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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 16:49

Les objets connectés sont entrain d’envahir nos vies, tout au moins les rayons des magasins puisque nous avons (encore) notre pouvoir de décision et donc toute latitude pour acheter ou non. Ce besoin de tout avoir sous contrôle est-il vraiment de notre seul fait ou cherche t’on petit à petit à nous faire croire que c’est le meilleur pour nous ?

Les produits connectés nous sont proposés comme les alliés indispensables qui vont nous soulager de tâches peu gratifiantes (mais néanmoins incontournables), nous facilitant la vie pour nous permettre de nous consacrer à ce qui vraiment nous donne du plaisir !

Soit ! Personnellement je me demande si à tout déléguer nous ne courons pas le risque de ne plus savoir faire les choses par nous même. Prenons l’exemple de l’apparition de la calculette il y a quelques décennies, rapidement un grand nombre de personnes ne savaient plus faire les calculs basiques comme la division. Combien d’entre nous font encore leurs comptes sans avoir recours à la machine ? Encore que la bonne question n’est peut-être pas celle là mais plutôt combien d’entre nous font encore leurs comptes sans laisser l’organisme bancaire les faire pour eux !? Autre exemple, nous avons la possibilité d’enregistrer nos contacts téléphoniques dans la mémoire des téléphones, smartphone, i phone etc. ce qui permet de ne plus avoir à mémoriser les numéros d’appels. C’est en effet plus facile mais si pour une raison indéterminée la technologie venait à faire défaut, sauriez vous retrouver de mémoire le numéro de téléphone qui vous est utile et passer le coup de fil nécessaire ?

La technologie est en effet une bonne chose si elle nous enrichit, nous ouvre à des champs de compétences nouveaux, c’est d’ailleurs pour cette raison que nous essayons de toujours restées « au parfum » de ses avancées. Par contre elle ne doit pas nous déposséder de notre pouvoir de décision, amoindrir nos facultés intellectuelles et pour qu’il en soit ainsi il nous appartient de tout faire pour développer nos propres compétences. Cela demande de l’entraînement comme s'astreindre à être présent à ce que l’on fait, ne pas tomber dans la routine en évitant tout ce qui est répétitif, machinal, facile.

Ce qui m’a inspiré cet article est une publicité pour un bracelet connecté pour nager. Il enregistre vos longueurs, vos types nages, indique aussi SMS et appels reçus, allant jusqu’à signaler la fin de la séance et à diffuser de la musique que vous avez même la possibilité de changer à distance. Un cauchemar !

Quand on sait les bienfaits qu’il y a à vivre en conscience, à sentir et ressentir son corps, ses émotions pour mieux les gérer, comment ne pas se rendre compte qu’un tel objet est une aliénation pour l’humain. Et si l’on a envie de poursuivre sa séance, ne sera t’on pas tenté de n’en rien faire ?

Il est devenu impossible de fréquenter les grandes surfaces sans subir la diffusion permanente de musique, informations et autres nuisances sonores rajoutant des décibels à l’ambiance déjà bruyante de ces lieux, est-il vraiment nécessaire de continuer ainsi la fuite en avant. Qu’a t’on besoin de savoir que Tartempion nous a appelé pendant que nous nagions ? L’hiver les stations de ski diffusent de la musique sur les pistes, une calamité pour qui aime à profiter du « grand silence blanc » ! Voilà que maintenant même dans ou sous l’eau on nous offre la possibilité d’échapper à un tête à tête avec soi !

Il y a vraiment de quoi s’inquiéter, ils veulent vraiment nous couper de notre Moi, nous empêcher de penser, agir consciemment, nous priver petit à petit de notre capacité à réagir. Or ne pas pouvoir réagir est une porte ouverte à la dictature, quelle qu’elle soit !

Dominique

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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 15:28

L’indépendant du 05/05/2017

Edito

En ce dimanche, l’isoloir aura, comme jamais sous la Vème République, l’ambiance d’un cabinet de réflexion. L’Histoire propose un rendez-vous avec soi-même, dans le miroir de sa conscience, en quête de (sa) vérité, dans le secret d’un véritable choix de société. Celle proposée par Emmanuel Macron et celle opposée par Marine Le Pen ne comptent aucun dénominateur commun, donnant un tel relief au scrutin qu’il semble impossible de ne pas en cerner les divergences, situer les dangers, pour finalement s’en détourner. C’est pourtant l’attitude que de nombreux dépositaires d’une carte électorale envisagent d’adopter au moment de choisir entre deux mondes, dont il ne peut plus être dit qu’on n’en connaît ni ne comprend les contours et les desseins.

