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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 19:37

Dali à Céret ou Dali le retour ... à Céret !

 

Août 1965, l'arrivée triomphale de Dali aux arènes de Céret

Le Musée d’Art Moderne de Céret présente du 24 juin au 1er octobre une exposition consacrée à Salvador Dali et nous en sortons justement !

Cependant je serais bien en peine de vous parler de la problématique autour de laquelle s’articule l’exposition. Il est question d’Einstein, de la théorie de la relativité, de fission nucléaire et d’un tas d’autres considérations dont je n’ai rien retenu.

Plissez les yeux, vous verrez apparaître le portrait de Lincoln !

Eaux-fortes, huiles sur toile, croquis à la plume, au crayon ... collages … et tout un délire autour de l’Angélus de Millet dont des radiographies de la toile sensées étayer la théorie de Dali selon laquelle Millet aurait retouché sa toile masquant le lieu d’un ensevelissement. Pour lui le couple n’est pas entrain de se recueillir au moment de l’Angélus mais prie sur le corps d’un enfant décédé !

Si l’ensemble de l’oeuvre présentée interpelle, mais après tout c’est Dali !, ce qui m’a le plus stupéfiée ce sont les panneaux explicatifs qui rythment la visite. Un laïus très intello, c’est en tout cas mon ressenti mais d’autres le partagent, dont je n’ai pas retenu grand-chose et que je ne pourrais donc pas résumer d’autant que ce n’est pas

forcément en phase avec les propos de Dali que l’on peut découvrir dans un film monté à partir d’archives de l’INA. Une chose est certaine, si les commentaires tendent à nous présenter Dali comme un artiste pétri de connaissances scientifiques expliquant son parcours artistique, lui se présente carrément comme schizophrène lors d’un interview au cours duquel il explique que folie et schizophrénie ont un impact complètement différent dans le processus créatif, la folie étant stérile alors que la schizophrénie ouvre sur un univers concret auquel le spectateur adhère sans difficulté.

A mon avis ce ne serait pas inutile de présenter le film au début de l’expo, moins abscons que les textes le visiteur pourrait porter un regard sur Dali collant sans doute plus à la réalité du personnage.

Mon ressenti personnel est que la créativité du peintre a été sans doute très fortement nourrie par les médias, les critiques en bref tous ceux qui savent exploiter les failles des uns en les masquant par des propos pétris de grands mots !

Artiste génial sans doute imprégné de connaissances scientifiques, à la lumière de ce que j’ai pu voir, lire, entendre, j’ai quand même l’impression que si Dali n’avait pas été schizophrène il n’aurait pas été Dali !

Pour finir, un détail que nous avons été 3 à trouver marrant, alors que Dali dans un interview assure n’avoir jamais fait l’amour avec une autre femme que Gala, il sera intéressant de savoir ce que nous livrera comme informations l’analyse ADN de son corps prochainement exhumé pour permettre de savoir s’il est bien le géniteur de Pilar Abel. Wait and see !

Do

 

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 17:44

Samedi 8 avril

Quittant Arnès (nous allons y revenir à coup sûr), nous filons au milieu d’un paysage grandiose vers un site dont je rêve depuis que je suis plongée dans les préparatifs du voyage, le sanctuaire de la Fontcalda !

Nous dépassons la petite ville de L'Horta de San Joan où nous ferons halte après notre découverte matinal de la Via Verde qui traverse la région de la Terra Alta. Nous gagnons sans encombre malgré l’étroitesse et la sinuosité de la route l’ancienne gare de Prat del Compte située à 4 kilomètres du village.

Depuis quelques mois nous envisageons de faire à vélo la Via Verde du Val de Zafàr soit 50 kilomètres, 41 tunnels, un bon nombre de viaducs. Aujourd’hui nous sommes en quelque sorte en repérage ! Nantis d’un topo récupéré au camping d’Arnès la Fontcalda et la Via Verde sont à portée de rêve !

