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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 08:10

Il y a quelque temps, tout à mon grand ménage y compris au sein de nos photographies, j’ai sélectionné les photos qui me parlaient le plus au coeur décidée à vous présenter au travers un petit film ce Pays Catalan que nous parcourons depuis 1968 !

 

Pays de cocagne, régal pour les yeux et l’âme, nous y avons nos coins de paradis.

La Balmette près des Bouillouses, l’Ermitage St Guillem de Combret en Vallespir, Prats Balaguer en Conflent, les Caranques de Laroque des Albères ... nous y accourons régulièrement pour nous y ressourcer, nous régaler le corps et l’esprit avec toujours la même émotion !

Si vous connaissez bien les Pyrénées Orientales, vous remarquerez que certains « intrus » se sont invités, Puilhaurens Lapradelle, Leucate, Bugarach … il aurait été dommage de rester confiner aux limites géographiques du département !

Pour le plaisir des yeux, nous vous offrons ce film illustré musicalement par Jordi Barre, Charles Trenet et de sardanes dont la Santa Espina, hymne des catalans ! Installez-vous confortablement, respirez, c'est si beau et bon !

https://youtu.be/VvmFRvSu9iw

Dominique et Frédérique

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 17:58

Le territoire de Portel des Corbières fut longtemps nommé « Les Oubiels », en référence au terme occitan oubiel qui signifie agneau. Terre d’élevage de brebis et d’agneaux, donc, mais aussi terre plantée de chênes verts qui offrirent au village une autre source de revenus, le tanin. Obtenu pas broyage de l’écorce, le tanin permit l’implantation de nombreuses tanneries sur le village au cours des âges.

Fortement utilisées également pour la fabrication de charbon de bois, les forêts de chênes verts disparurent petit à petit favorisant l’apparition de la culture. Céréales, vignes, amandiers et oliviers amenèrent une nouvelle mutation économique à dominante viticole évidente.

Tous les circuits de randonnées se déroulent au milieu des vignes, des olivettes. Un air toscan, une luminosité exceptionnelle pour découvrir également un patrimoine architectural d’importance.

Les terres de Portel en ont vu de toutes les couleurs et l’on imagine sans difficulté ce que fut jadis ce village doté de nombreux châteaux, certes parfois très ruinés mais dont les vestiges témoignent de l'importance. Il fut même doté d'un tramway !

Traversées par l’antique via Domitia, nous en avons suivi un bon tronçon suite à une erreur d'aiguillage !, ces terres furent le théâtre de la sanglante Bataille de la Berre en 737 au cours de laquelle Charles Martel s’illustra une nouvelle fois repoussant l’expansion arabe. He oui, ce n’est pas en 732 que les arabes furent boutés hors de France, ni même lors de cette bataille d’ailleurs, mais en 759 lorsque Pépin le Bref libéra Narbonne ! Comme quoi marcher est une activité qui enrichit l’intellect.

 

Le fleuron architectural de Portel est sans conteste Notre Dame des Oubiels ou Notre Dame des agneaux ! Située sur un ancien site païen, un classique !, elle succéda à la fin du XIIIe siècle à une autre chapelle, sous l’impulsion de Charles II le Boiteux.

Pour le moins curieux les qualificatifs dont les rois ont été affublés par le passé : Le Gros, Le Chauve, Le Hardi, Le Fainéant … il y eut même un « Le Posthume » ! Qu’en serait-il si l’on adaptait cette mode à nos politiques ? Sans doute serait-il difficile de diversifier les « titres » étant donné que beaucoup d’entre eux flirtent avec le banditisme ! Le Truand, le Voleur, le Menteur !

Pour en revenir à nos « oubiels » la chapelle est dotée d’une superbe oliveraie plantée dans ce qui fut l’ancien cimetière, un lieu magique.

 

Si l’occasion vous en est offerte ne manquez donc pas de venir faire un tour dans le coin. Il y a des randonnées pour tous les goûts et encore d’autres découvertes à faire, comme Terra Vinea !