Une des clés de cette présidentielle réside dans sa complexité au regard de ceux qui plaçaient leurs espoirs en d’autres candidats de rupture, ayant perdu leurs repères… Le parti de la colère populaire a grandi mais n’est pas qualité. Le second tour constitue un seuil vers deux horizons que tout oppose. La fin d’un système… Le « dégagisme », auquel certains accordaient leurs récents slogans de campagne, a si bien fonctionné que le second tour pose une équation nouvelle dans laquelle, de prime abord, nombreux ne se reconnaissent pas. Pourtant, à y regarder de près, l’enjeu dépasse clairement l’unique enjeu de personnalité ou la basique adhésion à une architecture de programme.

Maintenant, il s’agit de fixer l’Histoire dans les yeux pour se convaincre que ne pas voter dimanche laisse à d’autres la capacité d’engager la société sur un chemin auquel on a toujours tourné le dos. La France se retrouve face à un Y dont la nature ne peut souffrir de distance tant l’orientation sera totalement différente selon Elle ou selon Lui. Tout le monde est averti et au révélateur du débat télévisé, la posture d’un chef d’Etat n’est apparue que dans un camp.

Soyons capables de dépasser le raisonnement personnel, surtout quand il est père d’indécision, pour hisser la réflexion sur la portée insoupçonnée de chaque bulletin quand le destin de la Nation est engagé à ce point.

Soyons capables d’imaginer le péril d’un chaos si plus de quarante millions d’autres citoyens se drapaient de fatalisme, s’engluaient de découragement ou se sclérosaient de résignation. Or d’un chaos tout peut sortir, jusqu’à plonger la République dans un courant totalitaire et la noyer dans les affres d’options liberticides.

Soyons capables aussi du devoir de mémoire afin de soutenir la ligne de pensée de tous ces êtres tombés pour cette Liberté tant chérie, élément non négociable de la démocratie garante du droit rendu au peuple d’élire sa gouvernance. Exercice qu’il convient de placer au-delà de ses réticences ou de sa colère, fussent-elles à fermer les yeux sur l’enjeu sociétal du second tour. Il suffit de taper « Mai 1945 » sur Google en cas de doute…

Soyons capables également de museler les sirènes de l’abstention en choisissant de respecter ce à quoi des femmes et des hommes, encore aujourd’hui à quelques heures d’avion, aspirent comme à un idéal ; celui de pouvoir disposer d’un des sésames essentiels à la liberté, le droit de vote, illustré par cette carte tricolore sur laquelle on peut lire comme une piqûre de rappel : « voter est un droit, c’est aussi un devoir civique ».

Soyons capable enfin, dans un éclair de lucidité, pour se forger l’idée que la pire politique serait de céder à la politique du pire, aux ingrédients de désintérêt, de négation, de repli, pire encore… d’un « ni ni » incarné aujourd’hui par ceux qui le condamnaient avec force et vigueur hier. Comme la même absence jugée coupable aux Etats-Unis d’avoir contribué à l’installation de Trump à la Maison Blanche…

En ce 7 mai donc, notre geste le plus fort et le plus partagé doit se porter sur une urne de la République, en connaissance de cause. Seul passeport pour, lundi, avoir droit au chapitre d’une Histoire à écrire. La nôtre. Celle qu’on choisit. Or s’abstenir n’est pas choisir. Surtout quand le Front National est au second tour…

Alain Baute

 

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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 09:59

