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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 17:44

Samedi 8 avril

Quittant Arnès (nous allons y revenir à coup sûr), nous filons au milieu d’un paysage grandiose vers un site dont je rêve depuis que je suis plongée dans les préparatifs du voyage, le sanctuaire de la Fontcalda !

Nous dépassons la petite ville de L'Horta de San Joan où nous ferons halte après notre découverte matinal de la Via Verde qui traverse la région de la Terra Alta. Nous gagnons sans encombre malgré l’étroitesse et la sinuosité de la route l’ancienne gare de Prat del Compte située à 4 kilomètres du village.

Depuis quelques mois nous envisageons de faire à vélo la Via Verde du Val de Zafàr soit 50 kilomètres, 41 tunnels, un bon nombre de viaducs. Aujourd’hui nous sommes en quelque sorte en repérage ! Nantis d’un topo récupéré au camping d’Arnès la Fontcalda et la Via Verde sont à portée de rêve !

Depuis 1973 la ligne de chemin de fer reliant La Puebla de Hijar dans la province de Teruel à Tortosa n’est plus opérationnelle si tant est qu’elle ait vraiment eu une grande utilité. Elle fait aujourd’hui le bonheur des cyclistes, des randonneurs et des cavaliers leur offrant le plaisir de pratiquer leur sport préféré dans le décor grandiose de la Sierra de Pàndols et du Parque dels Ports avait en prime la découverte de monuments exceptionnels, comme le sanctuaire de la Fontcalda et son décor de gorges vertigineuses.

En 1863 les premiers travaux pour relier la province de Teruel à San Carlos de la Rapita dans le Delta de l’Ebre débutèrent. Le projet ne faisait pas vraiment l’unanimité mais la peur de voir le pays envahi par le Nord, en clair par les français, fut un élément décisif. Il faut dire que Napoléon a laissé un assez mauvais souvenir ! La ligne de chemin de fer offrait l’avantage de faciliter le ravitaillement de troupes que l’on imaginait cantonnées sur la rive sud de l’Ebre, barrière naturelle sensée contenir l’adversaire !

Le premier tronçon fut inauguré en 1895, 32 kilomètres en 32 ans ! Il fallut attendre 1942 pour que la ligne rallie Tortosa (elle n’a jamais atteint son but initial) et encore doit on à la guerre civile d’avoir fait accéléré le mouvement. Outre le fait que la voie ferrée avait un rôle logistique lors de la guerre de l’Ebre, elle fut réalisée par les prisonniers républicains, une main d’œuvre à bon marché sous la férule de Franco ?!

Appelé le Sarmentero, la ligne traverse une zone essentiellement agricole et plus spécialement viticole d’où son nom. La voie ferrée ne fonctionna à plein que 31 ans. En 1973 un effondrement dans un tunnel entre Pinell de Brai et Prat de Compte signa sa fermeture définitive. Cela je ne le savais pas mais c’est pile poil le bout que nous avons emprunté !

La petit balade que nous faisons ce samedi a le mérite de faire découvrir une grande variété de paysages sur une petite superficie. Tout commence avec une ancienne zone agricole plantée d’oliviers centenaires « El Camp d’oliveres » revenue partiellement à l’état sauvage. Transformée en aire d’interprétation du Vall de la Jepa, le chemin se fraie un passage entre de vieux oliviers encore entretenus, des champs de lavande puis des friches où les chênes verts, les lentisques et les pins ont colonisé l’oliveraie abandonnée.

Depuis notre départ de Tarragone la luminosité est exceptionnelle. Tout pétille, c’est un festival de lumière. Toutes les teintes d’ocres que j’aime tant sont représentées.

Le sentier descend progressivement vers la rivière pour finalement nous réserver une assez « désagréable » surprise. Si le chemin continue sur l’autre rive, pour gagner la Fontcalda il faut se déchausser, il n’y a pas de pont !

Pas de doute la Fontcalda n’est pas en amont des gorges, l’eau est froide et les galets un brin glissants ! Endavant !

Heureusement que l’échappée de lumière dans les gorges nous invite à ne pas tergiverser. Passé ce petit désagrément le reste du parcours dans les « Estrets » taillés par la rivière Canaletes et empruntant escaliers, passerelles au-dessus de superbes marmites de géants est splendide tout comme la vue soudain dégagée sur la coupole de l’Église émergeant de la verdure. A ce propos je me suis avalée sans état d’âme les quelques passages en surplomb, comme quoi il est toujours possible de s’améliorer !