Depuis 1973 la ligne de chemin de fer reliant La Puebla de Hijar dans la province de Teruel à Tortosa n’est plus opérationnelle si tant est qu’elle ait vraiment eu une grande utilité. Elle fait aujourd’hui le bonheur des cyclistes, des randonneurs et des cavaliers leur offrant le plaisir de pratiquer leur sport préféré dans le décor grandiose de la Sierra de Pàndols et du Parque dels Ports avait en prime la découverte de monuments exceptionnels, comme le sanctuaire de la Fontcalda et son décor de gorges vertigineuses.

En 1863 les premiers travaux pour relier la province de Teruel à San Carlos de la Rapita dans le Delta de l’Ebre débutèrent. Le projet ne faisait pas vraiment l’unanimité mais la peur de voir le pays envahi par le Nord, en clair par les français, fut un élément décisif. Il faut dire que Napoléon a laissé un assez mauvais souvenir ! La ligne de chemin de fer offrait l’avantage de faciliter le ravitaillement de troupes que l’on imaginait cantonnées sur la rive sud de l’Ebre, barrière naturelle sensée contenir l’adversaire !

Le premier tronçon fut inauguré en 1895, 32 kilomètres en 32 ans ! Il fallut attendre 1942 pour que la ligne rallie Tortosa (elle n’a jamais atteint son but initial) et encore doit on à la guerre civile d’avoir fait accéléré le mouvement. Outre le fait que la voie ferrée avait un rôle logistique lors de la guerre de l’Ebre, elle fut réalisée par les prisonniers républicains, une main d’œuvre à bon marché sous la férule de Franco ?!

Appelé le Sarmentero, la ligne traverse une zone essentiellement agricole et plus spécialement viticole d’où son nom. La voie ferrée ne fonctionna à plein que 31 ans. En 1973 un effondrement dans un tunnel entre Pinell de Brai et Prat de Compte signa sa fermeture définitive. Cela je ne le savais pas mais c’est pile poil le bout que nous avons emprunté !

La petit balade que nous faisons ce samedi a le mérite de faire découvrir une grande variété de paysages sur une petite superficie. Tout commence avec une ancienne zone agricole plantée d’oliviers centenaires « El Camp d’oliveres » revenue partiellement à l’état sauvage. Transformée en aire d’interprétation du Vall de la Jepa, le chemin se fraie un passage entre de vieux oliviers encore entretenus, des champs de lavande puis des friches où les chênes verts, les lentisques et les pins ont colonisé l’oliveraie abandonnée.

Depuis notre départ de Tarragone la luminosité est exceptionnelle. Tout pétille, c’est un festival de lumière. Toutes les teintes d’ocres que j’aime tant sont représentées.

Le sentier descend progressivement vers la rivière pour finalement nous réserver une assez « désagréable » surprise. Si le chemin continue sur l’autre rive, pour gagner la Fontcalda il faut se déchausser, il n’y a pas de pont !

Pas de doute la Fontcalda n’est pas en amont des gorges, l’eau est froide et les galets un brin glissants ! Endavant !

Heureusement que l’échappée de lumière dans les gorges nous invite à ne pas tergiverser. Passé ce petit désagrément le reste du parcours dans les « Estrets » taillés par la rivière Canaletes et empruntant escaliers, passerelles au-dessus de superbes marmites de géants est splendide tout comme la vue soudain dégagée sur la coupole de l’Église émergeant de la verdure. A ce propos je me suis avalée sans état d’âme les quelques passages en surplomb, comme quoi il est toujours possible de s’améliorer !

Nous trouvons sans problème les sources d’eau chaude mais si nous avons bien nos maillots, nous nous dégonflons préférant faire un petit coup de balançoire. Certes l’eau est à 28° à la source ! Une fois mêlée à l’eau de la rivière on ne doit pas vraiment dépasser les 18°, et encore !