De choses et d'autres : calcul de justice

On se demande parfois combien « coûte » un vol. A partir de quelle somme dérobée risque-t-on la prison ? Il n’y a pas de règle. Seuls les juges sont décisionnaires « en leur âme et conscience » selon l’expression consacrée. Souhaitons à tous les justiciables qu’une récente décision du tribunal correctionnel de Laon dans l’Aisne ne se transforme pas en jurisprudence de calcul. La règle de trois est facile à appliquer dans le cas concret de cet homme condamné à 1 mois de prison ferme après avoir été pris en flagrant délit de vol par des gendarmes. Mauvaise idée aussi d’ouvrir la voiture d’un garagiste travaillant pour la maréchaussée et d’y dérober tout l’argent qui s’y trouvait. Un mois de prison ferme donc pour un butin de... 20 centimes. Même les élèves de primaire peuvent faire la conversion. Exemple de problème : « Vous ne payez pas le parking après avoir garé votre voiture en ville. Vous la laissez deux heures, sachant que le prix de l’heure est fixé à 1,20 euro. Combien de temps allez-vous passer en prison si le juge suit l’exemple de Laon ? » La réponse à la question est proprement hallucinante : pour un « oubli » de 2,40 euros, vous pouvez vous retrouver une année complète derrière les barreaux. Imaginez la longueur de la peine de celui qui voit grand dans le détournement de fonds. Du genre plusieurs centaines de milliers d’euros de salaires d’un emploi fictif (680 000 à la louche). A ce tarif, il devrait être emprisonné durant 2833... siècles. 


En savoir plus sur http://www.lindependant.fr/2017/05/02/de-choses-et-d-autres-calcul-de-justice,3010914.php#MuhKvj9mxh8txxLp.99

 

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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 20:32

Il y a déjà un certain temps que je ne doute plus de l’impact que peuvent avoir nos pensées (même non exprimées), que je connais le pouvoir créateur qui est le nôtre.

Les mots ont en eux une force que l’on est bien loin de savoir mesurer. Juste un exemple et pardon à ceux à qui je l’ai déjà raconté !

Je commence toujours la journée, après un moment de recentrage et de méditation, par demander le meilleur pour moi et même pour vous puisque j’inclus dans cette demande : mes amis, mes relations, ma famille, notre Terre et tout ce qui est, dans tous les règnes, dans tous les éléments !

Je demande également le meilleur pour mes diverses entreprises, entrant dans le détail si je m’apprête à réaliser quelque chose de particulier. C’est en cette occasion que j’ai fait l’expérience de la force des mots et de la pensée.

Alors que nous nous apprêtions à partir en voyage et que nous redoutions de mauvaises conditions climatiques, j’ai demandé un « voyage d’enfer » ! Dans ma tête cette expression signifiait un voyage placé sous le signe du beau temps. Nous avions un bon tronçon de route à faire en altitude et redoutions de nous retrouver bloquer par la neige ! Nous avions à peine quitté la maison que nous étions dans un brouillard à couper au couteau ce qui n’arrive quasiment jamais par chez nous, en tout cas pas après une forte tramontane. Des bouchons incroyables nous ont ensuite bloquées dans notre progression, du jamais vu sur cette portion d’autoroute. Un festival d’accidents et de déviations mal balisées, de contrôles routiers !

En débouchant sur la A75 j’ai d’un coup réalisé que l’on nous servait ce que j’avais demandé, une route d’enfer à coup sûr ! Instantanément j’ai corrigé demandant que les conditions de circulations soient les meilleures possibles et que nous puissions rallier notre but facilement, visualisant les passages les plus délicats baignés de soleil. Quelques minutes plus tard nous passions la seconde, la troisième et hop, 3 heures plus tard nous avions refait notre retard !

« Avec nos pensées, nous créons le Monde ».

Ce n’est pas de moi mais de Bouddha !

Toutes les pensées que nous avons voyagent vers un point qui est défini par la nature de cette même pensée. Qu’elles atteignent leur but ou non, elles nous reviennent, amplifiées ou non. Il nous faut donc absolument apprendre à maîtriser nos pensées.

Autant dire que lorsque ce matin j’ai découvert en prenant la température du Monde sur les sites d’informations qu’un clip simulant une attaque des États Unis par la Corée du Nord était en ligne, j’en suis restée atterrée !

Alors que devrions nous centrer sur la Paix, rechercher en nous ce que nous voulons vraiment vivre et, à défaut de le mettre en œuvre, le visualiser avec le plus d’intensité possible, choisissant avec précision notre vocabulaire, c’est tout le contraire qui nous est proposé.

Il y a maintenant pas mal de choses que j’ai comprises.

Il n’est pas égoïste de s’aimer, c’est juste la clé pour pouvoir aimer l’autre et reconnaître en lui ce que nous sommes, en concevoir de l’indulgence.

S’aimer soi nous conduit à savoir se montrer bienveillant. Cela attire la bienveillance et amène à se sentir en confiance. Être confiant, c’est être en Paix.