Nous trouvons sans problème les sources d’eau chaude mais si nous avons bien nos maillots, nous nous dégonflons préférant faire un petit coup de balançoire. Certes l’eau est à 28° à la source ! Une fois mêlée à l’eau de la rivière on ne doit pas vraiment dépasser les 18°, et encore !

Empruntant enfin la Via Verde et ses 2 tunnels nous regagnons nos fourgons et filons sur L’Horta de Sant Joan, le Ptibus toujours en tête de convoi !


L’Horta de Sant Joan, l’une des villes les plus anciennes d’Espagne s’est développée sur les ruines d’une ancienne cité ibère implantée jadis au sommet de la colline au pied de laquelle coule la rivière Algars. La région plantée en vigne, amandiers, oliviers est dominée par les reliefs tourmentés du Parc Naturel dels Ports. En arrivant d'Arnès, quelques kilomètres en amont, la ville rappelle St Paul de Vence. Allez savoir si ce n’est pas le souvenir de L’Horta où il connut ses premiers émois artistiques qui guida Picasso bien des années plus tard jusqu’à St Paul ?

Accueilli chez son ami Manuel Pallarès alors qu’il était rejeté de sa famille et malade, Picasso y séjourna une année puis y revint régulièrement seul ou accompagné avec toujours un grand bonheur. Aujourd’hui, l’Hôpital des Templiers accueille une exposition permanente de ses premières œuvres. Huiles sur carton, nombreux dessins, études et plus original, des têtes de carnaval qui ne sont pas sans rappeler des personnalités contemporaines de l’artiste.

Les 2 premiers niveaux sont passionnants, il savait dessiner et peindre le bougre !

Par contre les premières œuvres cubistes exposées au dernier niveau nous ont laissés de marbre !

Nous grimpons ensuite vers le centre historique et après avoir admiré la très belle place à portiques et les remarquables édifices renaissance qui la surplombent nous filons nous restaurer. C’est largement l’heure espagnole et il nous reste encore une visite à mener à bien, celle de Morella dans la Communauté Valencienne !

Quant à savoir où nous allons dormir, mystère !

Do

 

 

 

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26 avril 2016 2 26 /04 /avril /2016 19:28

Mais oui, je continue, sur le blog, pour ceux que nous n'aurions pu atteindre via les émails !

L'action est bien engagée, tant en ce qui concerne le terrain que celle lancée sur le Net !

Certains jugent le compteur Linky inoffensif, d'autres, la majorité il faut bien le dire, le pensent toxique !

Qui a tord, qui a raison ?

Personnellement qu'il ne soit pas imposé aux électro-sensibles, me donne à penser qu'il y a quand même de quoi s'interroger !

Ce qui m'échappe également, c'est que si en toute circonstance, on nous ressort le principe de précaution, parfois pour des broutilles (imaginez un peu qu’en vertu de ce principe les magasins Carrefour rappellent encore à ce jour les costume de Père Noël vendus en décembre 2105!), pour le cas qui nous occupe, cela ne semble pas être de mise !

Je ne doute pas que des expérimentations aient été menées avec sérieux en laboratoire, je me suis même laissée dire qu'il y en a eu sur Clamart (Hauts de Seine), à deux pas du Commissariat de l’Énergie Atomique de Fontenay aux Roses, mais des tests labo n'ont rien à voir avec des expérimentations grandeur réelle, « in live ».

Nous avons bien compris que ERDF a engagé des frais considérables et n'envisage pas de perdre de tels investissements. Les sots, une augmentation de capital, c'est l'enfance de l'Art, la preuve il vient d'y en avoir une il y a 2 ou 3 jours !

Enfin, n’allez pas croire que cela vous concerne, tintin !

De toute façon ce ne serait pas la première fois que des sommes colossales seraient investies à tord et à travers. Rappelez vous les quantités de vaccins contre la grippe H1N1 inutilisées !

Qui en a hérité ?

Avez vous oublié ?

J'ose espérer que les compteurs Linky ne pourront être refilés aux pays sous-développés !

En refusant de stopper le déploiement du compteur Linky le temps que des études menées par des organismes indépendants du pouvoir prouvent ou non son innocuité, en passant en force, ERDF (l’État français) méprise les citoyens que nous sommes !

