues. Par la suite Jules César lui attribue le titre de colonie aux environs de 45 av. J.-C puis c’est au tour de l’empereur Auguste d’y gouverner l’Empire pour la première fois hors de Rome. « Tarraco » est alors dotée d’un important réseau routier, réseau que suivent actuellement les différentes routes qui, passant par Tarragone, desservent l’Espagne. Entre les Ier et IIe siècles ap. J.C la ville devient la plus grande des capitales de l'empire romain après Rome. Aujourd’hui c'est avec Mérida la ville du monde romain la plus riche en vestiges archéologiques, après Rome évidemment. Un casse-tête pour les urbanistes qui ne peuvent envisager le moindre chantier sans tomber sur de vieilles pierres !

Visiter Tarragone est un superbe « retour vers le passé » et une journée suffit à peine pour visiter les principaux monuments antiques de la ville.

La ville qui reçut la visite d’Hadrien au IIe siècle ap. JC s’honore d’autres visiteurs prestigieux dont Paul de Tarse, le célébrissime Saint Paul qui a vraiment « roulé sa bosse » (toutes mes confuses pour cette familiarité, mais il sait que je l’aime bien ) dans tout le pourtours méditerranéen, une communauté chrétienne s’étant très vite développée dans la ville, Tarragone est riche d’un patrimoine religieux exceptionnel.

Tarragone romaine, chrétienne mais aussi Tarragone moderniste, Gaudi entre autre y a laissé son empreinte !

Une ville aux multiples visages qui vous l’avez compris retient le visiteur plusieurs jours. Par bonheur, les monuments sont assez proches les uns des autres, tous styles confondus, et si vous décidez comme nous de ne vous consacrer qu’à une période vous arriverez à avoir un aperçu de ce qui vous y retiendra une autre fois !

Do

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 20:32

Lors de notre dernière virée début mars nous avions mis à notre programme la découverte d’Angoulême avec comme fil conducteur, cela s’imposait, la BD.

L’office du tourisme édite de nombreux documents détaillant les différents peintures murales, tout ce qu’il faut pour organiser une visite originale de la ville.

 

Garé au bord de la Charente, non loin des anciennes papeteries qui firent la renommée d’Angoulême, le vélin d’Angoulême, ça vous parle ?, c’est d’un pas hardi qu’il faut grimper les jardins qui cascadent au pied des remparts car Angoulême est majoritairement une ville perchée !

Notre premier mur peint est l’oeuvre de Marc Antoine Mathieu.

Elle s’intitule « Réalité, sortie de secours ».

Un trompe l’œil saisissant en 6 images.

On a vraiment l’impression que le mur se désintègre sous nos yeux.

Square St André, les « Mémoires du XX e siècle » de Yslaire sont une étape avant l’Hôtel de Ville renaissance.

Nous nous baladons le nez en l’air pour découvrir « le Baron Noir » de Got et Petillon.

Evidemment il nous fallait trouver Gaston et son gaffophone !

Ne pas louper Lucky Luke et Joly Jumper.

Il y en a partout, dans les endroits les plus improbables, des œuvres d’artistes connus comme les « sales Mioches » de Berlion et Corbeyran.

Mais d’obscures artistes ont habillé des portes,

des transformateurs électriques leur donnant une dignité inattendue.

Ne boudez pas votre plaisir, cela vaut vraiment le coup !

Do

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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 20:03

Le monde va beaucoup mieux

que vous ne le croyez !

Jacques Lecomte

Editions Les Arènes

Jacques Lecomte n’est pas un doux rêveur perché ; pour étayer son propos il a compilé des données d’organismes tels que l’ONU, l’OMS, l’Unicef ou la Banque Mondiale et toutes les études vont dans le même sens. Il y a de sérieuses raisons d’espérer, en tout cas des motifs de ne pas s’attrister. L’Humanité a réalisé des progrès inespérés.

Certes tout n’est pas rose mais des processus que l’on croyait irréversibles ont été stoppés. Le trou dans la couche d’ozone a commencé à se résorber et si des famines continuent de décimer certaines populations, l’extrême pauvreté est en régression.

Son propos vise à nous interpeller nous alertant sur le rôle des médias principalement animés par le réel souci de privilégier les mauvaises nouvelles occultant volontairement ce qui pourrait générer de l’optimiste.

