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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 20:03

Le monde va beaucoup mieux

que vous ne le croyez !

Jacques Lecomte

Editions Les Arènes

Jacques Lecomte n’est pas un doux rêveur perché ; pour étayer son propos il a compilé des données d’organismes tels que l’ONU, l’OMS, l’Unicef ou la Banque Mondiale et toutes les études vont dans le même sens. Il y a de sérieuses raisons d’espérer, en tout cas des motifs de ne pas s’attrister. L’Humanité a réalisé des progrès inespérés.

Certes tout n’est pas rose mais des processus que l’on croyait irréversibles ont été stoppés. Le trou dans la couche d’ozone a commencé à se résorber et si des famines continuent de décimer certaines populations, l’extrême pauvreté est en régression.

Son propos vise à nous interpeller nous alertant sur le rôle des médias principalement animés par le réel souci de privilégier les mauvaises nouvelles occultant volontairement ce qui pourrait générer de l’optimiste.

Si une catastrophe peut avoir un effet boostant lorsqu’elle reste un cas isolé, les avalanches médiatiques de mauvaises nouvelles ont un effet anesthésiant nous renvoyant à notre impuissance. Or la force de l’individu réside en sa capacité à se fédérer pour tenter d’agir. Anesthésié par le négatif chacun se replie sur soi se défiant de l’autre. Le désespoir s’installe ouvrant le champ libre aux manipulateurs (pouvoirs politiques ou religieux ou autre !) qui ont tôt fait de se poser en sauveurs ! Nombreux sont ceux qui ont compris qu’en isolant les individus, en les amenant à se jalouser par la création de disparités, par la manipulation de l’information, ils annihilaient toute résistance, tout espoir. La littérature, le cinéma, le monde du spectacle se sont engouffrés dans la brèche pour formater le goût du public qui pourtant si l’opportunité lui en est donnée plébiscite ce qui est porteur d’espoir.

L’optiréalisme se fonde sur une autre démarche : la psychologie positive.

Informer en ne privilégiant ni le sensationnel ou le laid et encore moins le négatif.

Eduquer en opposant la coopération et la solidarité à la compétition.

Si Jacques Lecomte est l’inventeur de l’optiréalisme d’autres se sont déjà engagées dans cette attitude car il est intéressant de constater que lorsque quelque chose vibre juste, dans différentes sphères pourtant éloignées les unes des autres émergent les mêmes idées comme des découvertes synchrones ou l’évolution simultanée d’espèces pourtant éloignées géographiquement ! Ceci n’a rien en soi d’étrange puisque tout est une question d’ondes et plus précisément de physique quantique.

Alors n’ayons pas peur de paraître dégénéré et continuons à traquer ce qui est source de beauté, ce qui est porteur d’espoir. La fréquence de ce ressenti vibrera au fin fond de l’univers pour en revenir amplifié.

Il y a quelques jours, nous avons, enfin !, réussi à voir le film « Moi, Daniel Blake ». Ce film est vraiment excellent, plein d’émotions. Les héros sont pauvres mais grands, la société les enfonce à plaisir. « Il y a plus d’humanité dans œil d’un chien qui remue la queue que … » vous connaissez la suite ?! Dans ce film la solidarité joue à plein, ils s’entraident, se réchauffent dans un univers kafkaïen et le spectateur se dit que tout est possible. On se plaît à espérer et vlan !

La faucheuse s’invite dans la distribution !

Nous sommes restées scotchées devant l’écran, qu’est-ce que cela aurait changé de faire finir le film sur une légère touche d’optimiste. Une bonne vieille crise cardiaque certes, mais dont il réchapperait pour leur laisser le temps de croire que le meilleur est à venir ! Après tout dans la réalité tous les accidents cardio-vasculaires ne sont pas mortels !

Une touche d’optimiste dans un nuage de réalisme, est-ce trop demander ?

Do

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 20:24

Ça bouge à L'Ecritoile en ce mois de Mars !

