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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 15:39

En visitant le monastère San Juan de la Peña nous avons trouvé cette épitaphe sur un tombeau.

De quoi réfléchir !

Voici la traduction de certains passages :

Ici reposent les restes mortels de l’excellentissime SR D Pedro [titres] illustre promoteur de toutes réformes utiles, habile politique, fidèle conseiller [de la couronne] et digne représentant à [noms de villes],il se montra digne de la confiance de [nom du souverain] contribuant puissamment à la splendeur de son heureux règne.

La postérité honore sa mémoire, la patrie le pleure, le bénit, reconnaissante.

Combien de politiques, actuels et passés mériterons semblables louanges sur leur pierre tombale ?

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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 14:32

Un os de petit doigt vieux de 1,8 millions d'années a été découvert en Tanzanie.

Un petit doigt très bavard qui a permis aux chercheurs d'en savoir plus sur ces hominidés dont nous sommes les descendants même indirectement.

Un petit doigt qui nous parle de la main cette merveille qui est à l'origine de notre évolution car comme le dit l'un des « inventeurs », entendez par là découvreur du petit bout d'os : « Notre main a évolué pour nous permettre toutes sortes de gestes et manipulations … C'est cette capacité à manipuler avec précision qui a interagi avec notre cerveau et permis le développement de notre intelligence, principalement grâce à l'invention et l'usage des outils. »

Quand on sait par ailleurs que de nos jours l'utilisation d'un outil scripteur (crayon, stylo, pinceau etc.) donc le fait d'écrire MANUELLEMENT a un rôle dans la construction de notre personnalité et l'élaboration des circuits neuronaux, rattachant cet état de fait à la précédente découverte, l'enseignante que je reste en conclut donc que la motricité fine (utilisation d'outils diversifiés) est déterminante pour la survie de l'humain et pour son épanouissement psychique, physique.

Un petit doigt m'a dit !

Je ne peux donc que m'émouvoir et m'inquiéter lorsque je constate que de plus en plus fréquemment l'outil scripteur est abandonné au profit de l'ordinateur et que certains pays dont la Suède, mais d'autres y pensent très fort, ont décidé d'abandonner dès les classes préparatoires l'apprentissage de l'écriture manuelle.

Arg !

Do

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 15:26

Gracieuse et le Chti se relaient pour nous distribuer le courrier selon une logique qui m’échappe mais il n'en est pas moins vrai que même si nous ne les voyons pas dans leurs œuvres, de nombreux indices nous permettent de savoir qui a officié à commencer par celui-ci : Gracieuse est matinale et ponctuelle, le Chti non.

les-chtis.png

Chacun d'eux a été baptisé par nos soins. Gracieuse a reçu ce surnom il y a bien longtemps, par dérision, car si aujourd'hui il lui va comme un gant, il fut un temps où elle était aimable comme une porte de prison. Aujourd'hui, elle sourit, fait de petits signes de la main lorsque notre route croise la sienne dans un des villages avoisinants, il faut dire qu'elle semble avoir un rayon d'action très élargi ! Je suis prête à parier que nous en arriverons à nous faire la bise. En attendant il est très plaisant de croiser son visage buriné au sourire éclatant.

 

Le Chti est un personnage plus complexe et avant de vous révéler ce qui lui a valu ce surnom que je vous brosse en quelques lignes, le portrait de cet homme. Moustachu, il est du cru, catalan pur jus.

Nous ne le voyons pas tous azimuts comme Gracieuse, son aire de répartition géographique est plus restreinte et il a une manière bien à lui de faire sa distribution. Alors que ses collègues officient suivant le sens logique de la circulation, remontant doncnotre chemin côté pair pour le redescendre côté impair au retour, le Chti trompe l'ennemi. Il peut zigzaguer d'un bord à l'autre suivant la logique numérique … 1, 2, 3, 4 ou s'enfiler tout un tronçon de manière traditionnelle et terminer en zigzaguant. Il peut aussi boycotter une partie de la voie pour revenir quelques minutes plus tard terminer sa distribution. Il lui arrive même par manque de temps peut-être ?! de refiler à l'un des résidents le soin de distribuer le courrier. Cela est arrivé à certains d'entre nous de soulager bien malgré nous le bonhomme de sa mission. On en profite pour faire un brin de conversation avec les voisins. Peut-être a-t-il pour mission de renforcer les liens de voisinage ?