Si une catastrophe peut avoir un effet boostant lorsqu’elle reste un cas isolé, les avalanches médiatiques de mauvaises nouvelles ont un effet anesthésiant nous renvoyant à notre impuissance. Or la force de l’individu réside en sa capacité à se fédérer pour tenter d’agir. Anesthésié par le négatif chacun se replie sur soi se défiant de l’autre. Le désespoir s’installe ouvrant le champ libre aux manipulateurs (pouvoirs politiques ou religieux ou autre !) qui ont tôt fait de se poser en sauveurs ! Nombreux sont ceux qui ont compris qu’en isolant les individus, en les amenant à se jalouser par la création de disparités, par la manipulation de l’information, ils annihilaient toute résistance, tout espoir. La littérature, le cinéma, le monde du spectacle se sont engouffrés dans la brèche pour formater le goût du public qui pourtant si l’opportunité lui en est donnée plébiscite ce qui est porteur d’espoir.

L’optiréalisme se fonde sur une autre démarche : la psychologie positive.

Informer en ne privilégiant ni le sensationnel ou le laid et encore moins le négatif.

Eduquer en opposant la coopération et la solidarité à la compétition.

Si Jacques Lecomte est l’inventeur de l’optiréalisme d’autres se sont déjà engagées dans cette attitude car il est intéressant de constater que lorsque quelque chose vibre juste, dans différentes sphères pourtant éloignées les unes des autres émergent les mêmes idées comme des découvertes synchrones ou l’évolution simultanée d’espèces pourtant éloignées géographiquement ! Ceci n’a rien en soi d’étrange puisque tout est une question d’ondes et plus précisément de physique quantique.

Alors n’ayons pas peur de paraître dégénéré et continuons à traquer ce qui est source de beauté, ce qui est porteur d’espoir. La fréquence de ce ressenti vibrera au fin fond de l’univers pour en revenir amplifié.

Il y a quelques jours, nous avons, enfin !, réussi à voir le film « Moi, Daniel Blake ». Ce film est vraiment excellent, plein d’émotions. Les héros sont pauvres mais grands, la société les enfonce à plaisir. « Il y a plus d’humanité dans œil d’un chien qui remue la queue que … » vous connaissez la suite ?! Dans ce film la solidarité joue à plein, ils s’entraident, se réchauffent dans un univers kafkaïen et le spectateur se dit que tout est possible. On se plaît à espérer et vlan !

La faucheuse s’invite dans la distribution !

Nous sommes restées scotchées devant l’écran, qu’est-ce que cela aurait changé de faire finir le film sur une légère touche d’optimiste. Une bonne vieille crise cardiaque certes, mais dont il réchapperait pour leur laisser le temps de croire que le meilleur est à venir ! Après tout dans la réalité tous les accidents cardio-vasculaires ne sont pas mortels !

Une touche d’optimiste dans un nuage de réalisme, est-ce trop demander ?

Do

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 08:10

Il y a quelque temps, tout à mon grand ménage y compris au sein de nos photographies, j’ai sélectionné les photos qui me parlaient le plus au coeur décidée à vous présenter au travers un petit film ce Pays Catalan que nous parcourons depuis 1968 !

 

Pays de cocagne, régal pour les yeux et l’âme, nous y avons nos coins de paradis.

La Balmette près des Bouillouses, l’Ermitage St Guillem de Combret en Vallespir, Prats Balaguer en Conflent, les Caranques de Laroque des Albères ... nous y accourons régulièrement pour nous y ressourcer, nous régaler le corps et l’esprit avec toujours la même émotion !

Si vous connaissez bien les Pyrénées Orientales, vous remarquerez que certains « intrus » se sont invités, Puilhaurens Lapradelle, Leucate, Bugarach … il aurait été dommage de rester confiner aux limites géographiques du département !