Le 25 à 15h30 Frédérique sera en compagnie de Laurent Counord, autre écrivain mondialement connu à St Génis, à la médiathèque de Laroque des Albères. Ils vous présenteront chacun leur dernier roman, répondront à toutes vos questions ! Je crois même avoir entendu parler d’un petit café, offert en cette occasion.

Quant à moi, jusqu’à la fin du mois de mars, je vous « invite au voyage » au travers une sélection de toiles, toutes des coups de cœur ! Et comme je suis décidée à continuer à m’alléger, ces coups de cœur peuvent même être à vous !

Do

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 18:11

Et voilà, ça y est, mon petit dernier, "Le trait d'union", est officiellement édité!

Vous pouvez d'ors et déjà vous le procurer en vous rendant sur le site:

http://www.leseditionsdunet.com/roman/4753-le-trait-d-union-frederique-longville-9782312049946.html

Mais vous pouvez aussi, si vous préférez, le commander à la FNAC ou sur Chapitre.com... As you want!

Quoiqu'il en soit, en vous rendant sur le site des éditions du net, vous pourrez lire les premières pages et vous faire une petite idée du livre en prenant connaissance du résumé.

Mon personnage principal, Sacha, s’inspire d’une adolescente de ma connaissance, Clara, à qui je dédie ce livre, qui manifeste depuis l’enfance de fortes capacités médiumniques, ce qui n’est pas toujours facile à comprendre et à gérer.

Qu’on les nomme « enfants indigos », « cristal », ou autre, de nombreux ouvrages sont consacrés aujourd’hui à ces enfants doués de télépathie ou de clairvoyance. Artistes, contemplatifs, rêveurs et idéalistes, profondément attachés aux valeurs humaines, le contact avec la nature et les animaux leur est vital. Aussi évoluent-ils à contre-courant dans notre société ultra compétitive, bien souvent inadaptés à au système scolaire où leurs particularités sont identifiées comme pathologiques.

 

Mon propos dans ce livre est donc, à travers Sacha, véritable trait d’union entre le monde matériel et celui des esprits, d’ouvrir une porte sur cet invisible qui fait peur ou (et) qui fascine, en espérant, à travers ce roman, renforcer des convictions, mais aussi, et surtout, convertir quelques sceptiques ! Car si Sacha, est imaginaire, Clara, elle, existe bel et bien !

 

Alors? Tenté(e)?

Je profite de cet article pour demander à ceux qui ont déjà lu ce livre (édition privée) ou un de mes livres précédents, de bien vouloir laisser un ou des commentaires sur le site des Editions du Net pour me faire un peu de pub... Ce serait vraiment sympa!

Merci d'avance! Frédérique
 

 

 

 

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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 18:06

MON CHIEN STUPIDE

John FANTE

(Paris, Christian Bourgois, coll. 10/18,1987)

(« My dog Stupid » in « West of Rome », 1985)

(traduit de l’américain par Brice Matthieussent)

Voici un petit livre (185 pages) purement jouissif. Impertinent, foutraque et insolent. Un régal.

Sur la côte Ouest du Pacifique, par un jour de pluie, un chien étrange débarque dans la vie du couple d’Harriet et Henry et de leurs quatre enfants. Ce chien au comportement imprévisible (qu’ils nomment Stupide) fait sauter les verrous des codes familiaux déjà bien rouillés.

Henry est un écrivain raté, un scénariste médiocre qui tout en aimant sa femme et ses enfants se verrait bien tout larguer pour refaire une vie idéalisée avec une jeunette à Rome. Harriet colmate les brèches, menace régulièrement de partir ; chacun des quatre enfants est un cas… tout ce petit monde cohabite, s’engueule vertement dans une joyeuse et parfois brutale insolence. Stupide devient LE chien d’Henry, comme un baume sur toutes ses frustrations, le prétexte au bilan de sa vie.

Puis un beau jour Stupide disparaît comme il était arrivé. Partir à sa recherche s’impose à tout prix !