Empruntant enfin la Via Verde et ses 2 tunnels nous regagnons nos fourgons et filons sur L’Horta de Sant Joan, le Ptibus toujours en tête de convoi !


L’Horta de Sant Joan, l’une des villes les plus anciennes d’Espagne s’est développée sur les ruines d’une ancienne cité ibère implantée jadis au sommet de la colline au pied de laquelle coule la rivière Algars. La région plantée en vigne, amandiers, oliviers est dominée par les reliefs tourmentés du Parc Naturel dels Ports. En arrivant d'Arnès, quelques kilomètres en amont, la ville rappelle St Paul de Vence. Allez savoir si ce n’est pas le souvenir de L’Horta où il connut ses premiers émois artistiques qui guida Picasso bien des années plus tard jusqu’à St Paul ?

Accueilli chez son ami Manuel Pallarès alors qu’il était rejeté de sa famille et malade, Picasso y séjourna une année puis y revint régulièrement seul ou accompagné avec toujours un grand bonheur. Aujourd’hui, l’Hôpital des Templiers accueille une exposition permanente de ses premières œuvres. Huiles sur carton, nombreux dessins, études et plus original, des têtes de carnaval qui ne sont pas sans rappeler des personnalités contemporaines de l’artiste.

Les 2 premiers niveaux sont passionnants, il savait dessiner et peindre le bougre !

Par contre les premières œuvres cubistes exposées au dernier niveau nous ont laissés de marbre !

Nous grimpons ensuite vers le centre historique et après avoir admiré la très belle place à portiques et les remarquables édifices renaissance qui la surplombent nous filons nous restaurer. C’est largement l’heure espagnole et il nous reste encore une visite à mener à bien, celle de Morella dans la Communauté Valencienne !

Quant à savoir où nous allons dormir, mystère !

Do

 

 

 

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 20:24

Ça bouge à L'Ecritoile en ce mois de Mars !

Le 25 à 15h30 Frédérique sera en compagnie de Laurent Counord, autre écrivain mondialement connu à St Génis, à la médiathèque de Laroque des Albères. Ils vous présenteront chacun leur dernier roman, répondront à toutes vos questions ! Je crois même avoir entendu parler d’un petit café, offert en cette occasion.

Quant à moi, jusqu’à la fin du mois de mars, je vous « invite au voyage » au travers une sélection de toiles, toutes des coups de cœur ! Et comme je suis décidée à continuer à m’alléger, ces coups de cœur peuvent même être à vous !

Do

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 18:15

Le Kunsthistorische Museum de Vienne détient la plus grande concentration d’œuvres de Brueghel. Présentée par le guide du Routard comme le clou des collections de ce musée, il n’en fallait pas plus pour nous décider à partir à l’assaut de ce temple de la culture, le Louvre en un peu moins touffu, mais quand même « du lourd ».

Peintre graveur, Pieter Brueghel dit l’ancien est né entre 1525 et 1530, décédé en 1569 47 œuvres lui sont officiellement attribuées à ce jour, essentiellement des huiles sur bois mais il est avéré toutefois que son œuvre ne se résume pas à ce qui est exposé dans les musées. De nombreuses créations ont disparu mais sont néanmoins connues des spécialistes grâce aux copies qui en ont été faites notamment par l’un de ses fils, Brueghel d’Enfer ou le jeune, ou parce que l’on retrouve leurs traces dans des inventaires de collections privées ou publiques.

Brueghel était très jeune lorsqu’il devint maître de peinture à Anvers et bien que l’époque fut troublée il voyagea jusqu’en Italie pour découvrir les peintres de la Renaissance italienne.

L’Art de Brueghel n’a pourtant rien à voir avec celui de ses contemporains, Cranach, Titien ou même Michel Ange essentiellement parce qu’il s’est attaché à donner vie au petit peuple, aux obscures, aux sans gloire.