A ce stade du récit je sens que vous piaffez, pourquoi le Chti ?

J'y arrive.

Pour ceux qui ne connaissent pas notre coin, nous habitons en limite de village et notre chemin de la scierie se termine en eau de boudin dans les vignes une fois passé un canal d'irrigation qui tient plus du torrent que de l'ouvrage d'art *. Une partie de la voie est bitumée, le reste sur 100 mètres environ n'est qu'une piste défoncée. Nous habitons pile poil à la limite civilisée et après nous il ne sont que 7 riverains.

La poste ayant équipé ses facteurs de scoots pétaradants, où que l'on réside en France, un facteur se fait aisément repérer au son. D'autres aussi en ont, mais passons !

hollande.jpg

Si donc nous attendons une missive dès que le messager s'est fait entendre il ne reste plus qu'à espérer son retour, ce qui normalement doitêtre vite vu compte tenu de la longueur du chemin !

Avec le Chti, pas du tout, cela s'éternise et comme dans notre quartier il y a quelques « chetemis » nous avons dans un premier temps pensé que, comme dans le film éponyme, il dégustaitquelque verre de genièvre ou de « ptiot jaune ». D'où le surnom !

Seulement voilà, resteà savoir chez qui il se remontele moral et jusqu'à ce jour le mystère perdure car bien qu'ayant discuté de la chose entre voisins, nous ne sommes pas les seules à avoir remarqué sa troublante disparition, personne ne comprend.

Alors, vers 13 heures, aujourd'hui, lorsque nous l'avons vu passer comme une fusée et disparaître à notre vue, toutes pétries de curiosité, nous avons sauté dans la voiture, remonté le chemin sur quelques cent mètres et découvert qu'il s'était VOLATILISÉ.

Mais où estle Chti ?

Que fait-il ?

Il n'y a pas d'autre issue sauf à passer à travers champsce qui cependant n'est pas le cas puisqu'il finit toujours par revenir sur ses pas.

Pique t'il un petit roupillon dans les vignes ?

Va t'il casser la croûte entre deux ceps ?

Lutine t'il la « gueuse » sous les pampres ?

Va t'il lire le courrier en cachette ?

Il pourrait aussi aller cueillir les mûres mais c'est une activité saisonnière et quelle que soit l'époque, c'est la même disparition !

Mais que fait donc le Chti ?

Mystère et boule de gomme !

Do

 

*Dans les Pyrénées Orientales la maîtrise de l'eau remonte aux romains et nous avons un réseau de canaux dont certains sont classés au titre des monuments historiques.

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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 16:30

poeme.png

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10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 17:55

Lorsque des présences non incarnées se présentent à moi, depuis des années elles utilisent différents moyens pour se signaler : des phénomènes lumineux, des bruits, des odeurs.

Des odeurs spécifiques comme Mitsuko de Guerlain, le tabac, le parfum de la Lavande fine de chez Lalonde qui me rappellent sans équivoque des êtres connus … Il y a aussi des odeurs que je ne peux relier à rien de particulier, mais que rien ne peut expliquer non plus. Des inconnus qui passent ?

Si je ne réagis pas et laissent ces odeurs perdurer, souvent des bruits prennent le relais et se font insistants. Dans ce cas je dois réagir, une âme a besoin d’aide. Cela m’arrive fréquemment

Jusque là je suis très sérieuse.

Ce qui suit est plus léger … ou bien très grave.

A vous de voir !

Tout à l’heure, en plein midi nous déjeunions au soleil lorsqu’une forte odeur de sapin a embaumé la terrasse.

Olivier, oranger, citronnier, verveine nous entourant, d’où venait cette odeur ?

On se serait cru à Noël !

Noël.

Le Père Noël !

Diantre, le Père Noël aurait-il besoin d’aide ?

Mais alors, c’est qu’il existe !

Vite, que je fasse ma lettre.

 sacre-Pere-Noel.jpg

En tout cas, nous n’avons jamais su d’où venait cette odeur !

Mystère.

Do

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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 18:12

Les Longville de St Génis et le Grand Condé… Rien à voir ? Pas si sûr !