Alors si vous avez juste un petit doute, si vous reconnaissez ne pas avoir les compétences scientifiques requises pour être certain en votre âme et conscience que tout ce qui est dit de négatif sur le Linky est faux, signez et transmettez la pétition en cliquant sur le lien ci-dessous.

https://www.change.org/p/pr%C3%A9sident-de-la-r%C3%A9publique-compteur-communicant-linky-non

La vie est belle, elle mérite d'être respectée !

Do

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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 09:39

Désolée si pour certains d'entre vous ce texte fait double emploi.

Certes il aurait été plus judicieux de commencer par le mettre sur le blog et d'envoyer l'article ensuite aux non inscrits à notre newsletter.

Il se trouve que le sujet me paraît grave et ayant découvert que la résistance s'organisait, notamment dans le village voisin, je suis allée au plus pressé.

De toute façon une piqûre de rappel ne fait pas de mal et cela sera l'occasion de le signer comme notre ami Pierre me le suggérait.

La suite de ce préambule vous est connue … Par avance je vous remercie de lire ce texte un peu long je l'avoue mais comment faire court vu la complexité du sujet.

Merci aussi de le transmettre à tous vos contacts car si vous trouvez que le sujet ne vous concerne pas, certains attendent peut-être ces informations.

Vous n’êtes pas sans savoir que ERDF vient de lancer massivement l’installation de compteurs “communiquants” LINKY.

Cette installation est (soit-disant) justifiée par la Loi de transition Energétique, loi qui prévoit le passage du système énergétique actuel utilisant des ressources non renouvelables (essentiellement d’origine nucléaire) vers un bouquet énergétique basé principalement sur des ressources renouvelables. Cela implique donc de développer des solutions de remplacement aux combustions fossiles, ressources limitées et non renouvelables mais aussi d'éviter la surproduction et les consommations superflues.

Le seul lien que l’on puisse établir avec la Loi de transition Energétique et le compteur Linky se situe UNIQUEMENT au niveau de la maîtrise de la consommation, ce que chacun peut faire avec un peu de sens civique et (ou) la conviction que nous devons arrêter de consommer de manière exponentielle alors que les ressources dont nous disposons sont par nature appelées à se raréfier. A ce propos le rôle du compteur en matière de limitation de la consommation énergétique risque de se révéler très intrusif puisse qu’il semble être en capacité de donner à ERDF toute latitude pour, à notre insu, suspendre temporairement l’approvisionnement en énergie d’un domicile en cas de surconsommation.

Cet appareil fonctionne en CPL (courant porteur en ligne) par nature radiative – puisque les installations électriques ne sont pas blindées – avec des fréquences comprises entre 10 et 490 KHz.

Si le sujet vous intéresse et que vous ne connaissez rien au Courant Porteur en Ligne, ces informations sont à votre disposition en cliquant sur ce lien :

http://www.next-up.org/pdf/Linky_Alerte_Sanitaire.pdf

Les réactions de refus commencent à se multiplier. Bon nombre de pays en dénoncent le danger que ce soit au nom du principe de précaution ou fort des expériences désastreuses que certains ont vécu. L'Allemagne renonce à la généralisation du compteur « intelligent ».

http://www.lemoniteur.fr/article/l-allemagne-renonce-a-la-generalisation-du-compteur-intelligent-2750353

Tous ceux qui se lèvent contre l'installation de ce compteur demandent que les différentes démarches initiées par divers organismes soient prises en compte et que des études soient sérieusement menées.

Il a déjà été obtenu que ces compteurs ne puissent être imposés aux personnes souffrant de sensibilité électro-magnétiques. Autant dire qu'il est acquis que la technologie du CPL est polluante et occasionne des troubles pour ces personnes. Si certains sont plus sensibles que d'autres, cela ne signifie pas que le risque n'existe pas pour ceux qui (en apparence) résistent mieux que d'autres à ce type de nuisance.

http://www.electrosensible.org/b2/index.php/communiques-presse/communique-compteur-linky-transparence

J'ajouterai, à titre personnel, qu'en vertu de cette Loi de transition Energétique il me paraîtrait plus approprié d'envisager des dégrèvements d'impôts pour ceux qui font le choix d'investir dans les énergies renouvelables !

J'aimerais aussi attirer votre attention sur un rapport d'EDF de 1983 (classé confidentiel mais que l'on trouve sans problème sur le Net) et traitant des rayonnements électromagnétiques. Il y est clairement spécifié que depuis 30 ans dans de nombreux pays, dont le nôtre la suspicion règne sur l'incidence des émissions électromagnétiques. Ce texte est consultable sur Google en cliquant sur le lien suivant :

L'Agence nationale de sécurité sanitaire dans un rapport de 2013 admet qu'il n'existe pas encore de réglementation précise quant aux rayonnements du CPL, technologies non encore stabilisées.