Le site de Portel fut jadis occupé par un lac où s’accumulèrent les sédiments en quantité remarquable. Un Tsunami le recouvrit apportant lui aussi sa contribution puis tout ceci fut soulevé, plissé lors des grands chambardements liés aux différents plissements terrestres. C’est alors que d’importants gisements de gypse furent remontés à la surface. Exploités à l’air libre puis en galeries souterraines jusqu’à la fin du XXe siècle, en 1991 les plâtrières furent cédées pour le franc symbolique par la société Lafarge aux caves Rocbère.

Un site touristique a vu le jour offrant de nombreuses animations : reconstitution de l’exploitation souterraine du gypse, 800 mètres de galeries occupés par des chais ... Rien ne vous empêche donc de combiner marche et dégustation en tout genre. Le village compte quelques restaurants sympas et Terra Vinea propose à la dégustation ses vins et des menus à des prix tout à fait raisonnables.

Do

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 18:17

Je suppose que vous savez tous qui est Sissi. Il est quasiment impossible que vous n’ayez jamais vu les films de Ernst Marischka, « Sissi », « Sissi impératrice » et « Sissi face à son destin ». Ce sont les incontournables, les inévitables de la télévision, rediffusés chaque année aux alentours de Noël, permettant ainsi à toutes les générations de découvrir le mythe « Sissi », un peu comme celui de Zorro, rediffusé en boucle sur FR3 depuis 2008 (source Wikipédia ; personnellement, j’ai l’impression que ça dure depuis plus longtemps. Compte tenu du fait qu’il y a 78 épisodes, ça veut dire que tous les ans et demi environ, on recommence ! Si ce n’est pas se moquer du monde, ça…) Mais revenons à nos moutons…

Donc, tout le monde connaît Sissi. Ou croit la connaître. Car en réalité, la vraie Sissi est assez éloignée du personnage idyllique incarné par Romy Schneider.

Elisabeth, Amélie, Eugénie de Wittelsbach, dite Sissi, ou Sisi, selon la graphie autrichienne, est née le 24 décembre 1867, au royaume de Bavière. Fait remarquable, à sa naissance, elle possédait déjà une dent, comme Napoléon 1er et Louis XIV (et d’autres peut-être). Est-ce le signe d’un destin remarquable ?

Favorite de son père, le duc Maximilien de Bavière, c’est une enfant vivante et gaie, aimant la nature, les animaux, la musique et la poésie.

Elle n’a que quinze ans lorsqu’elle est remarquée par son cousin, l’empereur François-Joseph 1er d’Autriche, qui bouleverse pour elle tous les projets de sa mère, l’archiduchesse Sophie. Le mariage est célébré le 24 avril 1854 à Vienne. Elisabeth n’a pas 16 ans lorsqu’elle devient impératrice d’Autriche.

Les films de Ernst Marishka sont assez fidèles à cette première partie de l’histoire. Elevée très librement à Münich et au château de Possenhofen, en Bavière, Sissi n’est absolument pas préparée à la vie de la cour et au protocole très strict qui l’attend. S’il est certain que l’empereur l’a follement aimé (« vous ne pouvez savoir à quel point j’ai aimé cette femme », confiera-t-il en apprenant la mort de l’impératrice), l’amour de Sissi pour son époux est rapidement mis à l’épreuve par les impératifs de la fonction. « Le mariage est une institution absurde; enfant de 15 ans, j'ai été vendue, j'ai dû prononcer un serment que je ne pouvais ni comprendre, ni renier… » écrira-t-elle à sa fille Marie-Valérie, beaucoup plus tard.

Au Sissi Museum... La vraie Sissi!

Sissi est rebelle et refuse l’étiquette, les contraintes, l’autoritarisme dont fait preuve sa belle-mère pour tenter de la formater, de la faire entrer dans le moule. Jamais elle ne se soumettra et c’est bien ce qui fascine en elle.

Sissi fuit la cour, Vienne et ses obligations. Elle se rend impopulaire et les viennois ne l’aiment pas beaucoup. Ils ne la comprennent pas.