Sans être un chef d’œuvre de la littérature américaine, ce livre apporte au lecteur un vrai moment de plaisir ; c’est déjà énorme

 

 

 

*John Fante (1909-1983) est considéré par certains comme un précurseur de la Beat Generation, car il est l’un de premiers à illustrer dans son œuvre les thèmes de l’errance et de la découverte de l’Ouest.

 

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8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 17:47
Mi a lu pour vous, Chanson Douce

CHANSON DOUCE

(Leïla Slimani, Paris, Gallimard, 2016)

« Le bébé est mort ».

Dès la première phrase l’auteure nous révèle la fin de l’histoire. Le livre est un flash back des évènements qui ont conduit à cet épilogue.

Myriam, avocate, mère de Mila et d’Adam décide, malgré l’avis de son mari Paul, de retourner au travail après quelques années passées à élever ses enfants. Le couple se met en quête d’une nounou, le choix est difficile mais finalement Louise s’impose. C’est une perle, les enfants l’adorent ; petit à petit elle devient indispensable à toute la famille.

Louise est une jeune veuve, démunie, sans papiers sur laquelle Myriam et Paul posent un regard admiratif mais qui, par subtiles petites touches, laisse deviner le rapport de classe entre ces deux mondes parallèles.

Leïla Slimani nous distille avec talent, pudeur et tendresse dans un style sec et simple, tous les ingrédients du drame à venir et la psychologie des personnages. Aucun jugement n’est émis. Des faits seulement mais des faits ressentis de façons différentes par le couple et par la nounou.

On pense bien sûr à « l’analphabète » de Ruth Rendell ; mais « Chanson douce » n’est pas un thriller, il dresse le tableau de notre société.

Un très beau roman, doux amer.

Mi

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10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 15:28

Roman de David Foenkinos, Charlotte est un livre qui se respire.

Écrit comme un poème, à coups de petites phrases courtes il redonne vie à cette jeune femme, artiste peintre au destin tragique.

Des tragédies familiales qui se répètent de génération en génération, le silence qui tue, des raisons d’espérer, Charlotte tente de survivre jusqu’à sa rencontre avec la peinture, en Italie. Une rencontre avec son soi profond, une évidence qui va lui donner la force de braver les interdits, les humiliations qui signent la montée en puissance du nazisme.

Charlotte Salomon est un belle âme et le livre de David Foenkinos donne l’envie irrésistible de s’immerger dans l’oeuvre de cette jeune femme « Leben ? oder Theater ? » décédée à 26 ans à Mauthausen.

Leben? oder Theater ?
Leben? oder Theater ?

Mais ce livre est aussi à prendre comme un avertissement !

La haine, la peur de l’autre et le rejet, la bêtise ordinaire sont les personnages principaux de cette histoire qui se réécrit, malheureusement à l’infini.

Chaque année nous commémorons en grande pompe la libération des camps de la mort, nous honorons la mémoire des victimes des génocides passés, pourquoi ?

L’extrême droite gagne du terrain partout, le phénomène est banalisé.

La Palestine se vide, dans l’indifférence, le mur de Berlin a été reconstruit, au Moyen Orient, qui cela gêne t-il ?

Le recours à la torture trouve de plus en plus une certaine légitimité en France !

Pays des Droits de l’Homme !

Quel homme ?

Tyrans et tortionnaires s’épaulent mutuellement.

D’ailleurs à ce propos, savez-vous !était Aloïs Brunner ? Rouage important de la solution finale, il organisa la déportation des juifs autrichiens, grecs, français, allemands, des enfants d’Izieu … jamais arrêté il est mort en Syrie protégé par la famille El Assad ! qu’ajouter de plus ?

La date de sa mort peut-être, en 2000 !

C’est tout ceci, aussi, que raconte, juste en le suggérant Charlotte de David Foenkinos.