En 2009 des experts de l'Agence Française de Sécurité Sanitaire de l'Environnement et du Travail recommandaient, en l'absence de données suffisantes et eu égard à l’accroissement de l'exposition dans la bande 9KHz-10MHz, où se situe donc le Linky, « d'entreprendre de nouvelles études, et ceci particulièrement pour les expositions chroniques de faibles puissances permettant de confirmer la bonne adéquation des valeurs limites ».

De nombreux organismes se sont mobilisés pour exposer les inquiétudes légitimes de nombreux usagers de ERDF et du passage en force de l'installation de ces compteurs qui, autre conséquence, générera du chômage puisqu'il transmettra directement les relevés de consommation sans aucune intervention humaine !

Tous réclament : un moratoire le temps que des études sérieuses et diligentées par des organismes indépendants du pouvoir prouvent ou non l'innocuité de ce compteur et l'autorisation de pouvoir refuser le compteur Linky.

Nous avons tous la possibilité de nous faire entendre. Nous ne sommes pas des pions, nous avons le droit d'être informés de manière objective, notre liberté est un bien précieux. Des pétitions circulent, de nombreuses réunions d'information s'organisent un peu partout.

Nous disposons (personnellement) d'une documentation importante, de modèles de courriers si vous souhaitez refuser auprès de ERDF le compteur, nous nous ferons un plaisir de vous les communiquer mais déjà voici deux sites qui proposent une pétition pour signifier votre refus :

http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/compteur-linky-sens-economique-eco-1084.html#signsans

et

http://www.mesopinions.com/petition/sante/retrait-installations-compteurlinky/17539

Do

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7 janvier 2016 4 07 /01 /janvier /2016 20:53

Pierre Rabhi au sujet de la COP 21 le 5 décembre 2015 :

« Une grande illusion lancée par des pompiers pyromanes pour nous faire croire qu’on s’occupe de la nature ».

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 14:26

 

Dernière tranche de travaux à la bergerie !

 

Il y a déjà pas mal d'années que nous pensons à nous équiper en panneaux solaires photovoltaïques. Notre but, gagner en autonomie, réduire notre impact sur la planète en limitant notre consommation énergétique, faire la nique à EDF en contrant l'effet des futures hausses de l'énergie. Nous avons commencé par récupérer un maximum de renseignements auprès de notre ami Christian, un pro !

installation-photovoltaique--4-.JPG

De contact en contact s'est dessinée l'installation idéale : pas de contrat avec EDF, pas de panneaux encastrés dans le toit mais une installation en surimposition qui, c'est peu connu, favorise le rendement grâce à une meilleure ventilation de l'installation. Idéalement nous aurions aimé pouvoir stocker le courant mais les batteries à ce jour restent chères et leur durée de vie est limitée, il nous fallait donc un système permettant le jour venu d'être opérationnel en cas de panne de courant !

Une chimère devenue réalité ! 6 panneaux photovoltaïques équipés chacun de leur micro-onduleur,

installation-photovoltaique--3-.JPG

ce qui fait que si l'un d'eux tombe en panne l'installation continue à produire, habillent maintenant un de nos toits, Installés plein sud, le courant est injecté directement dans notre circuit électrique et nous consommons ce que nous produisons et même que l'on peut surveiller la production !

installation photovoltaïque (5)

Alors, certes, nous ne sommes pas autonomes à 80 % comme l'annonçait « la commerciale », mais au moins notre production couvre ce que consomme la filtration de la piscine et les quelques appareils qui tournent aux heures d'ensoleillement.

Et si cet hiver ou pendant nos absences une partie de ce que nous ne consommons pas retourne dans le circuit EDF, ce sera « cadeau », pour le voisinage, la Terre !

Des renseignements ? pas de problème, téléphonez-nous parce que l'entreprise qui a réalisé l'installation, 3 gars venus de Caussade, tient la route !

 

Do

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 15:57

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Voici un texte trouvé au cours d’une de nos visites en Périgord, dans la maison Reignac, très exactement, une intéressante maison forte troglodytique. Il y a fort à parier que si ces évènements se produisaient aujourd’hui, les météorologues du monde entier lanceraient un cri d’alarme unanime : comme prévu, comme annoncé depuis des années, nous voilà entrés dans une nouvelle aire glaciaire !