La vie ne l’épargne pas ; les deuils non plus : sa première fille, Sophie, à l’âge de deux ans, son fils unique, Rodolphe, à Mayerling, son cousin bien aimé, Ludwig, et bien d’autres proches… Soit dit en passant, c’est incroyable ce que cette famille a pu inspirer les cinéastes (outre les « Sissi », il y a eu aussi « Mayerling » relatant la fin dramatique de Rodolphe et de sa malheureuse maîtresse, Marie Vetsera, et « le crépuscule des Dieux », contant le tragique destin de Louis II de Bavière). Ah ! Si les Habsburg n’avaient pas existé !

Sissi déprime et tombe gravement malade à plusieurs reprises, allant jusqu’à devoir s’exiler temporairement sous des cieux plus cléments pour recouvrer la santé : Madère, Corfou… Elle ne reparait plus que rarement à la cour. Sissi a la bougeotte, le goût du voyage et de l’ailleurs… Elle confie un jour à son fils que si elle devait s’établir au même endroit pour le restant de ses jours, « le séjour dans un paradis même lui paraîtrait l’enfer ». Elle ne revient à Vienne qu’épisodiquement, lui préférant Gödöllö, en Hongrie, pays où elle est adulée. Un amour qu’elle lui rend bien !

La visite des appartements de Sissi dans la Hofburg, au centre de Vienne, puis à Schönbrunn, illustrent bien le quotidien du couple impérial, la distance imposée entre eux par l’impératrice et l’amour incondonditionnel de son époux, prêt à tout pour la satisfaire. Sissi consacrait beaucoup de temps à sa beauté légendaire et à sa taille de guêpe ! Elle passait chaque jour deux à trois heures à faire peigner son abondante chevelure ; outre l’équitation où elle excellait, elle s’astreignait quotidiennement à des heures de gymnastiques pour entretenir sa musculature. Sa chambre était partiellement aménagée en salle de sport avec agrès, anneaux et barres parallèles. Elle a par ailleurs été la première à faire installer une salle de bain avec baignoire telle que nous les connaissons aujourd’hui.

Au Sissi Museum... La vraie Sissi!

Sissi cultivait sa beauté et sa minceur, comme une antidote au protocole impérial, tout en taquinant la muse : tout au long de sa vie, l’impératrice a produit de nombreux poèmes enflammés. Mais elle était aussi extrêmement cultivée et parlait de nombreuses langues, comme le grec ancien et moderne, l’anglais, le français, et bien sûr, en tant que reine de Hongrie, le hongrois.

On l’a dite anorexique, neurasthénique… Sissi donne surtout le sentiment de ne pas avoir été faite pour cette vie-là et d’avoir tout mis en œuvre pour sauvegarder sa propre authenticité et vivre selon ses aspirations profondes en dépit de l’hostilité générale à son encontre.

Le 10 septembre 1898, alors qu’elle séjourne sous le nom de comtesse de Hohenens à l’hôtel Beaurivage, à Genève, le voyage se termine tragiquement. Sissi est poignardée par un anarchiste italien qui n’avait d’autre idée en tête que de supprimer une tête couronnée, un acte d’éclat censé le consacrer pour la postérité. Son objectif est le duc d’Orléans, mais celui-ci ayant modifié son emploi du temps, il change de cible au dernier moment et se rabat sur la soi-disante comtesse. Le coup est si rapide, si précis, que Sissi ne réalise pas ce qui vient de se passer. Elle pense avoir reçu un coup de poing ; elle vacille et se redresse, parvenant même à monter à bord d’un bateau qui l’attend et ne tarde pas à appareiller, pour faire demi-tour lorsqu’elle perd brusquement connaissance et que sa dame de compagnie révèle sa véritable identité. De retour à l’hôtel, on découvre la blessure, infime, et pourtant meurtrière. Sissi a été touchée en plein cœur et s’éteint peu de temps après.

A sa mort, sa dernière fille, Marie Valérie, sa préférée, née en Hongrie et la seule enfant qu’elle ait pu élever elle-même, dira que sa mère est morte comme elle l’avait souhaité ; vite, et sans souffrir. Un peu comme si Sissi avait donné rendez-vous à son meurtrier pour l’aider à quitter une vie qui, depuis son mariage, ne fait que lui peser.

Sissi, la rebelle, l’insoumise, est enfin libre.