 

S’il a peint quelques sujets d’inspiration religieuse, on ne retrouve pas dans toute son œuvre les traditionnelles scènes mystiques, descente de croix, Vierges, lapidations, martyres qui nous ont soit dit en passant passablement « gavées » lors de notre visite. Les notables, les têtes couronnées, les faits d’inspiration religieuses ne retenaient pas son attention et si le sacré est parfois présent il est totalement intégré à la vie profane.

Brueghel a peint le quotidien de ses contemporains que ce soit au Pays Bas ou dans les pays visités et ce qu’il donne à voir est un témoignage sans fioriture de la vie de tous les jours. Chaque peinture est un livre ouvert, la vie y fourmille en une infinité de détails qui révèlent sa vision du monde, un monde où l’humain et la Nature sont totalement liés.

 

Vie et mort, cataclysme ou liesse populaire, travail et oisiveté

Nous nous sommes en effet régalées dans cette salle où une artiste peintre terminait la copie de l’une des plus célèbres oeuvres de Brueghel, les lacs gelés. C’est d’ailleurs en l’observant que j’ai vraiment pris la mesure de la richesse foisonnante de sa peinture, elle travaillait avec un pinceau qui avait tout au plus une dizaine de poils et de ce simple trait émergeait une vie insoupçonnée !

 

Vraiment magnifique !

Do

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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 15:18

Si je n’ignorais pas l’existence du peintre Hundertwasser et j’imagine d’ailleurs que vous connaissez au moins l’une de ses œuvres, celle intitulée « Irinaland Über

Dem Balkan », je

ne m’attendais pas à découvrir à Vienne une personnalité aussi foisonnante même si en préparant le voyage j’avais déliré sur la Hundertwasser Haus.

Né Friedrich Stowasser, c’est à l’âge de 21 ans que Hundertwasser naît à l’art et se choisit le nom qui l’a rendu célèbre. A cette époque il a déjà développé sa singularité et même s’il n’a suivi les cours de l’Académie d’Arts Plastiques de Vienne que 3 mois, son œuvre picturale montre qu’il a parfaitement intégré les règles académiques qui prévalent même s’il les utilisent pour mieux donner du relief à sa singularité.

 

Peintre mais aussi architecte, humaniste, écologiste … son œuvre est un feu d’artifice et témoigne que l’art est la vie ou mieux que la vie est un art !

 

 

 

 

 

 

A Vienne tout un quartier porte son empreinte : un groupe d’immeubles, la Hundertwasser Haus, le Hundertwasser Village et le musée appelé également KunstHaus Wien. Implanté dans une ancienne usine de meubles, pour rester fidèle à l’esprit de Hundertwasser qui voyait la ligne droite comme une prison « la ligne droite est sans Dieu », tout y est de guingois.

 

Le sol ondule, les lignes de fuite se rejoignent après quelques détours car dit-il :« Les hommes n’ont pas seulement des yeux pour voir ce qui est beau, des oreilles pour entendre ce qui est beau … L’homme a aussi une sensibilité tactile… Le promenoir au sol inégal devient une symphonie, une mélodie pour les pieds. On aimerait aller et venir sur un sol inégal pour se détendre et retrouver l’équilibre ». Tout a sa raison d’être, les portes et fenêtres ne sont pas calibrées, c’est voulu car elles sont nos yeux, une vision personnelle que chacun a de l’extérieur. Il y a de la couleur partout, c’est jubilatoire.

 

Hundertwasser concevait l’Art comme un langage devant être accessible à tous. Un lien entre la création de la nature et la créativité de l’homme. J’ai ressenti la KunstHaus Wien comme un bastion contre la dictature de la pensée unique et l’oeuvre d’Hundertwasser est un manifeste pour la liberté. Rebelle, sans doute, je le vois comme un homme engagé refusant les diktats, qui a toute sa vie tenté de vivre libre en harmonie avec la Nature. Une nature qu’il a cherché à préserver, la mettant au coeur de toute chose : « Il faut rendre à la Nature les territoires que l’homme a occupé illégalement ».