   Comme quoi une année peut être exceptionnellement mauvaise, un hiver particulièrement rude, un printemps redoutablement humide, un été d’une épouvantable sécheresse, sans qu’il faille pour autant crier au réchauffement climatique…  Cela arrive, c'est tout. (Et, de même , ce n'est pas parce que nous avons eu un hiver doux qu'il nous faudra forcément le payer par un printemps glacial, comme nous n'arrêtons pas de l'entendre dire en ce moment; c'est agaçant, les oidseaux de mauvais augure, à la fin!) En tous les cas, si vous passez en Périgord, ne manquez pas de faire un détour par la maison Reignac! Bonne visite, Fredo.

 

  P1100140

La maison forte de Reignac

 « Alors que les derniers jours de l’année avaient été doux, en 36 heures, une vague de froid extraordinaire s’abat sur la France du nord au sud. Le phénomène est si net et les témoignages si nombreux, que l’on peut connaître l’heure d’arrivée du gel, région par région. Il éclate en Périgord le 6 janvier 1709. Il marquera durablement les mémoires.

Cette nuit là, il fit un froid ahurissant, qui continua d’une manière surprenante jusqu’au 22 janvier. Le 11 de ce même mois, il tomba une énorme quantité de neige.

Le vin gelait dans les barriques, l’eau faisait éclater les ponts en fonte, les oiseaux ne trouvaient plus rien à manger, les lièvres et les perdrix périrent presque entièrement. Les vignes, les châtaigniers et les noyers, qui étaient le principal revenu en Périgord, étaient anéantis. Pommiers, poiriers, cerisiers et pruniers n’ont pas tous été détruits mais n’ont pas donné de fruits cette année là. L’air était si rigoureux qu’il fendait les plus gros arbres jusqu’au tronc en provoquant un bruit d’éclatement ressemblant à des coups de fusil.

Au bout de six semaines, le redoux va entraîner la débâcle des rivières, qui avaient toutes gelé sur une épaisseur de 14 à 15 pieds. Cependant la neige avait constitué une protection pour les végétaux. Avec la fonte, les terres étaient détrempées. Une seconde vague de froid arriva, les semis et les racines furent pris dans la glace et gelèrent irrémédiablement. Au printemps suivant, il s’abattit des pluies diluviennes ainsi que deux orages de grêle, l’un le 10 mai à 5h de l’après-midi puis un second qui emporta tout le reste le 31 mai à 4 h de l’après-midi. Pour parachever son œuvre destructrice, l’été sera excessivement chaud et sec.

Les conséquences seront immédiates sur l’alimentation ainsi que sur la santé. L’on assista à une extraordinaire flambée des prix, suivi de disette, épidémie et famine.

Le nombre de décès lié au froid cet hiver là, est de 45000 pour la France entière. »

Ref : art et histoire en Périgord noir n°110

 

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 17:30
En réponse à l'article précédent, Thomas vous propose de cliquer sur le lien suivant ...
les Inconnus y épinglent les chasseurs avec verve. Merci à eux, j'ai enfin trouvé une réponse possible à la présence de ces canettes qui souillent dans les endroits les plus reculés notre belle campagne ! Mais ce n'est peut-être pas la seule !
Do
 
 
 
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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 08:21

Cela fait quelques années que nous avons le sentiment qu’il ne faut pas attendre de nos dirigeants de grandes idées pour préserver l’environnement. Ils ont beau se réunir et papoter pendant des heures et des jours, les avancées sont inexistantes. D’ailleurs, avant même l’ouverture d’un congrès comme la dernière conférence de Rio, on sait que cela ne servira rien, que personne n’est d’accord et qu’aucune lumière ne jaillira de la discussion, tous les pays campant sur leur position. Bref, on pourrait s’en passer et ça ferait des économies.

Une chose est claire : c’est à nous, les obscurs, les sans-grade, de prendre les choses en main et c’est par nos petits gestes quotidiens que nous parviendrons peut-être à faire avancer le « schmilblic ».

De toute façon, tant que le seul objectif de nos gouvernements sera de nous faire consommer davantage, on ne s’en sortira pas. Tant que l’argent restera la seule valeur clef de notre société, nous courrons tout droit à notre perte.