Frédérique

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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 19:43

Faisant face au Canigou, perché sur une colline à deux pas d’un torrent se trouve un de nos coins de rêve, la chapelle St Jacques de Calahons.

 

 

 

 

Nous y montons au départ de Catllar (prononcer Calla) par un chemin à la déclivité assez ébouriffante au démarrage. Jadis cami ramader (chemin de transhumance), il est encore par endroits pavé et conserve ses hauts murs qui délimitent des parcelles aujourd’hui envahies de cistes, de lentisques pistachier, d’oliviers et de très vieux chênes !

Un paysage magique qui recèle d’autres trésors, de magnifiques cabanes de pierres sèches. Leur taille est variée ; parfois adossées à des clapiers (amas de pierres arrachées à la terre pour pouvoir la cultiver) elles ont souvent été très opportunément coincées entre de gros blocs de pierres. Nous ne les avons pas toutes découvertes mais à chaque fois que nous y montons il en est une où nous faisons halte avec émotion.

Ombragée de chênes, d’une facture admirable avec comme un renfort qui en protège l’arrière et double l’épaisseur des murs, cette cabane abrite l’urne funéraire

d’un certain Robert !

Le Roussillon, pardon le Pays catalan, est riche en cabanes de toutes sortes mais sur Catllar la concentration est impressionnante.

En suivant le sentier des cabanes et en multipliant les allers et retours d’une cabane à l’autre, on finit par arriver à la chapelle où vit encore un ermite !

Le site fut occupé dès la préhistoire, dolmens et menhirs à ce qu’il paraît témoignent de cette occupation et le matériel archéologique trouvé permet d’affirmer que dès 3500 avant J.-C des hommes vivaient là.En 968 l’église accorda la possession de ces terres à ce qui est aujourd’hui le village de Catllar. Casalono, Chasalons, Calaons, le nom a évolué mais l’esprit est resté.

Seul un reste de murailles témoigne qu’un village s’est implanté au lieu dit Els Casals, non loin du torrent à quelques encablures de la chapelle. Plusieurs fois ruinée, reconstruite, on ne peut être étonné que cette chapelle, prieuré au XIVe siècle et doté de son propre cimetière, soit consacrée à St Jacques. Celui qui est maintenant le St Patron des pèlerins a plusieurs casquettes à son actif. Protégeant des démons qui se cachent au fond des eaux et ayant vocation à retenir l’orage sur les hauteurs, on ne peut s’étonner que la chapelle lui soit dédiée de longue date. Le torrent est à deux pas et elle surplombe le plaine de Prades, la vallée de la Castellane, le Canigou et j’en passe !

De St Jacques il est possible de rallier Catllar en gagnant le village qui s’enorgueillit d’être le plus ensoleillé de France, Eus ! Quittant St Jacques, le sentier file presque à l’horizontal le long d’un ravin.

 

Il offre de beaux points de vue sur la chapelle dont le toit interpelle et n’est pas sans rappeler celui des chapelles grecques et plonge vers la plaine à la hauteur d’un oratoire doté d’une délicieuse vierge à l’enfant.

Voilà vraiment une très belle balade à compléter par un arrêt dans la chapelle très ressourçant. A n’en pas douter ce lieu a une âme, celle de l’ermite évidemment mais pas seulement.

La présence de quelque chose de plus grand, qui nous accueille, nous comprend est vraiment très prégnante. Et même si vous ne voyez personne, elle est peuplée de petits bruits, de frottements que rien de cartésien n’explique !

Il y a toujours quelque chose de nouveau à découvrir là, miel, tisanes confectionnés par l’ermite ou à l’entrée dans un petit panier, de petits textes avec des pensées à méditer. Chacun prend la première qui s’offre à lui, c’est le « hasard » qui nous parle !

« Ne vous inquiétez pas du lendemain, demain s’inquiétera de lui-même. A chaque jour suffit sa peine. »

Incroyable comme il fait bien les choses.

Enfin si vous êtes très matérialiste, un coin pique-nique avec fontaine, barbecue et tables vous attend !

Cool !