Nous vivons actuellement des moments déstabilisants, que ce soit en politique intérieure ou en politique internationale et si je n‘ai pas l’intention de vous donner des conseils, pourquoi le ferais-je ?, je veux juste vous donner quelques pistes de réflexion. Il y a quelques jours les médias faisaient la une avec un attentat possible au moment de la présidentielle, apparemment cela est devenu réalité !

Alors j’aimerais vous proposer un exercice de visualisation auquel je me livre chaque matin. J’imagine que chacune de mes expirations envoie dans la pièce où je suis une énergie d’amour qui est en moi, à cette énergie se mêle la Paix qui m’habite. Puis c’est une double flamme blanche et brillante comme le cristal qui vibrent la joie d’être, de pouvoir exprimer le meilleur. Ces énergies s'expansent autour de moi et petit à petit atteignent les personnes que je côtoie et auxquelles je pense. A leur tour baignées par ces énergies, elles les rayonnent autour d’elles. Une grande vague de Paix, de Joie et d’Amour déferle sur tout ce qui est !

Il n’y a plus de peur juste la confiance et la certitude que les autres ont les mêmes aspirations que moi. Pourquoi en serait-il autrement.

Essayez, vous verrez ! C’est notre corps entier qui vibre, on a l’impression de ne plus avoir de limites, d’être fondu dans un « tout ». On est bien, en paix avec soi. Et si chacun a le même ressenti pourquoi ne pas imaginer que le meilleur est à venir ?

Et surtout, un conseil, choisissez votre vocabulaire, QUE DU POSITIF !

Do

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 20:43

Dans notre midi, lors des périodes de fortes pluies, il est inutile de mettre le nez dehors sauf en cas d’absolue nécessité, nous en profitons pour plonger dans les placards et ranger. Un jour ou deux d’occupation.

Par contre les journées ininterrompues de pluie que nous venons d’essuyer en plein hiver, nous ont prises au dépourvu, les rangements d’automne n’étaient pas loin !

Qu’à cela ne tienne, nous sommes passées à un niveau plus subtil et nous nous sommes attaquées à nos souvenirs !

L’autodafé a commencé, toutes mes déclarations d’impôts depuis 1969 y sont passées (pourquoi les avais-je encore?), mes rapports d’inspection (pourtant très élogieux) ont suivi. Ensuite 40 ans de mémoire sont allés alimenter la cheminée ; vieux agendas hyper détaillés, compte-rendus de voyage des années 80-90 se sont envolés, non sans un dernier coup d’œil qui m’a permis de mesurer le chemin parcouru.

Côté voyage rien n’a changé, nous ne tenons pas plus en place et les périples accomplis Jeannine, Frédérique et moi, ne manquaient pas de sel ! Qu’est-ce que l’on s’est éclatées !

 

J’ai également replongé dans une vie de famille aujourd’hui apaisée mais qui en son temps avait généré bien des remous et constaté avec satisfaction que je n’avais plus ni regret, ni ressentiment. Le constat fut le même au niveau sentimental ... des pages tournées !

Un bref retour sur le passé bénéfique. Tout a été juste, même ce qui a été douloureux et il fallait qu’il en soit ainsi pour pouvoir connaître aujourd’hui la sérénité.

Grisée, j’ai poursuivi l’entreprise m’attaquant aux photographies. Je ne savais pas trop par où commencer. J’avais déjà considérablement allégé mes albums photos mais il restait un nombre impressionnant de clichés, photos noir et blanc, diapositifs et clichés numériques. C’est en regardant les photos du centenaire de Jeannine que le déclic s’est produit. L’énergie qu’elles renvoyaient n’était que le reflet d’un instant, une vibration déformée pas du tout conforme à ce qu’était notre mère !

Aujourd’hui, la pluie a cessé, elle a lavé nos souvenirs, la maison est légère. L’énergie de ce qui fut perdure mais ne nous affecte pas. C’est comme abandonner un vieux vêtement que l’on a aimé mais qui vous gêne aux entournures. On l’on garde juste par fidélité au passé alors que la place devrait être libre pour d’autres vêtements.

Le passé existe, nous en sommes la résultante mais il n’y a aucune raison de s’imposer ce qui ne nous convient plus.