Écologiste avant l’heure, il avait ainsi conçu le prototype de la station d’épuration de l’eau par lagunage dont on peut voir au musée une maquette réalisée à partir de 3 bacs de plantes vertes disposés en gradins.

Il ne s’est pas contenté de peindre, il a rêvé différents types d’habitats en fonction de leur destinations.

Des habitats où l’homme et la nature pourraient s’équilibrer, se soigner comme cette résidence pour enfants malades à Essen en Allemagne. Son refus de la dictature des fenêtres, son désir de rendre à l’homme son humanité et à la Terre sa grandeur l’ont amené à concevoir de fascinants projets où l’arbre tient une place prépondérante « un arbre de plus, une chance de plus ».

L’« arbre locataire » comme il le nomme anime ce quartier de Vienne et est aussi très présent dans la symbolique architecturale de Hundertwasser qui lui a donné sous la forme de la colonne, une place de choix.

Son art est optimiste, jouissif et comme nous avons découvert que nombreux de ses projets présentés au musée sous forme de maquettes de travail ont été bel et bien été réalisés, nous sommes reparties avec en tête un nouveau voyage pour cet été, découvrir en Styrie et Carinthie le village thermal de Bad Blümau et Bärnbach, entre autre. Un belle excuse pour aller découvrir enfin la terre de nos ancêtres maternels, les Dampfhoffer d’Hainersdorf près de Graz !

En tout cas nous étions bien fringantes en quittant le musée, rien à voir à l’abattement qui nous a saisi au Kunsthistorische Museum quand, arrivées au terme de notre visite, nous avons aperçus des murs couverts sur 3 niveaux de descentes de Croix, Vierges éplorées, bobines de têtes couronnées. C’était juste insupportable ! Heureusement que nous nous étions régalées avant d’une collection exceptionnelle de tableaux de Bruegel !

Pour finir une petite phrase de Hundertwasser qui me parle bien :

« Si quelqu’un rêve seul, ce n’est qu’un rêve. Si plusieurs personnes rêvent ensemble, c’est le début d’une réalité ».

Do

 

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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 20:22
Maillol, Profil de jeune fille
Maillol, Profil de jeune fille

Le musée d’art moderne de Céret présente jusqu’au 30 octobre 2016 une exposition consacrée à Maillol et intitulée Maillol, Frère, Pons.

Pons ne m’était pas un inconnu, il a même une rue à son nom à St Genis des Fontaines mais Frère, je n’en avais jamais entendu parler ! Pourtant en découvrant qu’il était né à Saint Genis des Fontaines, cela a fait tilt !

Le Mas Frère !

Mas Frère
Mas Frère

Un superbe ensemble de bâtiments qui jadis possédait de nombreuses terres qui ont été en partie loties, nous le savons d’autant mieux que notre maison est construite sur un de ces terrains !

Henri Frère est né à St Genis le 22 janvier 1908 et a 20 ans lorsqu’il fait la connaissance de Maillol. Étudiant à Montpellier, c’est le poète catalan Joseph Sébastien Pons qui organise la rencontre entre les deux hommes à la métairie de Banyuls où Aristide Maillol passe ses hivers.

Une relation forte va lier ces 3 hommes, même amour de leur terre catalane, leur « Arcadie » comme il la désigne en référence à l’Arcadie mythique, terre grecque bénie des Dieux !

Tout au long de leurs rencontres Maillol a délivré à Henri Frère conseils et leçons, l’incitant à l’instar de Rainer Maria Rilke dans ses « Lettres à un jeune poète » à tout sacrifier à la création qui doit être la seule raison de vivre de l’artiste !

Découvrir Henri Frère et son œuvre a été une très belle surprise.