Do

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 20:48

Au confins de la plaine d’Ampurdan, là où elle vient buter sur les premières hauteurs de la Costa Brava se trouvent quelques villages « archi » bondés l’été, quasiment déserts en ce mois de décembre, des endroits paradisiaques pour qui aime la nature.

Samedi dernier, la Méditerranée faisait son show, ardoise sous un ciel plombé, émeraude quand le bleu a envahi tout le ciel !

 

Le GR 92 suit la ligne de cote, rustique sur certains tronçons, sophistiqué à d’autres.

Nous l’avons suivi sur quelques kilomètres dans un paysage de carte postale.

 

 

Parties du village de Calella de Palafrugell nous avons gagné le phare de San Sébastia. Les villages sont attachants, pittoresques et s’il ne recèle que peu de sites majeurs à visiter, il n’y a aucune raison de se priver d’y faire halte, juste pour le plaisir des yeux.

 

Nous étions déjà venues notamment en été pour y écouter des habaneras (genre musical, né à Palafrugell sous l’impulsion de pêcheurs catalans).

Si la balade est assez cool jusqu’à Llafranc la grimpette est rude jusqu’au phare de San Sebastia, l’un des plus puissants d’Espagne, perché à presque 200 mètres au-dessus du niveau de la mer.

 

A ses côtés, une tour du XVe siècle monte la garde. Il paraît que du haut de sa terrasse le panorama est décoiffant ! Sans doute !

Il est quand même très dommage que la vue soit gâchée par un pylône garni d’un nombre invraisemblable d’antennes. Electro sensible, s’abstenir !

Cette balade s’est révélée contre toute attente, culturelle, nous ignorions complètement l’existence de fouilles archéologiques qui ont permis de ressusciter un antique village ibérique.

 

Daté avec précision du VI e et Ve siècles avant Jésus Christ, le village a livré les vestiges d’un habitat rural simple, un important matériel qui a permis de reconstituer la vie à cette époque. Cultivateurs, pêcheurs, la population entassait les réserves de la communauté dans des silos dont on découvre encore les traces.

Au Ie siècle avant J.-C., les romains bien implantés en Ampurdan, ont mis a mal ce village dont les vestiges petit à petit ont disparu sous les terres cultivées.

 

Un autre habitat a vu le jour dont il reste un ancien ermitage du XIXe siècle et un oratoire dédié à San Baldari, perchés au sommet d’un promontoire vertigineux.

Alors si le cœur vous en dit, ne vous privez pas de mettre vos pas dans les nôtres.

Par contre je vous déconseille les restos, la proximité des antennes est vraiment très déplaisantes et sans doute néfaste !

Mais je me doute bien que peu d’entre vous me prendront au sérieux !

Comme avant goût, un dernier cliché.

 

 

 

Et ce petit film !

Do

https://youtu.be/r6ibVkq6RA8

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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 20:53

Se balader en Catalogne est vraiment dépaysant.

Il y a une petite semaine le blanc bleu des Cyclades nous était offert, la Grèce en quelque sorte.

 

El Port de la Selva

 

 

 

Aujourd’hui relief impressionnant, grandes sapinières, routes en lacets tout concourait à créer l’illusion, un tonitruant « Hallo » teutonique ne nous aurait même pas surprises.

Sans doute connaissez vous le littoral catalan, mais il y a des chances pour que vous ignoriez tout du village d’Espinelves.

Situé entre la Sierra de Vieilles et celle de Montseny où les sommets affleurent les 1800 mètres, le village d’Espinelves est entouré de bois touffu et perché à flanc de coteaux. La région est riche en eaux thermales mais contrairement à Sant Hilari Sacalm et Santa Colomer de Farners qui ont tout misé sur le thermalisme, Espinelves est devenu célèbre grâce aux sapins.

Depuis 36 ans, chaque année, les deux premières semaines de Décembre voient les visiteurs affluer dans le village afin d’y trouver le sapin de leurs rêves lors de la Fira de l’Avet !

La fête du sapin !

 

 

Habitations du XVIIe et XVIIIe siècles, église du XIe, le village est typiquement montagnard et bien qu’isolé de tout, comme nous l’avions constaté en Aragon, les commerces ne l’ont pas déserté. La monnaie locale y est même bien établie.