Pour le plaisir des yeux, nous vous offrons ce film illustré musicalement par Jordi Barre, Charles Trenet et de sardanes dont la Santa Espina, hymne des catalans ! Installez-vous confortablement, respirez, c'est si beau et bon !

https://youtu.be/VvmFRvSu9iw

Dominique et Frédérique

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 17:28

L’Hermione est une superbe frégate qui dût une première fois sa célébrité au non moins célêbre Gilbert De La Fayette. Si son soutien aux nordistes américains connut le succès que l’on sait, l’action ne visait en fait qu’à ébranler la suprématie anglaise. La guerre d’Indépendance ne fut qu’un faux prétexte né de ces vieilles rancœurs qui s’exaspéraient entre la France et la perfide Albion. Revenue toute auréolée de victoire en France, elle coula bêtement au large du Croisic le 20 septembre 1793 à cause d’une erreur d’appréciation du pilote embarqué pour négocier la passe !

Si l’épave ne put jamais être renflouée, l’Hermione a retrouvé une seconde vie et son ancre d’une tonne et demi lui fut rendu en 2005 au terme d’une campagne de fouilles.

 

Un peu plus de 200 ans après sa triste fin, l’idée folle de lui redonner vie a germé dans la tête de passionnés et 17 ans plus tard elle reprenait la mer sur les traces de La Fayette.

65 mètres de long, 3 mâts dont un de plus de 54 mètres, 26 canons, l’Hermione est une frégate de « 12 », référence aux boulets de 12 livres que tiraient ses canons.

Nous l’avions manquée de peu lors de notre précédente venue à Rochefort, cette fois elle nous attendait et sa visite nous a permis de passer un très agréable après-midi en compagnie d’une petite dizaine de visiteurs et d’un charmant guide.

 

 

 

Ayant fait partie de l’équipe de bénévoles qui a travaillé à la reconstruction puis embarqué pour la première traversée, on ne pouvait rêver mieux que ce jeune homme pour nous guider dans cette découverte. Accessoirement il avait un je ne sais quoi de notre violoniste préféré à en rester coites.

La première Hermione fut construite en 6 mois, sa réplique en 17 ans !

Plusieurs raisons justifient cet écart de durée dans la construction. La première tient au contingent de main d’œuvre disponible, 80 personnes en 1997 et plus de 200 en 1778, des bagnards corvéables à merci ! Par ailleurs à cette époque les chantiers navals tournaient à plein, les réserves de bois étaient conséquentes. En 1997 il fallut trouver les arbres adéquats, les couper, les débiter et les faire sécher avant de pouvoir les utiliser. Imaginez que 75 % du bois ainsi coupé ne fut jamais utilisé ?!

L’absence de plan fut un autre défi qu’il fallut relever.

L’Angleterre qui dès le XVIIIe siècle pratiquait l’espionnage industriel sauva la mise. Flûtes, galions, frégates … étant tous construits selon les mêmes plans, celui piraté d’une frégate contemporaine de l’Hermione, d’une minutie exceptionnelle, permit de reconstruire quasiment à l’identique la frégate de La Fayette, les seules différences imposées, l’ayant été, soit-disant, au nom de la sécurité !

Deux moteurs équipent donc la frégate pour, entre autre, suppléer aux bagnards qui hâlaient les bateaux de Rochefort jusqu’à la mer, 3 semaines contre 3 heures aujourd’hui, et faire face à certains imprévus.

Autre dissemblance, les canons ! Leur nombre n’a pas varié mais ils ont dû être bouchés notre législation l’exigeant, dans le cas contraire, la frégate entrait dans la catégorie bâtiment de guerre. De quoi rire quand on sait ce que cela suppose comme manœuvres, temps et précautions que de tirer le canon ! Enfin, la loi, c’est la loi !

Par contre côté couleur, rien n'a été changé, c'était aussi kitsch qu'aujourd'hui.

Construire l’Hermione a demandé de savoir inventer un nouveau mode de construction notamment en raison du temps de séchage du bois. Les bordages ont été boulonnés et non rivetés afin de pouvoir assurer une étanchéité correct du bordé.

Par contre, les moindres détails ont été restitués même les lieux d’aisance situés à la proue du navire, sous le mât de Beaupré sont opérationnels, tout l’équipage s’est fait un plaisir de les tester !

L’Hermione a aussi son chat comme toute embarcation en bois qui se respecte, une chatte très exactement qu’il fallut cependant débarquer à Brest lors de la première traversée. Victime du mal de mer elle a retrouvé depuis ses bonnes vieilles habitudes. Chaque couchette est la sienne, elle est partout chez elle sur la frégate.