Accepter que l’on ait pu se fourvoyer, admettre que l’on est responsable de ce que l’on a vécu mais savoir que chacun fait ce qu’il peut comme il le peut. Tout ceci concourt à nous libérer et à pardonner, à soi, aux autres.

Ce passé nous pouvons vouloir le laisser sur le bord de la route. Il n’ y a aucune trahison, il ne vibre juste plus en accord avec nos propres vibrations. L’enfant peut avoir besoin de petites roues pour garder le cap sur son premier vélo et découvrir les premières griseries de la vitesse, ce n’est pas pour autant qu’il ne va pas s’en affranchir un jour et se trouvera stupide d’y avoir eu recours.

Nos émotions, nos expériences, notre famille, notre identité culturelle … tout évolue mais il y a un jour où l’on s’aperçoit que cela doit changer. Certaines affections s’effacent de notre vie, notre présent n’a plus à s’en nourrir !

Tout est affaire de vibrations. Nos actes, nos pensées, nos paroles concourent à alimenter le flot d’énergies qui circule autour de nous, en nous. Nous attirons donc ce pour quoi, pour qui, nous vibrons, rien d’étonnant donc que le temps passant nous nous éloignons de ce qui était notre raison d’être et ce qui fut ne sera plus !

Il faut faire en sorte que la vie soit toujours nouvelle.

Le meilleur ne peut qu’être à venir !

Do

 

 

 

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 21:21

Nous avons regardé mercredi l’émission de F3, « des racines et des ailes ». Pour une fois, ce n’était pas une rediffusion et l’ensemble était vraiment intéressant, dépaysant et ressourçant. Qui plus est, elle nous a donné des idées de voyage ! Comme si nous n’en avions pas assez déjà (je suis sûre que c’est ce que vous avez pensé !).

Le sujet en était « le tour du Mont Blanc ». Non, nous n’avons pas l’intention de faire le sommet, ni même le tour à pieds, mais des petits bouts du GR, ici et là, oui, pourquoi pas ? Pas question non plus de prendre le téléphérique pour monter à l’Aiguille du Midi ; ça, même morte, je n’irai pas. Hors de question aussi de passer une nuit dans un des refuges vertigineux… Mais patience, vous verrez bien !

Toujours est-il que la partie consacrée à l’architecture particulière de Chamonix a suscité quelques réflexions.

A Chamonix, on en trouve pour tous les goûts : toitures haussmanniennes, bâtisses arts-déco, style turinois, chalets savoyards, villa anglo-normande, villa néo-classique, et jusqu’à cette construction assez improbable réalisée pour un lyonnais amoureux de l’opéra « madame Butterfly », ornée de céramiques et de toits en pagode.

Hé oui, à cette époque, il n’y avait pas de loi pour imposer un style, telle ou telle forme de toiture, et des cheminées comme ci ou des terrasses comme ça. Le résultat est là : une grande disparité. Et une grande richesse architecturale.

Hélas, aujourd’hui, tout est uniformisé et il n’y a plus guère de place pour l’originalité, la création, encore moins la fantaisie. Dans notre société ultra normative, il y a des cahiers des charges à respecter ; les couleurs de crépis sont strictement répertoriées, il faut coller au style de la région, respecter les impératifs environnementaux, la proximité de monuments historiques. Là, les murs de clôture sont interdits (mais à St G, si vous en faites un quand même, on ne vous dira rien) ; ici, la hauteur des haies est calibrée au millimètre près. Tantôt il faut planter des arbres de haute futaie, tantôt des buissons… Au bout du compte, les balades dans les nouveaux quartiers sont d’une monotonie de couvent.

Donc, une fois de plus, la preuve est faite : la diversité et la différence créent la richesse. Il serait peut-être bon de se rappeler aujourd’hui qu’il en des humains, comme des constructions !

Frédérique

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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 18:03

A Vienne, il y les incontournables : l’apfelstrudel (dégusté dès le premier jour, mais nous connaissions déjà), le café Hawelka (une halte revigorante le second jour, avec la chaleureuse poignée de main du patron), la Sachertorte de chez Sacher (là franchement, il n’y a pas de quoi… Vous m’avez comprise !), Demel (où nous nous sommes contentées de faire quelques photos du cadre rococo à souhait, car, comme dit Stéphane Bern, en parlant des gâteaux, « ils ont l’air plus beaux que bon ». Trop chargés. Comme les églises), Mozart (il est partout), Sissi (une rebelle, ça me plaît), le fameux « baiser » de Klimt, Gustav pour les intimes, et… l’école d’équitation dite « l’Ecole Espagnole ». Die Spanische Hofreitschule. Ya !