  Grand_Conde_Louvre_MR3343-1-.jpg

"Ciel! Mon aïeul!"

 

Il y a quelques temps, nous racontions dans ce blog comment, l’an passé, nous sommes partis à la découverte des Ardennes belges, sur les traces de nos ancêtres paternels. Cet aboutissement était le fruit d’une longue recherche généalogique partie des informations succinctes de notre père sur la branche Longville : « il parait qu’on est d’origine belge », « on aurait des cousins en Amérique », et enfin « on serait des descendants du Grand Condé ». Avouons que, de prime abord, nous avions été sceptiques sur l’ensemble.

Tous nos ancêtres identifiés sont de petites gens : ardoisier, jardinier, sommelier, marchande des quatre saisons, blanchisseur, blanchisseuse, serrurier, chapelier, tapissier, ébéniste … Ils ont retroussé leurs manches et mené une vie laborieuse. C’est assez loin du Grand Condé, tout ça, mais les deux premiers points étant finalement exacts, nous avons quand-même décidé de creuser la question du troisième.

Un peu d’histoire :

Louis II de Bourbon Condé dit le Grand Condé avait une sœur, Anne Geneviève de Bourbon Condé et c’est cette dernière qui nous intéresse. Devenue duchesse de Longueville par son mariage avec Henri II d’Orléans Longueville, Anne Geneviève met au monde en 1649 un enfant issu de sa liaison avec le duc de la Rochefoucaud. Grand seigneur, son époux, le duc de Longueville, reconnaît néanmoins cet enfant et lui donne son nom. Un peu plus de vingt ans plus tard, Charles Paris d’Orléans Longueville, a à son tour un enfant de sa maîtresse, Madeleine d’Angennes. Légitimé ultérieurement, Charles Louis d’Orléans Longueville, dit « chevalier de Longueville », sera tué en 1688 au siège de Philipsburg, et certains sites de généalogie évoquent une descendance illégitime.

Alors ?

Bon sang, mais c’est bien sûr ! Nous avons appris en nous rendant à Herbeumont que les premiers Longueville installés au village étaient selon toute vraisemblance des déserteurs français.

On peut alors imaginer que Charles Louis d’Orléans Longueville a eu un fils et que c’est ce fils qui est à l’origine des Longueville d’Herbeumont, devenus Longville au fil des siècles, par simple erreur orthographique.

Sacré papa ! Il nous en avait dit, des choses, en fait !

Allez, appelez-nous « majesté » en toute simplicité !

Fredo

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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 13:58

C'était il y a quelque temps ...

 

Ici gendarmerie de …………… ne quittez pas, nous allons prendre votre appel !

Ici gendarmerie de …………… ne quittez pas, nous allons prendre votre appel !

Ici gendarmerie de …………… ne quittez pas, nous allons prendre votre appel !

Ici gendarmerie de …………… ne quittez pas, nous allons prendre votre appel !

Ici gendarmerie de …………… ne quittez pas, nous allons prendre votre appel !

Ici gendarmerie de …………… ne quittez pas, nous allons prendre votre appel !

Ici gendarmerie de …………… ne quittez pas, nous allons prendre votre appel !

Ici gendarmerie de …………… ne quittez pas, nous allons prendre votre appel !

Ici gendarmerie de …………… ne quittez pas, nous allons prendre votre appel !

Ici gendarmerie de …………… ne quittez pas, nous allons prendre votre appel !

Argh !

Argh.JPG

Nous, après la dixième répétition, on a raccroché et on s’est débrouillées !

Do

 

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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 17:39

Minibib de face

Autant l’avouer, nous sommes un peu déçues. Après un début triomphal (article dans l’Indépendant, congratulations diverses et variées… il parait que l’idée était géniale), notre Minibib’ n’attire guère les foules. Force est de constater que la lecture n’a pas le vent en poupe. Ayant constaté lors des manifestations auxquelles nous avons participé que le lobby du vin se porte bien mieux, nous avons pris une grande décision : la Minibib’ a vécu… Vive le Minibar !!!

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 19:33

Toujours autour du même sujet je voudrais vous livrer une petite phrase qui m’a fait beaucoup réfléchir : Si je suis le problème, je suis la solution !