D’abord parce que si l’argent rendait heureux, ça se saurait… Ensuite, parce tant que les richesses ne seront pas mieux réparties, il y aura toujours une partie de la population qui se fera avoir par l’autre. Un type qui gagne 14 millions d’euros, - net d’impôts ! -, pour taper dans un ballon ( pour taper bien, d’accord…), c’est proprement scandaleux, surtout quand on pense au tintouin qu’a provoqué la dernière hausse de 2% du smic ; 22 euros de plus par mois, quel pactole ! Et dire qu’à écouter certains politiques (de droite), cette mesure allait mettre la France sur la paille…

Nous, à la Bergerie, depuis quelques années, -étant retraitées, nous gagnons moins d’argent-, nous avons une tactique efficace : nous avons pris l’habitude, lorsque nous avons envie de quelque chose, d’attendre un peu. Petit à petit, nous nous demandons si vraiment nous en avons besoin… Et au final, nous concluons souvent que nous pouvons très bien nous en passer. Ainsi,  « poc a poc », nous ramenons nos besoins à l’essentiel, et, - je reviens à ma préoccupation première-,  nous tentons de limiter notre empreinte économique sur la planète.

Nous avons la conviction depuis fort longtemps que la consommation n’apporte pas le bonheur et qu’en réduisant notre appétit de biens matériels, nous contribuons à ralentir la destruction des ressources naturelles, tout comme en faisant la chasse au gaspillage nous économisons l’énergie sous toutes ses formes. Comme quoi faire du bien à la planète, ce n’est pas bien compliqué ; et nous n’avons rien inventé puisque cela porte un nom : la Simplicité Volontaire.

Chateau-d-usson--3-.JPG

Voilà ! Comme monsieur Jourdain, qui faisait de la prose sans le savoir, nous, les brebis, nous nous sommes mises à pratiquer la Simplicité Volontaire, alors que nous ne savions même pas que ça existait ! C’est-y pas beau ?

L’expression de « Simplicité Volontaire » est apparue pour la première fois en 1936, dans un article de Richard Gregg, un disciple de Gandhi mais on peut dire que ce mode de fonctionnement remonte à l’Antiquité, a inspiré les communautés monastiques, Saint François d’Assise, Gandhi ; revenu à la mode avec les mouvements communautaires, tels que celui des Hippies, il se développe largement aujourd’hui dans les pays industrialisés. En France, l’agro écologiste et écrivain, Pierre Rabbhi, est une de ses voix les plus médiatiques.

Au départ, il faut avoir envie de remettre en cause des habitudes de consommation souvent dictées par les médias (vous allez penser que je leur en veux ;… ben oui !). Juste un exemple : si on écoutait les vendeurs de téléphonie mobile, on changerait de portable (au moins) tous les deux ans. « Un téléphone mobile, au bout de un an et demi, deux ans, c’est fichu »… C’est ce que l’on m’a dit en 2006 lorsque j’ai acheté le mien (un modeste Nokia, qui ne fait même pas appareil photo… C’est pour téléphoner, quoi !) ; Au bout de six ans, il était un peu faible du côté de la batterie… C’est généralement comme ça que ça se termine, avec les mobiles. J’allais être bonne pour en racheter un autre… Que nenni !!! Après avoir cherché sur Internet, j’ai trouvé une batterie neuve sur Amazon (on trouve tout sur Amazon!)… Et mon mobile est reparti pour six ans !

Même chose… Ne croyez pas ceux qui disent qu’un ordinateur est obsolète au bout de deux ans… Le notre en a six et marche encore. Il rame un peu, mais on attend qu’il rende l’âme pour en changer.

Et si on ne nous avait pas imposé la TNT, nous aurions encore notre vieille télé de vingt ans… D’ailleurs nous ne l’avons pas jetée et elle fonctionne toujours.

J’en entends certains penser qu’on ne va pas contre le progrès… Qu’on ne peut pas revenir en arrière… Et pourquoi pas ? J’aime bien cette petite phrase de Bernard Shaw : « les gens intelligents s’adaptent à la Nature, les imbéciles cherchent à adapter à eux la Nature, c’est pourquoi ce qu’on appelle le progrès est l’œuvre des imbéciles ».

La Simplicité Volontaire, c’est alléger sa vie de tout ce qui l’encombre et privilégier l’Etre plutôt que l’Avoir. Remettre au goût du jour les valeurs humaines telles que l’entraide, l’échange et le partage.

Il est par chez nous un village de moyenne montagne au pied du Canigou, Fillols, où les habitants ont coutume, un jour par mois, de déposer devant leur porte tout ce dont ils ne se servent plus. Et tout le monde se promène, regarde, prend ce qui l’intéresse… Ils ont tout compris.