 

 

Alors, si le cœur vous en dit, pas la peine d’attendre l’an prochain, il vous reste encore jusqu’au 11 décembre pour découvrir Espinelves, y acheter votre sapin et une foule d’autres choses encore.

Outre les éléments de décors traditionnels dont le Tio de Nadal, l’incontournable Poinsettia, vous y trouverez sans nul doute une foule de petits cadeaux et ne manquerez pas d’apprécier la gastronomie locale.

Coca, Coca reixada, Carquinyolis, Botifaras, « Formatge » sous toutes ses formes, Miel à foison et je ne sais plus quoi encore, je ne vous promets que du bonheur.

Il y a même un superbe pessebre entièrement réalisé en liège.

 

Cerise sur le gâteau, c’est hyper bien organisé, pas de stress pour stationner et on vous remet même un petit souvenir en réglant votre stationnement.

 

 

Sympa comme petite attention !

Do

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 17:44

Ayant enfin trouvé des compagnons de rando, et même plus encore, qui nous collent à la peau ! même rythme, mêmes goûts, et pas que pour la nature, chacun à notre tour nous nous concoctons une virée. Hier Claude et Michèle nous ont fait découvrir les rives de l’étang de Salses où nous n’avions jamais été nous balader !

Il faut dire que c’est presque l’étranger, au nord du Tech, au nord de la Têt et même au nord de l’Agly ! Nous avions quand même des excuses.

Toute la balade se déroule entre phragmites, ces roseaux qui abritent toute une faune très discrète et vergers où quelques délicieuses figues noires s’offraient encore aux promeneurs que nous sommes.

Le circuit longe l’étang colonisé de longue date par des flamants roses très bavards notamment à la hauteur de l’anse de la Roquette, à proximité d’un village de baraques présenté comme un lieu préservé dans un environnement classé Zone Natura 2000 !

C’est ce qui est écrit même si dans la réalité, cela semble poser problème.

 

 

Dans ma tête je me régalais déjà à l’idée de découvrir un village comme celui des pêcheurs de l’étang de Canet ! Déception !

 

 

Il y a peut-être de beaux panneaux d’informations, des obligations environnementales, on peine à y croire, ça fait même doucement rigoler.

 

 

 

Vu l’état de délabrement de certaines cabanes, il est peu probable qu’elles soient dotées de toilettes sèches sauf si ce terme désigne les lieux d’aisance découverts derrière les haies de Cyprès ?!

 

 

L’obligation d’utiliser des matériaux nobles semble avoir été zappée ou alors il faudrait se mettre d’accord sur ce que recouvrent les termes employés !

 

 

 

Enfin restons positif et préférons penser que le travail de nettoyage, annoncé sur l’affichage, intervenant une fois l’an nous sommes à la veille de ce grand jour !

 

Dommage et un peu triste car le site aurait tout pour charmer les yeux.

 

 

Espérons que d’ici quelque temps, ce village de baraques aura été relooké et que la restauration sera de la même qualité que celle de la chapelle Sainte Cécile du hameau de Garrieux, en bordure de l’étang. Chapeau et oublié du même coup la déconvenue des baraques, c'était quand même une chouette sortie !

Nous avons terminé notre boucle affrontant une tramontane déchaînée mais très motivés à l’idée du délicieux repas que Michèle nous avait concocté. Le lapin aux pruneaux, rien de tel pour récupérer après l’effort ! Do

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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 19:34

Ampurias, un site de rêve fermant la baie de Rosas.

Ampurias et l'Escala
Ampurias et l'Escala

Du grec « Emporion » signifiant entrepôt, Ampurias, Empuries en catalan, fut fondée par les Phocéens, venus des lointains rivages de l’actuelle Turquie vers 600 av JC.

La cité grecque fut ensuite occupée par les Romains avant d’être abandonnée au moyen Âge.