Ce n’est pas vraiment un scoop puisqu’il est depuis longtemps évident que l’énoncé d’un problème, quel qu’il soit, contient la solution au problème !

images.jpg 

Mais pouvoir se dire que toute personne posant problème est à la fois la cause et la solution m’a entraînée dans une réflexion sans fond.

Comment se dépêtrer d’une telle pensée ?

Si celui qui pose problème est aussi la solution, est-ce parce qu’il est sensé faire évoluer celui qu’il indispose ? 

Ou …

Cela veut-il dire qu’il a, avant tout, à admettre que ne vibrant pas aux mêmes fréquences le mieux à faire pour lui est de prendre ses distances ?

Ou …

Est-ce qu’il lui faut travailler sur soi jusqu’à comprendre qu’il n’y a pas vraiment de problème puisqu’étant tous différents, ce fait admis, les problèmes s’estompent ?

J’ai toujours perçu l’enfant perturbateur comme un révélateur pour l’enseignant, l’éducateur, le parent. S’il est le problème, il est en effet la solution car il renvoie à l’autre une image de soi à corriger, des points faibles à travailler ...

Mais est-ce la même chose entre adulte ?

Que serait un enseignement  sans difficulté, sans échec ? L’échec est formateur et tout comme l’élève sait que la difficulté maîtrisée, il sera armé pour venir à bout de problèmes, je pense aujourd’hui que nous devons prendre nos difficultés comme un processus de maturation. Nos problèmes sont là pour nous faire grandir, nous permettre de nous acheminer vers des eaux plus calmes.

Par contre si les problèmes continuent, c’est sans doute que l’on n’a pas trouvé la solution adéquate, qu’il faut changer de voie et (ou) ne pas persister.

Trouver ce qui est bon pour soi, mais pas forcément pour les autres, avoir confiance en ses capacités et s’autoriser à faire ce qui est bon pour soi parce qu’on le vaut bien, non seulement c’est notre droit mais aussi notre devoir que de s’autoriser à se sentir bien.

De ce fait les problèmes que l’on peut avoir entre adultes peuvent se lire comme ceux que l’on rencontre entre adulte et enfant. Ils peuvent bien souvent nous renvoyer une image de soi à corriger et nous pouvons certes les éviter en évacuant la source du problème mais ne faut-il pas simplement se dire que pour lever le problème il suffit de les accepter tel qu’ils sont.

Alors oui, la petite phrase est vraie, je dirai juste : « Si je suis le problème, je suis une (des) solution(s) possible(s) » !

Do

 

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 17:44

Une connaissance, il y a peu, m’a inspiré cet article bien malgré elle. Elle craquait submergée par la peur : peur de voir ses problèmes passés revenir, que le printemps ne soit pas à la hauteur de ses espérances après un hiver éprouvant, que ses enfants rencontrent des difficultés … Son dernier émail se terminait par : Je me lève le matin, j’y pense, je me couche le soir, j’y pense. C’est une obsession permanente ! 

En premier lieu, je lui ai fait remarquer qu’on imagine toujours bien pire que ce qui arrive réellement. Combien de fois ne nous sommes nous pas, tous autant que nous sommes, « fait de la bile » pour quelque chose (ou quelqu’un) pour finalement découvrir qu’il n’y avait vraiment pas de quoi s’inquiéter. L’explication était le plus souvent toute simple, à tel point que nous n’aurions jamais pu y penser.

Mais ce qui m’a semblé le plus important, ce fut d’insister auprès d’elle sur la résonnance qu’ont nos pensées sur notre vie et ce qui nous arrive.

Le processus en est simple. Chaque sentiment que l’on éprouve génère des vibrations qui en attirent d’autres de même nature, selon le principe de la physique quantique. Je sais, je radote !

J’y vois là l’explication toute simple au fait que certains semblent nager dans le bonheur pendant que d’autres cumulent les tuiles.