Aquarelle Paysage de Sorède Henri Frère
Aquarelle Paysage de Sorède Henri Frère

Croquis, dessins au crayon, à la sanguine, aux pastels, peinture à l’huile, sculptures, céramiques, Henri Frère est un artiste passionné qui a retenu les leçons de Maillol, observer la Nature, se l’approprier, la restituer avec sa propre sensibilité.

En découvrant son œuvre nous avons fait une découverte saisissante la plinthographie. Une invention de Henri Frère, de la gravure sur une brique de terre cuite : le plintho !

 Les Amants Henri Frère (Plintho)
Les Amants Henri Frère (Plintho)

La personnalité de Frère éclate partout dans ses œuvres. Personnellement ses harmonies de teintes m’ont parlé au cœur. C’est élégant, frappé du sceau de l’antique mais empreint de modernité. C’est particulièrement évident avec ses plinthographies !

Parfois le même motif est repris, décliné dans des accords de couleurs différentes.

Les Amants Henri Frère (Plintho)
Les Amants Henri Frère (Plintho)

Andy Warhol avant l’heure mais tout en élégance et légèreté !

Enfin, la palette artistique de Henri Frère ne s’est pas limitée à l’art pictural ou à la sculpture. Photographe, écrivain, il nous a livré un ouvrage intitulé « Conversations de Maillol » un témoignage de sa vie aux côtés de celui qui fut son mentor !

Si vous habitez dans le coin, faîtes un saut à Céret, vous allez vous régaler !

Do

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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 17:46

Voici, voilà mon « Invitation au Voyage » …

Là, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté (Baudelaire)

Invitation au voyage

J’ajouterai:

Jubilation, béatitude, félicité !

Une pensée émue pour ce merveilleux Frantz qui m’accompagne dans mes créations !

Et vive la cabanisation !

Do

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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 18:00
Youpi

La vie est une fête !

Alors que je m'étais jurée, après l'expérience pourtant très agréable de St André, de ne plus exposer, trop de "tintouin", voilà que je suis demandée sans que j'ai à bouger le petit doigt !

Musset avait raison, il ne faut jurer de rien !

Certes, je participe cet été au Symposium de sculptures et de peintures mais là, être sollicitée, comme ça, c'est bath !

Elle est pas belle la vie ?

D'autant que j'ai découvert que j'avais au moins un admirateur anonyme, la preuve ...

Youpi

Et sur les bords de Seine, hein ?!
Do

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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 20:06
Virgile aux Sableaux


Voici ma dernière création, la Lumière, la Joie, l'Energie, la Liberté ! Je me suis éclatée à la peindre, le thème, le nom se sont imposés. Du croquis à la toile aboutie, en passant par le jus, que du bonheur ! Quant au titre, l'explication est simple, regardez bien le nom du petit bateau échoué sur la plage ... des Sableaux" ! Do

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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 21:03
Endavant Huile sur toile
Endavant Huile sur toile

Voici mon dernier « bébé » et c'est d'autant plus vrai qu'il m'a fallu presque 9 mois avant de reprendre ma palette d'ocres !

Il est gaillard ce petit bateau qui m'a permis de poursuivre mon chemin, pinceau en main.

Pour ce tableau, je n'avais rien prémédité pas même les couleurs sang et or, je me suis juste laissée porter par l'inspiration !

Son nom « Endavant », s'est imposé, comme une évidence, au moment de la touche finale.

Comme lui, me voilà repartie !

Où ?

Sempre endavant* !

Do

* toujours en avant

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  • : Nous sommes deux soeurs... L'une peint, l'autre écrit. Nous avons envie de partager nos vécus, nos ressentis, nos expériences; de témoigner... Nous aimons par dessus tout la nature, notre plus grande source d'énergie... Sur ce blog, nous vous présenterons des peintures, des livres, mais aussi des photos de nos voyages, de nos randonnées, des récits... Nous tenterons enfin de vous entraîner dans la grande aventure de notre vie: notre cheminement spirituel vers l'Amour et la Lumière.
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