Ici aussi, nous commençons à nous y mettre… Dans notre rue, deux fauteuils en cuir, en parfait état, sortis par notre « voisin du bout », ont ainsi trouvé preneur… Nous avons mis deux portes vélo qui ne nous servaient plus… Ils sont partis rapidement… Des livres aussi… Dans notre quartier, « l’Indépendant », -le journal d’ici-, passe de main en main ; les revues circulent de voisin en voisin… On se passe les films ; on essaye de ne pas acheter les mêmes pour élargir le choix… Notre bibliothèque solidaire démarre et balbutie ; il faut lui laisser le temps de se mette en route.

DSCN6707-copie-1.JPGLa Simplicité Volontaire, c’est aussi essayer de faire beaucoup par soi-même plutôt que d’acheter… Et c’est souvent très gratifiant ! Tiens, mettant les pas dans ceux de mon grand-père Jules qui était boulanger, après avoir fait du pain en machine durant des années, je viens de passer à la réalisation manuelle… (Il faut dire que c’est la troisième machine qui me lâche…) C’est génial ! Une réelle émotion, vraiment que de sortir du four un beau pain maison. Je suis heureuse. Do vous dira tout pareil avec ses conserves…DSCN6708.JPG

La simplicité est aussi parfois involontaire et elle l’a été pour nous durant de longues années ; petites, nos parents avaient du mal à joindre les deux bouts et la vie n’était pas facile. On se débrouillait et on était heureux. C’est aussi peut-être cette « formation » qui nous incite à traquer toute forme de gaspillage. Radines ? Pas du tout… Agacées, par tous ces faux besoins que la société nous crée pour mieux nous presser et nous tenir sous sa dépendance. Le mot croissance est à la mode, comme remède à cette crise où nous nous enlisons ; et si la solution, justement, était la décroissance ?

Les critiqueurs diront que les adeptes de la Simplicité Volontaire ne représentent qu’une goutte d’eau dans la mer et que ce n’est pas ce qui va changer le monde… « Mais si nous n’agissons pas, cette goutte d’eau ne se rendra pas jusqu’à l’océan », disait Mère teresa.

 

Alors si comme nous vous pensez que le plus important est de sauver la planète tout en améliorant la qualité de la vie, si vous avez d’autres idées allant dans le sens de la Simplicité Volontaire, faites nous en part et nous nous efforcerons de les faire partager ! Merci d’avance…

Fredo

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 20:15

Aujourd’hui notre route a croisé celle d’un martinet. Tombé du nid, il s’agitait au pied du monument érigé à Sorède en l’honneur du Padre Himalaya, un gigantesque cadran solaire « new look » pour ceux qui ne sont pas au courant. Sans plus réfléchir, j’ai récupéré l’oisillon comptant le déposer dans un jardin voisin, mais de jardin, point ! Une prospection infructueuse fait que ce soir, nous avons à la bergerie un invité qui a commencé par nous poser bien des problèmes et qui est à l'origine des deux questions que vous trouverez à la fin d'article.

Heureusement que Google, notre moteur de recherche préféré,nous a permis de glaner des renseignements pour le sustenter.

Nous avons aussi appris qu’en opérant ce sauvetage nous nous étions mises dans de sales draps car, vous l’ignorez sans doute, le martinet est une espèce totalement protégée par la loi. Il ne peut être soigné que par des personnes munies d’une autorisation spéciale !

Nous devons donc impérativement sous peine de poursuites le déposer dans un centre d’hébergement de la faune sauvage tout en le maintenant en bonne forme.

Si cela vous arrive, sachez que vous devez le gaver de micros boulettes de viande hachée, nous nous n’avions que de la saucisse (mais de la catalane !) et l’aider à se désaltérer sous un mince filet d’eau de l’épaisseur d’un cheveu !

DSCN6684.JPG

Voilà, c’est fait mais demain à nous la route du sud car les Pyrénées Orientales n’ont pas ce type de centre, nous irons donc faire un tour en Espagne, aux Aïguamolls, le déposer et dire bonjour à nos copines les cigognes.

 

Et maintenant, les questions !

L’humain sera-t-il un jour une espèce totalement protégée, quelque soit son lieu de résidence sur le globe ?

Pourra-t’il en tout lieu être soigné par des hommes en ayant les compétences ?

On se pose la question à chaque fois que l’on écoute les infos !

Do et Frédo

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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 19:53

Nous sommes parties 2 jours, c’est peu et long, mais cela a été riche en découvertes.