L’Hermione en quelques chiffres, c’est 4 hommes pour barrer par forte mer, une heure pour faire demi-tour, des centaines de poulies, cordages, pièces de bois dont il faut connaître les noms, les spécificités, 2200 m2 de voilures.

Le pont de Batterie est sympathique même si l’omniprésence des canons paraît incongrue au néophyte et on s’y verrait sans peine y casser la croûte. Quand au troisième pont accueillant les couchettes et hamacs, à quai, il est somme toute cosy et doté de douches et lieux d’aisance là où étaient cantonnés avant les animaux embarqués. Une nette amélioration sur le plan olfactif !

Si l’envie vous tente de naviguer sur l’Hermione, vous pouvez postuler pour sa prochaine sortie, en 2018 en Méditerranée. Peu d’exigence si ce n’est de ne pas être sujet au vertige. Il vous sera demandé de faire la preuve que vous pouvez sans problème grimper les 54 mètres de gréements, le plus souvent sans sécurité car affaler les voiles, les rouler en cas de coup de mer ne laisse pas vraiment le temps de jouer du mousqueton ! Sachez également que si le sort vous attribue un hamac comme couchage, en cas de mauvais temps ils ne balancent pas tous dans le même sens ! Gare aux collisions !

Voilà, vous êtes prévenus et si cela ne vous sourit guère il reste possible de la visiter à Rochefort ou en 2018 sur les vives de la grande bleue. Il n’est pas impossible en ce qui nous concerne que nous fassions un saut jusqu’à Barcelone, nous y retrouverons peut-être notre charmant jeune homme ?!

Do

 

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 18:15

Le Kunsthistorische Museum de Vienne détient la plus grande concentration d’œuvres de Brueghel. Présentée par le guide du Routard comme le clou des collections de ce musée, il n’en fallait pas plus pour nous décider à partir à l’assaut de ce temple de la culture, le Louvre en un peu moins touffu, mais quand même « du lourd ».

Peintre graveur, Pieter Brueghel dit l’ancien est né entre 1525 et 1530, décédé en 1569 47 œuvres lui sont officiellement attribuées à ce jour, essentiellement des huiles sur bois mais il est avéré toutefois que son œuvre ne se résume pas à ce qui est exposé dans les musées. De nombreuses créations ont disparu mais sont néanmoins connues des spécialistes grâce aux copies qui en ont été faites notamment par l’un de ses fils, Brueghel d’Enfer ou le jeune, ou parce que l’on retrouve leurs traces dans des inventaires de collections privées ou publiques.

Brueghel était très jeune lorsqu’il devint maître de peinture à Anvers et bien que l’époque fut troublée il voyagea jusqu’en Italie pour découvrir les peintres de la Renaissance italienne.

L’Art de Brueghel n’a pourtant rien à voir avec celui de ses contemporains, Cranach, Titien ou même Michel Ange essentiellement parce qu’il s’est attaché à donner vie au petit peuple, aux obscures, aux sans gloire.

 

S’il a peint quelques sujets d’inspiration religieuse, on ne retrouve pas dans toute son œuvre les traditionnelles scènes mystiques, descente de croix, Vierges, lapidations, martyres qui nous ont soit dit en passant passablement « gavées » lors de notre visite. Les notables, les têtes couronnées, les faits d’inspiration religieuses ne retenaient pas son attention et si le sacré est parfois présent il est totalement intégré à la vie profane.

Brueghel a peint le quotidien de ses contemporains que ce soit au Pays Bas ou dans les pays visités et ce qu’il donne à voir est un témoignage sans fioriture de la vie de tous les jours. Chaque peinture est un livre ouvert, la vie y fourmille en une infinité de détails qui révèlent sa vision du monde, un monde où l’humain et la Nature sont totalement liés.

 

Vie et mort, cataclysme ou liesse populaire, travail et oisiveté

Nous nous sommes en effet régalées dans cette salle où une artiste peintre terminait la copie de l’une des plus célèbres oeuvres de Brueghel, les lacs gelés. C’est d’ailleurs en l’observant que j’ai vraiment pris la mesure de la richesse foisonnante de sa peinture, elle travaillait avec un pinceau qui avait tout au plus une dizaine de poils et de ce simple trait émergeait une vie insoupçonnée !

 

Vraiment magnifique !

Do

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