Ne voulant rien rater, nous y sommes allées.

Le manège d’hiver, où ont lieu les représentations et les entraînements, est situé à proximité de la Hofburg, palais impérial des Habsburg, au centre de Vienne. Ce magnifique bâtiment de 55 mètres de long sur 18 de large, haut de 17 mètres, a été construit entre 1729 et 1735. Peinture blanche, statues monumentales, dorures et colonnades en constituent le décor. Sans oublier le portrait de l’empereur Charles VI, situé dans la loge impériale.

A l’école espagnole, tous les chevaux sont des lipizzans, une race d’origine espagnole dont la particularité est de naître avec une robe brune, virant progressivement au gris, pour devenir parfaitement blanche aux alentour de huit ans. Aujourd’hui, ils sont élevés en Styrie, la province autrichienne la plus méridionale, dont nous sommes originaires nous aussi, du côté de notre mère, soit dit en passant. C’est sûrement là qu’ils doivent vivre leurs plus belles années…

L’Ecole Espagnole de Vienne est aujourd’hui la plus ancienne école d’équitation au monde. La foule se bouscule chaque matin pour assister, aux entraînements des lipizzans. Rien de bien spectaculaire pourtant, dans ces démonstrations qui mettent surtout en évidence la parfaite maîtrise des cavaliers sur leurs montures. Les cavaliers, dont une cavalière (les femmes sont acceptées depuis 2008), portant redingote et bicorne, entrent successivement, saluent en se découvrant (je croyais qu’il saluait le public, mais non, il est de coutume de se découvrir devant le portrait de l’empereur évoqué plus haut ! Naïve que je suis…) et enchaînent les allures, les voltes et demi-voltes, au pas, au trot et au galop. Tout est très contenu, bien rôdé, sans aucun écart, jamais, même si les chevaux manifestent parfois leur mécontentement en couchant les oreilles, fouettant de la queue ou en soufflant fort par les naseaux. Chacun enchaîne les figures et les allures à son rythme. Lorsque le cheval a bien travaillé, après une petite récompense, il a le droit de se détendre un peu, rênes longues, avant de retourner à l’écurie.

A vrai dire, c’est beau, mais c’est un peu ennuyeux. On aimerait les voir se défouler un peu, ces magnifiques chevaux. En ont-ils parfois l’occasion, hormis les deux mois d’été qu’ils passent à la campagne ? C’est qu’il n’y a pas beaucoup d’espaces verts autour de la Hofburg. Dur dur, d’être un lipizzan à Vienne !

Contre toute attente, l’émotion n’est pas au rendez-vous. Au contraire, une certaine gêne s’insinue et ne fait que s’accentuer au fil des minutes, atteignant son paroxysme lorsqu’un cheval non monté fait son entrée, la queue saucissonnée comme un cheval de hockey, encadré par deux cavaliers à pieds. Quelques pas de danse et hop ! On le détache pour le ramener à l’écurie. C’est quoi, ça ? Du cirque ? J’ai le sentiment qu’il se sent un peu ridicule… Et je compatis.

Nous ne resterons pas les deux heures prévues. D’abord parce que la démonstration est assez monotone, ensuite parce que la vue de ces chevaux soumis à l’excès par leur cavalier, encolure fléchie à l’extrême, (une position de dressage équestre (la Rollkür) aujourd’hui fortement décriée, potentiellement douloureuse pour l’animal et de plus en plus assimilée par des spécialistes à de la maltraitance) nous indispose. Pour tout dire, on voudrait les voir se rebeller un peu, quoi.

J’aime les chevaux. Ils me fascinent depuis toujours. La vue d’un cheval au galop, je l’avoue, m’émeut toujours profondément, surtout dans un cadre naturel. J’éprouve toujours un immense plaisir à suivre leurs évolutions qu’ils soient libres ou montés, mais là, je ne ressens rien sinon une vague révolte devant cette démonstration de domination de l’animal par l’homme.

Comme nous voilà loin de l’équitation naturelle, sans fers et sans mors, qui fort heureusement recueille de plus en plus d’adeptes !