Do

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28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 15:39
Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, Harper Lee

Il est de ces livres dont la tortueuse histoire est telle que sa publication est rendue confuse. C’est le cas pour celui-ci. Il a fallu que l’auteure Harper Lee (1926-2016) décède récemment pour que je le découvre. Sorti aux Etats Unis en 1960* (prix Pulitzer en 1961) il est publié en France en 1961 sous le titre « Quand meurt le rossignol » puis « Alouette je te plumerai » (en 1989) et enfin en 2005 sous le titre « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur ». Sa sortie en poche date de 2010 et enfin là les ventes décollent. Le livre n’est pas autobiographique mais de nombreux éléments et personnages sont bien réels. Le père de Harper Lee était avocat comme le père de Scout (la narratrice) ; il a défendu deux hommes noirs accusés de meurtre ; le personnage de Dill est inspiré de Truman Capote (ami d’enfance d’Harper Lee) avec qui elle travaillera sur son chef d’œuvre « De sang froid ». Le roman trouve ses racines dans le sud des Etats Unis (Alabama : Etat de naissance de Lee). Situé au cours des années 30 au temps de la ségrégation raciale dont il est la courageuse condamnation, il est publié à l’époque de la reconnaissance des droits civiques. Le succès du livre est tel qu’Harper Lee est « bloquée » ; durant 50 ans « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » restera sa seule œuvre ! Un magnifique ouvrage à découvrir sans attendre.

*Adapté (réal. Robert Mulligan) au cinéma en 1962 sous le titre « Du silence et des ombres » avec Grégory Peck

Mi

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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 15:39

J'étais tombée sur ce texte de Fred Vargas il y a déjà quelques mois et je l'avais transmis à tous nos contacts (très peu de retour, d'ailleurs, hélas!) Je récidive aujourd'hui sur le blog, parce que c'est vraiment génial... Fredo

Ça y est, nous y sommes...

Nous avons chanté, dansé.

Quand je dis « nous », entendons un quart de l’humanité tandis que le reste était à la peine.

Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l’eau, nos fumées dans l’air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu’on s’est bien amusés.

On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l’atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.

Franchement on s’est marrés.

Franchement on a bien profité.

Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu’il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.

Certes.

Mais nous y sommes.

A la Troisième Révolution.

Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu’on ne l’a pas choisie.

« On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins.

Oui.

On n’a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis.

C’est la mère Nature qui l’a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies.

La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets.

De pétrole, de gaz, d’uranium, d’air, d’eau.

Son ultimatum est clair et sans pitié :

Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l’exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d’ailleurs peu portées sur la danse).

Sauvez-moi, ou crevez avec moi.

Evidemment, dit comme ça, on comprend qu’on n’a pas le choix, on s’exécute illico et, même, si on a le temps, on s’excuse, affolés et honteux.

D’aucuns, un brin rêveurs, tentent d’obtenir un délai, de s’amuser encore avec la croissance.

Peine perdue.

Il y a du boulot, plus que l’humanité n’en eut jamais.

Nettoyer le ciel, laver l’eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l’avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, –attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille- récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n’en a plus, on a tout pris dans les mines, on s’est quand même bien marrés).

S’efforcer. Réfléchir, même.

Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire.

Avec le voisin, avec l’Europe, avec le monde.

Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.

Pas d’échappatoire, allons-y.

Encore qu’il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l’ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante.

Qui n’empêche en rien de danser le soir venu, ce n’est pas incompatible.

A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie –une autre des grandes spécialités de l’homme, sa plus aboutie peut-être.

A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.

A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.

07/11/08 à 23h24

Fred Vargas

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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 15:06

LES MYSTÈRES DE PARIS

Eugène SUE

(Roman feuilleton paru en 1842-1843)

Rien ne prédestinait Eugène Sue (1804-1857), dandy de famille bourgeoise, fleuron de la jeunesse dorée du Faubourg Saint-Germain à écrire un tel livre. Et pourtant …

Il s'est fait une petite réputation littéraire. Le marché de la presse est en plein essor. Les Mystères sont une commande. Il s’habille en simple ouvrier et parcourt les rues, les lieux les plus misérables de Paris. C’est une terra incognita qu’il découvre, un choc ; travailleurs pauvres, criminels, grisettes …

Le texte sera publié en feuilleton dans « Le journal des débats » du 19 juin 1842 au 15 octobre 1843. Dès la parution le succès est fulgurant touchant toutes les couches de la société.