3 étapes d’occupation s’offrent aux visiteurs : la Paléopolis et la Néapolis grecques, la ville romaine mais contrairement aux idées reçues , Grecs et Romains cohabitèrent, Massalia, l’actuelle Marseille,cité fondatrice du monde ionien en Méditerranée, ayant été en son temps l’alliée des Romains. Lorsque la ville romaine commença à se développer les établissements grecs continuèrent à exister.

A la fin du IIIe siècle une invasion wisigothique, à l’origine des vestiges paléochrétiens d’Ampurias ruina la cité, les musulmans l’occupèrent ensuite au VIIIe siècle.

Même Charlemagne y fit halte ! Puis c’est à San Marti que la population autochtone choisit de se réinstaller. Mieux protégé le village se développa au fur et à mesure que la vieille cité déclinait.

Esculape
Esculape

Grecs et Romains fortifièrent tour à tour la cité d’Esculape car on venait ici se refaire une santé dès l’antiquité ! C’est d’ailleurs Esculape qui accueille le visiteur sitôt franchie l’impressionnante muraille grecque.

Sacrifice d'Iphigénie
Sacrifice d'Iphigénie

Mosaïques, réseau de canalisations, tout à l’égout, citernes et même un superbe filtre à eau témoigne du degré de raffinement de ces civilisations.

Filtre à eau (époque ionique)
Filtre à eau (époque ionique)

Le site n’a livré qu’une infime portion de ses merveilles puisque seuls 20 % de l’emplacement supposé de la cité ont été fouillés. Ici et là des vestiges émergent comme ces ruines des églises préromanes de Santa Margarida et Sant Vicens.

Du village de San Marti d’Ampurias, qui fut au temps des grecs un îlot, au village de l’Escala, une promenade maritime serpente dans le cordon dunaire qui s’est formé au fil des siècles comblant les 2 ports antiques dont il ne reste que le môle grec aujourd’hui quasiment hors d’eau.

Baie de Rosas
Baie de Rosas

Une visite à ne pas manquer, parfaitement organisée et que vous pourrez coupler avec celle de Rosas dont l’ancienne citadelle recèle des merveilles.

Il ne s’y trompait pas ces grecs qui là aussi avaient établi un important comptoir sensiblement à la même époque qu’Ampurias.

Ensemble médiéval
Ensemble médiéval

La citadelle impeccablement aménagée offre un parcours dans le temps permettant au visiteur de remonter les siècles, le site ayant été tour à tour occupé par les Grecs, les romains, les wisigoths. Là aussi Charlemagne a laissé sa marque et pas n’importe laquelle puisque c’est à lui que nous devons la première citadelle de Rosas !

La ville s’est longtemps développée entre ces murs : quartiers grecs, villas romaines, ensemble monumental médiéval, casernements des XVII et XVIIIe siècles et un remarquable musée !

​Encore une fois, on ne fait pas les choses à moitié outre Pyrénées !

Olivier
Olivier

Des visites pour se régaler d’autant que les prix d’entrée sont modiques et même que les « séniors » sont chouchoutés !

En France, tintin !

Do

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 19:52
St Guillem de Combret !

Construite par un ermite, la chapelle date du XIIe siècle et fut longtemps un lieu de repos pour les voyageurs dans le respect de la tradition instaurée par son « inventeur ».

Lorsqu’un certain Guillem, ermite de son état, arriva en ces lieux, les flans du Canigou étaient peuplées par des fées, les Encantades. Un dragon, gardien des lieux, attaqua Guillem qui aidé par un ange, l’affronta et le précipita dans le précipice creusé par la Coumelade !

Il vécut longtemps dans cette vallée, dans une grotte puis dans la chapelle qu’il construisit et dota d’une cloche forgée de ses mains avec le fer tiré des flans du Canigou. Se nourrissant frugalement de ce que la forêt lui offrait, il n’en avait pas moins une force herculéenne. Pour preuve la pierre d’autel qu’il transporta seul et qui doit bien atteindre la tonne !

La sentinelle au-dessus de la vallée de la Coumelade
La sentinelle au-dessus de la vallée de la Coumelade

L’ermitage St Guillem de Combret est donc d’un lieu particulier où nous montions fréquemment jusqu’à ce que les travaux de remaniement du refuge rustique qui la jouxte commencent ! Un bazar pas possible, moche et bruyant !