A l’origine, les mouvements de Haute Ecole avaient pour but de renforcer la musculature des chevaux destinés au combat. Elle n’a donc plus aucune utilité aujourd’hui. C’est un beau spectacle, diront certains. Oui, mais à quel prix ?

Nous avons décidément encore bien des progrès à faire sur le chemin du respect de la condition animale.

La Haute Ecole ne m’avait jamais attirée (pas pour en faire car, de toute façon, je n’ai jamais eu le niveau, mais pour regarder), aujourd’hui, je peux le dire : je ne suis pas d’accord avec ça, DU TOUT !

Frédérique

 

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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 17:11

Ce matin prenant connaissance du dernier article publié par le Blog Le jour et la Nuit j’ai ressenti un grand emballement ! Je m’y retrouvais totalement !

Si vous avez envie de découvrir cet article, il est ici :

http://lejour-et-lanuit.over-blog.com/2017/01/2017.html

Je voudrais juste ajouter que si 2017 est un début de cycle, chacun de nous évolue selon un cycle personnel, cela signifie qu’il n’y a pas de raison de s’alarmer si vous n’avez pas fait votre « grand ménage ».

Vous avez encore le temps de poser vos valises, d’en finir avec ce qui vous insupporte.

Vous pouvez vous réfugier dans une introspection constructive et faire le point, décidez d’arrêter de vous empoisonner avec le passé, la culpabilité, les râleurs, les raseurs et les laisser assumer leurs choix de vie.

Ce n’est pas facile, ni confortable mais connaître ses rêves, c’est déjà les vivre !

Tout est encore possible car vous aurez la chance de profiter de la dynamique qui s’installe, de surfer sur la vague !

 

 

C’est comme lorsque je me mets à balayer devant la maison les jours de tramontane !

Je fais de jolis tas, j’approprie le trottoir, ce n’est pas forcément marrant mais au lieu de m’embêter à tout ramasser, je profite des rafales pour rendre à la nature ce qu’elle m’a déposée devant la porte.

En choisissant de tourner la page en conscience vous connaîtrez peut-être la solitude mais en étant en accord avec vous la vie saura vous apporter le meilleur !

Do

 

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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 18:24

Lorsque nous avons commencé à nous intéresser au concept de développement personnel, j’avais été choquée de lire que le « non attachement » était la « clé de la sérénité » !

 

Plutôt aimer ou détester que de vivre sans coup de cœur, sans s’investir affectivement !

Multipliant les expériences, les lectures, les rencontres avec des personnes d’horizons divers, des personnalités riches et superbes, des portes sur des possibles que je n’imaginais pas se sont ouvertes. Le chemin a été chaotique, avec ses fausses routes, parfois, mais cela en valait la peine, chaque erreur s’est révélée positive.

On nous montrait la voie !

Petit à petit nous avons grandi.

Nous avons commencé à imaginer notre vie, à croire en nos rêves, à les trouver légitimes. Peindre, écrire, se sont imposés comme des moyens d’exprimer et de partager ce qui nous animait. Une des raisons d’être de notre blog !

Nous sommes arrivées à refuser de nous mettre des limites ce qui est assez déstabilisant au début. S’aimer, se pardonner n’est pas le fait de la morale judéo-chrétienne, on a tendance à culpabiliser jusqu’au jour où l’on a le cran de dire NON !

On se retrouve dans la peau de l’enfant que l’on était, refusant de sacrifier ce que nous sentons bon pour nous, notre désir.

Autant dire que cela passe mal !

Du jour où l’on choisi de se préférer, il nous arrive de plus en plus souvent de refuser de transiger et ce n’en est que mieux.

Personnellement si je me remémore toutes les circonstances où j’ai accepté par le passé de vivre ce qui ne me correspondait pas vraiment, je constate qu’en me trahissant, je trahissais l’autre également. Rancœur, regrets, j’en ai voulu à ceux qui, à mes yeux m’avaient imposé leur volonté alors que j’étais seule responsable de n’avoir pas su dire NON !

Des amitiés, des amours, des familles peuvent ainsi ne pas survivre à ce manque de respect que l’on a envers en soi !

Dès lors que l’on arrive à se libérer volontairement de liens que nous croyions inaltérables, affranchi du passé, il est possible de remercier la Vie de nous avoir permis de vivre les expériences, les rencontres qui nous ont construit même douloureusement.