“Des malades ont attendu pour mourir

la fin des Mystères de Paris.” (Théophile Gautier).

Au final, les Mystères de Paris feront dix volumes (plus de 1300 pages) déchainant des passions. On sent très bien à la lecture que l’écriture transforme l’auteur qui devient … socialiste.

Victor Hugo s’est sans aucun doute inspiré des Mystères pour ses Misérables et en 1848, le peuple est dans la rue. L’histoire n’a pas rendu le même hommage à l’un et à l’autre (question de style littéraire bien sûr).

Eugène Sue prend des « positions scandaleuses » et force les classes dirigeantes à regarder ces gueux dont ils détournaient le regard, à se poser les questions qui gênent. Les Mystères de Paris est typiquement un roman du 19ème siècle. Un grand roman feuilleton populaire.

Tout y passe :

- le système judiciaire et la peine de mort

- la fragilité extrême des travailleurs face au moindre accident de la vie (chômage, maladie, ..)

- la condition des femmes et des enfants

- le sort des malades dans les hôpitaux

- l'abandon des malades mentaux

- etc …

On a tous lu durant notre scolarité des extraits de ce formidable récit, mais bien peu à l’avoir lu en entier. Je m’y suis plongée depuis deux mois.

On retrouve Rodolphe, la Goualeuse, le Chourineur, la Chouette et tant d’autres personnages attachants ou odieux, hauts en couleur. Il est étonnant de constater que bon nombre de maux de son époque sont encore présents et font toujours débat aujourd’hui..

Oh bien sûr ! le style peut agacer ou paraître mièvre, mais le fond est là.

Mi

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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 17:00
"Le Test" par Stéphane Allix

Journaliste, écrivain, réalisateur et fondateur de l’INREES, (Institut de Recherche des Expériences Extraordinaires, regroupant des experts du monde de la science, de la santé, de la psychologie, de la spiritualité et de la culture), Stéphane Allix se passionne depuis de longues années pour le surnaturel. Comme il est écrit dans sa biographie, « depuis 2003, il est engagé dans l’étude et la recherche sur les conséquences de la révolution scientifique en cours, avec une approche comparée de disciplines telles que la psychiatrie, la physique quantique, la biologique, l’astrophysique, ainsi que les expériences inexpliquées et les connaissances traditionnelles... ».

Stéphane Allix est donc quelqu’un d’on ne peut plus carré, rationnel et sérieux.

Le jour de l’enterrement de son père, il glisse dans le cercueil six objets symboliquement chers au défunt. Quelques mois plus tard, au cours d’une enquête minutieuse, rigoureuse et quasi-scientifique, il va rencontrer six médiums de renom, capables de communiquer avec les morts, pour les soumettre à un test : seront-ils capables de découvrir la nature de ces objets ?

L’enquête est captivante d’un bout à l’autre. D’une écriture claire et précise, Stéphane Allix relate chacune des six séances, apportant au lecteur des informations limpides sur la médiumnité et les contacts avec l’Au-delà. Très agréable à lire, ce livre est souvent émouvant, voire bouleversant, enrichissant et lumineux.

Il ouvrira sûrement aux sceptiques d’étonnantes et réconfortantes perspectives, (franchement, le contraire m’étonnerait) et même si, en ce qui me concerne, Stéphane Allix prêche une convaincue, cette lecture m’a fait un bien fou.

A lire, donc, ABSOLUMENT !!!

http://www.inrees.com

Frédo

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  • : Nous sommes deux soeurs... L'une peint, l'autre écrit. Nous avons envie de partager nos vécus, nos ressentis, nos expériences; de témoigner... Nous aimons par dessus tout la nature, notre plus grande source d'énergie... Sur ce blog, nous vous présenterons des peintures, des livres, mais aussi des photos de nos voyages, de nos randonnées, des récits... Nous tenterons enfin de vous entraîner dans la grande aventure de notre vie: notre cheminement spirituel vers l'Amour et la Lumière.
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