Nous venons d’y retourner par le chemin antique qui monte depuis la Llau, petit hameau doté quand même d’un adorable église.

Les myrtilles n’étaient plus au rendez-vous mais par contre les framboises ont offert un vrai régal à nos papilles.

L'arborétum
L'arborétum

L’arrivée sur le refuge se fait par un arboretum, qui récupère petit à petit de la tempête Klaus. Pins, cyprès, thuyas, séquoias offrent une somptueuse harmonie de verts !

St Guillem de Combret !

Et juste pour le plaisir des yeux, la délicate robustesse de ce voilage !

Do

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10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 20:05
Aveyron

Découvert en 1880 par Louis de Malafosse, Montpellier le Vieux était déjà connu des bergers qui montaient leurs troupeaux paître dans ce qu’ils nommaient la ville fantôme.

La Reine d'Angleterre
La Reine d'Angleterre

Une ville peuplées de légendes qui gagné ses lettres de noblesse grâce à Édouard Alfred Martel. Géologue, inventeur de la Spéléologie, il a répertorié, inventorié toutes les curiosités géologiques, les nommant au gré de son inspiration. L’Histoire avec un grand H, l’Antiquité se sont invitées au baptême. Le visiteur voyage dans le temps et l’espace, de Mycènes à l’Arc de triomphe, du Sphinx à la Reine d’Angleterre, l’inspiration est typique de cette époque qui vit le Facteur Cheval construire son Palais Idéal.

De ville fantôme, point, c’est la mer qui, il y a 200 000 millions d’années en occupant ces lieux puis en s’en retirant, a laissé place à la Dolomie, une roche sédimentaire que le vent, l’eau ont sculptée !

Si vous voulez découvrir ce site, les circuits ne manquent pas, il y a même un petit train et une via ferrata mais vraiment en dernier recours, cela n’engage que moi évidemment !

Aveyron

Tout étant une question d’équilibre après nous être aérées, le vent soufflait très fort, nous avons gagné Rodez sur les conseils de notre ami Pierre Rivière, une ville éminemment sympathique, où nous avons déjeuné sur le pouce en compagnie d’étudiants assis par terre tout autour de la place Eugène Raynaldi pour nous remettre de la visite du musée Fenailles.

La Dame de Saint Sernin
La Dame de Saint Sernin

Ce musée abrite une collection exceptionnelle de statues menhir et des tas d’autres merveilles qui ont même mis le rouge aux joues d’une jolie madone ! Il faut dire que ces statues menhirs ont parfois jusqu'à 5000 ans d'âge. Leur aire de répartition s'étend grosso modo du Languedoc à la Mer Noire avec une forte concentration en Suisse et quelques échappées en Allemagne ou en Bretagne. Ce qui les différencie des menhirs traditionnels est qu'elles ont une face et un dos !

Aveyron

Nous y avons même retrouvé Rodin, ami du mécène et philanthrope Maurice Fenailles, celui-là même qui a donné son nom au musée. Pionnier de l’industrie pétrolière en France, c’était aussi un collectionneur avisé qui a offert à la ville cet hôtel particulier dont le billet de visite est couplé à celui du Musée Soulages que nous avons donc honoré de notre visite !

Autant vous dire que, pour reprendre l’expression de Mi, notre ressenti perso est que ça ne casse pas 3 pattes à un canard.

Noir, c’est Noir !

Aveyron

Pour tout dire, nous n'avons vraiment apprécié que la seconde salle. Au moins, il fut une époque où il savait peindre !

Aveyron

Non vraiment ce ne fut pas un grand moment. Déjà, pas de possibilité d’utiliser les casiers de consigne du Musée, because « Etat d’Urgence », donc nécessité de conserver son sac mais obligation de le porter sur le ventre POUR NE PAS ACCROCHER LES TOILES ! Quand on voit la dimension des pièces, franchement pour accrocher quoi que ce soit, il faudrait le faire exprès !

Entre les consignes de sécurité et le contenu du musée, beaucoup de perplexité !

La preuve !

Do

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Published by Do Fredo - dans randonnées voyages
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