C’est l’acceptation, le pardon. A soi, aux autres.

Nous savons alors ce qui nous convient, nous sommes libre ! Il n’y a plus de rancune, de regret, tout est juste.

Tout est affaire de choix, de priorités et donc de renoncements, pourtant là n’est pas encore la clé de la sérénité !

J’ai réalisé que pour être serein il faut arriver à admettre que quoi que l’on vive, on est seul(e) dans la vie.

Que l’on soit en couple, avec des enfants, en co-loc … chacun de nous est pourtant seul à décider de sa vie, à affronter les deuils, les trahisons … les joies car il est illusoire de croire que l’on peut se mettre à la place de l’autre.

Chacun réagit en fonction de sa sensibilité, elle est la signature de sa personnalité.

J’en suis donc arrivée à reconsidérer cette histoire de « non attachement ».

Dans attachement, il y a 2 mots : attache et ment.

Le premier vient d’attacher : fixer, immobiliser, limiter.

Le second de mentir : dissimuler, nier, taire.

Dans cette optique on peut concevoir l’attachement comme une forme de limitation de notre essence parce que l’on ne nous donne pas les moyens d’appréhender une réalité dans sa totalité.

Le non attachement n’est donc pas de l’indifférence, de l’égoïsme, il va de pair avec l’acceptation de la différence, une neutralité bienveillante, un amour qui ne juge pas, n’enferme pas ! Le respect de la liberté !

Alors oui, le non attachement est bien la clé de la sérénité !

Do

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Published by Do Fredo - dans Réflexion
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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 20:12

Même si c’est parfois difficile à l’admettre, rien n’est figé, tout est possible.

Il y a quelque temps nous assistions à une conférence sur La Joie de vivre, un débat passionnant, des pensées parfois dérangeantes si l’on pense à ceux qui malmenés par la vie peinent à survivre !

Pourtant petit à petit le discours à pris du sens. Joie de vivre et désarroi peuvent aller de paire !

Parler de joie de vivre fait avant tout référence à un état d’être.

Un état d’esprit qui pousse à rechercher la plus faible lueur, la plus infime raison de se réjouir. Une façon d’être qui encourage à positiver pour petit à petit se laisser habiter par la certitude que le meilleur va venir, qu’il y a un après, une solution !

Il n’est pas facile de se décider à chercher la petite étincelle de légèreté au plus fort de notre détresse ! Pourtant cela vaut la peine de tenter l’exercice et de s’y astreindre jusqu’à ce que cela devienne un rituel puis une manière d’être.

A cultiver la gratitude de la vie, petit à petit, l’espoir se profile à l’horizon, on retrouve une certaine légèreté.

Nous sommes les gestionnaires de notre vie.

La vie cultive la joie et plus nous sommes dans la gratitude, plus elle nous fait de cadeaux.

Alors en décidant, envers et contre tout, que le meilleur est à venir, demain tout commence, nous choisissons de cultiver la joie d’être en vie !

Joie de vivre, joie d’être en vie !

Vivre en joie et laisser la vie nous traverser.

Vivre avec l’assurance, que même seul (nous sommes toujours seul face à la souffrance) la vie est prête à nous tendre la main !

 

 

 

 Et comme la vie fait bien les choses, alors que je cherchais comment partager avec vous ce que je viens de tenter de développer, elle nous a offert l’opportunité de découvrir le dernier film de Hugo Gélin, Demain tout commence !

Un beau moment même si comme n’aurait pas manqué de le faire remarquer Jeannine qui avait souvent le chic pour faire retomber l’émotion « c’est du cinéma ! ».

Certes !

Je dirais plutôt un conte puisque ce récit offre un regard sur la réalité par le biais d’un certain merveilleux pour distraire tout en faisant passer un message ! A ce titre il est également possible de le qualifier de fable.

Conte ou fable, toujours est-il que l’on ne s’ennuie pas une seconde, les larmes ne sont jamais très loin des rires et contrairement à bien des films, la fin est totalement imprévisible.

Samuel, notre héros, est la parfaite illustration que même lorsque tout va mal, si l’on reste acteur de notre vie, ouvert à toutes les opportunités, le meilleur nous attend, même si rien n’est jamais acquis !

La joie d’être en vie malgré les larmes !

Un après toujours possible ! 

Do

 

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