Nos pensées influent indéniablement sur notre entourage, les évènements. J’étais toujours sidérée de remarquer que les (rares) jours où j’arrivais à l’école de mauvaise humeur, comme un fait exprès, mes élèves me faisaient de tout. Dès que je distanciais mes problèmes, la classe s’apaisait.

rester-Zen.jpg 

Ruminer les problèmes ne permet pas de trouver de solutions adéquates, les vibrations générées en attirent de similaires, aggravant la situation. Il est impossible de dépasser une difficulté en restant sur le même taux vibratoire, avec les mêmes données d’autant que les vibrations générées par l’angoisse sont de basses fréquences. Elles nous « plombent » or c’est en étant dans le léger qu’il est possible de voir loin, de dominer les problèmes et donc de trouver des solutions.

Le top du top est d’être “au point zéro”, dans la neutralité, là où tout est possible et d’arriver à se dire: je ne sais pas comment ça va se passer mais je choisis de penser que tout va bien aller et ensuite de laisser faire en cessant de ruminer.

Nous avons suivi il y a quelques temps un stage où cela nous a été expliqué en long, en large et en travers. Au début, nous étions plutôt sceptiques et puis n’ayant pas grand-chose à perdre, mais beaucoup à gagner apparemment, nous avons joué le jeu en commençant par des choses simples. Se dire, par exemple, en y croyant ferme, alors que le nez nous picote « je ne sais pas comment mais je sais que tout va bien se passer et que je serai en bonne santé ».

Le plus dur dans ce type de fonctionnement est de se rééduquer en pensant positif et, par exemple, en évitant de se dire « je sais que je ne serai pas malade » car ce que l’on renvoie dans ce cas est la maladie.

Nous avons pris l’habitude de penser ainsi et c’est incroyable ce que l’on a pu constater comme amélioration. Voici une anecdote personnelle pour illustrer mes propos.

Nous adorons voyager (vous avez dû le comprendre) mais laisser notre mère, seule, était un crève cœur, si nous ne venons pas, elle ne voit personne d’extérieur à la Résidence, ne se balade pas … son grand plaisir !

Nous aurions pu essayer de payer quelqu’un mais trouver une personne acceptant ce genre de travail, trop peu d’heures cumulées, est mission impossible. Ne voulant pas renoncer à nos projets, nécessaires à notre vie, nous nous sommes chacune répétées en boucle « je ne sais pas comment mais je sais que quelqu’un va pouvoir avoir un regard particulier sur Jeannine lors de nos absences » et nous avons été entendues. Absolument pas comme nous l’aurions imaginé ou souhaité, mieux encore car nous y avons gagné une amie : la fille d’une résidente.

Nous avions fait sa connaissance et lui avions remonté le moral à l’entrée de sa mère aux Valbères. Au cours d’une discussion, elle nous a spontanément proposé d’aller vers Jeannine lors de nos absences, de la stimuler et de nous tenir au courant de la situation chaque jour par téléphone ou SMS.

Nous n’aurions jamais pensé à demander cela et pourtant !

On nous a reçu 5/5 et le problème sur lequel nous nous focalisions en vain depuis des années a été résolu le plus simplement possible.

Evidemment nous lui rendons la pareille et c’est épatant pour nos mères !

Je peux vous assurer que si vous essayez pour de petites choses de vous dire que même si vous ne savez pas comment, vous avez la certitude que ce que vous souhaitez arrivera (toujours positif), petit à petit vous vous sentirez mieux.

Autre « truc » pour être bien, se faire la grâce de vivre au présent. C’est une des clés du bonheur et d’autant plus si, les jours de galère, vous vous obstinez à chercher au moins une raison prouvant que la journée n’a pas été un gâchis total. Ce peut être trois fois rien mais cela change tout et même que, généralement, on en trouve plus d’une. Le passé est ce qu’il est, on ne le changera plus et le futur n’est même pas certain ! Alors vivre le temps présent, c’est s’éviter bien des regrets !

Enfin, pour que le Monde gagne en sérénité, il y a une autre règle de vie impérative à suivre : s’abstenir de s’angoisser pour les problèmes des autres, déjà parce que nous n’y pouvons rien mais surtout parce que ce faisant nous rajoutons une couche à leurs difficultés simplement à cause des vibrations que génèrent notre peur !

S’angoisser pour ses proches est le pire des cadeaux à leur faire.

Et rappelez-vous ce proverbe tibétain : Si le problème a une solution, il ne sert à rien de s’inquiéter. Mais s’il n’en a pas, alors s’inquiéter ne change rien.

 Cool !

Do

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