Les-planches.JPG

Notre première halte a été pour Peyriac de Mer. N’ayant aucun programme arrêté, nous avons démarré la promenade en empruntant les « planches ». Assez vite notre attention a été attirée par la grande diversité d’espèces à plumes. Des flamants roses, des cormorans, des canards inconnus, des hérons et puis de gros oiseaux bizarres…

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Des pélicans ! Savez-vous que le Pélican est un oiseau tout à fait extraordinaire. Cet oiseau a plus de 100 millions d’années, un record de longévité que le pélican partage avec les grèbes, les cigognes et les hérons. Il en existe plus de 66 espèces et leur aire de répartition couvre les 5 continents. Leur présence a été particulièrement forte en Europe.                                                                      

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Par contre à d’autres détails, le pélican est terriblement humain. Comme nous, les parents s’occupent en alternance des jeunes qui fréquentent même très rapidement une crèche collective !  Etonnant, non ?  En matière de drague également. Lorsque les mâles prennent l’initiative, et oui ! ils se livrent à une parade collective. Démarche lourdaude, coup tendu, massif, ils vont et viennent en tentant d’allumer les femelles. Je ne sais pas pourquoi, mais cela m’a fait penser au Carlton ! Que les pélicans m’excusent de ce sous-entendu peu flatteur, mais en lisant cette description, j’ai eu l’image d’un certain mâle qui a l’impudence de porter mon prénom.

Passons, m’étant promue zoologiste, je reviens à ma préoccupation première. Le pélican est l’un des plus lourds oiseaux capable de voler mais la Création a bien fait les choses. Il jouit d’un phénomène dit de pneumatisation : ses os sont évidés et ses poumons enveloppés de 5 « sacs aériens ». En s’emplissant d’air, ils donnent au pélican le poids idéal pour voler. Tout chez cet oiseau est bien pensé, la poche « gulaire » sous le bec par exemple l’aide à maintenir sa température constante lorsqu’il la déploie et l’agite. Il y a aussi l’onglet corné et coloré sur son bec qui sert de stimulus visuel à ses petits pour leur apprendre à picorer. Que me reste –il à vous dire ? Que les pélicans s’apparient pour ne plus se quitter tant que les petits ne sont pas élevés ? Rassurez-vous dès 75 jours ils peuvent voler !

Bon, pour finir cet exposé, je vous dirai que le pélican est un oiseau migrateur, l’hiver il file vers l’Afrique ou l’Inde, que ceux de Peyriac de Mer, tout laisse à penser que ce sont des spécimens qui se sont « fait la malle » de Sigean. Ce sont des pélicans à dos rosé (ça ne se voit pas sur la photo) originaires de Madagascar et de la Corne de l’Afrique. Sans doute ont-ils filoché en compagnie d’Ibis Sacré pour notre plus grand plaisir visuel.

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Nous avons mis à notre planning également les Gorges d’Héric, les villages et leurs environs de Cessenon et Faugères et terminé par Gabian ! Voilà bien un village étonnant et à la pointe de l’innovation depuis des siècles. Ce village peut se targuer de posséder depuis 1605 le premier puits de pétrole de France, la Font de l’Oly. L’huile de naphte, sa première appellation, fut utilisée à des fins médicamenteuses par le prieuré de Cassan et les évêques de Béziers jusqu’en 1880. Cette exploitation devint industrielle et perdura jusqu’en 1950, ce furent 25000 tonnes de brut qui furent ainsi extraites.

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Aujourd’hui pour la production d’énergie, Gabian s’est tourné vers le solaire prolongeant ainsi une longue tradition écolo, l’école entre autre a ses toitures couvertes de panneaux solaires. Mais il y a mieux ! Imaginez qu’au XIIe siècle 5 moulins furent construits. Installés en enfilade le long de la pente, en relation avec un gigantesque bassin, Perlette et ses copines gouttes d’eau circulaient en souterrain successivement dans les moulins. Après le dernier, l’eau était dirigée vers un pré filtrant où elle était rendue potable pour être consommée par les habitants ! A Gabian, les évêques de Béziers n’avaient jamais que 8 siècles d’avance sur nous car c’est ce système d’assainissement de l’eau qu’utilise les allemands pour purifier l’eau potable que boivent les munichois ! Evidemment ce n’est pas dans un pré que l’eau est décantée, toute une vallée y participe !

Voilà quand même 2 jours bien remplis, vous en conviendrez.

Do

 

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